Ce qui se joue derrière les attaques au mortier touchant désormais Paris

31/07/2022 (2022-07-31)

Par Lucien SA Oulahbib

Sous couvert de débordements oniriques mal maîtrisés, si l’on veut faire de la « médiation sociale » orwellienne, il s’agit de plus en plus d’une entreprise criminelle délibérée visant à établir une sorte de Französischrein ou espace libéré de ses « souchiens » afin de récupérer déjà les logements et ensuite construire socialement un espace vital dans lequel émergent des enclaves d’abord « grises » puis accaparées en bonne et due forme via des politiciens fantoches. Cela touche maintenant des zones mélenchonisées depuis des lustres et dont les habitants doivent accepter de se faire harceler, v (i) oler, tabasser, taillader au couteau parfois, jusqu’à maintenant se faire lapider à coup de mortiers, le tout normalement en silence et beaucoup de culpabilité, du moins jusqu’à un certain point apparemment au vu de ces poussières de plaintes qui débordent désormais de dessous du tapis (de prière).

La « sociologie » utilisée par les médias et lumpen intellectuels de « grand chemin » a beau jeu de fabriquer à la chaîne (TV) des analyses ad hoc avec les termes ingrédients de « ghetto », « quartiers sensibles », et leur pendant en novlangue : zones « prioritaires » afin d’ancrer l’idée performative (propagandiste) stipulant que si les habitants anciennement installés partent ce serait moins à cause du « sentiment d’insécurité » et bien plus parce qu’ils en avaient désormais les moyens (ce sont des « blancs », des « juifs » ou des « Bounty ») ou alors par refus du « multiculturalisme » et donc une certaine « phobie » plus que de racisme. Ils oublient que ces quartiers votent très majoritairement à « gauche » et qu’en réalité leurs habitants sont littéralement chassés par toutes les « incivilités » décrites plus haut en y ajoutant bien sûr deal, rodéo, nuisances sonores à toute heure de la nuit comme du jour.

Serait-ce alors un « plan » concerté édifié par des officines étrangères comme nos écrivaillons recyclés dans la vérification bas de gamme des produits informationnels aimeraient que cela soit dit ? Même pas. Profitant d’une atmosphère laxiste et liberticide envers une faune qui s’installe on ne peut mieux, sûre de son impunité (puisqu’elle sent bien que sa présence est voulue au plus haut niveau qui préfère l’intransigeance envers les citoyens désarmés et invisibles), ces attaquants au mortier ont simplement décidé de monter en puissance.

C’est que même si leur présence est désirée et donc encouragée par les plus hautes instances pour des raisons à la fois économiques (l’ubérisation que le Président se vante même d’accentuer) et démographiques (le regroupement familial en sus de l’ubérisation permet aussi de fabriquer des futurs votants), il existe toujours les impondérables bureaucratiques d’un État Providence de moins en moins efficient, par exemple en termes de logements construits, d’où la nécessité pour les nouveaux entrants d’opter pour une politique de la terreur afin d’arriver plus rapidement à leurs fins.

Tout ce processus est bien sûr connu, mais il s’agit toujours de le soustraire à l’analyse parce que cela dévoilerait par trop que nombre de « décideurs » considèrent cet état de fait comme autant de dommages collatéraux qu’il faut cependant accepter dans le cadre global de l’effacement des identités politiques, culturelles, aujourd’hui sexuelles au profit d’un gloubi-boulga à la fabrication devenue désormais industrielle sur les chaînes de montage de la numérisation du Réel diffracté en audiences, publics et cibles bien plus qu’en « nations », ces agrégats « dépassés ».

Même le président ukrainien posant avec sa femme pour Vogue l’a bien compris : il se prépare désormais pour la saison II dans laquelle il jouera son rôle de président en exil comme tant d’autres avant lui, assis sur un trésor de guerre, à l’instar de certains dirigeants du FLN algériens palestiniens et nombre de hauts fonctionnaires et dirigeants du privé au salaire ou à la retraite qui se compte par des dizaines de milliers d’euros… mensuels sans aucun rapport avec leur compétence factuelle (telles les récentes nominations à la Cour des Comptes en France…).

Ainsi, les actuels apprentis sorciers et pyromanes du social qui laissent envenimer la situation dans lesdites « zones sensibles » ne font pas autre chose que de laisser fabriquer à coup de mortiers et de coups de couteau une réalité ad hoc faite également de saupoudrages et autres vernissages médiatiquement corrects inaugurant un art (politique) contemporain accompli ou comment réaliser avec de la matière de plus en plus zombifiée (normalisée) un nouveau Pompéi grandeur « nature »…

Cela mériterait bien une exposition…

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