Covid et fanatisme

Covid et fanatisme

15/11/2021 (2021-11-15)

Par Alain Tortosa

La science, l’honnêteté et l’humanisme ont été remplacés par le fanatisme

Définition du Larousse[1]:

« Dévouement absolu et exclusif à une cause qui pousse à l’intolérance religieuse ou politique et conduit à des actes de violence. »

Le fanatisme repose sur plusieurs fondamentaux :

  • La peur qui est son moteur.
  • LE coupable désigné.
  • L’objectif (unique).
  • L’obligation de non-réalisation de l’objectif par la dictature.
  • La disqualification de toute autre thèse.
  • La disqualification de l’auteur de tout autre thèse.
  • Le miroir et l’inversion de la réalité.
  • Le transfert de culpabilité.
  • La déshumanisation du coupable désigné.
  • La fin justifie les moyens.
  • L’appauvrissement de la société.

[Voir aussi :
Note sur le fanatisme]

La peur, le moteur

Le fanatique, s’il n’a pas peur de mourir, a peur à minima de perdre ce qui faisait son mode de vie, son environnement.

Cette peur est le principal moteur conduisant au fanatisme lorsqu’elle confère à l’irrationnel.

La propagande a fonctionné et fonctionne encore à plein régime pour maintenir le fanatique dans la peur.

Les Français n’ayant eu accès qu’aux médias mainstream ont été baignés pendant des mois dans cette peur de mourir du « fléau » !

Rappelez-vous qu’au début de la crise, certains n’hésitaient pas à dire qu’un tiers des malades mourraient et que nul n’était à l’abri !

Nous savons aujourd’hui que le Covid a officiellement représenté 2 % des hospitalisations de l’année 2020.

Mais cette information est sans le moindre effet sur le fanatique qui pourrait vous affirmer que le 5 avril 2020, 110 % des lits de réanimation étaient occupés alors même qu’au plus fort de la crise, seuls 37 % des lits de soin critique étaient occupés par des personnes étiquetées Covid.

Mais ça, il ne peut pas l’entendre.

Le non-vacciné « complotiste » accepte l’incertitude de la vie alors que le fanatique veut tout contrôler pour en arriver à penser que « l’interdit c’est la liberté ».

Ce qui prime pour lui c’est le sentiment de sécurité.

Ainsi il ne doute pas que le passe-sanitaire est un « outil de liberté » permettant d’aller au restaurant sans risquer la mort.

Tandis que le non-vacciné « complotiste » voit ce même passe comme un outil de la dictature et de destruction massive, voire définitive, des droits de l’homme.

Le fanatique est ainsi prêt à tout pour être rassuré, aussi bien à éliminer son dangereux voisin que d’arrêter de vivre pour ne pas mourir.

Son mécanisme de défense ne se déclenche plus face à un danger réel, mais un danger imaginaire fabriqué de toutes pièces (mais sur une base réelle) par la propagande de la dictature.

Le coupable unique

Le fanatisme repose sur une pensée simpliste, binaire, dans laquelle l’ennemi peut être facilement identifié et combattu.

Dès lors que celui-ci serait multifacette, mais surtout que l’on serait plus ou moins impuissant face à lui, la sauce du fanatisme ne saurait prendre.

L’existence même d’un virus qui frapperait quiconque au hasard sans pouvoir s’en prémunir ne peut que plonger le candidat fanatique dans la panique au point d’imaginer le suicide pour échapper à l’incertitude.

Pour autant cette phase est indispensable à la dictature (et Big pharma) dont la propagande va construire un danger mortel au point que le paniqué sera prés à s’accrocher à n’importe quelle branche fanatique pour échapper à la folie.

C’est ainsi qu’après la sujétion des cerveaux, après avoir créé une peur telle que l’individu n’a plus accès à sa matière grise et à son esprit critique, la dictature passe à la deuxième phase :

Le coupable désigné !

Il s’agit ici d’identifier l’ennemi et être convaincu qu’il est possible de s’en protéger et le vaincre.

Dans le cadre de la dictature sanitaire, l’ennemi ne sera plus le virus, entité désincarnée, invisible et supposée incontrôlable, donc source de terreur.

Non « l’ennemi » désigné sera incarné, il sera le « non-vacciné » et celui qui ne respecte pas les gestes barrières ou le port du masque.

Il se trouve que celui-ci est statistiquement à la fois anti-masque ET anti-vaccin (j’utilise le vocabulaire du fanatique) et nous avons donc bien affaire à une entité unique identifiée à combattre.

Le coupable n’est plus le virus, mais la personne en bonne santé qui continue de vivre comme si de rien n’était face à la « menace mortelle ».

« Si tous les Français respectaient les gestes barrières, si tous les Français étaient vaccinés alors nous serions débarrassés définitivement du virus… depuis longtemps. »

Je pourrais vous citer par exemple Martin Blachier qui a déclaré le 12 novembre sur LCI que « les non-vaccinés mettent en danger la nation ! ». Rien que ça  !

L’ennemi est ainsi clairement nommé et désigné, nous disposons d’armes pour le combattre, ce qui est extrêmement rassurant pour le fanatique !

Le coupable ou le bouc émissaire ?

Force est de constater que le coupable désigné depuis le début de la crise n’est donc PAS le virus, mais des « mauvais français ».

Tous les moyens de lutte et de rétention de liberté ont été ciblés en direction des personnes en bonne santé.

Les milliards n’ont pas été injectés dans la recherche, dans la santé, dans l’hôpital, dans les traitements, dans la prévention, ou pour booster le système immunitaire.

Non, ils ont été dépensés pour acheter le silence des confinés, le renforcement des contrôles, des services de sécurité ou même l’achat de drones.

Le coupable était (et est) cet humain en bonne santé égoïste et non coopérant… mais certainement pas le virus (ou les personnes qui l’auraient fabriqué ou diffusé).

L’objectif

L’objectif est bien entendu noble comme il se doit.

Se protéger de l’ennemi désigné… celui qui ne respecte pas l’autre, celui qui ne se soumet pas.

Il faut donc que le non-vacciné se vaccine et que ceux qui ne portent pas le masque le portent.

La solution EST la vaccination de TOUS avec le port du masque, y compris pour les enfants.

Lorsque « l’autre » (le non-vacciné) n’existera plus, nous serons à nouveau heureux et en paix.

Toute la chaîne de pensée, de l’identification de l’ennemi, de l’objectif à atteindre et des solutions préconisées doit être la plus simpliste possible afin d’être comprise par tous, même le plus débile d’entre nous (y compris un ministre) :

  • Problème simple.
  • Objectif simple.
  • Solution simple.

L’obligation de non-réalisation de l’objectif par la dictature

Si du point de vue du fanatique de base, l’objectif est la « sécurité », la « liberté » et la « justice », il n’en est pas de même de la dictature ou du Big Pharma qui l’organise.

L’ennemi commun est le liant de la société dictatoriale.

Il y a de plus un bénéfice secondaire non négligeable qui devrait permettre à notre « Président » d’être réélu.

Aucun échec ne peut être imputé à la dictature, l’ennemi commun rendant impossible la réalisation des grands projets.

Cela rajoute à la haine nourrie envers « les autres », les non-vaccinés…

« C’est à cause d’eux si nous sommes dans cette situation », la propagande ne se gênant pas de leur mettre sur le dos tous les maux, dès que la situation se présente.

Dans le cadre de cette fausse pandémie, le fait de miser sur un vaccin qui favorise lui-même les variants, garants de sa piètre performance, relève du génie…

Plus il faudra de doses de rappel comme ils disent, plus il y aura de réticents à la dose de trop !

Si d’un côté les mesures dictatoriales permettent aux résistants épuisés de lâcher prise et tomber dans l’injection expérimentale, un abonnement à vie à des injections dont les effets secondaires ne peuvent pas être balayés à l’échelle familiale et de l’entourage proche, est de nature même à dissuader des candidats à une dose supplémentaire.

Ainsi le nombre de non-vaccinés ne peut QUE diminuer ET croître en même temps au fil du temps.

La source est intarissable et il est ainsi possible de conserver « l’ennemi commun » ad vitam æternam.

Des médecins médiatiques et corrompus ne se privent pas d’affirmer qu’il faudra se vacciner tous les trois mois et porter un masque à vie.

Mais sinon, ne nous inquiétons pas… La dictature a réussi à transformer le peuple en fanatique pour une pandémie dont nous ignorerions encore l’existence sans les médias.

Demain (aujourd’hui) « l’ennemi » sera (sans doute le même d’ailleurs) celui qui roule avec son vieux diesel et refuse le crédit carbone.

La propagande va continuer à présenter des phénomènes naturels comme induits par l’homme.

Et du fait que les événements climatiques extrêmes existent depuis que la Terre est Terre, nous pouvons en prendre pour quelques milliards d’années de dictature climatique !

Les fanatiques applaudiront à la fois aux mesures dictatoriales indispensables pour « sauver la planète », mais aussi aux représailles contre l’ennemi commun « le climato -sceptique » (climato-réaliste).

Disqualification de toute autre thèse qui représenterait une menace

Toute hypothèse qui mettrait en péril le discours et le coupable désigné doit être disqualifiée sous peine d’effondrer l’édifice.

Les sujets suivants (par exemple) ne sont même pas discutables :

  • La possibilité d’une immunité naturelle.
  • L’existence de traitements efficaces.
  • La contamination par des personnes asymptomatiques qui relèverait d’un mythe.
  • Les autres voies que le vaccin.
  • Un vaccin contre un virus ARN qui ciblerait que la spike est voué à l’échec.
  • Le vaccin est inefficace et dangereux.
  • Le masque est inefficace et dangereux.

Le fanatisé acquiert une incapacité quasi structurelle à remettre en question « ses » croyances issues de la doxa et de la propagande.

  • Rappelez-lui que les études prouvent que la vaccination n’empêche pas la transmission…
  • Montrez-lui des exemples de lieux ayant subi une vague alors même que 100 % des personnels étaient vaccinés…
  • Demandez-lui de regarder tous les pays où États qui ont massivement vacciné, parfois même plus de 90 % de la population et qui subissent une vague meurtrière exceptionnelle…
  • Parlez-lui de l’Autriche « contrainte » de confiner alors qu’elle est un pays avec un taux de vaccination extrêmement important…
  • Montrez-lui l’absence de corrélation entre le taux d’incidence et le taux de vaccination…

Malgré tout ceci, le fanatique reviendra systématiquement sur :

  • « Oui, mais le vaccin protège. »
  • « Oui, mais le passe-sanitaire sauve des vies. »
  • « Oui, mais les non-vaccinés sont une menace. »
  • « Oui, mais il faut vacciner massivement y compris les personnes en bonne santé qui ne font pas de formes graves. »

La pensée rationnelle et la réflexion ne sont plus…

La réalité du monde n’est plus issue d’une analyse objective de la situation et des faits, mais sur l’avis d’une autorité dictatoriale et corrompue.

La fanatique dispose de son coupable… le non-vacciné, et de sa solution… son éradication.

Tous les sujets contre-fanatiques relèvent systématiquement du crime de lèse-covid.

Disqualification de l’auteur d’une parole dissidente

Dès lors qu’une personne connue ou inconnue émet une hypothèse qui va à l’encontre de la doxa, tout doit être mis en œuvre pour la disqualifier.

Celle ne portera pas sur les thèses (indéfendables s’il en est), mais sur l’auteur :

  • Les diplômes des scientifiques ou des médecins déviants n’ont plus la moindre valeur.
  • Leur parcours professionnel n’a plus la moindre valeur.
  • Il est important d’insister sur leur bannissement de la respectable communauté scientifique.

Tous les qualificatifs visant à le dénigrer seront à privilégier :

  • « Antivax. »
  • « En mal de notoriété. »
  • « Sulfureux. »
  • « Complotiste. »
  • « D’extrême droite. »
  • « Antisémite. »,…

Nous assistons de plus en plus à une psychiatrisation de l’opinion divergente.

Seul le « fou » peut remettre en cause la « Vérité ».

Ce qui permet à la fois d’éviter le prisonnier politique qui peut poser soucis en « démocratie ».

Mais aussi permettre de rassurer le fanatique de base ou sa famille qui sont donc à l’abri de la maladie déviante.

Le miroir et l’inversion de la réalité

Le fanatique va reprocher au « complotiste » d’être fermé, sectaire, fourbe, incapable de se projeter dans une autre réalité, incapable d’avoir une pensée rationnelle, incapable de réviser ses croyances, incapable d’analyser des faits, d’être intolérant, d’être dans l’obscurantisme, le rejet d’autrui et dans l’anti-science.

Manière d’être qui caractérise totalement non pas le prétendu « complotiste », mais le fanatique !

Et inversement le fanatique va se voir tel qu’il n’est pas ou plus… honnête, tolérant, ouvert d’esprit, rationnel, cartésien, factuel, logique, scientifique, critique, etc.

Le fanatique va projeter sa propre réalité sur autrui et faire sienne la réalité d’autrui.

[Note de Joseph Stroberg : cependant, le phénomène de projection et l’effet miroir ne sont pas réservés au fanatisme.
Voir notamment : L’utilité des miroirs et de l’observateur]

Nous voyons bien que le fanatique est dans une optique de contrainte, de violence, de destruction, d’interdit ou de combat.

Tandis que le coupable désigné est lui dans la liberté, la tolérance, l’altérité, le libre arbitre et la paix.

(Sauf si la situation dégénère auquel cas il n’a de choix que de basculer dans la violence pour sauver sa vie et ses valeurs.)

Le transfert de culpabilité

« Moi le vacciné, moi la personne de valeur, je ne suis pas responsable de ce que tu es ou que tu fais toi.

C’est toi qui par ton action déviante te place dans cette situation.

Tu es le seul responsable de ne pas porter un masque ou de ne pas te vacciner. »

Et « si ce n’est toi, c’est donc ton frère ! ».

Moi le bien-pensant fanatique…

« Je n’ai pas à me sentir coupable si un enfant de 12 ans doit subir une discrimination issue de la défaillance et du manque de civisme de ses parents. »

Dès lors « je n’aurai pas à me sentir coupable de tout ce que je pourrais te faire subir parce que c’est toi (ou ta famille) qui t’es mis dans cette situation. »

Déshumaniser « l’autre », celui qui n’est pas comme moi

Selon la nature et le degré des mesures contraignantes, discriminatoires ou inhumaines que je devrai mettre en œuvre ou appliquer, la déculpabilisation peut s’avérer insuffisante.

Un CRS qui matraque ou gaze une mère avec son enfant dans une manifestation pacifique est théoriquement protégé par son statut d’exécutant.

Mais comment pourrait-il ne pas se suicider à force de… sans déshumaniser la personne en face ?

Il devient indispensable pour le fanatique de faire de l’autre une personne qui n’est pas comme lui.

« Si mon voisin non vacciné est comme moi, s’il a les mêmes valeurs humaines, s’il a autant le droit d’exister que moi, comment pourrais-je lui interdire d’exercer son métier ? »

  • Celui qui était mon ami, mon voisin, mon collègue de travail hier…
  • Celui qui était reconnu pour son savoir, ses qualités humaines, son empathie, ses compétences professionnelles hier…
  • Celui qui a charge de famille, pas de fortune personnelle, des crédits sur le dos…

Comment pourrais-je le licencier demain sans une réécriture du passé ?!

Comment pourrais-je le convoquer dans mon bureau et lui signifier calmement son interdiction de pouvoir désormais travailler sans subir de problèmes de conscience ?

Impossible !

Il faut donc bien passer par un processus visant à faire de l’autre l’unique coupable et le déshumaniser.

C’est le travail de propagande du régime fanatique !

Le non-vacciné n’est pas comme nous, il est égoïste, il ne pense qu’à lui, il n’en a que faire de précipiter des humains ou des enfants vers la maladie, l’hospitalisation, la réanimation ou même la mort…

Celui qui ne respecte pas les gestes barrières ou la vaccination est celui qui tue son papi et sa mamie !

Comment un être humain pourrait tuer sciemment des personnes âgées ou des enfants ?!

Ces gens, ces non-vaccinés, sont donc bien des monstres sans humanité qui au nom de leur fanatisme (car pour les fanatiques, c’est bien entendu l’autre le fanatique) n’hésitent pas à sacrifier leur propre famille ou les autres !

C’est bien la preuve « QU’ILS » ne sont pas comme nous !

« La conclusion s’impose, moi le vacciné je suis humain, eux non ! »

Quelques mois de propagandes de plus et le fanatique sera en capacité de tuer son voisin…

La fin justifie les moyens

Nous avons vu qu’il est indispensable de faire sauter le verrou de la culpabilité et déshumaniser l’autre pour s’autoriser toutes les exactions possibles au nom de la sécurité et de nos « valeurs ».

Dans le fanatisme l’idéologie doit primer sur l’affect !

[Note de Joseph : en fait, une idéologie relève probablement elle-même du plan affectif ou émotionnel, au moins à partir du moment où l’on s’y attache, et le fanatisme découle d’un attachement excessif allant jusqu’à la dépendance vitale.]

Sans propagande et déshumanisation des « coupables », comment voulez-vous :

  • Empêcher des enfants de sortir, d’aller au cinéma ?
  • Obliger des enfants à porter un masque à partir de 6 ans ? (La dictature n’a pas osé les masquer dès la naissance. Gros risque d’une perte d’adhésion.)
  • Obliger des enfants à se vacciner par « altruisme » pour « protéger » des grabataires ?
  • Exclure de la société, des loisirs, de la vie courante, des non-vaccinés avec un passe sanitaire ?
  • Empêcher les non-vaccinés de se rendre dans un hôpital (sauf urgence vitale) ?
  • Priver des personnes honnêtes et appréciées, mais non vaccinées de leur travail ?
  • Confiner les non-vaccinés, hommes, femmes et enfants ?
  • Placer des non-vaccinés dans des camps comme cela est en préparation dans de nombreux pays et pratiqué notamment en Chine.

Êtes-vous conscients qu’une majorité de Français approuvent ces mesures sans le moindre problème de conscience ou de culpabilité ?

Ils sont nombreux (majoritaires ?) à penser qu’il faudrait interdire de réanimation les non-vaccinés !

Sont-ils sortis dans la rue quand on a affirmé qu’un non-vacciné non protégé ne devait pas entrer dans un hôpital pour ne pas contaminer les vaccinés protégés ????!!!!

Les fanatiques approuvent l’interdiction de travailler, approuvent la suppression des aides sociales, approuvent de retirer la garde des enfants de parents non vaccinés, approuvent l’interdiction de soins, approuvent les confinements, approuvent les camps !

Il ne manque plus qu’à décider de tuer les non-vaccinés et la boucle sera bouclée…

Nous ne sommes pas si loin, vous savez…

Le vacciné est un être de lumière et « l’autre » est un non-être.

L’appauvrissement de la société

Le fanatisme conduit inévitablement à se débarrasser de personnes de valeur utiles pour la société.

Nous en sommes les témoins vivants avec l’obligation vaccinale des soignants.

Je ne reviendrai pas sur la propagande, « les hôpitaux sont saturés, le personnel est épuisé, c’est la faute aux mauvais français qui sont tombés malades ou qui demain vont saturer les réanimations ».

Dans les faits :

  • Les hôpitaux et la médecin libérale souffrent de la suspension des soignants non vaccinés.
  • Les hôpitaux et la médecine libérale se privent des meilleurs éléments, ceux qui ne sont pas tombés dans le piège du fanatisme et qui ne peuvent être QUE de meilleurs praticiens soucieux de leurs patients et qui n’ont pas bafoué leur serment par peur, pour de l’argent ou des primes.

La société fanatique va donc se priver d’une partie de ses forces vives qui seront soit confinées, interdites d’exercer, soit s’expatrieront dans un pays qui ne pratique pas l’apartheid (si ils en trouvent un).

Pérennité de la dictature

Le problème est qu’une dictature va cibler une minorité pour en faire le bouc émissaire et permettre au fanatisme de s’ancrer durablement.

Tant que la société fonctionne, tant que les esclaves fanatisés ont la possibilité de « vivre », de travailler, de consommer, la dictature peut dormir sur ses deux oreilles.

Tant que l’ennemi est présent, il demeure possible de se focaliser sur lui et le rendre responsable de tous les maux.

Pour autant l’équilibre est fragile…

L’ennemi doit demeurer à la fois signifiant pour ne pas épuiser le fanatisme.

(Imaginez 100 000 non-vaccinés dans des camps en France qui n’ont aucun contact avec l’extérieur depuis 5 ans, il va être difficile de persuader le fanatique standard qu’ils sont la cause de tous leurs maux.)

Mais l’ennemi ne doit pas augmenter au risque de représenter une masse critique.

Voyons déjà comment les services hospitaliers sont perturbés avec l’obligation vaccinale… imaginez l’obligation étendue à tous les secteurs…

D’autre part, d’un point de vue arithmétique, vous ne pouvez pas empêcher et parquer dans des camps 3 millions de Français.

Ce serait ingérable et d’un coût prohibitif qui ferait que nous serions obligés de les éliminer physiquement.

Cette mesure aurait quand même du mal à passer (pour l’instant) dans l’opinion publique.

J’écris « pour l’instant » car il suffirait de passer tous les jours des images d’enfants mourant contaminés par des non-vaccinés, non-vaccinés faisant la fête, pour que l’idée de les supprimer fasse son chemin.

Il demeure donc nécessaire de rester dans une dictature plutôt « light » pour ne pas risquer de trop augmenter le nombre d’ennemis.

À moins que l’objectif soit une guerre civile, ce qui est un autre sujet.

En attendant, le fanatisme est de rigueur et devrait perdurer encore longtemps sans un réveil des consciences.

Au moment de l’écriture de ces lignes, convenons que le risque de pénurie de jouets fabriqués par des enfants pour des enfants pour Noël est autrement plus grave que la décision de l’Autriche d’assigner à résidence tous ces mauvais autrichiens en bonne santé et non vaccinés.

Merci

Alain Tortosa.[2]

15 novembre 2021 https://7milliards.fr/tortosa20211115-fanatisme-et-covid.pdf


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  1. [1] https://www.larousse.fr/dictionnaires/français/fanatisme/32811[]
  2. [2]Toute ressemblance avec des faits historiques ne peut qu’être fortuite.[]
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