Biden viendra-t-il déclarer officiellement la guerre contre la Russie

Par Lucien SA Oulahbib

Comme cela avait fuité de la bouche de Macron (« cela va durer ») et ce dans la même veine de ce qu’il avait déclaré il y a un an en vue de préparer le 12 juillet dernier (« je vais prendre des décisions difficiles », ce qui déboucha sur la nuit du « 5 août » ou l’abolition de fait des droits de l’Homme et du Citoyen dont la « suspension » présente ne serait qu’une accalmie, élections obligent), il s’avère (comme l’annonce Asselineau dernièrement) qu’en accentuant la livraison militaire d’armements, en insistant sur l’instauration d’un contrôle aérien au-dessus de l’Ukraine, en relativisant la présence de laboratoires militaires bactériologiques (et non pas de simples « labos » comme le prétendent les médias de « grand chemin »), la Secte trans/globaliste qui domine (hélas !) l’Occident a décidé de faire de l’Ukraine le terrain d’affrontement en quelque sorte « final » entre globalistes adeptes du Trans et patriotes désireux de préserver les acquis civilisationnels tout en les enrichissant. D’où la venue de Biden le 24 mars…

Il s’agit en effet pour cette Secte de faire plier non pas « la » Russie, mais toute alternative politico-culturelle possible qui commençait à s’affirmer de façon distincte au khomeynisme iranien et au post-maoïsme (quoique pour une part vérolé cependant à voir son accointance avec les magouilles autour de C.19 qui continuent, pour une part parce que la mafia maoïste n’est pas homogène) puisqu’il est possible d’observer que la Secte Trans/globaliste veut à tout prix empêcher que le groupe de Visegrád (trop « trumpiste » pour certains) se rapproche via la Hongrie de la Russie et ce malgré les différents entre la Tchéquie et cette dernière (dû à l’explosion d’un dépôt de munitions à destination, déjà, de l’Ukraine, et ce en 2014, date de l’officialisation en réalité — Minsk II — de la guerre larvée dans le Donbass…).

Les pressions budgétaires de l’UE sur la Pologne et la Hongrie en sont un avant-goût, et il faut y voir moins une affaire « juridique » qu’un différend profondément civilisationnel qui oppose deux conceptions du monde, comme en Ukraine aujourd’hui : d’une part la volonté globaliste de modéliser les flux multiformes (santé, usines de GPA en Ukraine même, identité numérique comprises) en direction du Trans cybernétique ; d’autre part la volonté patriotique de préserver et enrichir (comme il a été dit) les acquis civilisationnels qui font de l’aventure humaine le vrai lieu de la pluralité créatrice et libératrice.

Car, comme le dit Douguine, il s’agit de défendre en fait la liberté humaine contre cette dérive techniciste qu’est devenu le monde dit « libéral », terme qu’il faut alors prendre plutôt désormais dans son sens américain et non plus européen (au sens de Locke : la liberté ce n’est pas la licence, infra) ; il s’agit donc bien d’une dérive, d’une perversion profonde et d’un accaparement modélisé de la liberté individuelle soumise de plus en plus aux appâts manipulateurs de groupes affairistes, hygiénistes, scientistes, consuméristes avides de transformer goûts et couleurs, désirs et motivations, afin de dé(cons)truire la « force de travail » dispersée, dissoute, en addictions diverses consommant des imaginaires de plus en plus réalistes (Métaverse) et en attendant des séries Netflix accompagnant les humeurs et cherchant à les modeler vers la fluidité du Trans.

Voilà ce qui transparaît en sous-main. Et cela couve depuis la victoire du courant queer (foucaldien) au sein de la Secte globaliste (devenue de plus en plus « Trans ») qui depuis les jeux de Sotchi de 2014 (encore cette date…) n’a de cesse d’envenimer les relations avec la Russie (alors que Poutine voulait adhérer à l’OTAN en 2000). Celle-ci pense, comme naguère les théoriciens communistes et gauchistes (Deleuze par exemple) — et pour la plupart ralliés désormais sinon à la secte du moins à ses principes (santé, identité numérique, avec l’écologisme comme cheval de Troie) —, que son modèle de monde ne peut souffrir d’aucune exception (d’où d’ailleurs, sur le plan sanitaire, la nécessité de passer au stade supérieur en juillet prochain par l’obligation vaccinale, mais décidée cette fois simultanément par l’OMS et l’UE). Comme si seule l’universalisation horizontale de son modèle « trans-cybernétique » via son application mondiale serait la garantie, la preuve par neuf de sa véracité objective intrinsèque (le vrai universel), alors qu’elle en est plutôt la négation destructrice et donc l’expression émergente du réel Troisième totalitarisme (le djihadisme en étant au fond, l’aiguillon médiocre, ses soldat(e)s portant la muselière C.19 et se faisant injecter tout autant).

Face à cela, la mort nucléaire (possible) qui vient — car décider de fermer l’espace aérien ukrainien sera une déclaration de guerre en bonne et due forme —, une course contre la montre s’engage bel et bien entre cette Secte globaliste du Trans cybernétique non plus seulement irrationnelle, mais anti-rationnelle (au sens de basculer dans la frénésie névrotique du sanguinaire assoiffé d’affrontements) et tous les partisans d’une liberté réelle qui refusent d’opposer la préservation des acquis civilisationnels et leur évolution multiforme, mais décidée démocratiquement, c’est-à-dire non pas par des groupes, de surcroît non élus, qui s’accaparent la liberté pour en faire une licence — comme le dénonçait, répétons-le, Locke (Second traité du gouvernement civil chapitre II, 6) —, une perversion qui détruit la nature humaine et citoyenne au profit d’un modèle monstrueux posant la manipulation génétique et génitale comme étant ses deux mamelles ou le néo-nazisme en acte (II), celui d’une Tragédie qui non seulement va venir, mais est déjà là.

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