Macron et le chaos

Macron et le chaos

07/05/2021 (2021-05-07)

[Source : RT en français]

Par Anne-Sophie Chazaud

Le niveau de chaos et de délitement désormais atteint dans notre pays est tel qu’il est devenu difficile de réagir. D’abord parce que nous sommes nombreux à avoir annoncé, dénoncé, prévenu ce qui était en train de se produire. Ensuite parce que la colère, la rage mais aussi une forme d’impuissance nous envahissent face à l’amoncellement des difficultés auxquelles nous sommes à présent confrontés. 

Hier soir, quelques jours à peine après l’égorgement islamiste d’une fonctionnaire de police, un policier qui perturbait le trafic de drogue a été abattu. Et je constate avec un dégoût profond l’opportunisme des soutiers du pouvoir pour récupérer à eux ce drame alors qu’ils en sont les principaux responsables.

Je rappelle donc que, pendant de longs mois, notre police a été dévoyée délibérément dans le but de réprimer l’opposition sociale et politique visant la critique de l’action macronienne, laquelle consiste à liquider le pays. Que la doctrine et les pratiques du maintien de l’ordre ont dans ce cadre politique été délibérément dévoyées, tournées contre le peuple de France, comme cela a été fort justement dit dans la lettre/constat des militaires la semaine dernière, tant critiquée à grands cris d’orfraies par ceux-là mêmes qui aujourd’hui versent des larmes de crocodiles sur le fruit de leur incurie, de leur mauvaise foi et de leur perversité.

« Il serait plus judicieux de cesser d’employer les forces de police à matraquer fiscalement avec zèle le peuple français pour des attestations d’Absurdistan »

Pendant que le pouvoir s’occupait et occupait notre police républicaine à mater le peuple, nous n’avons cessé de prévenir au sujet de l’ensauvagement du pays, nous disions «la racaille tue», nous refusions la lâcheté coupable d’un Castaner qui voulait faire mettre le genou à terre pour un meurtre commis de l’autre côté de l’Atlantique.

Le Garde des Sceaux, tout occupé à lutter contre le fascisme d’il y a 70 ans, déclarait que la France n’était pas un coupe-gorge tandis que, pour chacun de nos simples constats, nous étions réduits promptement ad hitlerum. 

Nous avons mis en garde lorsque des Tchétchènes et des Maghrébins firent la loi par les armes dans la capitale de la Bourgogne, lorsqu’Axelle fut abjectement tuée, lorsque tant d’agressions se produisirent. Depuis des semaines nous alertons sur la guerilla urbaine qui s’est désormais installée partout, et nous faisions remarquer qu’il serait plus judicieux de cesser d’employer les forces de police à matraquer fiscalement avec zèle le peuple français pour des attestations d’Absurdistan.

« Les rues sont, pour cause d’absurde couvre-feu, livrées, passée une certaine heure, aux seuls hommes et en particulier à ceux qui viennent semer le chaos »

Chaque semaine désormais des églises brûlent dans le total silence des autorités, des quartiers tous les soirs s’embrasent, les centres villes sont les scènes de violences, de rodéos, de n’importe quoi. Les rues sont, pour cause d’absurde couvre-feu, livrées, passée une certaine heure, aux seuls hommes et en particulier à ceux qui viennent semer le chaos. J’alerte sur ce point depuis des mois, sur cette insécurité totale engendrée en particulier par la prise de contrôle de l’espace public nocturne par les racailles à cause du couvre-feu.

« À aucun moment de ce quinquennat la sécurité des Français n’a été une priorité. »

La police est débordée et n’a plus les moyens de faire face, mais lorsque nous lisions Obertone, lorsque nous alertions, là encore nous étions traités de nazis et autres vieilles lunes pour gauchistes sur le retour en mal de programme. L’urgence était alors à la répression politique et sociale, pendant que les petits SA du système étaient laissés libres d’étendre leurs méfaits pour «ne pas faire de vagues» (et en réalité pour servir le pouvoir par la désorganisation de la nation tant honnie).

À aucun moment de ce quinquennat la sécurité des Français n’a été une priorité.

Tout était écrit, par nous en particulier, et voilà le résultat. Ce quinquennat est bien celui du chaos. Il a précisément prospéré, existé, intrinsèquement, grâce au chaos et à la dislocation du pays. Espérons que les Français s’en souviendront plus de dix jours.

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