Ne plus nourrir la Bête

La Bête, alias le Système dans lequel nous vivons, se nourrit de nos excès de consommation, de nos débordements émotionnels, de nos désirs, de nos peurs et de nos divisions et conflits. Elle survit globalement depuis des siècles ou même des millénaires grâce à notre ignorance. Beaucoup d’entre nous ignorent même jusqu’à son existence, inconscients de vivre dans un système artificiel de plus en plus antinaturel. Pourtant, si nous devons un jour vivre sur un monde réellement nouveau, rénové, régénéré, guéri, en pleine santé… il faudra laisser la Bête mourir de faim. Et pour cela nous devons cesser de l’alimenter en permanence.

Voici donc un échantillon des actions que l’on peut prendre individuellement et collectivement pour ne plus nourrir ce Système :

Cesser notre surconsommation et les consommations inutiles du point de vue de la santé humaine et planétaire :

  • rne plus boire d’alcool ;
  • ne plus fumer de tabac ;
  • ne plus prendre de drogues ;
  • ne pas acheter de téléphones cellulaires et faire recycler celui ou ceux dont nous disposons éventuellement (la fonction d’un téléphone est de téléphoner, pas de jouer, ni de texter, ni d’aller sur Internet. Les téléphones cellulaires, comme le Wi-Fi, reposent sur une technologie nocive. Voir ici et ici. Les téléphones filaires classiques ne sont pas nocifs pour la santé et suffisent pour téléphoner. Utiliser notre mémoire pour enregistrer la liste des courses.) ;
  • ne plus avoir au maximum qu’un seul modeste téléviseur (un bas de gamme à petit écran suffit largement pour se faire laver le cerveau) ;
  • ne plus acheter de boissons autres que la seule réelle indispensable à la vie, l’eau (sans sucre, sans additifs et sans arômes) ;
  • ne plus acheter de jus de fruits ou de légumes, mais consommer des fruits et des légumes biologiques ou ceux de son jardin (lorsque l’on peut en avoir un) ;
  • ne pas suivre les modes vestimentaires et n’acheter qu’une quantité raisonnable de vêtements et de paires de chaussures (seulement pour assurer un roulement) ;
  • ne pas acheter plus d’un ou deux sacs à main ;
  • ne pas acheter d’électroménagers tels que des ouvre-boîtes électriques ou des presse-agrumes électriques quand on peut très bien obtenir le même résultat à la main (l’utilisation de nos muscles au lieu de boutons nous permet par ailleurs l’économie des salles de musculation) ;
  • ne pas utiliser la voiture lorsque notre destination est inférieure à un ou deux kilomètres, mais marcher (ça évite aussi les salles de gym) ;
  • préférer le vélo à la voiture pour des distances inférieures à quelques kilomètres lorsque les conditions de route et climatiques le permettent ;
  • ne pas acheter de véhicules de type VUS et autres gros véhicules (plus pollueurs à la construction — deux fois plus de matériaux, à l’usage — plus consommateurs d’essence, et plus difficiles à recycler) quand un petit véhicule fait parfaitement l’affaire, surtout pour les familles peu nombreuses actuelles ;
  • éviter d’acheter des vêtements sportifs (notamment pour vélo) lorsque nous pouvons très bien pratiquer les sports impliqués avec des vêtements courants ;
  • ne pas acheter des produits fabriqués dans des pays étrangers lointains (par des enfants ou des travailleurs surexploités) quand nous pouvons trouver des produits de meilleure qualité fabriqués localement (ce qui évite la pollution engendrée par leur transport par bateau ou par avion) ;
  • ne pas acheter d’aliments transformés industriellement, mais cuisiner soi-même à partir des produits de base ;
  • utiliser par exemple du bicarbonate de soude ou du vinaigre pour la plupart des besoins de nettoyage plutôt que les produits industriels bourrés de produits issus de la pétrochimie et plus ou moins cancérigènes et toxiques pour la santé ;
  • etc.

Cesser de nous diviser par des querelles idéologiques ou pour des points de détail alors que nous aspirons à vivre dans un monde plus juste, plus sain et plus pacifique (ce qui nous rapproche est plus important que nos différences).

Cesser d’avoir peur :

  • de perdre notre confort matériel et nos biens matériels ;
  • de perdre notre sécurité financière ou matérielle ;
  • de perdre notre réputation ;
  • de perdre notre emploi ;
  • de perdre nos amis ;
  • de mourir ;
  • etc.

Cesser de suivre les grandes messes sportives ou du monde du spectacle, entassés comme des moutons dans des stades ou d’énormes auditoriums, car les énergies générées sont récupérées et utilisées ensuite contre nous.

Cesser d’accorder du pouvoir aux psychopathes en cessant notamment de voter pour eux.

Cesser de manifester avec violence ou colère et sans objectif constructif clairement défini, car autrement ceci est récupéré contre nous.

Et si nous avons d’autres idées du même ordre, partageons-les, diffusons-les, mettons-les le plus vite possible en application.

5 réflexions sur « Ne plus nourrir la Bête »

  1. Oui elle est bien nourrit la ‘bête’, sauf que je la nourris plus ou moins,
    mais toute une diète à réflexions, et importante; superbe article de la réalité…Merci bien!

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