« L’humanisme » ? Dans un « water-closet » grec (démocratie), euthanasié (avorté)

26/06/2022 (2022-06-26)

Par Lucien SA Oulahbib

« (…) Guerroyant toute sa vie contre le contransmagnificandyouditamtamtantialisme. Malchanceux hérésiarque. Dans un water-closet grec il a rendu son dernier souffle : euthanasie. (…) »

(James Joyce, Ulysse, (1929) Paris, Folio/Gallimard, 1980, T.1, p.58).

À quel « moment » devient-on « femme », « homme », ni « homme/femme » ou « I » (indifférencié) ? Mais quand vous voulez ! S’exclame-t-« on » aujourd’hui dans les « marches » dites de « fierté » (quoique bien organisées sectionnées, voir le tableau ci-dessous) :

Du moins, si vous êtes « né(e) », sinon rien, « vivant », peut-être, « humain », non, puisque l’OMS préconise un « avortement sans condition jusqu’à neuf mois » ; mais n’allons pas si loin ! 14 semaines en France sans être considéré comme « humain », juste « vivant » (peut-être), soit 16 semaines « après les premières règles ». Bref! pas moins de quatre mois… Or le squelette se constitue bien avant… Mais bon, ce n’est pas « humain », juste « vivant » puisque, nous clame un quotidien « néo-libéral » (sartrien) : 

« selon l’état actuel des connaissances, le fœtus n’est pas capable de ressentir la douleur avant 22 semaines ».

C’est ce que le « on » disait des bêtes autrefois, cataloguées comme « meubles » d’ailleurs selon le Droit (de « l’État de droit ») avant que cela ne change récemment pour être reconnues « doués de sensibilité », mais pas le « fœtus » de moins de 22 semaines (7 mois et quelques tout de même).

Deux réflexions :

  • 1)- il est curieux qu’un être tout de même « vivant », mais non « humain » avant sa naissance ne soit même pas considéré comme ayant le rang « d’animal »…
  • 2)- Pour les partisans invétérés d’une alimentation « végane », adeptes de respecter le « vivant », le fait de l’éliminer dans un ventre « humain » ne pose pas de problèmes puisque cela ne se mange pas sans doute…

CQFD.

Pendant ce temps, et comme l’indique Sophie Durand, nombre de couples en souffrance aimeraient adopter, mais ne trouvent guère de possibilités. Aussi, nous sommes confinés dans cette quadrature du cercle où la natalité en Occident chute dramatiquement tandis que l’immigration non désirée se trouve en hausse suite à la corruption des États et à la complicité mondiale des ONG et autres instances censées « aider au développement » (cette blague).

Qu’à cela ne tienne ! Vive le suicide collectif prôné par certaines micro-sectes : aujourd’hui l’euthanasie avant naissance se fait par un grand bond en avant dans le charcutage de la Constitution, le tout au nom « du droit à » alors que, comme l’avait indiqué Laurent Fidès dans son ouvrage sur « le discours intimidant », il n’est pas sûr que ce « vivant » à naître « humain » puisse ainsi passer de l’un à l’autre « état » sous le seul bon vouloir de l’un des deux acteurs et non point des deux. Sans oublier « la » société qui a tout de même son mot à dire : sinon cela s’appellerait un infanticide (mot guère usité ces temps-ci… D’autant que diverses « obligations » injectables pointent leur nez…).

Il est d’ailleurs paradoxal d’observer que le ne « touchez pas au corps des femmes » que d’aucuns veulent donc sacraliser (constitutionnaliser) soit battu en brèche en matière de « santé ». L’obligation injectable non seulement pour les « soignants », mais pour tout « corps » (de manière plus tartufienne, il est vrai) a été prônée sans vergogne pour un virus à la mortalité pas plus virulente que les infections respiratoires annuelles. Et il y en aurait bien plus si celles-ci ne pouvaient pas être soignées de façon conventionnelle à la différence de la Covid-19 pour laquelle cela reste toujours interdit hormis l’injection qui non seulement ne protège pas, mais répand la maladie, contrairement à ce que racontent les supposés vérificateurs éradicateurs de « vérité ». Ce mot est honni depuis des lustres alors qu’il existe bien une accumulation de connaissances désormais certaines[1] et non pas seulement « non fausses », ceci non seulement en (astro) physique, mais aussi en sciences de la Société : sans liberté de penser et d’entreprendre les peuples périclitent, surtout sans institutions pour les protéger et les aider à se développer, ce qui suppose solidarité et fraternité au-delà du conflit permanent secrété par « l’envie » (Helmut Schoeck)

Plus précisément ici, cette diatribe visant à « protéger » le « corps des femmes » cherche plutôt à l’instrumentaliser, au même titre que le corps « vivant » en général qui ne devient ainsi « humain » que lorsque cela arrange certaines idéocraties issues (croient-elles) des « Lumières » cherchant à remodeler leurs offres de marché depuis que leurs vieilles utopies sont mortes (socialisme) ou sont sur le point de l’être (l’international socialisme du « demain on rase gratis », grâce au Q.E. de l’UE au vu de l’hyperinflation et de la récession déjà présentes…).

Joyce avait donc bien eu cette prémonition d’observer que l’avenir de l’humain, en particulier « Cisgenre », est le déchet potentiel finissant dans un Water-closet sanitaire, mais « grec » – ouf ! « L’union nationale » peut être donc mise en branle. Et la LFI suivra le pas (cadencé) en tout cas sur cette euthanasie avant naissance permettant alors de reléguer le RN au rang d’hérétiques trumpistes, la césure enfin émergente entre (faux) progressistes (vie et mort, buffet à volonté) et « réactionnaires » ou plutôt ici préservateurs/innovateurs (vie et mort selon sa destinée élaborée en un Noûs).

  1. [1] Note de Joseph : en science véritable, rien n’est certain, même si l’on peut maintenant éliminer des hypothèses comme relevant de pure fiction tant elles sont contredites par l’observation et l’expérience. Tout est susceptible de remises en question à la lumière de nouvelles découvertes ou de nouvelles manières de voir les choses. Les théories scientifiques sont toutes par essence « constestables ». Et lorsque l’on y relève des contradictions internes, des incohérences ou une inadéquation avec des faits manifestes ou démontrables, on peut les considérer comme fausses. Si au contraire, elles collent à la réalité observée et sont prédictives, alors elles ont de bonnes chances d’être valables, vraies, exactes… au moins dans un certain cadre et à un certain niveau de perception. C’est ainsi par exemple qu’une table est un objet solide selon la perception humaine classique, mais un agencement d’atomes minuscules séparés par de grands vides à un autre niveau.[]
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