La « banalité du mal » : EHPAD, institutions pour handicapés…

La « banalité du mal » : EHPAD, institutions pour handicapés…

28/04/2021 (2021-04-28)

Par Nicole Delépine

[Voir aussi sur Riposte Laïque]

La « banalité du mal » dans les EHPAD, les institutions pour handicapés et ailleurs…

Misère et silence sur le sort des handicapés en ces temps de coronafolie. Une bouteille à la mer

Chaque jour nous recevons des témoignages de personnes perdues, isolées, ne sachant comment et à qui s’adresser pour défendre des membres de leur famille. Que pouvons-nous faire pour elles en dehors de cette bouteille à la mer, afin qu’ils se reconnaissent et se regroupent ? C’est peut-être déjà le cas par des plaintes multiples mais invisibles car non relayées par les médias, cachées. Faites-le savoir, le cas échéant.

LE DIABLE EST DANS LES DÉTAILS

« Témoignage : ce que nous avons vécu. 

 “Je suis le frère d’une personne handicapée. Mes parents et moi, nous nous sommes toujours préoccupés de sa santé. Or la situation que nous vivons actuellement nous préoccupe beaucoup.

On a eu la chance d’avoir ma sœur pendant tout le 1er confinement, jamais malade, aucun symptôme durant cette période. À l’issue de cette période, début juillet, nous avons été les derniers convoqués par l’administration, avec d’autres parents, pour le retour de ma sœur dans le centre.

Ils nous ont expliqué les règles du retour et comment tout se passerait.

 Déjà certaines personnes s’opposaient à la vaccination que nous pressentions et au test PCR. Nous fûmes parmi ces personnes.

J’ai aussi profité pour parler de mes inquiétudes causées par le comportement de certains éducateurs. En effet, le nombre de fois où j’ai senti la fumée de cigarette à l’intérieur des bâtiments m’exaspérait surtout en pleine épidémie respiratoire. J’avais soulevé le problème, mais aucune réponse ne m’a été donnée sur ce point par les personnes de l’administration qui nous ont reçus.

 Arrive le deuxième confinement. Ma sœur est restée sans nous voir, seulement une heure par semaine.

 J’avais pourtant lu dans un article de journal sur internet, qu’un de mes collègues m’a montré, que les personnes handicapées pouvaient rentrer dans leurs familles pendant les weekends.

L’administration n’a pas pris une telle disposition. Malheureusement, j’ai perdu cet article de journal. Mais je me souviens l’avoir montré à une employée. La directrice a dit qu’il ne fallait pas croire tout ce qui est écrit forcément lors d’une convocation.

 Convocation qui a eu lieu le 30 novembre dernier pendant laquelle on nous a accusés de ne pas respecter les consignes de sécurité. La seule erreur de ma mère est d’avoir sonné et de se mettre à l’écart du bâtiment ensuite pour signaler notre présence. On ne savait pas à quel autre endroit joindre les éducateurs.

 On nous a reproché d’avoir caressé ma sœur alors que j’ai vu une des employées, le masque sous le nez mettre celui de ma sœur entourée de cinq autres employés qui n’ont rien dit.

Durant cette convocation tendue, il a été sujet de la vaccination.

 Ma sœur ne peut pas communiquer verbalement ou par écrit mais son avis lui aurait été demandé… Et si nous refusions on aurait été accusés “de ne pas respecter la volonté de ma sœur” si elle l’acceptait le vaccin.

J’ai été aussi accusé de critiquer le personnel, tout ça parce que j’ai fait part de mon exaspération quant à la fumée de cigarette qui circule dans le bâtiment. L’odeur est forte. Et combien j’ai vu d’éducateurs fumer près de personnes handicapées dans d’autres département aussi.

En décembre, on nous demande une lettre pour spécifier notre refus de la vaccination pour ma sœur. ce que je fis. Mais quelques jours après, j’apprends de la tutrice que la volonté de ma sœur serait recueillie alors qu’elle est dans l’impossibilité physique de communiquer comme nous.

Un courrier de l’administration nous incite à les faire vacciner ” pour le bien de la collectivité” et que la vaccination serait le seul moyen d’enrayer l’épidémie. Rien dans ce courrier mentionnait que le refus des familles serait respecté. 

J’ai donc écrit une lettre recommandée avec AR en justifiant notre refus avec des sources officielles. On a quand même reçu une lettre mentionnant qu’elle n’a pas été vaccinée. 

Aujourd’hui j’ai écrit une deuxième lettre avec aussi une autre mise en demeure pour refus des tests nasopharyngés après avoir pris connaissance de l’alerte de l’académie nationale de médecine. 

j’apprends ce soir même qu’elle sera isolée 10 jours durant car ils auraient trouvé un cas positif “non malade” chez ces adultes. Ma sœur serait un cas contact. Rien ne nous a été dit concernant les modalités d’isolement…”

J’ai peut-être oublié des choses. Mais voilà, je pourrais dire autre chose, des détails…  Mais ça en dit long sur la situation. » 

par L. Z.

CHAQUE JOUR DE PETITES VEXATIONS OU PIRE, DE L’ABANDON PAR ISOLEMENT

Ce vaccin « thérapie génique » expérimental est imposé de fait dans les Ehpad et dans les instituts pour handicapés sans respect de fait du Code de Nuremberg qui semble bien oublié.[1]

Sous prétexte de sécurité ou d’obéissance venue « d’en haut » de multiples petits « kapos » dignes des camps de concentration de la Deuxième Guerre mondiale se sont levés pour faire respecter l’ordre, leur ordre, leur petit pouvoir mesquin qui gâche la vie d’humbles citoyens INVISIBLES et en tous cas rendus invisibles.

Que pouvons-nous faire pour eux ? Pour cette femme dont on nous dit qu’elle ne peut communiquer mais que « son avis sera respecté pour l’accord du vaccin », alors que ses proches le refusent ?

LA BANALITÉ DU MAL

De façon plus générale, il est temps de réfléchir à nouveau à ces concepts oubliés et pourtant si présents, la banalité du mal, si bien explicitée (mais si longtemps incomprise) par Hannah Arendt qu’il est urgent de relire.

Le comportement de trop de soignants dans les Ehpad ou instituts d’handicapés, de médecins obéissants à la doctrine du non-soin imposé par le gouvernement pour la première fois depuis Hippocrate, soit 2500 ans, de citoyens ordinaires vis-à-vis de leurs familles ou dans les supermarchés envers une personne non soumise, qui porte la muselière sous le menton, nous a plongés en moins d’un an dans l’univers kafkaïen des descriptions de Primo Levi.[2]

Une expérimentation sur la population mondiale d’un potentiel modificateur du génome
Hitler n’a pas osé ou n’en a pas eu les moyens

L’acceptation quasi généralisée du « vaccin » de fait thérapie génique ou OGM, EXPÉRIMENTAL par les macroniens, mais plus invraisemblable par toutes les oppositions – sauf F. Philippot -, laisse pantois.  La revendication d’un vaccin obligatoire par aussi bien M. Lepen que J.-L. Mélenchon mais aussi des députés autrefois plus clairvoyants comme J.-C. Lagarde qui défendit les enfants atteints de cancer et la liberté thérapeutique, fait froid dans le dos. Le maire de Cannes faisait espérer un espoir de renouvellement à LR et nous démoralise en ouvrant ses centres de vaccination au lieu d’informer sur le caractère expérimental de ces médicaments qu’ils rêvent tous de nous imposer. Les Cannois ne sont pas mieux lotis que les Niçois, ce qui nous désespère.

Même Éric Zemmour ne dénonce pas haut et fort la transformation en rats de laboratoire d’une énorme partie de la population aveuglée, sidérée, apeurée. Sur qui compter ?

Comment un philosophe comme Onfray peut-il accepter voire prôner cet essai thérapeutique à échelle mondiale sans voir qu’il trahit ses congénères ? Comment tous les politiques marchent-ils dans l’intoxication et la multiplient et rivalisent sur le nombre de centres ouverts, mais pas sur l’information des cobayes qui ont remplacé les rats, puisque l’expérimentation animale a été sautée « faute de temps ». De fait elle avait été catastrophique dans les essais des précédents coronavirus, SRAS et Mers car les animaux vaccinés étaient décédés plus rapidement que les non vaccinés.

Si on vaccine quinze patients à l’heure, comment peut-on interroger, examiner, informer le cobaye et le surveiller un minimum de temps après la vaccination ?  Et certains commentateurs n’hésitent pas à prétendre que le Code de Nuremberg est dépassé, qu’il n’a pas valeur de loi… L’horreur est parmi nous, ouvrez les yeux et informez.

Ne criez pas que nous sommes loin du monde qui mena aux camps. Par acceptation quotidienne d’une petite dégradation supplémentaire et de l’humiliation, au contraire, chaque jour de soumission silencieuse, d’éloignement d’amis refusant les ukases de la secte covid nous en rapproche et il est encore temps d’ouvrir les yeux, afin d’éviter des années d’horreur.

La « Banalité du mal »[3] est quotidienne à des degrés divers, mais chaque jour un peu plus qu’hier et moins que demain.

La « Banalité du mal est l’expression paradoxale, utilisée pour la première fois par Hannah Arendt, (philosophe juive réfugiée aux USA, auteur des « origines du totalitarisme »), à l’occasion du procès de Eichmann, responsable nazi capturé à Buenos Aires en mai 1960 par les services secrets israéliens, et jugé à Jérusalem en avril 1961.

Cette notion suscita une énorme polémique, tant elle paraissait inacceptable à l’époque, comme aujourd’hui encore, à chacun d’entre nous. Ces criminels nazis responsables des pires horreurs étaient de fait, semblables à nous tous.

« Voilà donc posée la plus grande interrogation pour la pensée : tous ces gens incriminés pour des crimes d’une gravité exemplaire étaient d’une banalité si confondante que cela rendait la question du génocide encore plus terrifiante. Certes, « il eût été réconfortant de croire qu’Eichmann était un monstre » écrit-elle. Pourtant, beaucoup lui ressemblaient : « ni pervers, ni sadiques ». Ces gens étaient « effroyablement normaux ».

L’inhumain en chacun d’entre nous

« La banalité du mal » est un concept philosophique d’une importance inégalée, car il pose donc la possibilité de l’inhumain en chacun d’entre nous. En cela, il est certes, novateur. Novateur et précisément attaché au XXe siècle, parce que « cette possibilité de l’inhumain émerge nécessairement de la nocivité d’un système totalitaire, et suppose que le crime soit commis dans des circonstances telles que les « criminels » ne puissent sentir ou savoir qu’ils font le mal ».

Elle suppose que le système totalitaire en place ait réussi préalablement à tuer « l’animal politique » en l’homme, qu’il veut rayer de la surface de la terre, pour n’en conserver que l’aspect biologique. Pour les nazis spécifiquement, il s’agissait, à travers la Shoah, de créer « l’espèce animale humaine ».

Pour ce faire, il s’agissait de déshumaniser l’homme en le dépolitisant, au sens étymologique du mot. Tendre à supprimer la chose qui faisait de lui un être humain, en détruisant d’abord ce qui le rattachait à une communauté. Ces condamnés faisaient alors l’insoutenable expérience de « non-appartenance » au monde qu’Arendt appellera : « la désolation ».[4]  »

Le monde de « la désolation »

Ne reconnaissez-vous pas dans cette description de la dépolitisation progressive et la déshumanisation de l’être humain, ce que nous subissons depuis plus d’une année, avec les auto-autorisations, les contraventions pour surfer seul sur la mer ou bronzer seul sur la plage ou se promener seul à cheval en forêt, accusé sans fondement scientifique de mettre en cause la santé publique et de favoriser la dissémination du très malin virus venu d’ailleurs !

Si les foules se plient à ces rites débiles et constamment contradictoires, ce n’est que parce que nous sommes entrés pas à pas dans ce processus totalitaire de dénaturation de l’homme qui se transforme petit à petit en esclave.

OUVRONS LES YEUX. Ôtons les muselières infâmes et indignes.[5]  Refusons tous les codes et tous les signes de discrimination entre les humains !  L’étoile jaune, verte ou bleue comme le passeport vaccinal doivent être définitivement enterrés dans le fumier de l’histoire. Notons que ces signes d’horreur veulent nous être imposés pour des vaccins reconnus inefficaces contre la transmission virale par le ministre O. Veran[6] [7] et/ou des tests PCR condamnés en justice dans plusieurs pays du monde pour supercherie. Ne sommes-nous pas déjà robotisés ?[8]

« Le mal dans sa forme extrême et dans sa forme banale devient un refus de communiquer avec l’autre, de le reconnaître comme tel, comme si l’identification à la loi se substituait à l’identification au semblable. C’est d’ailleurs ainsi qu’Arendt délie volonté et responsabilité.[9] On peut faire le mal sans le vouloir, avoir le sentiment de faire son devoir et pourtant être responsable. Telle est la leçon donnée par le procès Eichmann. Telle est la leçon philosophique capitale que nous propose Hannah Arendt, dont le concept de « banalité du mal » n’a pas fini de nous laisser penser, en ce nouveau siècle. »

Il est probablement encore temps d’en sortir avant de nouveaux épisodes encore plus tragiques déjà envisagés et matérialisés par des locaux adéquats (camps), comme la séparation des familles, les enfants enlevés aux parents récalcitrants, etc.

Les foules se lèvent en Angleterre, aux Pays- Bas, en Suisse et ailleurs contre l’épouvantable passeport vaccinal qui transformerait notre France en univers policier chinois.

Des avocats accumulent les preuves pour un Nuremberg 2.[10]

Les habitants du Texas et du Mississippi ont repris une vie normale et sans obligation vaccinale et la situation sanitaire de ces deux États s’est franchement améliorée depuis cette libération. Les vaccinodromes américains ferment faute de clients.

Mississipi.jpg (605×340)

Les Français seront-ils les derniers à se lever pour brandir à nouveau le drapeau de la liberté ?

Nicole Delépine


  1. [1] 
    Imposer un vaccin expérimental ou la violation du code de Nuremberg et la déclaration d’Helsinki | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation
    Vaccins obligatoires et éthique médicale ? Qu’est devenue la référence au code de Nuremberg dans la loi soumise au parlement en novembre 2017 ? | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation[]
  2. [2] Dans l’admirable recueil qu’il rapporta de l’horreur de la déportation : « Si c’est un homme ». Il le décrit ainsi : « son regard ne fut pas celui d’un homme à un autre homme ; et si je pouvais expliquer à fond la nature de ce regard, échangé comme à travers la vitre d’un aquarium entre deux êtres appartenant à deux mondes différents, j’aurais expliqué du même coup l’essence de la grande folie du troisième Reich. »[]
  3. [3] Hannah Arendt et la banalité du mal (institut-éthique-contemporaine.org) []
  4. [4] Hannah Arendt et la banalité du mal (institut-ethique-contemporaine.org) []
  5. [5] Procédure judiciaire de Maitre JP Joseph pour la suppression du masque obligatoire – Docteur Nicole Delépine (nicoledelepine.fr) []
  6. [6] Passeport vaccinal : chronique d’une mort annoncée | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation   le passeport est refusé par USA et OMS est-ce difficile de le faire savoir ?[]
  7. [7] http://echelledejacob.blogspot.com/2021/04/effets-secondaires-en-europe-sur-les.html[]
  8. [8] 
    L’OMS confirme que le test Covid-19 PCR est invalide, les estimations des « cas positifs » sont sans fondement. Le confinement n’a aucune base scientifique. | Mondialisation – Centre de Recherche sur la Mondialisation
    « Le test PCR va au tribunal » : au Portugal, mais aussi en Allemagne et dans de nombreux pays (francesoir.fr)
    Vers le faire-part de décès des tests PCR (francesoir.fr)
    http://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/les-implications-capitales-de-la-jurisprudence-portugaise-concernant-les-tests-pcr 
    RAPPORT-DICTATURE-2020.pdf[]
  9. [9] Voir Hannah Arendt, Responsabilité et Jugement, Payot, 2005[]
  10. [10] COVID-19, LA LUMIÈRE AU BOUT DU TUNNEL ? – Nouveau Monde (nouveau-monde.ca) []
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