Édouard Drumont, et la montée du grand impérialisme américain

21/08/2023 (2023-08-21)

Par Nicolas Bonnal

On a déjà étudié Mgr Delassus et sa conjuration antichrétienne — et son étude sur l’américanisme qui montre que l’Amérique est sans doute une matrice et une république (une république ou un royaume comme celui d’Oz ?) antéchristique qui repose sur quatre piliers : le militarisme messianique d’essence biblique ; le matérialisme effroyable ; la subversion morale totale qui défie et renverse aujourd’hui toutes les civilisations (LGBTQ, BLM, Cancel culture, Green Deal, etc.). Quatrième pilier enfin : pire qu’Hiroshima, l’arme absolue semble être cette bombe informatique dont l’admirable et déjà oublié Paul Virilio (dernier penseur français d’importance) a parlé. L’éditeur de Virilio, Galilée, a d’ailleurs repris un de mes textes sur cet esprit fondamental.

Dans le tome deuxième de sa Conjuration Mgr Delassus cite Drumont (Drumont c’est comme Céline : on oublie ses propos sur les juifs et on se concentre sur le reste) sur la naissance de l’impérialisme gnostique des USA qui volent impunément — en arguant d’un attentat attribué à Ben Laden, pardon au gouvernement espagnol d’alors — Cuba et les Philippines pour faire de l’une un bordel (puis un paradis de sanctions communistes…) et de l’autre une colonie pénitentiaire (300 000 morts tout de même, voyez mon texte sur fr.sputniknews.com basé sur des historiens libertariens) puis capitaliste ad vitam (voyez le sort des ouvrières philippines dans film The Bourne Legacy avec Jeremy Renner par exemple).

L’étonnant et fondamental Monseigneur Delassus donc, le dernier très grand esprit du dévasté depuis clergé catholique (voir aussi Mgr Gaume bien sûr) :

« M. Edouard Drumont faisait tout récemment ces observations : “Ce dont il faut bien se pénétrer, c’est que les États-Unis d’aujourd’hui ne ressemblent plus du tout aux États-Unis d’il y a seulement vingt ans.”

“II y a eu, surtout depuis la guerre avec l’Espagne, une transformation radicale des mœurs, des idées et des sentiments de ce pays. Les États-Unis étaient naguère une grande démocratie laborieuse et pacifique ; ils sont devenus peu à peu une démocratie militaire, orgueilleuse de sa force, avide d’agrandissements et de conquêtes ; il n’y a peut-être pas dans le monde entier d’impérialisme plus ambitieux, plus résolu et plus tenace que l’impérialisme américain. Chez ce peuple, qui eût haussé les épaules autrefois si on lui eût parlé de la possibilité d’une guerre avec une puissance quelconque, il n’est question actuellement que de dissentiments, de conflits et d’aventures.” »

On verra ou reverra à ce propos l’admirable Le Lion et le Vent de John Milius, avec Sean Connery, qui illustrait bien cette fièvre définitive d’impérialisme qui prendra fin (prochaine) avec le monde.

Drumont ajoute (je ne sais d’où sort ce texte — sans doute est-ce un article de son journal) :

« Remarquez également combien l’action diplomatique des États-Unis est différente de ce qu’elle était jadis. Au lieu de se borner à maintenir l’intangibilité de la doctrine de Monroe, la grande République a la prétention maintenant de jouer partout son rôle de puissance mondiale. Elle ne veut pas que nous intervenions dans les affaires américaines, mais elle intervient à chaque instant et à tout propos dans nos affaires d’Europe. On n’a pas oublié le mauvais goût et le sans-gêne avec lesquels Roosevelt, il y a deux ou trois ans, voulut s’immiscer dans les affaires intérieures de la Roumanie, à propos des Juifs. Il est vrai que les États-Unis sont en voie de devenir une puissance juive, puisque dans une seule ville, comme New-York, il y a près d’un million d’Hébreux ! Ajoutez à cela la fermentation continue de toutes ces races juxtaposées, mais non fusionnées, qui bouillonnent perpétuellement sur ce vaste territoire, comme en une immense cuve : la question chinoise, la question japonaise, la question nègre, presque aussi aiguë aujourd’hui qu’elle l’était à la veille de la guerre de Sécession. Tout cela fait ressembler la République américaine à un volcan gigantesque qui lance déjà des jets de fumée et des bouffées de lave, en attendant l’éruption qui ne peut manquer d’éclater tôt ou tard… »

Comme la république impérialiste des Romains qui unifia et détruisit les cultures antiques (Oswald Spengler en parle bien), l’empire détruit et unifie tout ; Delassus ajoute :

« C’est en Amérique surtout qu’a pris corps le projet de l’établissement d’une religion humanitaire, devant se substituer aux religions existantes. Depuis longtemps on y travaille à abaisser les barrières dogmatiques et à unifier les confessions de façon à favoriser les voies à l’humanitarisme. »

La liquidation du catholicisme romain par l’agent Bergoglio est une belle illustration. Et à propos de cette fusion des intérêts juifs et américains, Delassus (qui cite beaucoup, et comme il a raison) cite l’historien Henry Bargy :

Il croit pouvoir poser ces deux assertions :

« La République des États-Unis est, dans la pensée des Juifs d’Amérique, la Jérusalem future ».

« L’Américain croit sa nation venue de Dieu ».

Et il ajoute :

« Dans cette confiance patriotique des Américains, les Juifs ont reconnu la leur. Leur orgueil national est venu s’appuyer sur celui de leurs nouveaux compatriotes. Les uns comme les autres attendent de leur race le salut de la terre (1). »

Avec des messies comme ça qui tiennent l’informatique, la presse et les billets de banque, nous sommes mal partis. Delassus annonce même le Grand Reset, simple application des idéaux socialistes et maçonniques. Mais découvrez son œuvre admirable.

PS Je découvre en terminant ce texte que Google devient inutilisable.

M. Bargy, dans son livre : La Religion dans la société aux États-Unis dit :

« La République des États-Unis est, dans la pensée des Juifs d’Amérique, la Jérusalem future. »

Les Sources principales citées :

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