Note sur l’illusion de l’« information »

Note sur l’illusion de l’« information »

26/05/2021 (2021-05-26)

Par Joseph Stroberg

Une partie de l’Humanité actuelle est prise dans une spirale de recherche d’informations, de Big Data [1], de « Nouvelles » sur tout et n’importe quoi, pourvu que ça fasse le « buzz », que ça relève de « scoop », de controverse, de provocation ou que ça puisse être utilisé comme outil de manipulation. La science s’empare du concept de l’information pour en faire la prétendue base de l’Univers, comme si celui-ci devait la vie à une série de chiffres ou de lettres. De pair avec l’Intelligence artificielle, elle s’en sert pour pousser l’élite de l’Humanité et une partie de ses esclaves à se prendre pour Dieu. Pourtant, qu’est-ce que l’information ? Quelle est sa nature fondamentale ?

À la base, l’information renseigne sur l’état, le mouvement, les propriétés ou l’action d’un objet ou d’un être formel. L’information est intimement liée au monde de la Forme, à celui de structures ou de systèmes organisés, que ce soit aux niveaux infinitésimaux (atomes, électrons, quarks…) comme aux niveaux macrocosmiques (planètes, systèmes solaires, galaxies…), en passant par les formes dites « vivantes » telles que celles des végétaux, des animaux et des êtres humains. L’information passe d’une forme à l’autre par des moyens de communication, d’émission de l’information par un émetteur (la parole, un émetteur radio, etc.) et de sa réception par un organe sensoriel ou récepteur (oreille, œil, récepteur radio, etc.). L’information permet aux systèmes formels de s’organiser en structures plus complexes :
– les cellules fonctionnelles communiquent entre elles notamment par des signaux chimiques pour que l’organe constitué par leur assemblage particulier remplisse une fonction d’un autre niveau (pour que le cœurs batte et pompe le sang dans le système sanguin, pour que les reins filtrent des substances, pour que les intestins en assimilent certaines et en rejettent d’autres, pour que le cerveau calcule ou visualise, etc.);
– les ouvrières, les soldats et la reine des fourmis s’organisent en fourmilières;
– les êtres humains s’organisent en sociétés, en villages, en entreprises…;
– les systèmes solaires s’organisent en galaxies;
– Etc.

Cependant, d’où vient l’impulsion de l’organisation et de la communication d’informations à cette fin ? Si l’informatique tend à démontrer que l’information peut se ramener à des suites de chiffres ou de lettres, celle-ci reste « lettre morte » si elle n’est pas comprise de ceux censés l’utiliser. Et la compréhension nécessite une sorte d’intelligence ou de mécanisme intelligent susceptible de permettre une prise de conscience. À cette fin, l’« intelligence artificielle » ne suffit pas. Si cette dernière peut traiter l’information et même la transformer, celle-ci ne lui sert à rien. Elle ne devient utile que lorsqu’elle est reçue par la conscience d’un être humain qui peut alors décider d’en faire usage ou non. L’information est utilisable seulement par une conscience apte à utiliser des mécanismes intelligents ou intelligemment conçus, à son niveau d’expérience des mondes de la Forme, à son échelle d’organisation. L’information ne peut servir qu’à une conscience compatible, grâce à son degré de maîtrise du plan organisationnel ou formel correspondant. Schématiquement, seule la conscience d’une cellule peut utiliser les signaux chimiques et électriques d’information qui se propagent dans son milieu ou univers cellulaire. Seule la conscience d’une fourmi peut utiliser les signaux chimiques d’un des autres membres de la fourmilière. Seule une conscience humaine peut utiliser adéquatement et intelligemment la parole humaine. Etc. Du moins, ceci à l’origine. Ensuite, il est toujours possible à une conscience donnée de s’étendre et de déborder vers les autres domaines d’organisation (et d’information correspondante). Ainsi, un savant humain peut chercher à décoder les signaux cellulaires ou ceux d’une fourmilière, de sorte à interagir à ces niveaux, au risque d’y foutre le bordel.

L’impulsion de l’organisation est intimement liée à la Conscience et le phénomène de conscience apparaît dès que le principe de Vie (La Cause créatrice, l’Esprit animateur) interagit avec la Forme. L’information sert à organiser les formes et systèmes dans l’univers formel, le monde de la Forme. Elle ne sert plus dans celui de l’informe qui est celui de l’être, de l’essence, de l’éternité immuable. L’Esprit n’a pas besoin d’informations pour créer un univers. Il le fait. De son souffle de vie, il l’étend à partir d’un point singulier, à partir du néant, un peu à la manière dont un enfant souffle dans un ballon de baudruche pour un étendre la surface et augmenter le volume. L’Esprit crée le potentiel d’information dans la Forme en même temps qu’il expand celle-ci et engendre la Conscience par des formes organisées de plus en plus complexes.[2]

Sans conscience organisatrice, l’information reste lettre morte, un message sans destinataire. L’information n’est pas une cause fondamentale de l’univers, mais une conséquence. Elle est produite par des consciences organisées dans la Forme pour d’autres consciences organisées capables de les recevoir et surtout de les utiliser afin d’augmenter ou de transformer les formes existantes. Certains hommes ont ainsi utilisé certaines informations pour augmenter certains virus et en faire des « vaccins » ou des armes bactériologiques, pour le meilleur ou pour le pire, souvent avec une trop faible dose de conscience et de responsabilité, sans réellement se préoccuper sur les multiples conséquences possibles, à court, moyen et long termes.


  1. [1] Données massives, engrangées dans d’immenses bases de données informatiques ou numériques[]
  2. [2] Voir aussi :
    – Vie et mort des systèmes
    – Les machines pour jouer à Dieu
    – Réflexion sur la vie, la matière et la conscience[]
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