Braquage des actifs russes en Europe : attention au retour de bâton !

[Source : France Soir]

[Illustration :
Après le gel des avoirs russes, on parle maintenant de confiscation. Comme si l’on cherchait la guerre…
 Natalia Kolesnikova / AFP]

Par Xavier Azalbert

ÉDITO —Je vous l’ai annoncé à l’avance, il y a un mois, dans un édito précédent, et, hélas, c’est désormais effectif : les dirigeants européens sont passés à l’acte et ont, le 12 février 2024, adopté une loi visant à utiliser les intérêts générés par les actifs russes en Europe, pour financer l’aide de l’Union européenne à l’Ukraine. Une aide économique et militaire ruineuse pour la collectivité, et mise en place sans que les peuples aient donné leur accord, par référendum par exemple.

Les avoirs russes en Europe ont été gelés au début du conflit ukrainien. Les Russes ne peuvent pas les vendre, et nul ne peut les acheter. C’est, là encore, une décision intervenue sans que les peuples européens aient été consultés. Et surtout, c’est une décision qui méconnaît un des principes fondamentaux les plus essentiels du droit international : la souveraineté financière des États. Du coup, cette décision s’apparente pleinement à une déclaration de guerre.

Heureusement pour nous, les Russes semblent être capables de faire preuve d’une grande mansuétude à l’égard des populations européennes dirigées par des va-t-en-guerre. Du moins tant que l’intégrité de leur territoire n’est pas victime d’une attaque étrangère…

Néanmoins, cette décision prise de s’approprier illégalement (c’est-à-dire par « soustraction frauduleuse », définition du vol en droit pénal français) les bénéfices générés par les avoirs russes en Europe, nos dirigeants ont poussé le bouchon vraiment très loin.

Ils semblent tout faire pour que les Russes finissent par se décider à nous rayer de la carte. Ou nous livrer une guerre. Et faire du territoire de l’Union européenne un immense brasier et le cimetière de sa population.

Les Russes s’y connaissent sans doute très peu en pétanque (quand on pousse le bouchon un peu loin), mais, pour ce qui de faire la guerre, ils ne sont pas manchots. Petit rappel historique : ce ne sont pas les troupes alliées qui ont libéré l’Europe du nazisme en 1945, mais l’Armée rouge. Et les Russes, eux, ne furent pas confrontés à 40 divisions de panzers (tanks allemands), comme les alliés, durant leur avancée. Mais 400. Alors que les alliés progressaient depuis la Sicile, la Provence ou la Normandie pour atteindre Berlin, les Russes, eux, durent traverser toute l’Europe orientale envahie les Allemands…

Le montant des bénéfices générés par les avoirs russes en Europe en 2023 dépasse les trois milliards d’euros. Un tel magot, c’est trop tentant. « Ils » ne peuvent pas laisser passer ça. « Ils », ce sont ces individus qui tirent les ficelles dans l’ombre, ces personnes à qui les dirigeants européens obéissent quand ils prennent des décisions contraires aux intérêts des peuples.

Parce que pour ces individus, je vous en ai fait part dans un édito précédent, un conflit qui réduirait l’Europe occidentale à la ruine serait sans doute une bénédiction.

Telle est leur stratégie au travers de menaces, sanctions et autres autoritarismes : semer le chaos puis tout reconstruire. Pour leur bénéfice pécuniaire exclusif, et un contrôle politique accru. Stratégie « en marche » depuis la guerre de 1914-1918, au déclenchement de laquelle ils ont œuvré.

C’est pour cette raison qu’au cas où la confiscation des bénéfices des avoirs russes en Europe ne suffirait pas à ce que le Kremlin se décide à nous livrer cette guerre, qui, immanquablement, conduirait à une catastrophe pour les peuples européens et le peu de souveraineté qu’il leur reste, voici ce que de vils marionnettistes ont prévu de faire faire par leurs marionnettes.

Dirigeants américains et européens en ont d’ores et déjà fait état : ils sont favorables à l’idée de confisquer complètement ces avoirs russes.

L’Estonie a, par exemple, adopté une loi en ce sens, et elle en prépare une seconde pour le mois de mars. Et, au Royaume-Uni, le ministre des Affaires étrangères, David Cameron, a affirmé qu’il existe une voie légale pour le faire. Ah ? Laquelle ?

Cependant, des difficultés juridiques et financières, subsistent, le risque notamment de détourner vers l’Asie les investisseurs étrangers qui stockent leurs actifs en Europe.

Par la voix de la Commission européenne, les dirigeants du Vieux Continent s’étaient engagés à rendre ces actifs à la Russie, à la condition que ses troupes se retirent d’Ukraine et qu’elle s’engage à supporter le coût de la reconstruction du pays. Hypothèse jugée plus qu’improbable.

En conséquence, la veille de l’arrivée de Volodymyr Zelensky à Paris (c’était le 14 février 2024), les députés Benjamin Haddad (Renaissance) et Julien Bayou (LFI), respectivement président et vice-président du groupe d’amitié France-Ukraine à l’Assemblée nationale, ont annoncé qu’ils allaient présenter une résolution permettant de tout bonnement confisquer les avoirs russes gelés en Europe et les affecter au soutien de l’Ukraine. Rien que cela !

Cette proposition de braquage de ces deux individus, malheureusement irresponsables, tant au niveau psychiatrique (visiblement) que juridique (les députés bénéficiant d’une immunité pénale pour les propos qu’ils tiennent dans l’exercice de leurs fonctions), a été justifié ainsi par les deux intéressés :

  • Benjamin Haddad :

« Il n’y a pas de raison de faire peser sur le contribuable européen le coût de l’agression de la Russie sur l’Ukraine. On le voit avec le débat au Congrès américain : se pose la question de notre endurance en faveur de l’Ukraine. »

  • Julien Bayou :

« Depuis le début de la guerre, nous avons souvent accédé aux demandes des Ukrainiens avec retard. Or, cela fait partie de leurs demandes insistantes : cela répond à un principe éthique, car il y a une atteinte majeure au droit international, ce sera un précédent utile en matière de dissuasion et il y aura directement de l’argent frais. »

« Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connaît », lance Lino Ventura, alias Fernand Naudin dans Les Tontons flingueurs !

Invoquer un principe éthique et une atteinte majeure au droit international, lorsqu’on s’affiche, comme ces deux individus, en tant que commanditaires d’un braquage de banque opéré en violation de tous les principes édictés par le droit international, au premier rang desquels l’éthique entre les États, c’est un peu comme si, lors du procès de Nuremberg, Hermann Göring et Rudolf Hess s’étaient érigés en procureurs, en porte-parole des déportés juifs dans les camps nazis.

L’initiative de nos deux pieds nickelés du Palais Bourbon a pour objet de pousser la France, puis les autres pays de l’UE, à trouver un cadre juridique à cette confiscation. Preuve, qu’en réalité, cette confiscation est illégale. Et pour se défaire du caractère totalement illégal de cette confiscation, nos deux loustics en bordée évoquent l’idée d’utiliser les avoirs russes ainsi confisqués en tant que collatéraux d’un emprunt pour soutenir l’Ukraine. Décidément, j’aimerais bien qu’on m’explique ce que, pour eux, veut dire l’expression : « Respecter l’État de droit ».

Il faut donc saluer le dernier des Mohicans, ou le premier des courageux de la représentation nationale, le sénateur Alain Houpert qui a saisi le Conseil d’État le 21 février 2024  : « Sur la foi de l’article 53 de la Constitution, j’ai pris la décision de saisir le Conseil d’État en référé concernant l’accord de coopération France-Ukraine doté de 3 milliards d’euros pour exiger sa ratification par le Parlement. Sur de tels engagements en période d’austérité, la représentation nationale doit être consultée. »

Quant au député Nicolas Dupont-Aignan, député et président de Debout la France, il a annoncé avoir fait une intervention volontaire dans cette procédure évoquée dans une vidéo :

En attendant la réponse du Conseil d’État, sur la recevabilité de cette saisine, on ne peut que se poser la question : où est passée l’opposition institutionnelle ? 




Article 4 loi dérives sectaires : fin de la liberté d’expression en France

[Publication initiale : lafemmedanslehautchateau]

Par Theara Truth News

L’article 4 supprimé par le Sénat a été remis au vote dans la « Loi contre les Dérives sectaires » par la Commission des Lois.

Il a été rejeté et supprimé par l’Assemblée Nationale le 13 février 2024.

Puis revoté le 14 février 2024 en « force » par les Macronistes et les Socialistes, aussi à cause du manque de députes présents pour re voter contre.

L’article 4 (suite au rejet le 13 février) a été modifié par Mme Liso pour tenter d’« équilibrer » la balance en faveur des libertés individuelles et de la liberté d’expression, son amendement plutôt « positif », en apparence seulement, a aussitôt été réamendé avec succès par les socialistes lors de la séance, menant à nouveau a une version juridiquement très contraignante et liberticide.

Cliquer pour accéder à l16t0241_texte-adopte-provisoire.pdf

Investigation :

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/amendements/2157S/AN/5

L’article 4 semble ne pas être non plus en adéquation avec la Charte des Droits de la Constitution Européenne que tous ces députés et le gouvernement français placent pourtant au-dessus de tout :

Charte des Droits Fondamentaux Constitution Européenne de 20

Article 3

Droit à l’intégrité de la personne

1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale.

2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés :

a) le consentement libre et éclairé de la personne concernée, selon les modalités définies par la loi ;

b) l‘interdiction des pratiques eugéniques, notamment celles qui ont pour but la sélection des personnes ;

c) l’interdiction de faire du corps humain et de ses parties, en tant que tels, une source de profit ;

d) l’interdiction du clonage reproductif des êtres humains.

Article 11

Liberté d’expression et d’information

1. Toute personne a droit à la liberté d’EXPRESSION. Ce droit comprend la liberté d’opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu’il puisse y avoir ingérence d’autorités publiques et sans considération de frontières.

2. La liberté des MÉDIAS et leur pluralisme sont respectés.

Article 13

Liberté des arts et des sciences

Les arts et la RECHERCHE SCIENTIFIQUE sont LIBRES. La liberté académique est respectée.

Article 21

Non-discrimination

1. Est interdite toute discrimination fondée notamment sur le sexe, la race, la couleur, les origines ethniques ou sociales, les caractéristiques génétiques, la langue, la religion ou les CONVICTIONS, les OPINIONS POLITIQUES ou toute autre OPINION, l’appartenance à une minorité nationale, la fortune, la naissance, un handicap, l’âge ou l’orientation sexuelle.

Article 25

Droits des personnes âgées

L’Union reconnaît et respecte le droit des personnes âgées à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle.

(politique covid macron : enfermement, isolement social, refus de soins, etc., et RIVOTRIL)

Article 44

Droit de pétition

Tout citoyen de l’Union ainsi que toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de pétition devant le Parlement européen.

Article 54

Interdiction de l’abus de droit

Aucune des dispositions de la présente Charte ne doit être interprétée comme impliquant un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans la présente Charte ou à des limitations plus amples des droits et libertés que celles qui sont prévues par la présente Charte.

ALORS, est-ce que ARTICLE 4 respecte la Constitution Européenne ?

fer de lance de Macron et des Députés ?

Prévenir ou alerter de ne pas se faire injecter par la technologie des Labos prônée par l’OMS, les Agences de santé et le gouvernement « en l’état des connaissances médicales » fera de vous un dangereux sectaire à la dérive passible de 30 000 euros d’amende minimum et de minimum 1 an de prison.

Pendant ce temps la Vérité sur les effets secondaires graves et les décès explose de tous les côtés à l’étranger comme en France :

https://www.cnews.fr/sante/2024-02-21/le-vaccin-contre-le-covid-19-serait-lorigine-de-serieux-problemes-de-sante-selon

FRANCE ANSM 2022 :

Cliquer pour accéder à 20220303-vaccins-covid-19-fiche-de-synthese.pdf

Est-ce que l’ANSM aussi sera passible de lourdes amendes et emprisonnements à la prochaine vague de » vaccinations » virus X ou Y par Pfizer et Moderna ?

Pfizer et la FDA savaient AVANT le lancement des vaxins Covid aux USA et dans le monde que les effets secondaires allaient être dramatiques et nombreux :

« This slide was accidentally included in an FDA presentation BEFORE emergency use authorisation (EUA) was granted for the Pfizer and Moderna poisons. »

OCTOBRE 2020

FDA list of COVID Vaccine Adverse Events

En France, suite au passage de l’Article 4, selon l’AMDDDM, sous couvert d’une lutte contre les dérives sectaires, c’est tout le principe même de l’indépendance professionnelle des médecins qui est menacé. Ce projet de Loi s’il aboutit va en intimider plus d’un et même des experts et des professionnels de bonne foi devront marcher sur des œufs.

les « lanceurs d’alerte » soi-disant protégés par article 4 ?

FAUX !

On n’arrête pas la Vérité, que les censeurs et les sectaires de tous les Gvts de tous les médias complices de ces crimes contre l’Humanité se le disent.

Il est clair que cette « loi » passe fort à propos en France sous le règne du Young Leader Emmanuel Macron, alors que le WEF a dit en janvier 2024 que la « lutte contre la Désinformation » était l’agenda numéro UN à mener en 2024. Globalement.

Et que la prochaine « pandémie » prophétisée et en fait programmée par Bill Gates et le WEF est dans les cartons :

https://catastrophiccontagion.centerforhealthsecurity.org
https://www.weforum.org/agenda/2023/07/diseasex-pandemic-preparedness-cepi
https://intelligence.weforum.org/topics/a1Gb00000038pGiEAI?tab=publications

Avec le « Traite des pandémies 2024 » totalitaire de l’OMS comme atout majeur. (pas encore signé, mais combien d’états résisteront ???)

« A joint plenary session of the INB and the Working Group on Amendments to the International Health Regulations (WGIHR) was held on the afternoon of 21 July and morning of 24 July 2023.

The World Health Assembly mandated the INB to submit its final outcome to the Seventy-seventh World Health Assembly in May 2024. »

[« Une session plénière conjointe de l’INB et du Groupe de travail sur les amendements au Règlement sanitaire international (WGIHR) s’est tenue l’après-midi du 21 juillet et la matinée du 24 juillet 2023.

L’Assemblée mondiale de la santé a chargé l’INB de soumettre son résultat final à la soixante-dix-septième Assemblée mondiale de la santé en mai 2024. »]

https://www.who.int/news-room/questions-and-answers/item/pandemic-prevention–preparedness-and-response-accord

Pendant ce temps Pfizer pense que « Rien ne pourra le stopper », pas même les lois.

https://karenkingston.substack.com/p/israeli-film-director-shows-dark?utm_source=profile&utm_medium=reader2

La Morgue de la Synagogue de Satan est sans limites. Ils se croient tous puissants avec le WEF et ses petits Young Leaders disséminés dans tous les Gvts et leur agenda à la fois génocidaire et transhumaniste.

C’est sans compter sur l’Humanité en plein réveil, sur L’Esprit humain, qui vient de Dieu, sur le Libre Arbitre que Harrari ne pourra supprimer et sur L’Âme qu’aucun transhumaniste ne pourra enchaîner et dissoudre par la biotechnologie, l’AI ou la Biologie synthétique.

Qu’ils se le disent !

Theara Truth News FRANCE

16 février 2024




Négligence

[Source : reaction19.fr]

Dans cet Article :

  1. Synthèse de Reaction19 de l’appel du Collectif Parents & Citoyens France
  2. Réaction de Reaction19
  3. Appel du Collectif Parents & Citoyens France
  4. Flyer 11 Vaccins
  5. Lettre Ouverte 11 Vaccins
  6. PDF (Lettre Ouverte)
  7. Destinataires
  8. Méthode

1. Synthèse de Reaction19 de l’appel du Collectif Parents & Citoyens France

Le collectif Parents & Citoyens France exprime ses préoccupations concernant l’obligation vaccinale élargie à 11 vaccins pour les enfants de moins de deux ans, introduite en France le 1er janvier 2018 par Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé. Cette mesure, initialement présentée comme temporaire, est toujours en vigueur et inclut une liste de maladies pour lesquelles la vaccination est obligatoire avant l’accès aux collectivités d’enfants. Le collectif questionne les risques associés à ces maladies, les effets potentiels de l’administration combinée de ces vaccins et leur classification récente comme “substances vénéneuses” par l’ANSM, à l’exception des vaccins contre la grippe et la COVID-19.

Le collectif soulève également des inquiétudes sur les effets indésirables graves rapportés suite à l’élargissement des obligations vaccinales, citant le troisième bilan annuel de novembre 2022 qui fait état de 201 notifications d’effets indésirables, dont 35 % considérés comme graves. Il questionne l’éthique de rendre obligatoire la vaccination au vu de ces risques, en référence à la loi du 4 mars 2002 qui stipule que le consentement doit être libre et éclairé, et appelle à une évaluation des bénéfices et risques en concertation avec les parents et médecins.

Le collectif exprime également sa préoccupation quant à l’avenir de la technologie ARNm dans la production de vaccins obligatoires, soulignant le manque de données sur les effets à moyen et long terme de cette technologie et demandant un moratoire en attendant une expertise approfondie.

En conclusion, Parents & Citoyens France demande le retrait de l’obligation vaccinale, plaidant pour le droit des parents à choisir et exprimant une inquiétude profonde quant à un potentiel scandale sanitaire. Le collectif sollicite des réponses et des actions immédiates pour adresser ces préoccupations.

2. Réaction de Reaction19

Au cœur de Reaction19 réside un engagement profond pour la défense des droits et des libertés fondamentales. C’est avec une sincère compassion et un sentiment de responsabilité partagée que nous relayons aujourd’hui l’appel émouvant du collectif Parents & Citoyens France. Face à l’inquiétude grandissante des familles concernant la politique vaccinale et ses répercussions sur les plus jeunes parmi nous, notre mission n’a jamais semblé aussi cruciale. Dans les jours à venir, nous allons mobiliser notre équipe dévouée de bénévoles pour explorer toutes les avenues possibles afin d’apporter notre soutien et de renforcer notre action. Ensemble, guidés par un esprit de solidarité et une volonté inébranlable de veiller sur le bien-être de chaque enfant, nous chercherons des solutions pour faire entendre ces voix et répondre à cet appel avec toute l’attention et le soutien qu’il mérite.

3. Appel du Collectif Parents & Citoyens France

– Deuxième envoi synchrone pour réception ce lundi 26 février !

Pour donner à tous du baume au cœur sachez que des réactions positives sont parvenues : 2 mercis (l’une d’une sage-femme, l’autre d’un service hospitalier). Nos multiples graines finissent donc par germer ! Ne nous arrêtons plus, profitons de cet encouragement pour propager le mouvement !

– Les indications habituelles sont en PJ (dénommé Méthode)

Pour ce deuxième envoi, tous les destinataires sont considérés comme principaux (donc en À).Suivez si possible le classement donné dans le fichier en PJ (dénommé Destinataires 2)

– Le Flyer « LES 11 VACCINS INFANTILES EN QUESTIONS », ci-joint, n’est pas à envoyer avec la Lettre Ouverte, mais à distribuer selon vos habitudes et à mettre sur vos réseaux.

– La Pétition de La Ligue pour la Liberté Vaccinale LPNLV est complémentaire de notre Lettre Ouverte, n’hésitez à la faire signer par vos amis et vos contacts.

Abrogation des obligations vaccinales – Abrogation des obligations vaccinales – Plateforme des https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-1994?locale=fr

– Zoom : mardi 27 février à 20h30, pour faire le point sur l’action et répondre à vos questions , le lien vous sera communiqué mardi matin si vous êtes intéressé. parents.citoyens.france@gmail.com

– N’oubliez pas de nous signaler les retours de courriers, vos questions et votre demande de participation au zoom.

On ne lâche rien !
Martine pour le Collectif Parents & Citoyens France

Ps :
– Pour ceux qui nous rejoignent en cours de route, n’hésitez pas à nous demander les destinataires précédents.
N’oubliez pas lors du transfert de la Lettre Ouverte d’éliminer ce prologue et les PJ inutiles et de modifier l’ Objet de la Lettre !

FIN DU PROLOGUE

4. Flyer 11 Vaccins

5. LETTRE OUVERTE aux citoyens, aux élus et aux services de santé

  • à la Directrice Générale de l’ANSM, Docteur Christelle RATIGNIER-CARBONNEIL,
  • aux Directeurs des centres de pharmacovigilance,
  • à la Direction de la HAS, Professeur Lionel COLLET,
  • à la Direction de la Société Française de Pédiatrie, Professeur Agnès LINGLART,
  • au Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, Docteur François ARNAULT,
  • à la Direction du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens, Madame Carine WOLF-THAL,
  • à la Direction du Conseil de l’Ordre des Infirmiers, Monsieur Patrick CHAMBOREDON,
  • à la Direction du Conseil de l’Ordre des Sage-Femmes, Madame Isabelle DERRENDINGER ,
  • à la Direction de l’ARS, Monsieur Grégory EMERY,
  • à la Direction de l’ONIAM, Monsieur Sébastien LELOUP,
  • à Mesdames et Messieurs les ministres,
  • à tous les élus, députés européens, sénateurs, députés, conseillers généraux et départementaux et maires de France

Madame, Monsieur,

Le 1er janvier 2018(([1] https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000036543886)), Agnès Buzyn, alors ministre des Solidarités et de la Santé rendait obligatoire 11 vaccins pour les enfants de moins de deux ans nés à partir du 1er janvier 2018, contre 3 précédemment – diphtérie, tétanos, poliomyélite –. Ces vaccins concernent les maladies suivantes : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, hépatite B, méningocoque C, pneumocoque, Haemophilus influenza B, rougeole, oreillons, rubéole (un douzième obligatoire en Guyane, la fièvre jaune).

Cette obligation est nécessaire pour tout accès aux collectivités d’enfants. Présentée comme temporaire à l’époque, elle est toujours en application à l’heure actuelle.

Quels sont les risques aujourd’hui en France de contracter ces maladies et d’en être affecté durablement ?

Qu’en est-il de l’effet cocktail de ces multiples vaccins ? Ont-ils été testés ensemble ?

Par décision du 7 septembre 2023, publiée le 13 septembre 2023, l’ANSM classait la quasi-totalité des vaccins, sur la liste des « substances vénéneuses »(([2] https://ansm.sante.fr/actualites/decision-du-07-09-2023-portant-inscription-sur-la-liste-i-des-substances-veneneuses-definie-a-larticle-l-5132-6-du-code-de-la-sante-publique)) définie à l’article L.5132-6 du Code de la Santé Publique, à l’exception de ceux pour la grippe et le Covid 19.

Qu’entendez-vous par « substances vénéneuses », hormis la nécessité d’une réglementation des modalités de prescriptions, distributions et contrôles d’une substance, et du dispositif juridique associé ? Quels en sont la dimension médicale et l’impact scientifique ?

La définition générique du terme « vénéneux » désigne « une substance qui contient un poison, qui peut empoisonner ».

Ces injections peuvent-elles présenter directement ou indirectement un danger pour la santé de nos enfants et entraîner des effets indésirables nécessitant une surveillance médicale ?

Depuis le dernier trimestre 2019, des évaluations(([3] https://sante.gouv.fr/prevention-en-sante/preserver-sa-sante/vaccination/vaccins-obligatoires/bilans-annuels-extension-obligations-vaccinales-du-nourrisson)) de l’impact de l’élargissement des obligations vaccinales sont réalisées par le Gouvernement et publiées.

Le 3e bilan annuel (novembre 2022) fait état de 201 notifications d’événements et d’effets indésirables pour l’année 2020. Environ 35 % sont considérés comme graves, « effet indésirable létal, ou susceptible de mettre la vie en danger, ou entraînant une invalidité ou une incapacité importante ou durable, provoquant ou prolongeant une hospitalisation ». Parmi ceux-ci, la thrombopénie, l’apnée, la désaturation, les convulsions, l’encéphalopathie aiguë, la maladie de Kawasaki et le décès.

L’obligation de recevoir ces vaccins pose donc un problème éthique important : comment justifier une obligation d’État au vu des risques d’effets indésirables cités plus haut, des connaissances de la médecine, et des traitements disponibles aujourd’hui pour des maladies devenues rares et/ou bénignes dans la plupart des cas ?

Tel qu’indique la loi 2002-303 du 4 mars 2002, le consentement doit être libre et éclairé : l’évaluation entre les bénéfices de la protection et les risques des injections doit être menée en concertation avec les parents et les médecins. Elle s’appuie sur les informations scientifiques disponibles et réactualisées, et la réalité du terrain.

Est-il cohérent de rendre obligatoire un produit soumis à prescription ?

Par ailleurs le lobby du médicament a exprimé de façon réitérée sa volonté de développer les vaccins à ARNm. Des sites de production sont installés dans le monde entier, prêts à être utilisés.

Quelle garantie avons-nous que les vaccins obligatoires ne seront pas produits avec cette nouvelle technologie dont nous ignorons encore les effets à moyen et long terme, et dont les effets à court terme ne lassent pas d’être inquiétants ?

N’étant pas dans l’urgence comme pour la vaccination Anti-Covid, les protocoles d’essais cliniques et d’autorisation de mise sur le marché seront-ils respectés de bout en bout ?

Ne faut-il pas plus de dix années, voire davantage pour développer un vaccin, a fortiori s’ils concernent les jeunes enfants ?

Nous demandons la mise en place immédiate d’un moratoire sur ces produits ARNm, en attendant une véritable expertise de cette nouvelle technologie.

Nous sommes préoccupés et très inquiets. Nos nourrissons ont actuellement l’obligation d’être vaccinés de manière irréversible avec de multiples injections, de manière rapprochée avant leurs 2 ans. Ces injections n’étant pas sans risque, la plupart des maladies ciblées ayant un caractère exceptionnel : nous vous demandons le retrait pur et simple de l’obligation vaccinale pour que les parents retrouvent la liberté de choix, comme c’est le cas dans de nombreux pays européens.

Ne soyons ni passifs, ni acteurs face à un nouveau scandale sanitaire. Vu la gravité du sujet qui concerne tous nos enfants, nous vous remercions de répondre, dans les meilleurs délais, à nos questions et nos demandes.

Le collectif Parents & Citoyens France

parents.citoyens.france@gmail.com

Cosignataires :

  • ▪ AIMSIB ▪ Alliance Citoyens Libres (ACL) ▪ Alliances Citoyennes 79
  • ▪ Antenne RÉINFO 01/Pays De Gex
  • ▪ Association Blouses Blanches pour les Libertés Fondamentales ▪ Association Contre Attack
  • ▪ Association NEC MERGITUR 17 ▪ Association Profession Gendarme
  • ▪ Association Réaction Pyrénées ▪ Association Solidarité Objectif Santé
  • ▪ Association SOS Libertés ▪ Basic 37 ▪ BOL D’AIR ▪ Citoyens Libres des Pyrénées
  • ▪ Collectif Chalonnais Libertés & Vérités
  • ▪ Collectif des Syndicats et Associations Professionnels Européens (CSAPE) ▪ Collectif Liberté 07
  • ▪ Collectif Pays de Loire ▪ Collectif Santé 44 ▪ Collectif Santé Mauges ▪ Combien à être Humains ?
  • ▪ Comité de soutien aux Parents en Presqu’île de Crozon ▪ Corse Humanis ▪ Corse Unis
  • ▪ Dr Alexandra Henrion Caude, généticienne, ancienne directrice de recherche à l’Inserm
  • ▪ Dr Gérard Delépine chirurgien, oncologue & statisticien
  • ▪ Dr Hélène Banoun pharmacien biologiste & ex chercheur à l’Inserm
  • ▪ Dr Martine Gardenal, médecin homéopathe, médecin du sport et médecin olympique
  • ▪ Dr Nicole Delépine pédiatre et oncologue ▪ Dr Laurence Kayser gynécologue
  • ▪ Dr Philippe De Chazournes médecin omnipraticien
  • ▪ Enfance et Libertés Yvelines ▪ l’Ordre Universel des Praticiens de Santé (OUPS)
  • ▪ l’UNION fait la FORCE 88 (UFLF88) ▪ Les Artisans de la Vie ▪ Les Citoyens Libres du 67
  • ▪ Les Désenfantés ▪ Les Masques Blancs de Nantes ▪ LIBERTAD ▪ Liberté 78
  • ▪ Liberté Comminges ▪ Libre Choix Loire et Sillon ▪ Les Z’Eclaire-Heures Perpignan
  • ▪ Ligue pour la Liberté Vaccinale (LPNLV)
  • ▪ Mme Françoise Bloch socio-anthropologue ▪ NOPASS 24 ▪ Où est mon Cycle ?
  • ▪ Police pour la Vérité ▪ Pour la Liberté de Choix 01 ▪ Réinfo Bourg 01 ▪ Reinfo Citoyens 91
  • ▪ Reinfo les Collectifs ▪ Reinfo Paris ▪ REVAV ▪ Réseau “Ne touchez pas à nos enfants”
  • ▪ Réveil Citoyens et Réinfo 49 ▪ Sages-Femmes Clés ▪ Soutien au Personnel Suspendu (SPS)
  • ▪ Sport Sur Ordonnance Carcassonne ▪ Tribune Libre
  • ▪ Union Nationale d’Initiative Citoyenne du Bas-Rhin (UNIC 67) ▪ Viac 19 ▪ Voix de Sages-Femmes ▪ les CITOYENS ÉCLAIRÉS

6. PDF (Lettre Ouverte)

7. Destinataires

8. Méthode




Quelle France, quel système de valeurs, quels peuples demain?

[Source : ALEXANDRE JUVING-BRUNET]




« Le patriarcat n’existe pas »

[Source : breizh-info.com]

Par Audrey D’Aguanno

Dans le combat culturel que nous menons, les mots revêtent une importance primordiale. En les vidant de leur sens, on manipule, on abêtit. En évitant de les dire, on efface, on oublie. En les suremployant, on grossit ou on crée au contraire des réalités qui n’en sont pas.

Un d’entre eux — le patriarcat — est tout à fait emblématique de cela. C’est LE mot à la mode. En se déclarant « contre » on passe automatiquement dans le camp du bien, celui des gens cools, celui de l’avant-garde autoproclamée qui « fait bouger les lignes » (sic). Or, il n’est qu’une vaste fumisterie.

Anne Trewby, présidente des Antigones et co-auteur de « Femmes, réveillez-vous… »(([1] Femmes, réveillez-vous !, Anne Trewby et Iseul Turan, La Nouvelle Librairie, 2023. L’ouvrage a été présenté lors d’une émission radiophonique ici.)), nous explique magistralement pourquoi.

Breizh-info.com : « Le patriarcat contre les femmes », « le patriarcat contre la planète », « le patriarcat tue tous les jours ». Pour certains, ce patriarcat, serait un insidieux système de domination masculine, l’usurpation du pouvoir succédant à l’âge d’or pacifique et fantasmé du matriarcat. Il expliquerait autant les violences faites aux femmes, que l’écart salarial ou la charge mentale que subiraient ces dernières. Pour d’autres, il serait « la loi à visage humain », l’organisation d’une société résultant de la naturelle différenciation des sexes, et les règles qui en découlent viseraient plus à protéger les femmes qu’à les oppresser. D’autres encore réfutent son existence. En nous limitant à la sphère de la civilisation européenne, le patriarcat, qu’est-ce que c’est ?

Anne Trewby : Le « patriarcat » est une création moderne aussi idéologue que les écoles de pensée dont il émane. Nous l’avions brièvement évoqué dans notre récent essai Femmes, réveillez-vous comme un concept clef de la mythologie qui unifie les différents mouvements féministes. Il est plus que cela. Antérieur au féminisme, il relève de dynamiques et d’erreurs intellectuelles bien plus profondes, et notamment d’une mythologie scientiste qui prend ses racines au XIXe siècle.

Le mot vient de la notion de « patriarche » et son usage fut longtemps limité à la description de l’organisation familiale hébraïque. Il est repris au XIXe siècle par les premiers sociologues et anthropologues pour désigner ce qu’ils pensent être des formes d’organisation sociales et juridiques fondées sur la détention de l’autorité par les hommes. Or, la pensée de ces sciences émergentes est déjà biaisée par la croyance selon laquelle la famille est une création sociale historique et non, comme l’affirme la philosophie classique, une réalité naturelle. L’erreur est fondamentale : le mot de « patriarcat » relève d’une réécriture matérialiste et évolutionniste de l’histoire.

Le terme sera rapidement repris et popularisé par les mouvements féministes de deuxième vague, qui cherchent à promouvoir la contraception et l’avortement et remettent en question l’autorité du père de famille. Ces militantes largement nourries par le mouvement marxiste d’une part, et par l’école structuraliste d’autre part reprennent la notion de « patriarcat » à leur compte. La figure du « mauvais père », les violences familiales, ne sont plus des exceptions scandaleuses à la règle d’un père considéré comme chef et protecteur de la famille, mais la norme : tous les hommes sont regroupés dans un même groupe, une même superstructure, le « patriarcat », qui serait par nature violent et dominateur envers les femmes.

Selon les auteurs, le patriarcat s’opposera soit à un matriarcat primitif et violent, soit à l’inverse à monde idéal dans lequel le matriarcat viendrait rétablir l’harmonie rompue par la domination masculine. Cette fracture entre un monde conçu comme partagé entre deux essences, l’une féminine, l’une masculine, était déjà présente chez les sociologues et les anthropologues. On la retrouve aujourd’hui dans l’opposition entre un féminisme qui continue d’alimenter la guerre des sexes et de criminaliser tous les hommes, et un masculinisme qui se plaint d’un monde « féminisé ». Le commun de ces deux dynamiques, c’est tout simplement le refus de la complémentarité pourtant indispensables à une juste compréhension des rapports humains et donc des sociétés humaines. Le féminin et le masculin ne peuvent être pensés l’un sans l’autre. Réécrire l’histoire de l’Europe à la lumière d’une telle polarisation, c’est nier à l’un ou l’autre sexe la légitimité de son existence.

Breizh-info.com : Certaines féministes ont déjà commencé à abandonner le terme de patriarcat, pendant que d’autres, au contraire, s’en servent pour contrer leur message. Qu’est-ce que cela vous évoque ?

Anne Trewby : L’usage contemporain de la notion de patriarcat n’est pas moins inquiétant. Après avoir utilisé le concept pour nourrir la croyance selon laquelle il existerait des évolutions aux sociétés humaines, puis pour alimenter dans l’un ou l’autre sens une guerre des sexes dont la stérilité n’est plus à prouver, le néo-féminisme universaliste, notamment en France, rejette la notion avec celle de matriarcat comme étant deux logiques de toute façon erronées car issues d’organisations humaines spontanées. Il lui préférera une forme d’ingénierie sociale égalitariste et utopiste. En somme, la tendance pourrait se résumer à cette idée : sortons et du matriarcat originel, et du patriarcat oppressif, pour devenir ensemble demain des êtres humains asexués et interchangeables, de parfaits transhumains. C’est d’ailleurs une tendance que nous analysons en profondeur dans le deuxième chapitre de notre essai.

En réaction à cette utopie prométhéenne et dangereuse, d’aucuns ressortent aujourd’hui le terme de derrière les fagots pour en faire un étendard pour défendre l’idée qu’il existe une nature, un ordre à respecter. On pourra ici penser à la déclaration médiatique d’un Patrick Buisson à la sortie de son ouvrage Décadanse selon laquelle « le patriarcat protégeait les femmes ». La reprise du terme est compréhensible, elle relève de la même dynamique que l’anti-féminisme, mais malheureusement elle est tout aussi inopérante dans la mesure où elle signe la mort de la famille et la mort du politique en nous empêchant de penser un monde commun fondé sur une juste complémentarité des sexes.

Cette complémentarité des sexes est pourtant un des fondements de notre civilisation européenne, qui est sans doute celle qui en a donné les plus fructueux et les plus riches incarnations au travers de son histoire. Elle n’a rien à voir avec un quelconque patriarcat mais plutôt avec une collaboration des sexes pensée dans l’équilibre et la réciprocité.

Parce que le terme existe, il faudrait se positionner à son égard ? Le juger « bon » ou « méchant » ? Ce serait déjà tomber dans la logique de l’adversaire et admettre la justesse du terme. Le patriarcat n’existe pas, alors laissons de côté un mot qui charrie avec lui tant d’erreurs pour lui préférer un vocabulaire juste, précis et plus à même de nous offrir des voies de réflexion fécondes quant à la place de chaque sexe dans la société que nous voulons pour demain.

Breizh-info.com : 94 femmes ont été tuées en France en 2023 en raison de leur genre, nous-dit-on. Le patriarcat serait cette force invisible qui pousse des hommes à tuer leur compagne, leur ex, ou la femme qu’ils désirent. Que vous évoque ce terme de « féminicide » ?

Anne Trewby : Le terme de « féminicide » est le révélateur des mêmes impasses. C’est l’essentialisation de problèmes de fond pourtant bien réels. Il existe bien des violences spécifiques commises à l’égard des femmes mais elles ne peuvent toutes être mises dans le même sac : des violences conjugales en France ne répondent pas aux mêmes dynamiques que l’avortement sélectif des filles en Chine.

L’homme qui bat puis tue sa femme ne la tue pas parce qu’elle est une femme mais bien parce qu’elle est sa conjointe à lui, la personne avec laquelle il vit. Il ne cherche pas en la tuant à poser un acte politique en faveur du patriarcat ; il commet tout simplement un meurtre, d’autant plus grave que la relation qui les unissait supposait confiance, solidarité et responsabilité mutuelles.

Considérer chaque violence conjugale comme un « féminicide », donc comme une atteinte des hommes en général aux femmes en général, c’est partir du principe que le problème des femmes ce sont les hommes, notamment parce que le problème des hommes, ce sont les femmes. A moins de devenir rapidement une licorne ou un hélicoptère de combat (options bientôt disponibles à l’état civil, nous n’en doutons pas), il n’y a clairement aucune issue au problème.

Qualifions les violences faites aux femmes pour ce qu’elles sont, des agressions, des violences conjugales, des viols, du harcèlement, et osons analyser le détail de chacune de ces dynamiques dans leur réalité pour y trouver des solutions. Ce sont, pour ceux qui relèvent de la Justice notamment, des actes hautement répréhensibles non seulement parce qu’il s’agit de blesser ou tuer une personne humaine, mais également parce qu’elle met en cause la confiance que devraient pouvoir avoir les membres d’une société les uns dans les autres, et le respect et la solidarité que chacun devrait pouvoir attendre de ses concitoyens quel que soit son sexe. Pire encore dans le cas des violences conjugales, ce sont des actes qui viennent rompre un engagement public, un serment, et en cela nuire à l’institution du mariage elle-même. C’est pour toutes ces raisons que ces actes devraient être violemment condamnés et pas à cause d’une soi-disant intention du coupable de nuire à toutes les femmes, ce qui relève au contraire d’une subjectivité du droit inacceptable.

L’analyse de ces actes devrait en somme privilégier comme grille de lecture l’unité d’un corps national compris comme fondé sur la cellule de base qu’est la famille (et donc le couple) face aux dangers qui le menacent et non la solidarité de l’internationale des femmes face au patriarcat oppresseur. Sortons de ces dynamiques délétères pour renouer avec une juste complémentarité des sexes au sein de sociétés comprises dans leur diversité géographique, historique et politique.

Propos recueillis par Audrey D’Aguanno

Crédit photo : Flickr

[cc] Breizh-info.com, 2024, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine




La dévastation du monde par « les derniers des hommes »

[Source : ÉLUCID]

Johann CHAPOUTOT est historien et professeur d’histoire contemporaine à la Sorbonne. Spécialiste de l’Allemagne et de la modernité occidentale, il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages dont « La loi du sang » (2014), « Libres d’obéir » (2020) ou encore « Le grand récit » (2021). Dans cette interview réalisée par Olivier Berruyer pour Élucid, Johann Chapoutot met en lumière les dynamiques profondes qui ont permis au nazisme de prendre racine, et qui n’ont hélas pas entièrement disparu. Il y a une continuité historique, des mécanismes structurels, qui aujourd’hui se réalisent à travers le néolibéralisme et ses incarnations politiques comme le macronisme. L’Histoire n’est pas finie, et pour l’anticiper au mieux, nous devons apprendre à lire la réalité sous les récits.




Rencontres, mises en relation et projets pour préparer un monde meilleur : c’est possible !

[Source : ALEXANDRE JUVING-BRUNET]

www.cagnotte-resistance-agricole-2024.com




Pour en finir avec la Terre plate — Et s’instruire un peu

[Livre]

https://www.babelio.com/livres/Langlet-Pour-en-finir-avec-la-Terre-plate-Et-sintruire-u/939894

Par André Langlet

Depuis quelques années, un des acquis fondamentaux de la science commence à être remis en question : la forme de la Terre et sa place dans l’Univers. Elle serait comme l’imaginaient comme les anciens mythes : plate et recouverte d’un dôme tenant lieu de ciel.

Comment est-ce possible en 2017 ? Il semble bien que le fanatisme religieux soit responsable. Ce mouvement de pensée vient des USA, où des fondamentalistes tiennent à imposer une vision du monde strictement conforme à la Bible. Presque tous les acquis de la science sont niés. N’y échappe que ce qui est utile à ces gens, notamment à leur propagande sur Internet. Celle-ci se fait avec l’appui du complotisme, selon lequel nous vivons dans un mensonge généralisé. Les gouvernements font tout pour nous cacher que la Terre est plate. Les agences spatiales n’ont lancé aucun satellite et n’ont envoyé personne sur la Lune, ce qui rejoint une vieille thèse complotiste.

Les nombreux arguments avancés sont capables de convaincre des personnes crédules et très peu informées. C’est l’astronomie qui a appris à l’Humanité quelle était la forme de la Terre. Or si les découvertes les plus récentes sont rapportées par les médias, les bases de cette discipline restent mal connues. Ce livre donne les informations qui permettent de réfuter la théorie de la Terre plate en insistant sur le rôle des mathématiques, indispensables en astronomie. Il permet de saisir pleinement le caractère pseudo-scientifique des arguments des « platistes ». C’est le même type d’argument que les créationnistes utilisent, toujours en se basant sur la Bible, mais il est plus difficile de trouver les failles de leur raisonnement et ils n’ont pas besoin de s’appuyer sur les théories du complot.

Extrait

Il y a peu de temps, j’ai découvert avec stupéfaction qu’une théorie commence à se répandre en France, selon laquelle la Terre n’est pas sphérique, mais plate. Comment est-ce possible en 2017, après tant de progrès scientifiques ? En ce moment, les théories dites complotistes ou conspirationnistes se répandent grâce au Web, en particulier aux réseaux sociaux. Un grand classique du genre, ce sont les attentats du 11 septembre 2001, qui auraient été perpétrés par les autorités américaines selon la plus radicale des versions. On nous explique qu’aucun avion ne s’est écrasé contre les tours du World Trade Center ni sur le Pentagone. Tout cela, pour je ne sais quelle raison, mais peu importe… L’essentiel est de comprendre que les gouvernements nous mentent. Loin de moi l’idée que cela ne se produit jamais. Nous savons tous que Georges W. Bush a commandé l’invasion de l’Irak sous le prétexte que le régime de Saddam Hussein détenait des armes de destruction massive. Armes qui n’ont jamais existé. On pourrait sûrement établir une liste très longue des mensonges d’État.

Mais faire croire aux peuples du monde entier que la Terre est sphérique, alors qu’en réalité, elle est plate ? Ça m’en bouche un coin. Les adeptes de cette théorie, que l’on qualifie le plus souvent de platistes, s’efforcent de l’imposer en nous faisant croire que c’est encore un complot. Ils surfent sur la vague du complotisme. En réalité, leur théorie a commencé à se répandre aux USA avec la fondation de la Flat Earth Society, c’est-à-dire la Société de la Terre Plate, en 1956. Cette société a failli mourir en 2001 en même temps que son fondateur, mais elle a repris vie en 2009 avec la création d’un forum. Un Français très actif, dont personne ne connaît le vrai nom, a sous-titré un grand nombre de vidéos américaines pour les diffuser chez nous. Il a déclaré cesser son activité en fin 2016, estimant qu’il en avait assez fait et que la graine de la « vérité » était plantée. De fait, on assiste maintenant à un véritable matraquage sur le Web. Un fait notable est que cette personne se présente ouvertement comme chrétienne. D’après les informations dont je dispose, la Flath Earh Society est issue d’une secte évangélique, le Christian Flat Earth Ministry. Ses membres sont également des créationnistes : des personnes pensant que toutes les espèces d’animaux ont été créées telles quelles par Dieu et n’ont jamais évolué. Ce sont des gens qui abhorrent Darwin. Accessoirement, ils affirment que la Terre a été créée il y a 6 000 ans et que les dinosaures ont côtoyé les hommes. On ne doit pas les sous-estimer, car en ce moment, un créationniste est vice-président des USA. Le platisme apparaît alors, au moins au début, comme une forme extrême de rejet de la science au nom de la foi chrétienne. Ses adeptes ont une vision du monde strictement conforme à la Bible, y compris du point de vue cosmologique : la Terre est plate, immobile et au centre de l’Univers. Les étoiles sont des luminaires placés sur un dôme qui la recouvre. J’ai trouvé des musulmans qui se sont ralliés à cette idée. Mais il existe des platistes non-croyants, qui sont guidés par le conspirationnisme. Ils sont convaincus de vivre dans un mensonge permanent et cherchent la vérité en regardant des vidéos sur YouTube — les gens qui les mettent en ligne devant gagner une certaine quantité d’argent.

Faut-il craindre que cette idée puisse se répandre en France ? Honnêtement, je ne crois pas que le phénomène prendra une grande ampleur. Penser que la Terre est plate, qu’aucun satellite artificiel ne tourne autour d’elle et que l’Antarctique n’existe pas, ça va vraiment très loin. Néanmoins, j’ai pensé qu’il ne serait pas inutile d’écrire ce petit livre.

Je veux d’abord illustrer l’utilité des mathématiques. Les arguments des platistes sont en apparence bien structurés et ils n’hésitent pas à faire des raisonnements géométriques, mais si l’on regarde attentivement ce qu’ils affirment, on arrive à voir que leurs arguments ne tiennent pas. Le plus simple est l’absence de courbure visible de la Terre. Quand l’horizon est dégagé autour de nous et qu’il n’y a pas de relief, nous avons l’impression d’être sur un plan et non sur une sphère. Dans ce livre, je vais expliquer, chiffres à l’appui, pourquoi la courbure est trop faible pour être visible. J’utiliserai la trigonométrie et je vous conseille d’aller à l’annexe pour revoir la définition du sinus, du cosinus et de la tangente d’un angle. Les mathématiques sont l’arme ultime contre le platisme, mais il faut faire des démonstrations et des calculs corrects, ce qui demande un certain effort.

L’astronomie n’est pas réellement enseignée à l’école. S’il existe de nombreuses personnes qui s’y intéressent, achètent des télescopes pour regarder les astres et s’efforcent de s’informer d’une manière ou d’une autre, on ne peut pas dire que les bases en soient connues de tout le monde. Il paraît qu’en Europe, une personne sur trois ne sait pas que la Terre tourne autour du Soleil.

Le paradoxe est que tout le monde a entendu parler des trous noirs, une des grandes réussites de la vulgarisation scientifique avec les dinosaures, ainsi que des missions de la NASA, alors que les bases de l’astronomie restent très mal connues. Mais c’est ainsi : les médias parlent des découvertes les plus spectaculaires, et les romanciers et les cinéastes s’en emparent, tandis que les connaissances basiques, parfois rébarbatives ou difficiles à comprendre, restent dans l’ombre. Le résultat est que notre conception de l’Univers est bâtie sur du sable.

Pour prouver que la Terre est sphérique, on pense avant tout aux photos prises depuis l’espace. Mais la voie la plus facile n’est pas forcément la meilleure. Je vais montrer comment des hommes ont eu cette idée, il y a plus de deux millénaires. C’étaient des Grecs. Ils ont effectué des observations que tout le monde peut faire et il serait bien surprenant que l’on ne puisse pas en tirer les mêmes conclusions que dans l’Antiquité. Je montrerai ensuite comment Copernic, Kepler et Newton ont prouvé que la Terre et les autres planètes tournent autour du Soleil. Cela donne une petite idée de ce qu’est une démarche scientifique avec la précision et la rigueur requises. Ces hommes ont jeté les bases du raisonnement scientifique qui a conduit à tous les progrès que nous constatons aujourd’hui. Il est important d’avoir connaissance de leur œuvre : cela devrait faire partie de la culture générale.

1. Le mouvement des étoiles

Imaginez que vous vous trouvez au milieu des champs par une nuit sans nuage. Il ne faut pas que les lumières d’une ville ou d’un village viennent masquer le faible éclat des étoiles. En France, malheureusement, c’est une condition quasiment impossible à remplir. Les lumières d’une agglomération forment toujours un halo autour d’elle. Si vous vous éloignez de votre ville pour y échapper, vous allez vous rapprocher d’une autre ville. Cette pollution lumineuse est bien regrettable, car c’est le ciel nocturne qui nous donne une idée de ce qu’est l’Univers. Je ne l’ai vu clairement qu’à une seule occasion jusqu’à présent : dans les steppes mongoles, à des centaines de kilomètres de tout lieu habité. Je peux vous dire que c’est une expérience marquante.

Il ne faut pas non plus que la Lune soit visible, car de même que la lumière des villes, elle masque l’éclat des étoiles.

Le ciel vous apparaît comme une sphère au centre de laquelle vous vous trouvez. Les étoiles y forment des figures qu’on peut relier en imagination par des traits et qu’on appelle des constellations. Je précise dès maintenant que les étoiles d’une même constellation ne se trouvent pas à égale distance de la Terre. Dire qu’elles sont réparties sur une sphère, c’est juste une impression. Certaines peuvent être loin de la Terre tandis que d’autres sont proches. Vous pouvez également contempler une sorte de fleuve de lumière, la Voie Lactée.


Par Joseph Stroberg

Pour ceux qui veulent faire l’économie de lire un livre entier, la simple observation illustrée suivante et la connaissance de la géométrie de base suffit à démonter l’idée d’une Terre plate.

Voici ce que l’on devrait avoir si la Terre était plate avec un observateur regardant le Soleil descendre sous l’horizon en soirée en France, en comparaison avec un autre observateur situé dans la région de Montréal au Québec :

L’observateur français, représenté par le X rouge (sous le centre de la figure), voit le Soleil en train de descendre sous l’horizon vers l’Ouest, à gauche de la carte. Et donc l’observateur de Montréal (représenté par le X pourpre) devrait voir le Soleil se coucher aussi approximativement vers l’Ouest, et donc être aussi en train de descendre sous l’horizon.

Or, ce qu’il voit au même moment est représenté sur la figure suivante avec le Soleil en position 2, encore haut dans le ciel, en direction approximative du Sud, puisque pour lui le moment correspondant de la journée n’est qu’environ midi (à une ou deux heures près selon la saison) :

Le point 1 est la position du Soleil pour l’observateur français en soirée locale. Le point 2 est la position qu’aurait le Soleil au même moment vers midi pour un observateur québécois si la Terre était plate. L’angle de la direction du Soleil par rapport au plan horizontal serait d’environ 40 degrés vers midi local au printemps, mais plus grand en été et plus faible en hiver. Cependant, quelle que soit la saison, il serait nettement différent du zéro degré représenté par l’angle du soleil couchant, descendant sous l’horizon. Le point 3 est en direction du sud de Montréal.

Il est bien évident que le Soleil ne pouvant pas se trouver simultanément en deux positions distinctes, la géométrie d’une Terre plate est totalement incompatible avec l’observation. Par contre, la géométrie d’un globe terrestre reste totalement compatible avec l’observation du Soleil quel que soit le lieu terrestre considéré et quel que soit le moment de la journée, ceci pour n’importe quelle saison. Les astronomes amateurs et professionnels peuvent prévoir et repérer précisément la position des astres et leurs heures de lever et de coucher, grâce au modèle sphérique conforme aux faits observés, alors qu’aucun modèle de Terre plate n’a pu faire l’équivalent.

Avec Internet et la téléphonie vidéo, il est maintenant facile pour deux observateurs vivant en deux lieux distants de vérifier cela par jour ensoleillé aux deux endroits.

[Voir aussi :
La « vérité révélée », la Terre est plate et j’en aurais la preuve ?]




Sur Israël, les prémonitions au vitriol de Raymond Aron

[Source : orientxxi.info]

[Illustration : Portrait daté du 17 juin 1983 du philosophe français Raymond Aron avant un débat à Draguignan.
Raph GATTI/AFP]

Il était plus facile il y a quelques décennies de critiquer en France la politique de Tel-Aviv qu’aujourd’hui. Les analyses de Raymond Aron, chroniqueur à L’Express et au Figaro, incisives et dénuées de tout sentimentalisme vis-à-vis de sa judaïté, tranchent avec le tropisme pro-israélien actuel des médias dominants.

Par Pierre Prier

Raymond Aron est à la mode. Le penseur libéral, l’universitaire doublé d’un éditorialiste influent par ses éditoriaux dans Le Figaro puis dans L’Express, des années 1950 à 1980, a été convoqué à l’occasion du quarantième anniversaire de sa disparition par des médias de droite à la recherche des références intellectuelles qui leur manquent dans la production actuelle : « un maître pour comprendre les défis d’aujourd’hui », « un horizon intellectuel », « un libéral atypique ».

Curieusement, les prises de position les plus incisives de son œuvre journalistique, à savoir celles consacrées à Israël et à la Palestine, sont absentes des injonctions à « relire Raymond Aron ». Elles n’en restent pas moins d’une actualité brûlante.

On comprend cette gêne si on les relit, effectivement. Certaines de ces idées, exprimées dans une presse de droite par un homme de droite d’origine juive, le feraient classer en 2024 comme « antisioniste » (voire pire) par des médias et des « philosophes » de plateaux télé qui se contentent de paraphraser le narratif Israélien.

C’est une véritable réflexion qui se déclenche le 27 novembre 1967, à la suite de la célèbre conférence de presse du général de Gaulle dénonçant, après la victoire éclair d’Israël et l’occupation des territoires palestiniens : « les Juifs (…) qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tout temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur ». Chaque mot de cette déclaration « aberrante » choque Raymond Aron. En accusant « les Juifs » éternels et non l’État d’Israël, de Gaulle réhabilite, écrit-il, un antisémitisme bien français : « Ce style, ces adjectifs, nous les connaissons tous, ils appartiennent à Drumont, à Maurras, non pas à Hitler et aux siens ».

INTERROGATIONS SUR LE CONCEPT DE « PEUPLE JUIF »

Mais Aron, en vrai philosophe, ne saurait s’arrêter là : « Et maintenant, puisqu’il faut discuter, discutons », écrit-il dans Le Figaro. Il se lance alors dans une étude sociohistorique, adossée à une auto-analyse inquiète qui n’a pas vieilli. Quel rapport entre ses origines et l’État d’Israël ? L’obligent-elles à un soutien inconditionnel ? Et d’ailleurs qu’est-ce qu’être juif ? Ces questions parfois sans réponse définitive, on les trouve dans un ouvrage qui rassemble ses articles du Figaro1 puis, plus tard, dans ses Mémoires2 publiées l’année de sa mort, en 1983, et enfin dans un livre paru récemment qui comporte, lui, tous ses éditoriaux de L’Express3. Les citations de cet article sont extraites de ces trois livres.

Et d’abord, qu’est-ce que ce « peuple » juif comme le dit le président de la République, commence par se demander Raymond Aron. Il n’existe pas comme l’entend le sens commun, répond-il, puisque « ceux qu’on appelle les Juifs ne sont pas biologiquement, pour la plupart, les descendants des tribus sémites » de la Bible. « Je ne pense pas que l’on puisse affirmer l’existence objective du “peuple juif” comme celle du peuple français. Le peuple juif existe par et pour ceux qui veulent qu’il soit, les uns pour des raisons métahistoriques, les autres pour des raisons politiques ». Sur un plan plus personnel, Aron se rapproche, sans y adhérer complètement, de la fameuse théorie de son camarade de l’École normale supérieure, Jean-Paul Sartre, qui estimait qu’on n’était juif que dans le regard des autres. L’identité n’est pas une chose en soi, estime-t-il, avec un brin de provocation :

Sociologue, je ne refuse évidemment pas les distinctions inscrites par des siècles d’histoire dans la conscience des hommes et des groupes. Je me sens moins éloigné d’un Français antisémite que d’un Juif marocain qui ne parle pas d’autre langue que l’arabe…

Mais c’est pour ajouter aussitôt : « Du jour où un souverain décrète que les Juifs dispersés forment un peuple “sûr de lui et dominateur”, je n’ai pas le choix ». Cette identité en creux ne l’oblige surtout pas à soutenir une politique. Aron dénonce « les tenants de l’Algérie française ou les nostalgiques de l’expédition de Suez qui poursuivent leur guerre contre les Arabes par Israël interposé ». Il se dit également gêné par les manifestations pro-israéliennes qui ont eu lieu en France en juin 1967 : « Je n’aimais ni les bandes de jeunes qui remontaient les Champs-Élysées en criant : “Israël vaincra”, ni les foules devant l’ambassade d’Israël ». Dans ses Mémoires, il va plus loin en réaffirmant son opposition à une double allégeance :

Les Juifs d’aujourd’hui ne sauraient éluder leur problème : se définir eux-mêmes Israéliens ou Français ; Juifs et Français, oui. Français et Israéliens, non — ce qui ne leur interdit pas, pour Israël, une dilection particulière.

Cette « dilection », il la ressent émotionnellement. Lui qui en 1948 considérait la création de l’État d’Israël comme un « épisode du retrait britannique » qui « n’avait pas éveillé en lui la moindre émotion », lui qui n’a « jamais été sioniste, d’abord et avant tout parce que je ne m’éprouve pas juif », se sentirait « blessé jusqu’au fond de l’âme » par la destruction d’Israël. Il confesse toutefois : « En ce sens, un Juif n’atteindra jamais à la parfaite objectivité quand il s’agit d’Israël ». Sur le fond, il continue de s’interroger. Son introspection ne le prive pas d’une critique sévère de la politique israélienne, puisqu’Aron ne se sent aucune affinité avec les gouvernements israéliens : « Je ne consens pas plus aujourd’hui qu’hier à soutenir inconditionnellement la politique de quelques hommes ».

LE REFUS D’UN SOUTIEN « INCONDITIONNEL »

Cette politique va jusqu’à le révulser. Il raconte comment il s’emporte, au cours d’un séminaire, contre un participant qui clame : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ». Le digne professeur explose : « Contre mon habitude, je fis de la morale avec passion, avec colère. Cette formule… un Juif devrait avoir honte de la prendre à son compte ». Mais en général, le philosophe-journaliste reste attaché à une analyse froide des réalités du moment. Raymond Aron n’oublie pas qu’Israël est aussi un pion dans la géopolitique de la guerre froide : « S’il existe un “camp impérialiste” [face à l’URSS], comment nier qu’Israël en fasse partie ? » Puis : « Dans le poker de la diplomatie mondiale, comment le nier ? Israël, bon gré mal gré, est une carte américaine ».

Il pousse loin le principe de la « déontologie » intellectuelle. S’il juge qu’en 1967, Israël a été obligé d’attaquer, il peut être bon, pour le bien de la paix régionale, qu’il perde quelques batailles : « Je jugeai normale l’attaque syro-égyptienne de 1973 », écrit-il, ajoutant même : « Je me réjouis des succès remportés par les Égyptiens au cours des premiers jours », car ils permettraient au président Anour El-Sadate de faire la paix.

Mais Aron reste tout de même sceptique devant l’accord de 1978 entre Menahem Begin et Sadate à Camp David, simple « procédure » qu’il « soutient sans illusion », car il lui manque le principal : elle ne tient pas compte du problème « des colonies implantées en Cisjordanie ». En 1967 (rejoignant, cette fois, les prémonitions du général de Gaulle, dans la même conférence), il décrit l’alternative à laquelle Israël fait face : « Ou bien évacuer les territoires conquis… ou bien devenir ce que leurs ennemis depuis des années les accusent d’être, les derniers colonisateurs, la dernière vague de l’impérialisme occidental ». L’impasse est totale, selon lui : « Les deux termes semblent presque également inacceptables » pour Tel-Aviv.

Ce pessimisme foncier s’exprime dans ses articles écrits pour L’Express dans les dernières années de sa vie. En 1982, il salue la portée « symbolique » et la « diplomatie précise » de François Mitterrand, qui demande devant le parlement israélien un État pour les Palestiniens, en échange de leur reconnaissance d’Israël. Tout en restant lucide : « Mitterrand ne convaincra pas Begin, Reagan non plus ». Selon lui, écrit-il toujours en 1982, Israël n’acceptera jamais de reconnaître l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) comme seul représentant des Palestiniens. Dix ans plus tard, les accords d’Oslo connaîtront finalement l’échec que l’on sait, et Israël facilitera la montée du Hamas, dans le but d’affaiblir l’OLP.

L’invasion du Liban par Israël en 1982, le départ de Yasser Arafat et de ses combattants protégés par l’armée française donnent encore l’occasion à Raymond Aron de jouer les prophètes : même si l’OLP devient « exclusivement civile (…), d’autres groupements reprendront l’arme du terrorisme (…). L’idée d’un État palestinien ne disparaîtra pas, quel que soit le sort de l’OLP ».

En septembre, il commente ainsi les massacres des camps palestiniens de Sabra et Chatila par les phalangistes libanais, protégés par l’armée israélienne :

Israël ne peut rejeter sa responsabilité dans les massacres de Palestiniens (…). Pendant les trente-trois heures de la tuerie, des officiers de Tsahal ne pouvaient ignorer ce qui se passait dans les camps.

Et les prédictions d’Aron, en décembre de la même année, résonnent singulièrement aujourd’hui. À l’époque, le terme d’apartheid est encore réservé à l’Afrique du Sud. Le philosophe évoque un autre mot et une autre époque :

D’ici à la fin du siècle, il y aura autant d’Arabes que de Juifs à l’intérieur des frontières militaires du pays. Les Juifs porteront les armes, non les Arabes. Les cités grecques connaissaient cette dualité des citoyens et des métèques. Faut-il croire au succès de la reconstitution d’une cité de ce type au XXe siècle ?

Oui, il faut relire Raymond Aron.


1 De Gaulle, Israël et les Juifs, Plon, 1968.

2 Mémoires, tome 2, Julliard, 1983.

3 De Giscard à Mitterrand, 1977-1983, Calmann-Lévy, 2023.




Rothschild : les maîtres de la finance mondiale

[Source : GÉOPOLITIQUE PROFONDE via lesmoutonsenrages.fr]

[Note de Joseph :
comme rappelé en début de la vidéo, Mayer Amschel Rothschild est né le 23 février 1744. Et pour ceux qui s’intéressent à la numérologie, son chemin de vie est 23/5 (23+2+1744=1769 ; 1+7+6+9 = 23).
Ce chemin de vie particulier s’appelle l’étoile royale du Lion :

~ Étoile Royale du Lion – Gardienne de la Terre ~ L’Étoile Royale du Lion est l’une des 4 Étoiles Royales de la Terre, également appelées les 4 Gardiennes du Ciel. L’Étoile Royale du Lion est l’étoile Régulus (qui signifie Petit Roi). Cette étoile est le cœur du Lion dans la constellation du Lion. L’étoile royale du Lion est le gardien du Nord et est associée à l’archange guérisseur Raphaël. On dit que les 4 étoiles royales de la Terre étaient utilisées comme calendrier céleste pour marquer les saisons, et qu’elles marquaient également les 4 directions.

En termes de numérologie, les nombres de l’Étoile Royale du Lion sont 23/5. Les personnes nées avec ce but de vie portent le nombre 23/5. « Nombre 23 — L’Étoile Royale du Lion — C’est un nombre de récompense karmique. Le 23 accorde non seulement une promesse de succès dans les efforts personnels et professionnels, mais il garantit l’aide des supérieurs et la protection de ceux qui sont haut placés. C’est un nombre très chanceux, qui bénit avec une grâce abondante la personne qu’il représente. Comme toujours, le 23 doit être considéré avec les autres nombres clés simples et composés qui composent l’analyse numérologique complète, qui peuvent ne pas être tout à fait aussi chanceux. Mais les autres nombres n’ont pas beaucoup de chance d’apporter de sérieux problèmes lorsque l’Étoile Royale du Lion est présente pendant les périodes difficiles. Aucun nombre ne peut défier la force du Lion et l’emporter ».

(Source ou sa capture PDF)

Si cela a, semble-t-il, merveilleusement bien fonctionné sur le plan matériel pour Mayer Amschel Rothschild qui est considéré comme « père de la finance internationale » (Wikipédia), il se trouve que j’ai exactement le même chemin de vie, étant né le 23 février 1960 (23+2+1960=1985 ; 1+9+8+5=23), à exactement 216 ans d’écart, et que je n’ai manifestement pas ce type de destinée, faisant même plutôt partie des pauvres de ce monde et que ma vie serait facilement considérée comme matériellement ratée. En passant, 216 = 6x6x6 ou 6 à la puissance 3.

Bien entendu, il a existé un grand nombre de personnes nées le 23 février 1744, de même qu’il en existe un grand nombre encore vivantes et nées le 23 février 1960.]




L’UE n’en a pas fini avec les paysans

https://www.ladepeche.fr/2024/02/20/colere-des-agriculteurs-un-convoi-de-tracteurs-va-relier-villecomtal-a-lacq-gare-aux-embouteillages-en-bigorre-ce-mardi-11776207.php




France — La Loi Gayssot a fait taire tous les historiens, l’article 4 fera taire tous les scientifiques !

[Source : lemediaen442.fr]

Par Le Média en 4-4-2

La récente adoption de l’article 4 a suscité de vives réactions, certains dénonçant une atteinte à la liberté d’expression et une nouvelle étape vers un État totalitaire. Comparé à la loi Gayssot, qui réprime la contestation des crimes contre l’humanité, cet article vise à réprimer la provocation à l’abandon de soins. Il s’inscrit dans une tendance inquiétante de restriction des libertés individuelles.

[Voir aussi :
De la censure à la criminalisation de la dissidence]

Cette mesure a été adoptée après un débat houleux à l’Assemblée nationale, où certains députés ont exprimé leurs inquiétudes quant à son impact sur la liberté d’expression et sur le dialogue démocratique. Néanmoins, malgré les critiques, l’article a été voté avec une majorité de 182 voix pour et 137 voix contre.

Conformément à cette disposition, la provocation à l’abandon ou à l’abstention de soins sera passible d’une peine d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 30 000 euros. Ces sanctions seront aggravées en cas de conséquences directes de la provocation, avec une peine pouvant atteindre trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Les défenseurs de cette mesure, parmi lesquels la secrétaire d’État Sabrina Agresti Roubache, ont souligné la nécessité de lutter contre les dérives sectaires et complotistes, notamment sur internet, qui pourraient mettre en danger la santé publique.

Néanmoins, cette adoption suscite des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à la possibilité pour les citoyens de remettre en question les politiques de santé publique. Certains y voient un précédent dangereux qui pourrait restreindre davantage les libertés individuelles dans le futur.

Cela nous rappelle l’opposition rencontrée lors de l’adoption de la loi Gayssot en 1990, qui a été l’objet de vifs débats et d’une opposition notable de la part de la droite parlementaire, alors majoritaire au Sénat. Cette loi, portant sur la répression de la contestation des crimes contre l’humanité, a été perçue comme une atteinte à la liberté d’expression par certains politiciens de droite.

Au Sénat, plusieurs votes de rejet ont eu lieu les 11, 29 et 30 juin 1990, illustrant l’opposition ferme de certains membres de la classe politique à cette proposition législative. Parmi les personnalités politiques qui se sont opposées à la loi Gayssot, on compte des figures influentes telles que Dominique Perben, Pascal Clément, François Fillon, Gilles de Robien, Jean-Louis Debré, Pierre Mazeaud, Jacques Chirac, Jean Foyer, Alain Peyrefitte et Simone Veil, ainsi que le député Jacques Toubon. Cette opposition soulignait les préoccupations quant à l’impact de la loi sur la liberté d’expression et son influence sur le récit historique.

Jacques Toubon, exprimant son désaccord, déclarait :

« Je suis contre le délit de révisionnisme, parce que je suis pour le droit et pour l’histoire, et que le délit de révisionnisme fait reculer le droit et affaiblit l’histoire ».

Après avoir restreint la liberté de recherche pour les historiens, le gouvernement semble désormais entraver la liberté d’expression des scientifiques. Cette tendance inquiétante pourrait conduire les citoyens à devoir se fier uniquement aux décisions politiques influencées par l’industrie pharmaceutique.

C’est comme si le silence autour de la loi Gayssot avait donné le feu vert pour la mise en place de l’article 4. Cela montre clairement comment restreindre la liberté d’expression peut ouvrir la porte à davantage de mesures restrictives.

Cela nous montre l’importance cruciale de lutter contre toutes les injustices qui restreignent la liberté d’expression. En laissant une restriction passer sans réagir, nous risquons d’ouvrir la porte à d’autres formes d’oppression et de censure. Il est essentiel de défendre activement la liberté d’expression pour préserver nos droits fondamentaux et maintenir un dialogue ouvert et démocratique dans la société.




Petit rappel à la Macronie : le français est la langue officielle de notre pays !

[Source : bvoltaire.fr]

Par Me Alain Belot

Six associations de défense de la langue française viennent de rédiger un communiqué de presse en commun afin de dénoncer ce qu’ils appellent un « véritable linguicide » initié par la Macronie.

Ces associations demandent instamment « de n’apporter aucun suffrage à ce parti présidentiel destructeur ». Et pour cause : le parti d’Emmanuel Macron, dont le mondialisme étouffant n’est plus à démontrer, s’en prend désormais à la langue française, lui préférant l’anglais, certainement plus à même de faire réussir la « start up nation ».

Le communiqué s’insurge d’abord contre la campagne d’affichage publicitaire de l’Union européenne qui a été diffusée en France aux mois de mars et novembre 2023. On pouvait lire alors sur les nombreuses affiches de propagande, en très gros caractères, ce même slogan : « YOU ARE UE ». La traduction était inscrite en bas de l’affiche, en minuscules et, naturellement, à peine visible.

Or, faisons d’abord remarquer que cette inscription est contraire à la loi Toubon du 4 août 1994, laquelle prévoit que la présentation en français doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère. Sur le fond, cet affichage laisse peu de place à la contestation, dès lors que l’on ne se sentirait pas exactement faire partie de leur grande famille progressiste, de leur UE…

De surcroît, ce qui attise l’ire de ces associations de défense de la langue française, c’est bien la fameuse affiche de campagne dévoilée par Les Jeunes avec Macron, pour les élections européennes. L’affiche, manifestement copiée sur le sigle d’une grande société des GAFAM, contient le slogan suivant : « Think different, Renew Europe ». Dès lors, si on comprend bien le cheminement intellectuel macron-anachronique, avant de nous imposer leur « renaissance », on se devait d’être « en marche » et, désormais, on doit penser différemment, mais surtout en anglais ! Bref, ce n’est pas une surprise, Macron et ses jeunes ont, depuis longtemps, perdu leur latin.

Permettons, néanmoins, de rappeler à cette jeunesse mondialisée que l’article 2 de la Constitution dispose, en son premier alinéa : « La langue de la République est le français. » Mais, on le sait bien, ces jeunes gens se moquent autant du français que de la République. Ils ne comprennent d’ailleurs pas le problème de la polémique. Surtout que leur mentor n’a rien fait pour empêcher que l’anglais ne devienne la langue de travail de la Commission européenne, du Parquet européen ou encore de la Cour des comptes européenne.

C’est alors, encore et toujours, une lancinante humiliation faite au peuple français et à ceux qui défendent ses valeurs jusqu’à sa langue. Même la grande Histoire est méprisée quand on se souvient que François Ier, en déclarant, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, le français comme langue officielle, avait comme seul objectif d’unifier le royaume de France.




De la censure à la criminalisation de la dissidence

[Source : epochtimes.fr]

[Illustration : Vue générale de l’Assemblée nationale française à Paris le 17 juillet 2023. (Bertrand Guay/AFP via Getty Images)]

Par Jeffrey A. Tucker

L’histoire avance rapidement.

Une bataille majeure se prépare dans le monde occidental sur le principe fondamental de la liberté d’expression. Nos droits à la liberté d’expression n’ont jamais été aussi fragiles.

En pleine nuit, en France, une nouvelle loi a été adoptée par l’Assemblée nationale, qui considère comme un délit le fait de critiquer les injections d’ARNm. Les critiques l’appellent la loi Pfizer. Elle prévoit des amendes pouvant aller jusqu’à 45 000 euros et éventuellement trois ans de prison.

Comme dans tous les pays occidentaux, les critiques à l’encontre de la plateforme mRNA font l’objet d’une vaste censure.

Plutôt que de reculer face au scepticisme de certains quant à l’efficacité et l’innocuité de ces vaccins, les gouvernements, piégés par les intérêts pharmaceutiques, prennent fait et cause pour les entreprises et les Big Techs en menaçant d’emprisonnement toute personne qui s’exprime ouvertement contre elles.

La censure devient alors une arme redoutable. C’est l’étape logique suivante. Dans un premier temps, vous déployez tous les moyens possibles pour empêcher toute dissidence sur les canaux de distribution de l’information. Quand ça ne marche pas, parce que les gens ont trouvé des moyens alternatifs pour faire passer l’information, vous intensifiez les choses et instituez des contrôles radicaux.

C’est logique. Après tout, la censure permet d’influer sur l’esprit du public afin d’étouffer toute opposition au régime. Lorsque les médias traditionnels s’effondrent et que de nouveaux médias se développent, l’étape suivante consiste à aller criminaliser l’opinion, comme le fait tout gouvernement totalitaire.

La politique aujourd’hui est planétaire. Les élites qui ont pris le contrôle de nos gouvernements se coordonnent au-delà des frontières.

En second lieu, un article important de la rubrique opinion du New York Times, se réjouit qu’une affaire de diffamation ait abouti. Michael Mann, professeur à l’université de Pennsylvanie a poursuivi un rédacteur de l’Institut Competitive Enterprise auquel il reproche d’avoir contesté son modèle de changement climatique, notamment ce que l’on appelle la crosse de hockey.

Ce n’est pas du domaine de tout le monde, mais il semble évident que la science climatique dominante devrait elle aussi faire l’objet d’une critique vigoureuse. Si l’ère Covid nous a appris quelque chose, c’est que le « consensus scientifique » peut être complètement faux.

Le scientifique Michael Mann assiste à la projection à New York du documentaire HBO « Comment lâcher prise sur le monde et toutes les choses que le climat ne peut pas changer » à New York le 21 juin 2016.
(Slaven Vlasic/Getty Images pour HBO)

La diffamation consiste à dire que les propos tenus ont cherché à mentir délibérément dans l’intention de nuire. On pourrait penser que peu de choses peuvent être qualifiées de la sorte, et certainement pas la critique d’un modèle climatique.

Cette accusation a pourtant été retenue par un juge américain. Après une dizaine d’années de procédure, le jury a fini par se prononcer en faveur des plaignants. L’un des défendeurs, Rand Simberg, a été condamné à payer 1000 dollars et l’autre, Mark Steyn… à 1 million de dollars. M. Simberg affirme qu’il fera appel et qu’il s’en tient à chaque mot qu’il a écrit. M. Steyn également.

Pour l’essentiel, ce verdict criminalise l’hyperbole, a déclaré l’avocat de la défense.

L’auteur de l’article d’opinion, quant à lui, estime qu’il s’agit d’une question de justice. « Notre récente victoire en première instance pourrait avoir des implications plus larges », déclare-t-il. « Elle a tracé une ligne dans le sable. Les scientifiques savent désormais qu’ils peuvent répondre aux attaques en intentant un procès pour diffamation ». Il mentionne en particulier les personnes qui ne sont pas d’accord avec le consensus Covid ou qui ont fait de fausses déclarations sur les effets néfastes des éoliennes sur la santé.

Vous imaginez ? Critiquer une éolienne ou une pandémie et se retrouver devant un juge !

Il est terrifiant de penser à ce que cela implique. Et l’auteur de l’article ne laisse rien à l’imagination. Il considère cette affaire comme un moyen de rendre la critique scientifique de n’importe quel domaine de la vie — des vaccins au changement climatique en passant par la transition vers les véhicules électriques — essentiellement illégale. En tout cas, si ce n’est pas le cas, il s’en rapproche en érigeant tellement de mines terrestres que les critiques vont se taire de peur de voir leur vie détruite.

Cette affaire a duré dix ans. Comment est-il possible que des plaideurs fassent durer une affaire aussi longtemps ? Il s’agit d’établir un précédent sérieux. Ce précédent est désormais clairement établi. La définition de la diffamation est tellement malléable que les jurys peuvent décider de tout. La seule perspective d’être traîné devant un juge pendant plus de dix ans suffit à dissuader les gens de s’exprimer.

En substance, tous les détracteurs du « consensus scientifique » en tous domaines ont été mis en garde. Ils sont d’ores et déjà des cibles de choix. C’est le monde vers lequel nous nous dirigeons.

La censure fonctionne lorsque le gouvernement peut contrôler tous les canaux de distribution de l’information. Et quand ce n’est plus le cas ? Les pouvoirs peuvent utiliser des méthodes plus directes.

Nombreux sont ceux qui se réjouissent de voir disparaître les médias traditionnels. C’est certainement mon cas, mais réfléchissez à la façon dont les censeurs vont réagir. Ils deviennent plus durs et utilisent davantage les tribunaux de justice. C’est l’avenir qui nous attend et il est extrêmement dangereux. Selon cette trajectoire, la liberté d’expression est appelée à disparaître.




La République française n’existe plus !

[Source : Valérie Bugault]

Dans cet épisode de Politique & Eco, Valérie Bugault, experte en géopolitique juridique et économique, discute de la disparition progressive de la République française et de l’État français, remplacés par des intérêts financiers supérieurs orchestrés depuis la City of London. Elle souligne que les véritables intérêts représentés politiquement sont ceux qui financent les partis politiques, remplaçant la Res Publica par la Res Privata.

📘 Valérie Bugault, également à la tête du projet Révoludroit, propose une réforme profonde à plusieurs niveaux : économique, juridique et étatique, en s’appuyant sur les principes fondamentaux de la civilisation chrétienne. Elle envisage une nouvelle organisation politique qui pourrait remédier à cette situation.

[Note de Joseph :
Le projet Révoludroit de Valérie Bugault (abordé en seconde partie de vidéo) part sans doute d’un bon sentiment. Cependant, si l’on se base sur le schéma suivant qui provient du site, il s’agirait de remplacer la lourdeur administrative actuelle par une autre structure lourde qui aurait toutes les chances d’involuer vers un nouveau système oppressif avec moult lois et règlements. Ceci apparaît très peu favorable à l’établissement d’une réelle souveraineté des individus et des groupes divers qu’ils peuvent constituer et à la liberté en général. Un tel modèle représente probablement une nouvelle cage, plus ou moins dorée au départ, mais dont le verni finirait par craqueler et révéler la réalité sous-jacente.
Un peuple a-t-il besoin de telles structures pour vivre et surtout pour vivre libre ? Les sociétés les plus libres sont celles qui fonctionnent sur la base de petites communautés et de manière décentralisée, admettant tout au plus un chef ou un guide. Et la réelle liberté dépend de deux facteurs sans lesquels elle n’est que superficielle, factice ou absente : la responsabilité et la vérité (voir Changer le Système ?). La responsabilité est notamment ce qui permet la préservation d’un grand degré de liberté de tous les participants à un groupe donné tout en conservant sa cohésion. Chaque communauté humaine devrait ainsi pouvoir bénéficier de sa propre manière d’envisager son organisation et son fonctionnement dans toutes ses dimensions (éducative, sociale, politique, judiciaire, économique…) en accord avec ses valeurs et ses croyances fondamentales (religieuses, spirituelles…).
En France, les valeurs et croyances ont des racines chrétiennes et le Christ ne proposait qu’un seul commandement, autrement dit une seule loi : aime ton prochain comme toi-même. Est-il utile de multiples règles, lois, textes et règlements lorsque la vie est basée sur ce principe ou sur les quatre piliers de l’enseignement du Christ que sont l’Amour, le Pardon, la Charité et l’Humilité ? Ma vision d’un nouveau paradigme civilisationnel (exposée dans le Manifeste pour un nouveau monde et quelques articles complémentaires) est nettement différente de la démarche de Valérie Bugault. Je ne souhaiterais pas vivre dans la France de Révoludroit.]




Armand Mattelart et la destruction de Paris sur ordre américain

Par Nicolas Bonnal

Lisez ou relisez l’admirable et inépuisable Histoire de l’utopie planétaire qui est surtout l’histoire de la folie anglo-américaine.

Une des cibles de cette folie était la France et sa capitale parisienne. Comme disait Guy Debord de Paris (Panégyrique, I) :

« Toujours brièvement dans ma jeunesse, lorsqu’il m’a fallu risquer quelques courtes incursions à l’étranger, pour porter plus loin la perturbation ; mais ensuite beaucoup plus longuement, quand la ville a été saccagée, et détruit intégralement le genre de vie qu’on y avait mené. Ce qui arriva à partir de 1970. Je crois que cette ville a été ravagée un peu avant toutes les autres parce que ses révolutions toujours recommencées n’avaient que trop inquiété et choqué le monde ; et parce qu’elles avaient malheureusement toujours échoué… Qui voit les rives de la Seine voit nos peines : on n’y trouve plus que les colonnes précipitées d’une fourmilière d’esclaves motorisés. »

Contrairement à ce qu’on supposerait, la ville de Paris a fait les frais du gaullisme et de Pompidou (qui faillit la raser – voyez le livre de mon ami Paucard sur les Criminels du béton).

Dans l’utopie planétaire, Armand Mattelart écrit donc :

« Peu après la secousse politique de Mai 68, une agence de planification d’un ministère français commanditait à Howard V. Perlmutter et Hasan Ozbekhan, responsables de recherches à la Wharton School, une étude prospective sur les chances de Paris de devenir une global-city ou un world-center, une plaque tournante dans le global industrial system des années quatre-vingt. Dans un de leurs scénarios, les deux experts futurologues recommandent à l’administration française de tout faire pour “dénationaliser” la ville afin de la rendre “moins française” et de corriger l’image xénophobe et ethnocentrique qu’elle projette à l’extérieur ». Car, « dans la ville globale de l’avenir, personne ne doit se sentir étranger ». Et d’accompagner cette recommandation volontariste d’un traitement de choc. Hors l’amélioration d’un système de télécommunications à la traîne, figure en bonne place dans le décalogue des mesures la globalisation des événements culturels, que les deux consultants illustrent en proposant l’organisation de festivals de rock supranationaux « antidotes à la culture exagérément nationale et parfois franchement nationaliste »…

L’extermination française s’est donc faite sous De Gaulle et Pompidou. Voyez mon livre sur la destruction de la France au cinéma, où j’ai repris mes textes sur cette catastrophique et soi-disant glorieuse époque. Vous découvrirez que les conservateurs et autres souverainistes courent toujours après les subversifs et les mondialistes quand il s’agit de dépecer le pays. Le gaullisme aura été et continue d’être une escroquerie et un attrape-gogo sans équivalent.

Et je vous invite à relire mon texte sur JMLP et mai 68 :

Tout le monde fait de son mieux pour commenter ou fêter le cinquantenaire de mai 68. Alors laissons parler un poète. Dans ses Mémoires JMLP y va de son interprétation et de sa métaphore (mai 68 comme… eau-forte) :

« … le dommage de Mai 68 est encore plus vaste, car au désastre de l’école s’ajoute celui des médias, de la littérature, des arts, du cinéma et de la télévision, de tout ce qui sous le mot impropre de culture influe sur la mentalité des hommes, et dont la maîtrise, le philosophe italien Gramsci l’a rappelé à toute une génération de révolutionnaires, permet de prendre le pouvoir sans peine.

Cela ne s’est pas fait en un jour. Considéré sous l’angle de la violence physique, Mai 68 fut une parodie de révolution, une mascarade, mais il a engagé subrepticement un processus que rien n’arrête. Je chercherai dans la technique de la gravure la comparaison propre à me faire comprendre. La gravure n’est pas un art mineur, elle demande une réflexion technique et philosophique non négligeable, comme la révolution. En gros, vous pouvez entailler la plaque de cuivre que l’on va encrer pour imprimer, de deux manières. Soit directement avec un burin, c’est long, difficile et cela demande de la force : c’est la révolution à l’ancienne, brutale et aléatoire. Soit vous choisissez ce que l’on appelle l’eau-forte. Sur la plaque de cuivre vous passez un vernis qui résiste à l’acide, puis vous entaillez cette couche protectrice avec une pointe fine d’un maniement souple qui permet un dessin fin, avant de plonger la plaque dans un bain d’acide. En quelques heures les parties dont vous avez ôté la protection sont attaquées par l’acide et prêtes à recevoir l’encre. Ainsi a procédé la révolution de Mai 68.

Avec son slogan directeur, il est interdit d’interdire, elle a plongé la civilisation européenne dans un bain d’acide où nous sommes restés durant toutes les années soixante-dix, puis, au fil des années quatre-vingts, on a sorti la plaque, on l’a essuyée, et la gravure à l’eau-forte est apparue, l’image de la nouvelle civilisation, avec sa nouvelle morale, sa nouvelle esthétique, ses nouveaux fondements politiques, dans laquelle nous vivons. Le monde ancien, l’homme ancien, ont été dissous, et se dessinent maintenant l’homme nouveau et ses valeurs nouvelles. Aux héros et aux saints qu’on nous montrait en exemple a succédé l’écocitoyen LGBT friendly et phobophobe, ouvert au vivre ensemble, au culte de la terre mère, qui ne fume pas, accueille le migrant et se prépare à rouler en voiture autonome.

Toutes nocives qu’aient été leurs conséquences, 1830, 1848, 1789 et même 1793 et la Commune, toutes ces révolutions françaises eurent quelque chose de grand, parfois même de beau : avec Mai 68, pour la première fois, une révolution française ne se proposa rien de grand, rien de sacré. Elle postulait l’avènement du médiocre. »

Certains grands textes ne méritent pas de commentaire ; je me contenterai de rappeler à nos lecteurs l’importance de l’œuvre de Philippe Muray sur cet homo peu sapiens, festif et surtout censeur universel.

Ajoutons un splendide et intuitif passage sur le remplacement culturel de la France.

Le massacre urbain de Paris n’a pas échappé à JMLP. Il évoque Les Halles, œuvre au noir destinée à mondialiser Paris et sa population rétrograde et agitée, selon l’excellent sociologue de gauche Armand Mattelart.

JM Le Pen :

« Le ventre de Paris était tout près, le pouvoir gaulliste avait décidé en 1960 de transférer les Halles à La Villette et Rungis, mais le déménagement ne devait se faire qu’en 1969. On disait adieu au vieux Paris. Tout un peuple de vivandiers venus des banlieues et des provinces approvisionnait la capitale depuis le XIIe siècle dans un décor que le dix-neuvième avait rationalisé sans le changer en profondeur. Ce peuple qui avait fait naguère un triomphe à Poujade allait se trouver remplacé par un mélange de petits-bourgeois consuméristes le jour et de zonards la nuit. Les mots disent tout : un Forum remplacerait les Halles, des bobos multicolores à prétention intello en prendraient possession. »

C’est Debord qui souligne l’importance du livre de Louis Chevalier sur la destruction de Paris. Et dans mon livre sur la comédie musicale j’ai expliqué cette disparition de Paris comme muse des artistes et des danseurs.

Sources :

JMLP – Fils de la nation, éditions Muller.
Armand Mattelart — Histoire de l’utopie planétaire (La Découverte)
Philippe Muray — Œuvres complètes (Les Belles Lettres)
Nicolas Bonnal – La culture comme arme de destruction massive (Amazon.fr)
Pierre Le Vigan — METAMPORPHOSES DE LA VILLE (Barque d’or)




Astrid Stuckelberger aux rencontres citoyennes internationales de Vierzon

[Source : Dépêches_Citoyennes]

Par Dépêches Citoyennes

Nous avons échangé quelques mots avec le Dr Astrid Stuckelberger qui était présente à Vierzon aux rencontres citoyennes internationales des effets indésirables des covid long et vaccins.
Elle est la marraine de l’association Aresaj.org et considère comme uniques ces rencontres.
Elle considère que nous sommes dans une scène de crime avec ces injections alors que l’on sait qu’il y a une hausse de la mortalité. Depuis début 2021, des alertes sont données concernant le contenu des flacons de vaccins.
Elle déplore le mensonge et débat de la biologie synthétique avec des scientifiques du monde entier. BioNTech : bio nano techno !
Pour elle la cause de la mortalité est nanotechnologique.
Le tribunal d’Almeria a ordonné les analyses des flacons concernant l’oxyde de graphène.
Pourquoi l’OMS s’intéresse à l’édition du génome ?
Elle revient sur l’incident au congrès de Stockholm.
Enfin, elle nous parle de l’ONU et de l’OMS, institutions infiltrées, occupées et totalement sectaires aujourd’hui.






Science du climat : faiblesses et manquements

L’analyse d’un ingénieur

[Source : fr.irefeurope.org]

Par Pascal Iris

Un travail bibliographique, portant exclusivement sur les publications de chercheurs spécialisés reconnus par le GIEC, montre que les modèles de simulation climatique qui sont le cœur de la recherche climatique actuelle et les seuls outils susceptibles de fournir des prévisions chiffrées sont en réalité inexploitables.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce sont les numériciens du climat qui l’écrivent eux-mêmes dans des publications spécialisées qui restent confidentielles faute de relais médiatiques et institutionnels.

Le présent travail montre qu’en réalité la plus grande incertitude règne en la matière, avec l’incapacité de simuler certains phénomènes atmosphériques dominants (comme les nuages), l’absence de fiabilité des résultats et le caractère contestable de leur exploitation.

Pourtant ces modèles sont à l’origine de l’équation qui mène aujourd’hui le monde occidental vers la fameuse « neutralité carbone en 2050 » qui limiterait la hausse de la température mondiale à environ 1,5 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Pour l’auteur, la société est ainsi entraînée sur la pente brutale de la décarbonation généralisée, malgré l’absence d’une information équilibrée sur l’état réel de la recherche scientifique qui fonde les décisions de politique publique.

Une démarche fondée sur la raison critique.

Pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté, posons en préambule qu’il est clair, pour nous comme pour la très grande majorité de la population, que la protection de l’environnement et l’utilisation sobre et rationnelle de l’énergie sont un enjeu majeur pour l’avenir. Il est également indéniable que la température moyenne de l’atmosphère a augmenté ces 200 dernières années.

Aujourd’hui des décisions drastiques et engageant l’avenir sont prises au motif que la science climatique aurait définitivement statué, science qui aurait « parlé », comme il est commun de l’entendre.

Sur le fond, constater l’élévation de température ces 200 dernières années est une chose (assez complexe en soi), en interpréter la cause en est une autre, et quantifier l’avenir une troisième : la thermodynamique de l’atmosphère n’a malheureusement pas la simplicité de la bille qui tombe sous l’effet de la pesanteur !

Elle est au contraire d’une extrême complexité, chacun le reconnaît et il y a un paradoxe entre cette complexité admise et la simplicité de « la seule faute au CO2 ».

Faisant totalement fi de ce paradoxe, les politiques publiques en la matière se résument désormais à la « décarbonation » de la société tout entière.

Alors, que dit vraiment la science du climat ?

Compte tenu des enjeux, il n’est pas inutile de se poser cette question, si peu abordée tant les choses paraissent certaines et sans appel.

Pour le savoir, un travail bibliographique a été entrepris, EXCLUSIVEMENT fondé sur des publications de scientifiques spécialisés reconnus, par le GIEC en particulier, de façon à éliminer tout biais qui pourrait qualifier la démarche de « climatosceptique ».

La modélisation numérique au cœur de la recherche climatique

Aujourd’hui, la climatologie est un large domaine d’étude et de recherche qui relève de nombreuses disciplines scientifiques distinctes les unes des autres (océanographie, glaciologie, hydrologie, astronomie, géologie, thermodynamique, paléoclimatologie, histoire, analyse numérique, physique du rayonnement, etc.).

Aucune de ces disciplines n’est, à elle seule, capable d’une interprétation globale et encore moins d’une évaluation quantitative.

Les seuls outils susceptibles d’évaluer les températures futures de la planète sont les modèles climatiques de simulation, les plus évolués étant dénommés « modèles climatiques globaux ».

Supposés intégrer l’ensemble des facteurs en jeu, ces outils de simulation sont à l’origine de l’équation du GIEC qui gouverne désormais l’avenir de nos sociétés européennes : neutralité carbone en 2050 = espérance d’une élévation de la température moyenne limitée à 1,5 °C en 2100 (par rapport à l’ère préindustrielle).

Si leur rôle est central, quelles sont les capacités réelles de ces modèles ?

Cette question, qui n’est jamais posée publiquement et dont le GIEC ne fait aucunement état dans ses « résumés aux décideurs », mérite pourtant de l’être.

La modélisation du climat est par ailleurs une discipline qui présente la particularité d’être hyper spécialisée, extrêmement complexe et surtout quasi confidentielle parce que les numériciens du climat représentent une infime minorité de chercheurs étiquetés « spécialistes du climat ».

Elle est de ce fait quasi inaccessible, y compris aux autres scientifiques et c’est là un second paradoxe, loin d’être négligeable vu l’importance stratégique de la discipline.

La question du « réglage » des modèles climatiques

Un modèle, c’est la représentation virtuelle et discrétisée d’un domaine au sein duquel se développent des phénomènes physiques que l’on formalise par des équations, dont on estime certains paramètres directeurs non mesurables et qu’on borne par des conditions spécifiques aux limites du domaine.

Qualité des « équations », « conditions aux limites » et « réglage » des paramètres directeurs sont les facteurs clefs de toute simulation numérique.

Des incertitudes peuvent concerner ces trois éléments, mais le plus critique, quand il s’agit de modéliser la géosphère (c’est-à-dire les milieux naturels), est l’estimation des paramètres directeurs des équations, dénommée souvent « calage » ou « réglage » du modèle. On le fait en ajustant les résultats de calcul sur des historiques pertinents de données, quand ils existent, ou bien on les estime comme on peut.

Le réglage est par conséquent un acte essentiel et délicat, consubstantiel à la modélisation elle-même. Les résultats de calcul y sont très sensibles et les paramètres non mesurables sont un des talons d’Achille de la modélisation des milieux naturels, tous les numériciens le savent et ont à gérer ce sujet. Cela fait partie de leur « art » qui ne relève en aucun cas du « presse bouton ».

Un résultat de modélisation doit par conséquent s’accompagner d’une notice sur ces paramètres, les hypothèses qu’ils contiennent et l’incertitude qu’ils produisent sur les résultats de calcul.

Dans le cadre d’une étude d’intercomparaison des modèles à l’échelle internationale reconnue par le GIEC, un article collectif publié en 2017 sous la direction de F. Hourdin du laboratoire de météorologie dynamique (CNRS — Université Pierre et Marie Curie)1 constate la très faible prise en compte de la question du « réglage » des modèles et regrette explicitement que le GIEC ne s’y intéresse pas. L’opacité sur le sujet est signalée par les auteurs qui y voient une lacune importante. Ils appellent explicitement à plus de transparence.

Le papier est très honnête, très direct et en même temps édifiant compte tenu de l’importance du sujet.

Je cite :

« Il existe une subjectivité dans le réglage du modèle climatique […]il est souvent ignoré lors des discussions sur les performances des modèles climatiques dans les analyses multimodèles […] Pourquoi un tel manque de transparence ?

« Cela est peut-être dû au fait que le réglage est souvent considéré comme un élément inévitable, mais sale de la modélisation du climat […]un acte de rafistolage qui ne mérite pas d’être écrit dans la littérature scientifique […]

« Le réglage peut en effet être considéré comme un moyen inracontable de compenser les erreurs de modèle. »

Au-delà de sa clarté, ce propos direct illustre parfaitement une lacune méthodologique majeure, car l’exploitation des résultats s’exonère manifestement de toute documentation sur les hypothèses de calcul, sur les conditions de réglage, sur la sensibilité des résultats aux paramètres, etc. toutes choses élémentaires et encore une fois consubstantielles à la simulation elle-même.

Un jury de thèse demanderait systématiquement ces éléments à un doctorant présentant des résultats de calcul. Cette situation n’est par conséquent pas conforme aux « règles de l’art » et les spécialistes la dénoncent à juste titre.

Mais les auteurs vont plus loin, je cite :

« Vingt-deux groupes sur 23 ont signalé avoir ajusté les paramètres du modèle pour obtenir les propriétés souhaitées, en particulier à la partie haute de l’atmosphère. »

Cette phrase ne peut que susciter davantage d’interrogations : suggérerait-elle que cette opacité permettrait de régler les modèles pour obtenir les résultats souhaités ?

À la recherche des résultats attendus

En creusant davantage, on découvre que tel est bien le cas, au moins dans un cas publié : un modèle, mis en œuvre en 2019 au sein de l’Institut Max Planck de climatologie en Allemagne2, conduisait à une sensibilité climatique à l’équilibre (ECS) de 7 °C jugée irréaliste (la sensibilité climatique est la variation de la température mondiale estimée pour un doublement du CO2 par rapport à l’ère préindustrielle).

On comprend qu’un paramètre de réglage de la convection atmosphérique a été multiplié par 10 par rapport à la valeur initialement estimée, pour corriger la chose et aboutir à une sensibilité considérée comme plus acceptable de 3 °C…

Je cite :

« […] nous avons décidé de viser une sensibilité climatique d’équilibre d’environ 3 °C. La réduction de la sensibilité du modèle a été principalement obtenue en augmentant le taux d’entraînement pour une convection peu profonde d’un facteur 10 […] dans le but de réduire la rétroaction des nuages tropicaux de basse altitude. »

On ne peut que s’interroger sur la pertinence de ce « réglage » de circonstance : pourquoi multiplier par 10 le paramètre jugé correct initialement, pourquoi pas 5, 20 ou 50… ?

Quel est le sens physique d’un tel réglage ?

Cette question précise est essentielle, car si l’on n’est pas capable de clarifier le sens physique d’un réglage, le modèle perd totalement de son intérêt et de sa pertinence : il fait l’objet d’un ajustement opportuniste sans nécessaire cohérence avec la physique des phénomènes simulés.

L’article n’en parle pas alors que c’est un des pièges bien connus du réglage ; on peut faire l’analogie (également bien connue des statisticiens) avec les corrélations sans cause.

Ce réglage montre simplement que, toute chose étant égale par ailleurs et en particulier à effet de serre donné, la mécanique interne de l’atmosphère, en l’occurrence la convection des nuages, a un impact considérable sur la température.

La mise en évidence de l’influence d’un tel « mécanisme interne » ne manque pas d’intérêt, à l’inverse de la température qui, calculée dans ces conditions, n’en présente aucun.

Tout cela pose question et c’est un euphémisme.

Des objets de recherche incertains.

En 2020, F. Hourdin et son équipe précisent la problématique à gérer et les modalités d’amélioration de leur modèle3.

Je cite :

« […]Il est communément admis qu’une grande partie de l’incertitude dans les projections futures du changement climatique avec les modèles climatiques mondiaux provient de la représentation de processus physiques non résolus par ce qu’on appelle des paramétrisations, et en particulier des paramétrisations de la turbulence, de la convection et des nuages. Les mêmes paramétrisations sont également responsables d’erreurs importantes, qui persistent dans la représentation du climat actuel avec les modèles globaux.

« […] L’amélioration des modèles numériques globaux est essentielle pour l’anticipation des changements climatiques futurs.

« […] Les améliorations sont basées sur des changements significatifs du contenu physique ainsi que sur une stratégie de réglage mieux contrôlée. »

Cette analyse confirme sans ambiguïté ce qui est évoqué plus haut, à savoir le champ considérable des inconnues et des insuffisances.

La qualité des équations est problématique puisque la physique de bon nombre de phénomènes n’est pas formulable explicitement, comme les nuages qui jouent un rôle majeur et variable selon leur configuration et leur extension.

Cette publication confirme que les modèles climatiques, sur lesquels tout repose, sont en fait eux-mêmes des objets de recherche, encore peu avancée compte tenu de la difficulté et de la complexité du sujet.

À l’évidence ce ne sont pas des outils numériques d’ingénierie prédictive, comme les modèles de calcul de structure ou de calcul thermique par exemple : dans ces deux cas, les équations sont connues et les paramètres mesurables par voie expérimentale ; il ne s’agit pas de simuler le milieu naturel.

En d’autres termes, le domaine du calcul climatique relève clairement de la « recherche » avec par essence ses incertitudes, ses inconnues et ses obstacles… à ne pas confondre avec la « science », c’est-à-dire un corpus de connaissances établies, fondées sur la théorie et l’expérience.

Cet état de fait n’est pas choquant en soi ; le fait que ce soit un non-dit masqué vis-à-vis des décideurs et du public est en revanche très choquant et révèle un problème épistémologique méconnu, mais majeur.

L’amalgame médiatique entre recherche et science est souvent fait par méconnaissance, abus de langage et confusion des termes.

Des calculs prédictifs inexploitables

Le 5 mai 2022, l’insuffisance majeure des modèles climatiques est explicitement admise dans un commentaire publié dans la revue Nature, co-signé par des spécialistes tout à fait reconnus, dont Gavin A. Schmidt, le directeur du GISS (Goddard Institute for Space Studies de la NASA)4. Le GISS est un des piliers mondiaux de la science climatique officielle.

Ce commentaire, destiné à alerter la communauté scientifique, intitulé « Reconnaître le problème du modèle chaud » se fonde sur la comparaison la plus récente de 50 modèles (CMIP6).

Il indique qu’une part significative de ces outils de dernière génération, supposés plus performants, « surchauffent » et sont incapables de reproduire le passé.

Je cite :

« Avis aux utilisateurs : un sous-ensemble de la dernière génération de modèles “surchauffe” et prévoit un réchauffement climatique en réponse aux émissions de dioxyde de carbone qui pourrait être plus important que celui obtenu à partir d’autres modèles. »

Et les auteurs d’expliquer :

« Auparavant, le GIEC et de nombreux autres chercheurs utilisaient simplement la moyenne et la dispersion des modèles pour estimer leurs impacts et leurs incertitudes. »

Il faut s’arrêter sur cette phrase, car on découvre à l’occasion une situation étonnante : on comprend que le GIEC estimerait la température future de la planète en faisant la moyenne des résultats des modèles climatiques globaux disponibles !

Cette forme de « démocratie numérique » n’a rien de scientifique et, sauf erreur, n’existe dans aucune autre discipline… un peu comme si on décrétait que le bon résultat d’une épreuve de mathématiques au bac n’était pas dans celle de la copie qui a 19/20, mais dans celle qui a 10/20, en faisant une moyenne avec les mauvaises notes qui pèseraient aussi lourd que les bonnes (à supposer qu’il y ait des bonnes notes en modélisation du climat… ce qu’on ne sait pas) !

La validation des modèles n’est manifestement pas faite comme il se doit, c’est-à-dire individuellement ; on fait la moyenne de tous les modèles.

L’incertitude ne repose pas sur une analyse de sensibilité aux paramètres pour chaque modèle, mais sur les écarts entre les modèles pris dans leur globalité.

Cette approche « démocratique » de la recherche est singulière pour ne pas dire baroque et conduit à s’interroger légitimement sur le GIEC qui, s’il s’appuie effectivement sur des résultats de recherche, les exploitent d’une façon sans doute politique, mais en aucun cas scientifique, comme ce type de moyenne inusitée le montre.

Mais l’article va plus loin. Je cite :

« Dans le rapport AR6(ndlr : sixième cycle d’évaluation du GIEC, le plus récent — 2021), ces méthodes simples ne fonctionnent plus(ndlr : il s’agit de cette moyenne): les modèles à haute sensibilité pris isolément n’ont pas le même poids que les autres pour estimer la température globale. Les auteurs du rapport AR6 ont décidé d’appliquer des pondérations à chaque modèle avant d’en faire la moyenne, afin de produire des projections de réchauffement climatique “réévaluées”. »

En d’autres termes, « le principe » qui consistait jusqu’à présent à prendre en compte la moyenne des résultats de tous les modèles pour prévoir l’avenir thermique de la planète n’est désormais plus valable… Les auteurs approuvent le principe d’une « pondération » effectuée par le GIEC de façon à limiter l’impact des modèles les plus récents qui « surchauffent » !

Que dire de cet invraisemblable bricolage manifestement destiné à aboutir aux valeurs qui conviennent ?

En réalité, les auteurs reconnaissent explicitement qu’il est impossible de quantifier l’avenir dans la mesure où il n’est pas possible de prendre en compte tous les facteurs de la thermodynamique atmosphérique (ils reviennent en particulier sur le rôle central des nuages quasi impossibles à représenter numériquement).

Je cite :

« La Terre est un système complexe dans lequel les océans, la terre, la glace et l’atmosphère sont interconnectés, et aucun modèle informatique ne pourra jamais en simuler exactement tous les aspects. […] »

« Les modèles varient dans leur complexité qui font chacun des hypothèses et des approximations différentes sur les processus qui se produisent à petite échelle, comme la formation de nuages. […] »

« Il y a de nombreux aspects du changement climatique que nous ne comprenons pas encore, d’où la nécessité de continuer à améliorer la science du climat. […] »

« Cependant, même si nous connaissions précisément ce volume (gaz à effet de serre), nous ne saurions toujours pas exactement quel serait le niveau de réchauffement de la planète. […] »

Et ils proposent tout simplement de ne plus utiliser ces outils pour faire des prévisions dans le temps !

Telle est la conclusion insoupçonnée à laquelle aboutissent aujourd’hui des spécialistes de haut niveau international, insoupçonnables de « climatoscepticisme », après des décennies de modélisation et de progrès supposés.

Les modèles les plus récents, c’est-à-dire les plus évolués, donnent de « mauvais » résultats, au point de devoir être massivement « pondérés ».

En matière d’évaluation et de prévision quantifiée, ces publications montrent que la science est en réalité du côté de la plus grande incertitude et nous sommes par conséquent très loin d’une ingénierie numérique exploitable contrairement à ce que l’on fait croire.

On ne sait pas évaluer les températures futures, on ne sait pas prendre en compte correctement une partie des phénomènes internes essentiels et cela se comprend très bien vu l’extrême complexité de l’objet simulé.

Ces chercheurs honnêtes l’écrivent, mais cela reste confidentiel faute de relais médiatiques et institutionnels.

Les rapports du GIEC cachent aux décideurs la réalité de ces insuffisances ; au contraire, ils assènent des certitudes : l’homme reste responsable du climat et il y a urgence à agir.

Il faut rappeler à ce stade que l’objet statutaire du GIEC n’est pas d’étudier le réchauffement climatique, mais d’étudier le réchauffement climatique d’origine humaine.

Ce biais originel a manifestement des conséquences considérables sur l’orientation des travaux de recherche à l’échelle mondiale, sachant que les rapports du GIEC sont approuvés formellement par chacun des États et deviennent de ce fait des éléments de politique publique, particulièrement suivis en Europe.

Une unanimité scientifique factice.

Au-delà de la science qui aurait parlé et dont on peut mesurer la faiblesse prédictive, on entend également en permanence qu’il y a unanimité de la communauté scientifique sur le sujet et qu’il faut « écouter les scientifiques ».

La responsabilité centrale du CO2 dans la perspective climatique catastrophique à venir est de ce fait considérée comme une vérité absolue.

Tout scientifique interrogé dans la rue le dira sans doute comme tout le monde, d’autant que le contester pourrait s’avérer préjudiciable à sa carrière. Mais qu’en est-il quand il s’exprime dans le cadre professionnel des publications scientifiques à comité de lecture, c’est-à-dire le seul qui compte ?

La référence est une étude australienne5 parue en 2013 (et reprise par Greenpeace) qui conclut effectivement que 97 % des scientifiques compétents considèrent que le réchauffement climatique est bien d’origine anthropique.

Le diable étant dans les détails, il faut regarder de plus près la méthodologie de l’étude : 11 944 publications (environ 25 000 coauteurs) dont les résumés contiennent les termes « global warming » et « global climate change », parues entre 1991 et 2011 dans des revues à comité de lecture, ont été analysées et classées.

Sur ces 11944, 7970 soit près de 70 % ne donnent aucun avis sur le sujet… et ont été éliminées du « panel » !

Sur les 30 % restantes, en réalité seules 1010 publications (soit 8,5 % du nombre initial) donnent un avis explicite et 986 d’entre elles indiquent effectivement que l’homme est responsable, soit bien 97,6 %. Mais… 97,6 % de 8,5 %, soit… 8,25 % du total !

Ainsi en réalité, 91,5 % de la communauté scientifique concernée ne donne aucun avis explicite professionnel sur la question et l’unanimité affichée par les medias (et Greenpeace) ne porte que sur un peu plus de 8 %. Une étude américaine de même nature publiée en 2021 conduit à des résultats comparables6.

L’unanimité scientifique sur l’origine humaine du réchauffement climatique relève clairement d’une exploitation fallacieuse des chiffres, si l’on s’en tient à la réalité des publications professionnelles sur laquelle est basée cette affirmation.

En matière de chiffres, le dernier rapport du GIEC suscite également bien des interrogations.

Les chiffres du GIEC… pas exactement l’idée qu’on s’en fait

Partons maintenant de l’hypothèse que les évaluations du GIEC sont fiables et intéressons-nous à l’impact du CO2.

Dans son dernier rapport aux décideurs concernant les aspects scientifiques7, il est indiqué (p9 A.1.3) que pour le passé et jusqu’à nos jours, le «probable réchauffement dû à l’homme depuis 1850-1900 est d’environ +1 °C ». Plus loin, il est écrit pour le futur (p35 D1.1) que « chaque tranche de 1000 Gt d’émissions cumulées de CO2 provoque une augmentation probable de la température mondiale de 0,45 °C (meilleure estimation) ».

On peut s’arrêter sur ce chiffre.

Les émissions annuelles de CO2 résultant de la combustion des hydrocarbures représentent aujourd’hui environ 35 GT.

Un calcul simple montre qu’en 2100, dans 80 ans et selon les hypothèses du GIEC, on aboutirait au rythme de la consommation mondiale actuelle (du fait des hydrocarbures) à une hausse de température estimée depuis 1850 de 2,3 °C (1+80*35/1000*0,45 °C = 2,26 °C)… à comparer avec l’objectif de neutralité carbone en 2050 qui conduirait à une hausse comprise limitée à 1,5 °C.

Soit un écart inférieur à 1 °C entre les deux scénarii d’émissions !

Ce faible écart estimé est à mettre en regard de l’objectif de « neutralité carbone en 2050 » qui lui, a contrario, représente bien une révolution industrielle, économique et sociale aussi faramineuse que brutale par rapport à notre mode de fonctionnement actuel où 80 % de l’énergie utilisée dans le monde est d’origine fossile. D’après l’Agence internationale de l’énergie8 en effet, pour atteindre la neutralité carbone en 2050, il faudrait réduire la consommation mondiale de charbon de 90 %, celle de pétrole de 75 % et celle de gaz naturel de 55 %.

Cet objectif de réduction drastique est colossal et ne peut s’obtenir que par une forte décroissance… pour moins de 1 °C d’écart estimé !

C’est assez surprenant, mais pour mieux comprendre, il faut savoir que le GIEC présente en fait différents scénarii d’émission de CO2 d’ici la fin du siècle. La hausse spectaculaire autour de 4,5 °C (voire plus) souvent mise en avant dans les médias, est en réalité « calculée » par le GIEC sur la base du scénario d’émission de CO2 le plus extrême (scénario SSP5-8.5 — voir 8 p.13 — fig. SPM.4) qui prévoit non pas la poursuite de nos émissions au niveau actuel, mais leur multiplication par deux d’ici 2050 puis par trois d’ici 2080… c’est-à-dire une croissance effrénée (et sans doute irréaliste) de la consommation d’hydrocarbures !

Malheureusement, les chiffres présentés dans les médias ne sont jamais assortis des hypothèses qui les sous- tendent, ce qui entretient la confusion.

Pour terminer de façon pratique, notons que la Chine, l’Inde et les pays dits « du Sud » qui représentent l’essentiel de l’humanité fondent leur développement majoritairement sur les énergies fossiles et n’ont pas l’intention d’y renoncer.

La Chine met en œuvre aujourd’hui un programme électro-charbonnier sur dix ans qui représente environ 300 GW, soit 5 à 6 fois la puissance électronucléaire totale installée en France, quand l’Inde multiplie les ouvertures de mines de charbon.

La France pèse moins de 1 % des émissions mondiales.

Un débat d’intérêt public interdit et une société prise en otage

Qu’ont à répondre sur le fond les spécialistes médiatiques de l’urgence (voire de la terreur climatique) et sur quoi fondent-ils précisément leur certitude affichée et chiffrée du rôle majeur, immédiat et catastrophique du CO2 ?

Quand on interroge les spécialistes et des leaders d’opinion, la réponse est toujours la même : pas de réponse. Tout cela est manifestement un non-sujet, n’a pas à être discuté et surtout l’expression du moindre doute apparaît comme une inadmissible transgression.

Or, comme pour tout domaine de recherche scientifique, le doute est non seulement légitime, mais salutaire et le débat contradictoire, nécessaire.

Au nom de quoi la climatologie serait-elle le seul domaine à pouvoir s’y soustraire ?

Les interdits intellectuels sont bien sûr antinomiques avec l’essence même de la recherche et posent un problème éthique, déontologique et épistémologique.

Nos médias donnent une parfaite illustration de cette situation, comme en témoigne la récente charte environnementale de Radio France, dont le premier article est le suivant, je cite :

« Article 1 : Nous nous tenons résolument du côté de la science, en sortant du champ du débat la crise climatique, son existence comme son origine humaine. Elle est un fait scientifique établi, pas une opinion comme une autre. »

Cette position officielle « d’autorité » qui s’exprime à longueur d’antenne sans la moindre contradiction (sur les radios de service public supposées pluralistes par leur statut) illustre à quel point l’idéologie, le militantisme, voire l’endoctrinement, ont pris la main.

C’est ce qui est dénoncé par de nombreux scientifiques au plan international, à l’image de l’américain John Clauser, prix Nobel de physique 2022, ou bien de Steven Koonin9, membre de l’Académie des sciences américaine, ancien sous-secrétaire d’État à la science du département de l’énergie de l’administration Obama.

Si cette affaire ne relevait que d’un débat savant, cela ne poserait pas vraiment de problème ; la tectonique des plaques a mis soixante ans avant d’être admise par la communauté des géologues.

Mais en l’occurrence, il s’agit de l’avenir de notre société et c’est une affaire d’État.

Nos concitoyens sentent bien qu’il y a sur ce sujet quelque chose d’anormal, même s’ils n’ont aucun outil ni aucune information structurée leur permettant des choix éclairés.

Ils ont raison, car on n’a sans doute jamais pris de décisions aux conséquences aussi lourdes sur des fondements aussi faibles.

Il n’est pas trop tard pour les décideurs d’en prendre la mesure et pour les experts d’avoir le courage de s’expliquer publiquement et contradictoirement.

Présentation de l’auteur

Citoyen ordinaire à la retraite, l’auteur est ingénieur (Mines de Nancy) et scientifique de formation (thèse de 3e cycle de mathématique appliquée en géosciences à l’École des Mines de Paris) ; ancien chef d’une entreprise technologique spécialisée dans les modèles numériques de simulation pour l’industrie mécanique et métallurgique (Transvalor SA), il a une expérience pratique de la modélisation numérique appliquée à différents domaines.

Il est familier du milieu de la recherche, ayant été pendant 20 ans directeur de l’association ARMINES, importante structure de recherche partenariale (partenariat recherche publique — recherche privée).

C’est bien sûr à titre strictement personnel qu’il s’exprime, considérant disposer de l’expérience et de la compétence pour exercer sa raison critique sur l’état de l’art de la modélisation climatique qui est à la source des prévisions chiffrées en la matière.

Références bibliographiques

1 Fréderic Hourdin et coll. : « The art and science of climate model tuning » — Bulletin of American Meteorological Society — BAMS mars 2017 98, n° 3, pp. 589-606

2 Thorsten Mauritsen et coll. : Développements dans le modèle du système terrestre MPI-M version 1.2 (MPI-ESM1.2) et sa réponse à l’augmentation du CO2 — Journal of advances in modelling earth systems — 13 janvier 2019

3 Frederic Hourdin, Catherine Rio, Jean-Yves Grandpeix, Jean Baptiste Madeleine, Frédérique Cheruy : La composante atmosphérique du modèle climatique IPSL avec une physique améliorée et mieux réglée — Journal of advances in modelling earth systems — 06 avril 2020.

4 Zeke Hausfather, Kate Marvel, Gavin A.Schmidt et coll. : « climate simulations : recognize the «hot model» problem » – Nature – vol 605 – 5 mai 2022

5 John Cook et coll. : Environmental research letters : Quantifying the consensus on anthropogenic global warming in the scientific literature—Environ. Res. Lett. 8 024024 — 15 05 2013

6 Mark Lynas, Benjamin Z Houlton et coll. : Environnemental research letters : Greater than 99% consensus on human caused climate change in the peer-reviewed scientific l — 19 October 2021

7 GIEC – Changement climatique 2021 — Les bases scientifiques physiques — résumé à l’intention des décideurs. (IPCC_AR6_WG1_SPM)

8 Net zero by 2050 — A roadmap for the global energy sector — AIE — mai 2021

9 Steven Koonin : « Climat, la part d’incertitude » Édition l’Artilleur — 2022




L’UE est en train de réaliser sous nos yeux un véritable coup d’État

L’UE est en train de réaliser sous nos yeux un véritable coup d’État

[Source: RL]

Par Bernard GERMAIN

C’est terminé, l’Union européenne vient de franchir le Rubicon en votant la création d’un « État européen ». Comprenez bien qu’en prenant cette décision, l’UE vient de décider que cet État européen va se substituer à toutes les nations existantes, membres de l’Union européenne.

Cette forfaiture vient d’être commise avec les voix de TOUS les macronistes.

Lorsque ces mesures seront mises en place, les pays de l’UE ne seront plus que des « régions » ou des « provinces » mais plus des États à part entière. Les conséquences de cette révolution, car c’en est une, sont incalculables.

Ne tournons pas autour du pot. N’ayons pas peur d’utiliser les mots appropriés, nous assistons en direct à un authentique coup d’État.

Parmi les principales mesures (liste non exhaustive), voyons celles qui sont les plus importantes :

  • La prise de décision à l’unanimité des États membres devient l’exception. Le vote à la majorité simple ou qualifiée la règle.

On rappellera à ce sujet que c’est le général De Gaulle en 1966 qui a imposé le vote des États membres à l’unanimité sur les questions importantes (Accord de Luxembourg). Il l’a obtenu en pratiquant la politique de la « chaise vide » en réponse à Walter Hallstein qui voulait imposer son projet d’Europe fédérale. À l’époque, De Gaulle avait obtenu gain de cause, et même le départ de Walter Hallstein en 1967.

On assiste au retour du même projet, mais en bien pire que ce que prévoyait Hallstein en 1966.

  • Création d’une fonction de « Président de l’Union européenne » en remplacement des présidents du « Conseil européen » et de la Commission européenne » qui est elle-même remplacée par un « exécutif ».
  • La politique étrangère et de sécurité commune n’est plus adoptée à l’unanimité mais à la majorité qualifiée.

Qui est assez naïf pour croire que le président ou le dirigeant d’un pays membre pourra encore prendre des décisions dans le cadre de la souveraineté et l’indépendance nationale de chaque pays ? L’UE annonce la mise en place d’un exécutif qui va se substituer à tous les pouvoirs nationaux.

Les dirigeants de chaque pays ne seront plus que les exécutants des décisions de l’exécutif européen.

  • La politique étrangère et de sécurité commune n’est plus adoptée à l’unanimité mais à la majorité qualifiée.
  • Création d’une « union de la défense » dotée de « capacités militaires » sous le « commandement opérationnel de l’UE » qui peut acquérir des armes au nom de l’UE ainsi que la constitution d’une véritable armée de l’UE.

L’arme nucléaire française va-telle être mutualisée ou cédée à l’exécutif européen qui serait le seul à avoir les codes de mise à feu ?

Et le siège de la France au Conseil de sécurité de l’ONU va-t-il être donné à l’UE ?

Mise en place d’un mécanisme de défense collective : une attaque contre un État membre de l’UE est considérée comme une attaque contre tous ses États membres

  • L’UE pourra avoir recours à des moyens civils et militaires contre… les campagnes de désinformation.

C’est une véritable dictature qui est en train de se mettre en place. Sera qualifié de « désinformation », et donc poursuivi, tout ce qui sera contraire à la doxa. Le délit d’opinion et les procès politiques vont devenir la règle et la démocratie, un lointain souvenir.

  • Les compétences de l’Europe ne sont plus partagées.

Jusqu’à maintenant, il y avait trois types de compétences. Les compétences exclusives de l’Europe, les compétences partagées (qui en fait n’existaient pas puisque c’étaient celles sur lesquelles elle n’avait pas légiféré ou dont elle ne voulait pas s’occuper. Mais dès qu’elle s’en occupait, ces compétences devenaient exclusives). Enfin il y avait les compétences appartenant à chaque État.

Même ces dernières sont supprimées. Donc l’UE devient décisionnaire sur tous les domaines. Et chaque État est tenu d’appliquer ce que l’UE aura décidé.

  • La politique commune migratoire devra tenir compte de la stabilité économique et sociale des États membres et répondre aux besoins de mains-d’œuvre du marché unique.

Nos dirigeants sont de bons petits caniches obéissants. Ils connaissaient ce souhait de l’Europe et sont déjà en train de le mettre en œuvre. Cela s’appelle l’immigration choisie pour répondre aux « métiers en tension ».

  • Création d’un « État d’urgence » européen : le Parlement européen, à la majorité simple, avec le Conseil européen, à la majorité qualifiée, pourront donner des pouvoirs extraordinaires à la Commission (l’exécutif).

Et la cerise sur le gâteau, c’est la possibilité de mettre en place un état d’urgence. Comprenez, si les peuples se mettaient dans la tête de se rebeller, l’UE pourrait employer la force pour les mâter.

Il y a quelques décennies, c’était les communistes qui avaient mis en place, dans le cadre du Pacte de Varsovie, ce type de système. À l’époque les pays de l’Ouest appelaient cela une dictature.

Aujourd’hui les mêmes pays de l’Ouest mettent en place un système identique. Mais comme c’est à « l’Ouest », on est prié d’appeler cela… la démocratie.

On n’oubliera pas non plus les GOPÉ, c’est-à-dire les Grandes Orientations des Politiques Économiques qui sont imposées chaque année à chaque pays et qu’il est tenu d’appliquer sous peine de sanctions économiques très lourdes (0,1 à 0,5 % du PIB). Ne pensez pas que c’est insignifiant. Le PIB de la France est d’environ 2 800 milliards d’euros. Donc 0,5 % c’est 14 milliards d’euros. Pour mémoire c’est le montant du déficit du régime de retraite qui a été le justificatif de Macron pour faire sa réforme des retraites.

Avec les GOPÉ on comprend que les discussions sur les politiques à conduire dans chaque pays sont des blagues. C’est l’Union européenne qui pilote depuis des années et les élus ne font qu’appliquer ce que l’UE a décidé. Même la France Insoumise (Manon Aubry) l’a reconnu en déclarant en mars 2023 que la réforme des retraites (64 ans) était noir sur blanc dans les GOPÉ de la France et que Macron ne faisait qu’appliquer ce que l’UE avait décidé.

Cette fois-ci tous les peuples d’Europe sont au pied du mur :

  • Soit l’UE impose son projet et c’est clairement une dictature qui va s’imposer à tous.
  • Soit les peuples d’Europe se révoltent et font voler en éclat cette construction machiavélique et diabolique qui s’appelle l’Union européenne.

Pour conclure, l’affaire est tellement importante qu’il me paraît impossible que l’UE décide de passer en force c’est-à-dire refuse de consulter les peuples des pays membres par référendum.

Si l’UE refuse d’organiser ce référendum, il faut engager immédiatement le combat pour imposer ce référendum. Sinon, c’est que nous acceptons la dictature et il ne faudra plus se plaindre de rien.

Je rappelle, et ce n’est pas un détail, qu’à part le Parlement européen (qui n’a quasiment aucun pouvoir) personne n’est élu parmi les dirigeants de l’Union européenne. Et pourtant ils imposent leurs volontés à près de 500 millions de personnes.

Il est absolument vital de sortir… et vite de ce système entièrement dictatorial.

Un dernier mot pour signaler que j’ai écrit un livre sur l’Union européenne qui reprend tous ces points et expose pourquoi il faut en sortir au plus vite.

Il sort dans les premiers jours de décembre. Il est publié chez Synthèse Nationale.




France — Toujours en difficulté, des agriculteurs poursuivent leur lutte

J’ai 3000 euros de prêt à payer chaque mois. Je ne peux même pas produire mon fromage et en plus de ça j’ai l’électricité, les assurances à payer […] je n’ai plus qu’une solution, c’est la générosité et la solidarité des gens. Sinon ma ferme coule, et mes chèvres partiront à l’abattoir.

Delphine Serreau, éleveuse de chèvres qui a lancé une cagnotte en ligne sur Leetchi. (Source)




France — Communiqué au sujet de la loi sur « la lutte contre les dérives sectaires »

[Source : bonsens.info]

L’article 4 du projet de loi prétendument destiné à renforcer les dérives sectaires, refusé par le Sénat, réintroduit par la Commission des lois, rejeté par l’Assemblée nationale a été réintroduit par un amendement finalement adopté ce 14 février 2024.

L’association BonSens.org, après étude détaillée de ces nouvelles dispositions, se réserve la possibilité de participer à sa demande de retrait en cas de saisine du Conseil Constitutionnel.

Nous ferons un communiqué plus complet dans la journée, mais voici déjà nos premières réflexions sur ce qui a été voté hier par l’Assemblée.

Nous attirons l’attention de nos lecteurs qu’avant d’être voté cet article 4 a été largement édulcoré par les législateurs au vu des vives critiques justifiées qu’il avait suscitées.

Ainsi, le nouvel article 4 voté précise que la « provocation » à s’abstenir de suivre un traitement doit avoir été faite « au moyen de pressions ou de manœuvres réitérées de toute personne atteinte d’une pathologie » et précise dans un alinéa que le délit n’est pas constitué si ladite provocation « s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé et que les conditions dans lesquelles cette provocation a été faite ne remettent pas en cause la volonté libre et éclairée de la personne« . 

« Art. 223‑1‑2. – Est punie d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende la provocation au moyen de pressions ou de manœuvres réitérées de toute personne atteinte d’une pathologie à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique, lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales, manifestement susceptible d’entraîner pour elle, compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences particulièrement graves pour sa santé physique ou psychique. »

 » Lorsque la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé et que les conditions dans lesquelles cette provocation a été faite ne remettent pas en cause la volonté libre et éclairée de la personne, les délits définis au présent article ne sont pas constitués. »

De plus, un dernier alinéa écarte les lanceurs d’alerte. 

 » L’information signalée ou divulguée par le lanceur d’alerte dans les conditions prévues à l’article 6 de la loi n° 2016‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ne constitue pas une provocation au sens du présent article. »

Par conséquent, le délit est caractérisé pour des pressions individuelles sur une personne. 

En conséquence, une étude ou un avis argumenté publié mettant en doute l’efficacité d’un traitement ou une alerte sur la dangerosité d’un traitement n’entrent plus dans le champ du délit, à la différence de la rédaction initiale




Les sombres origines des campagnes d’injection$

[Source : Jérémie Mercier]

Et si tout ce que nous avons vécu en 2020-2022 n’était qu’une répétition de méthodes déjà utilisées il y a bien longtemps… il y a plus de 200 ans en fait ? Jérémie Mercier, Modeste Schwartz et Pierre Chaillot reviennent dans cette vidéo sur l’histoire des premières campagnes de vaccination obligatoire : de véritables expériences totalitaires qui ne datent pas d’hier.




La morale bobo contre le bien commun

[Source : Chaîne officielle TVL]

François-Marie Blanc-Brude est essayiste. Homme de gauche, il a un temps milité pour la CGT et Europe Ecologie-Les Verts. Dans son nouvel ouvrage, « Les angles morts » (éditions Godefroy de Bouillon), il dénonce l’islamisation de la France et la subversion de ses valeurs. Désormais convaincu que seule la droite conservatrice se trouve en capacité de redresser notre pays, François-Marie Blanc-Brude appelle de ses vœux une union du peuple français autour de tous les patriotes sincères.




France — Le scandale du double vote pour l’amendement de l’article 4 de censure de la médecine

Dérives sectaires : l’assemblée s’oppose à la création d’un délit d’incitation à l’abandon de soins

Alors que l’Assemblée nationale a entamé, mardi 13 février, l’examen du projet de loi visant à « renforcer la lutte contre les dérives sectaires », le gouvernement et sa majorité relative ont été mis en minorité sur l’instauration d’un délit visant à punir spécifiquement les dérives à caractère thérapeutique. Cet article, qui constituait le cœur du texte, a été supprimé. 

Mais

Le texte est finalement passé.

Commentaire d’un internaute

Un leurre ? Pour alimenter autocensure ?

Ce texte serait inapplicable en l’état tellement il est alambiqué, tellement il ouvre des portes, tellement il est écrit par des incompétents… C’est donc un chiffon rouge de plus agité pour dissimuler d’autres actualités.

Critique :

« Art. 223 ‑1‑2. — Est punie d’un an d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende la provocation au moyen de pressions ou de manœuvres réitérées de toute personne atteinte d’une pathologie » : on va galérer sur la définition de la pathologie…

« à abandonner ou à s’abstenir de suivre un traitement médical thérapeutique ou prophylactique » : si c’est prophylactique, c’est qu’il n’y a pas de pathologie, le texte n’est pas clair…

« lorsque cet abandon ou cette abstention est présenté comme bénéfique pour la santé des personnes visées » : on va galérer sur la définition de ce qui est bénéfique et de la balance bénéfice/risque…

« alors qu’il est, en l’état des connaissances médicales » : on va bien être obligé de passer par une expertise médicale pour savoir quel est l’état des connaissances médicales, les juges ne sont pas au fait de ses connaissances !…

« manifestement susceptible d’entraîner pour elle : manifestement, ça ouvre une marge de manœuvre… Ça ne va pas être simple !

« compte tenu de la pathologie dont elles sont atteintes, des conséquences particulièrement graves pour sa santé physique ou psychique. » : oui, c’est sûr, il va falloir passer par une expertise médicale…

« Est punie des mêmes peines la provocation à adopter des pratiques » : bon sang, qu’est-ce qu’on va qualifier comme étant des pratiques…

« présentées comme ayant une finalité thérapeutique ou prophylactique alors qu’il est manifeste, en l’état des connaissances médicales, que ces pratiques exposent à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente. » : encore une fois, il y a la l’obligation de recourir à une expertise médicale… Et ça ne va pas être simple ! En plus, on parle d’exposé à un risque, quelque chose d’un certain, ça ne va vraiment pas être simple !

« Lorsque la provocation prévue aux deux premiers alinéas a été suivie d’effets, les peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende. » : ce n’est pas brillant, ils ont oublié de qualifier les effets, négatif ou positif ?

« Lorsque la provocation s’accompagne d’une information claire et complète quant aux conséquences pour la santé et que les conditions dans lesquelles cette provocation a été faite ne remettent pas en cause la volonté libre et éclairée de la personne, les délits définis au présent article ne sont pas constitués. » : quand on prévoit un délit, et ensuite une clause pour dire qu’en cas d’information claire et complète, il n’y a pas de délit, on est manifestement en train de créer un délit pour rien.

« Pour l’application du précédent alinéa, lorsque la personne est placée ou maintenue dans un état de sujétion psychologique ou physique, l’information donnée est présumée ne pas permettre de garantir la volonté libre et éclairée de la personne. » : et quand on crée un délit, puis une clause pour dire qu’il n’y aura pas de délit, puis une clause pour dire qu’il y aura quand même délit… On est vraiment en train de… Vous savez, faire des trucs avec des mouches, enfin bref je me comprends. Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément, non ?

« L’information signalée ou divulguée par le lanceur d’alerte dans les conditions prévues à l’article 6 de la loi n° 2016 ‑1691 du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique ne constitue pas une provocation au sens du présent article. » : idem.

« Lorsque ces délits sont commis par la voie de la presse écrite ou audiovisuelle, les dispositions particulières des lois qui régissent ces matières sont applicables en ce qui concerne la détermination des personnes responsables. » : en gros, démerdez-vous…

#LaJusticeEstUneInconnue




À la vie à la mort !

Par Henri ROURE

Je n’avais pas pour Badinter cette admiration que les journalistes de la presse grand public supposent unanime. Je suis cependant reconnaissant à sa mémoire, évoquée dans toute la presse, de me permettre de dire ma pensée sur l’abolition de la peine de mort et de faire quelques digressions sur des sujets voisins.

Une fois encore le pseudo-humanisme ambiant se complaît dans les plus étranges contradictions. Je le qualifie « d’humanoïsme », tant la recherche d’un sens à la vie s’est égarée dans une déformation du respect de l’être humain et dans des outrances stupéfiantes. Le personnage qui vient de disparaître en a été un des propagateurs en portant son attention sélective sur l’individu plutôt que sur le peuple et quand il s’est intéressé à la mémoire des peuples il a été très discriminant sur l’origine des personnes. Il a argumenté, par exemple, sur les massacres du XXe siècle, en faisant une distinction malsaine entre le génocide des Juifs par les Allemands et celui des Arméniens par les Turcs. Il n’y a plus, en vérité, aucune cohérence dans la considération que tout État doit porter à ses enfants dans le collectif national. Il est vrai que depuis des décennies la nation est malmenée par la tentative de brassage européiste privilégiant, en toute logique supranationale, l’individu, à la famille et cela va sans dire, aux patries.

Le personnage qui vient de s’éteindre portait — paraît-il — une quasi-vénération à l’article 1 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit… ». Reprise par les préambules des constitutions de 1946 et de 1958, il présente, c’est vrai, une puissante intensité. Encore faut-il que cette affirmation, à laquelle personnellement j’adhère pleinement, soit respectée dans tout ce qu’elle signifie. Elle sous-entend que la société organisée, en substance l’État, protège cette égalité des individus dans le collectif de la Nation. L’homme, si je comprends bien l’esprit de ce que les rédacteurs ont écrit, est l’alpha et l’oméga de toute politique. Sa dignité est un absolu. Certes, mais il est aussi indispensable que l’homme se montre conforme à cet absolu et ne trahisse pas le devoir de respect du pacte social qui en est l’obligatoire conséquence. Vous conviendrez avec moi que des personnes attentant à la vie d’autres personnes, est la pire des offenses faites à cette règle primordiale. Alors que dire des terroristes, des violeurs, des assassins de braves gens ? La Déclaration universelle poursuit dans son article 4 « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. » Une question se pose ainsi : est-ce que Mohammed Mehra, les islamistes du Bataclan, de Charlie Hebdo, les tueurs du colonel Beltram, du père Hamel, des professeurs Paty et Bertrand, de bien d’autres… ou encore du jeune Thomas à Crepol, ayant transgressé ce Droit fondamental et les principes humains, ne méritent-ils pas, ou n’auraient-ils pas mérité, une sanction à la hauteur de leurs crimes ? Une punition légale égale à celle qu’ils ont appliquée à des innocents au nom d’une idéologie religieuse totalitaire ? Ajoutons à cette liste d’horribles personnages ceux qui font couler le sang, sans remords, ou abusent de la faiblesse d’enfants, de vieillards ou de femmes. Ils nient cette égalité de tous, pour la satisfaction de leurs pulsions, sans remords et par mépris de la vie humaine.

La Nation doit primer l’individu et l’État se doit de protéger la Nation. C’est d’ailleurs ce qu’exprime cet article 4.

En conséquence faut-il simplement condamner ces monstres à la prison à temps ? Nous savons par expérience qu’il n’y a pas, dans les faits, de peines incompressibles. Il arrive toujours un moment où de bonnes âmes pétries d’humanoïsme, demanderont la libération des assassins pour « bonne conduite ». Ils jouiront à nouveau de toutes les libertés publiques comme vous et moi. Pendant la durée de leur peine que je considèrerais toujours mineure en face de l’innommable flétrissure faite à l’humain, ils seront nourris et abrités aux frais de la nation, qui ainsi subira une sanction financière, s’ajoutant à la meurtrissure reçue. Il s’agit d’une inversion des valeurs. Les droits à réparation de la victime sont dévoyés au profit du coupable. Certaines de ces bonnes âmes me diront que ces assassins sont eux aussi des humains et qu’à ce titre la nation, ne peut appliquer ce qu’elle interdit aux individus. Le Décalogue dont nos constitutions se sont inspirées, dit bien « tu ne tueras point ». D’ailleurs, confirmant l’adhésion à cette Loi reçue par Moïse, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen se place « en présence et sous les auspices de l’Être suprême ».

Je pourrais donc dire que la faute commise étant tellement hors de toute compréhension, la justice humaine ne peut faire autrement que renvoyer le coupable devant le tribunal de Dieu… Mais en disant les choses plus prosaïquement, les obligations de l’État ne sont pas celles du citoyen. L’État est l’arbitre, l’organisateur, le protecteur. Il est l’organisation qui par des moyens ou des actes que lui seul peut mettre en œuvre, au nom de tous, maintient l’égalité entre les citoyens et assure la sécurité de la Nation. Il peut déclencher une guerre et réagir par la force à une attaque étrangère de nature militaire, ce qui l’amène à tuer, parfois massivement. Il n’y a donc aucune raison véritable qu’il n’applique pas aux individus qui agressent des citoyens avec des armes, les sanctions qu’il engage contre d’autres États ou collectivités humaines qui font de même à une échelle supérieure. Il s’agit d’homothétie, simple rapport de transformation par diminution…

Mais les contradictions que monsieur Badinter a promues s’ajoutent à bien d’autres. Ainsi il est question d’inscrire dans la constitution le droit à l’avortement qui est un meurtre légal. Il s’agit de donner une dimension supérieure à la Loi existant sur le sujet. Madame Simone Veil a été panthéonisée pour avoir promu cette loi sur le contrôle des naissances et « l’interruption volontaire de grossesse ». L’avortement peut être réalisé désormais jusqu’à la fin de la 14e semaine de grossesse, soit 16 semaines après le 1er jour des dernières règles. Ce qui signifie qu’un fœtus humain formé, de trois mois et demi, peut être éliminé.

Si je fais la relation entre la loi Badinter et la loi Veil, j’en conclus que l’on garde en vie les pires sanguinaires et que l’on tue des innocents ! Dans les deux cas, la Constitution affirme de manière solennelle cette étrange contradiction.

Ajoutons encore quelques points qui finissent par m’interpeller sur le respect des fondements de notre civilisation. Il est envisagé de légiférer sur la fin de vie et de permettre le suicide assisté, avec tous les risques de dérives que la loi ne pourra pas prévoir. Là aussi l’État va contribuer à la mise à mort de personnes innocentes au lieu d’apporter une aide construite à la recherche médicale et de légiférer sur l’amélioration des soins.

Enfin ce même État a reconnu le mariage pour tous et donc accepté la formation de couples stériles. M. Badinter n’est pas étranger à cette blessure faite au Droit de la famille et à sa structure normale et millénaire…

Pour couronner ces incohérences, le gouvernement actuel vient de constater avec désarroi que les générations ne se renouvelaient pas et que la France risquait de lentement s’éteindre.

Revenir en arrière n’est pas être nostalgique de temps passés. Il s’agit après avoir admis ses erreurs, de les corriger, pour se tourner vers l’avenir avec un esprit lavé de tous les dérèglements. C’est ainsi que procèdent les peuples civilisés. Il faut oublier au plus vite monsieur Badinter.

Henri ROURE




Les paysans français n’ont pas dit leur dernier mot




Paris — Secrets d’espions

[Source : La Fouine du net]

Depuis la fin du XIXe siècle, Paris serait la capitale mondiale de l’espionnage, abritant entre 10 000 et 15 000 agents secrets.

Les espions russes, chinois, américains et israéliens, mais aussi turcs, s’y sentent à l’aise pour mener leurs opérations sans trop de risques d’être dérangés.

Ils sont les acteurs offensifs de la guerre de l’ombre qui se joue dans les institutions internationales, les ambassades, les palaces et les lieux les plus inattendus. Intimidation, corruption, séduction et parfois « terminaison avec extrême préjudice » : tous les moyens sont bons.

C’est une vraie infiltration d’un service secret, bien faite, bien organisée. On a eu la signature du rôle des Turcs. Des services turcs. Parce quand Omer Güney a été placé en garde à vue, comme vous savez on lui demande s’il veut un médecin, un avocat… Et on lui demande s’il veut que les policiers informent quelqu’un et il dit : « Oui, le consulat turc. » Et là, au cas où on aurait encore des doutes, ils étaient définitivement levés. Quel Kurde ou proche des Kurdes va demander lors de son arrestation qu’on informe les Turcs ?

Antoine Comte, avocat des familles des victimes à propos des meurtres commis sur trois militantes du PKK (parti des travailleurs du Kurdistan) en janvier 2013 à Paris par l’auteur présumé Omer Güney

L’espionnage dans la capitale française

« On l’oublie souvent, mais Paris est la ville qui accueille le plus de stations de métro au monde, rappelle Jérôme Poirot, avec des sorties multiples.

Et puis, il y a beaucoup de passage. Donc Paris offre des facilités pour les services de renseignement. »

Lui qui fut l’adjoint du coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République de 2009 à 2015 sait qu’avec le dédale de ses rues, ses voies navigables, l’étendue de ses transports en commun et ses aéroports limitrophes, Paris est la place idéale pour exercer ses talents d’espionnage.

On peut se donner rendez-vous dans une église, une brasserie ou un square pour échanger des informations ultra-secrètes sans éveiller les soupçons. Du moins ceux des néophytes. Un professionnel sera plus enclin à déceler l’étrangeté de la situation et à imaginer le pire.

Mais ne vaut-il pas mieux ne rien savoir que d’être tenu au silence pour en avoir trop vu ?

Qu’est-ce que c’est, des illégaux ? Ce sont des hommes et des femmes qui ont été préparés, mais qui ont pour destination de se fondre dans la société sous une fausse identité, une activité de couverture sans avoir le moindre contact officiel avec l’ambassade ni les officiers des services spéciaux.

Jean-Pierre Pochon, directeur du renseignement à la DGSE de 2000 à 2002
Le jeu du chat et de la souris

N’allez pas croire que ce métier s’improvise. Certaines dispositions semblent primordiales pour passer de simple quidam à agent secret : aimer le risque, se sentir apte à s’inventer un passé, à vivre sous une fausse identité, à mentir avec assurance (et pourquoi pas légèreté) et être prêt à tuer ou mourir si la situation l’exige. Au jeu du chat et de la souris, sait-on vraiment qui dupe qui ? Chacun s’observant, se toisant, se narguant.

Si le nombre exact d’agents officiels et d’illégaux est difficilement quantifiable, ils seraient plus de dix mille à Paris.

Depuis le début de la guerre en Ukraine, combien d’écoutes plus ou moins légales, de filatures ou d’approches ont été ordonnées ? Les services de renseignement sont-ils plus que jamais sur le qui-vive ? Et quel rôle joueront-ils dans les prochaines semaines ? Si ces questions resteront encore longtemps sans réponse, leur place sur l’échiquier politique et économique international n’est pas près de disparaître.

Paris, secrets d’espions

Peu de gens le savent, mais Paris est depuis toujours le terrain de jeu caché des espions du monde entier. Elle serait même, depuis la fin du XIXe siècle, la capitale mondiale de l’espionnage, abritant entre dix mille et quinze mille agents secrets. Les espions russes, chinois, américains et israéliens, mais aussi turcs s’y sentent à l’aise pour mener leurs opérations sans trop de risques d’être dérangés.

Explication du reportage :

  • 5 h 39 —Le documentaire suit Sergei Jirnov qui nous montre les locaux des services secrets russes « KGB ».
  • 22 h 38 — Le reportage nous montre les services secrets juifs « MOSSAD »
  • 46:45 — Les espions américains « CIA » essaient d’infiltrer le KGB.
  • 01:11:55 — Sergei Jirnov nous parle de sont rôle d’espion pendant ses années de service au KGB.



Dérives gouvernementales par rapport à la médecine

D’un côté, la diminution de la protection des enfants face aux agresseurs sexuels :

et de l’autre le contrôle croissant des médecins sous prétexte de dérives sectaires dès qu’ils s’écartent des seuls protocoles admis :




La crise mondiale du secteur agricole — L’exemple français

[Source : les7duquebec.net]

Par Robert Bibeau.

En quelques termes l’auteur de la vidéo ci-dessous résume le présent et l’avenir du secteur agricole dans tous les pays capitalistes. Ces mots choisis pour décrire le « modèle » français sont : Concentration – monopolisation – fusion – financiarisation – spéculation – mécanisation – robotisation – rationalisation – rentabilisation – marchandisation et mondialisation de l’agriculture industrielle française, européenne, occidentale et mondiale. Ce secteur économique subit le même sort que le reste de l’économie marchande moderne et mondialisée. La voix paysanne a disparu depuis longtemps des champs et des prairies françaises et européennes…, remplacée par les flux numériques transitant sur les marchés boursiers interconnectés.

Les petits propriétaires fonciers capitalistes agraires entonnent leur chant du cygne désespéré… alors que les prolétaires agricoles, de plus en plus nombreux sur ces immenses exploitations mécanisées, cherchent une voix parmi les décombres anthropiques, coincés entre les mythes du « retour à la paysannerie », du « retour au lopin mystique », du « retour au marché national protectionniste », en avant pour le « Frexit » et la sortie de l’Union Européenne honnie, en avant pour l’utopique « démondialisation ». Enfin, de la part des fascistes « verts » on entend « développons une agriculture industrielle de masse sans engrais, fertilisants, pesticides et herbicides »… et autres fadaises.

Ces stratégies de confinement agricole nationaliste sont irréalistes… dans un monde déjà très fortement mondialisé, numérisé, interconnecté, mécanisé, robotisé et massifié. Ne pas oublier que le secteur économique agricole et l’industrie agroalimentaire doivent nourrir plus de 8 milliards d’individus. Le Grand capital international qui commande aux succursales nationales du capital gouvernemental ne laissera aucune force politique ou populiste s’opposer à ses plans de guerre généralisé, pas davantage à ses volets agraire, ou alimentaire, qu’à son volet militaire.

Que faire alors ? Il est faux de prétendre que le Grand capital mondial – multinational et national français cherche à détruire le secteur agricole français, canadien, américain ou européen ! Au contraire, les contraintes que le Capital mondial impose aux marchés agricoles visent à rendre ces secteurs plus productif, plus performant, plus rentable, à son profit bien entendu. Pour atteindre ces objectifs, l’agriculture doit se plier aux contraintes de : Concentration — monopolisation – fusion – financiarisation – spéculation – mécanisation – robotisation – rationalisation — rentabilisation – marchandisation et mondialisation… quitte à jeter sur le pavé des milliers de petits capitalistes agraires et des milliers de travailleurs agricoles excédentaires.

Il est impossible de « réformer » ou d’améliorer le fonctionnement du capitalisme pour le bénéfice du peuple, des travailleurs agricoles et du prolétariat international. Pour survivre, le prolétariat agricole et de l’agroalimentaire comme celui de tous les secteurs de l’économie bourgeoise doivent renverser ce mode de production décadent et créer un nouveau mode de production.

En attendant, nous soutenons la révolte des petits agriculteurs en cours de paupérisation et de prolétarisation, et des ouvriers agricoles qui luttent pour la défense de leurs conditions de vie et de travail à la ferme et à l’usine, en France, au Canada, en Europe et dans le monde.




Psychopathie — « La science du mal »

[Source : fr.sott.net]

Analyse personnelle de l’ouvrage « La Ponérologie politique »

Par Michael Rectenwald — Mises Institute

Une nouvelle édition de La Ponérologie politique d’Andrew M. Łobaczewski, proposée par Harrison Koehli, est désormais disponible. Ce livre singulier et provocateur soutient que le totalitarisme résulte de la propagation d’une psychopathologie dans l’ensemble du corps politique — systèmes économiques compris — à partir d’un foyer de psychopathes. La Ponérologie politique constitue une lecture essentielle pour les penseurs consciencieux et toutes les victimes du totalitarisme, passées et présentes. Cet ouvrage est d’autant plus fondamental aujourd’hui que le totalitarisme refait à nouveau surface, cette fois en Occident, où il affecte quasiment tous les aspects de la vie et notamment nos esprits.

Avant de découvrir La Ponérologie Politique d’Andrew Łobaczewski, je peinais à comprendre comment le gauchisme autoritariste avait pu, au fond, s’emparer des États-Unis d’Amérique. Dès que je me suis trouvé confronté à ces Social Justice Warriors1 enragés en tant que professeur à l’Université de New York — comme je le raconte dans mon livre Springtime for Snowflakes2 — j’ai commencé à remarquer, avec une vive inquiétude, le caractère autoritariste de la gauche contemporaine. Puis, l’émergence de l’idéologie « woke »3 qui, telle une métastase, a dépassé le cadre du monde universitaire pour envahir le corps social tout entier, m’a mis en quête de comprendre la montée du totalitarisme — car je croyais, et crois toujours, que le wokisme est totalitaire.

J’ai commencé par la révolution bolchevique en Russie et continué en étudiant l’exportation des variantes bolcheviques en Europe de l’Est et en Asie. Le communisme était pour moi beaucoup plus intéressant que le nazisme, et il s’agissait d’un terrain bien plus négligé dans le monde universitaire étasunien. En outre, il était plus pertinent dans le contexte actuel. Alors que j’entreprenais des recherches sur la criminalité politique de la gauche, j’ai été autant surpris que furieux de constater à quel point le monde universitaire avait enterré une grosse partie de l’Histoire. Par exemple, des recherches par mots-clés sur les pratiques de « séances de lutte » ou d’« autocritique », extrêmement répandues en Chine lors de la Révolution culturelle, ne donnaient quasiment aucun résultat. Soit ces sujets et autres questions connexes n’étaient pas traités, soit ils avaient simplement disparu. Je soupçonnais alors qu’une vaste opération de dissimulation avait été entreprise.

Cela dit, ce domaine d’étude n’a jamais été ma spécialité. Je suis universitaire depuis presque trente ans. Mes travaux concernaient l’histoire de la science et ses points de rencontre avec la culture dans l’Angleterre du XIXsiècle. Je me suis attardé sur le « sécularisme », un mouvement peu connu lancé par George Jacob Holyoake en 18514. M’étant ainsi de moi-même confiné à cette niche académique, j’avais pas mal de retard à rattraper. Naturellement, je me suis plongé dans Le Livre noir du communisme, un volume tristement célèbre parmi les marxistes occidentaux et que, en raison de leur allègre rejet, je n’avais jamais pris la peine d’ouvrir, et encore moins de lire, bien qu’étant marxiste moi-même. Il y avait tant de recherches à faire, y compris fouiller dans les Archives digitales staliniennes auxquelles j’avais accès en tant que retraité de l’Université de New York. J’ai aussi lu les classiques sur le totalitarisme ainsi que les récits littéraires écrits par des auteurs désormais célèbres mais encore trop négligés.

Ce n’est pas avant d’avoir lu La Ponérologie politique que j’ai pu disposer des outils nécessaires pour comprendre l’étiologie du totalitarisme. Il y avait là un auteur qui prétendait sans ambages avoir découvert « les lois générales de l’origine du mal ». Si c’était vrai, ce livre était du même niveau que les Principia de Newton en sciences physiques, tout en étant d’une plus grande importance pratique. J’ai été étonné de voir avec quelles assurance et détermination l’auteur poursuivait ce but. Et il approchait ce domaine depuis la perspective disciplinaire de la psychologie. Ce genre de méthodologie « individualiste » avait été reléguée au rang de simple « psychologisme » dans mon propre domaine d’étude et bien d’autres relevant des sciences humaines et sociales. Je me suis demandé pourquoi Łobaczewski s’évertuait à se focaliser sur les troubles psychologiques individuels pour comprendre le déploiement du « mal macrosocial ». J’étais toujours parti du principe qu’il fallait étudier l’idéologie politique et que celle-ci expliquait quasiment tout ce qu’il était nécessaire de savoir sur le comment et le pourquoi de l’apparition du mal totalitaire.

Dès ma première lecture de La Ponérologie politique, j’ai commencé à être convaincu qu’effectivement, une « psychose collective » — une expression récemment introduite par des dissidents et dénigrée par les médias dominants dans le contexte de la propagande autour du covid — pouvait commencer par des individus pathologiques et se répandre dans toute la société, submergeant des nations entières. Łobaczewski explique en détail ce processus au lecteur, de son début à sa fin peu glorieuse. J’ai reconnu les patterns que Łobaczewski s’attelle à exposer. Ils correspondaient aux faits du totalitarisme historique. Et j’ai remarqué que ces patterns sont toujours d’actualité, jusqu’au pourcentage de gens qui succombent à l’idéologie politique totalitaire ou y résistent.

En parlant d’idéologie, La Ponérologie politique explique un phénomène qui m’avait contrarié. Comment les idéologues communistes ont-ils réussi à convaincre les masses qu’ils avaient commis leurs crimes au nom « des travailleurs », « du peuple », ou de l’égalitarisme ? Mais encore plus déroutant, comment ces idéologues se sont-ils convaincus eux-mêmes que leurs crimes étaient pour le bien du citoyen ordinaire ? Łobaczewski explique que l’idéologie totalitaire opère à deux niveaux : les termes de l’idéologie d’origine sont pris au pied de la lettre par les véritables partisans, tandis que les initiés du parti leur substituent un sens secondaire, et que les gens normaux sont soumis à du gaslighting5. Seuls ces initiés, les psychopathes, connaissent et comprennent ces sens secondaires. Ils reconnaissent que les actions soi-disant entreprises au nom des « travailleurs » se traduisent en domination du parti et de l’état au nom des psychopathes eux-mêmes. La vérité est à l’opposé de ce que prétendent les initiés du parti, et ils le savent. La Ponérologie politique nous explique ainsi l’origine du « double langage » qu’Orwell décrit si bien. Par pure coïncidence, Łobaczewski a terminé son manuscrit de La Ponérologie politique en 1984.

Par ailleurs, le livre posé devant le lecteur est autant une anomalie qu’un exploit monumental. Il représente le volume inaugural d’une nouvelle science — la ponérologie, ou la science du mal. Minutieusement et avec une précision scientifique, il explique l’émergence et le développement du mal macrosocial.

Comment sont advenues l’écriture de ce livre et la découverte de ce domaine scientifique ? Les deux sont nés dans un laboratoire vivant. Łobaczewski n’y était pas seulement l’un des scientifiques qui développaient ses méthodes, il en était aussi le cobaye. Łobaczewski a atteint l’âge de la majorité sous le nazisme avec l’occupation allemande de la Pologne, et il a ensuite vécu sous le régime communiste. Il est devenu psychologue, et étant donné sa compréhension clinique de la psychopathologie, commença à entrevoir le caractère psychopathologique du système politique communiste qui avait pris le contrôle de son pays natal.

Comme je l’ai mentionné, dans La Ponérologie politique, Łobaczewski aborde ce domaine avec une méthodologie — l’individualisme et le matérialisme méthodologiques de la psychologie — que l’on aurait pu penser inapplicable à ce champ d’études. Il exige de cette nouvelle science de la ponérologie qu’elle offre la perspective de comprendre et, plus ou moins de remédier à, ce qui constitue l’un des développements les plus pernicieux de l’histoire moderne et la source de souffrances indicibles.

Łobaczewski affirme qu’une étude adéquate du totalitarisme était jusque-là impossible car elle avait été entreprise dans les mauvais registres. Elle avait été réalisée, entre autres, sous l’angle de la littérature, de l’étude des idéologies, de l’histoire, de la religion, des sciences politiques et de la politique internationale. On se souviendra des récits et études littéraires sur l’Union soviétique, le bloc de l’Est et l’Allemagne nazie — des classiques d’Hannah Arendt, d’Alexandre Soljenitsyne, de Václav Benda, de Václav Havel, et bien d’autres. Ces contributions ont été indispensables mais, et sans que cela ne soit leur faute, elles ont nécessairement échoué à saisir la racine du problème, à savoir la dimension psychopathologique de l’origine et du développement de la « pathocratie », le règne des psychopathes.

Les réactions des êtres humains normaux face aux injustices criantes et à la déformation de la réalité perpétrées par les instances dirigeantes, n’ont jusqu’ici été comprises que du point de vue des visions naturelles du monde. Émotivité et jugements moraux empêchent les victimes de voir ce qui les afflige. Les insuffisances des approches universitaires, ainsi que le moralisme de tout un chacun, ont fondamentalement conduit l’humanité à se faire une idée erronée de la pathocratie, la laissant ainsi sans défense à son encontre. Łobaczewski corrige ces insuffisances et fournit des moyens de défense.

Pour acquérir cette connaissance, il est crucial d’introduire une nouvelle taxonomie appropriée. Łobaczewski s’efforce d’expliquer la nécessité d’une taxonomie et de justifier l’introduction de termes scientifiques objectifs et les concepts auxquels ils renvoient. L’auteur nous rappelle que toute science pénétrant en territoire inconnu a dû procéder de la sorte. Il estime à juste titre que la terminologie est essentielle pour mener à bien cette entreprise scientifique, car elle isole et définit ses données, et fournit des outils pour les contrôler. « Je n’ai pas eu d’autre choix », écrit Łobaczewski, « que de recourir à une terminologie biologique, psychologique et psychopathologique afin de mettre en lumière la véritable nature du phénomène […] ». Je laisserai à l’éditeur et à l’auteur lui-même le soin d’introduire la plupart de ces termes et leur définition, et relèverai uniquement que la dénomination appropriée de « pathocratie » et de ses caractéristiques n’est qu’une des contributions majeures de l’auteur. Par cette dénomination, il lève toute ambiguïté et fournit le premier moyen de défense contre son développement et sa propagation.

Certaines parties de ce livre sont si fournies qu’on pourrait avoir l’impression qu’elles expriment de simples généralités. Mais le lecteur doit s’efforcer de rester extrêmement attentif lorsque Łobaczewski aborde les conditions psychologiques et psychosociales normales des individus et des sociétés afin que l’émergence au pouvoir de personnages pathologiques, avec leurs caractéristiques révélatrices, puisse être discernée, comprise, et si possible, empêchée. Ces caractéristiques sont abordées avec perspicacité et une lucidité remarquable. Comme je l’ai fait, le lecteur vivant des situations similaires prendra connaissance des patterns et validera les découvertes de l’auteur en les comparant à sa propre expérience. Il commencera ainsi à trouver les moyens de défense contre les effets de la pathocratie promis par l’auteur. Comme le dit Łobaczewski, « en ce qui concerne les phénomènes de nature ponérogénique, la simple et seule connaissance peut commencer à guérir les individus et les aider à retrouver la paix de l’esprit ». Lire La Ponérologie politique constitue donc une vaste séance thérapeutique pour ceux qui s’efforcent de conserver leur santé mentale et leur humanité au milieu de la démence et de l’inhumanité. Cela a été le cas pour moi.

Pour ces raisons et bien d’autres, le lecteur pourra trouver ce livre vertigineux mais aussi d’une importance capitale. La Ponérologie politique constitue une lecture essentielle pour les penseurs concernés et les victimes passées et présentes du totalitarisme. Elle est particulièrement cruciale aujourd’hui, alors que le totalitarisme de gauche connaît un nouvel essor, cette fois en Occident, où il affecte quasiment chaque aspect de la vie, en particulier la vie intellectuelle.

Ainsi commence « une thérapie générale du monde ».

Michael Rectenwald, PhD
Pittsburgh, Pennsylvanie, 27 février 2022

Source de l’article publié initialement en anglais le 26 mars 2022 : Mises Institute
Traduction : Sott.net

Commentaire : Et voici une vidéo de Michel Drac sur la première édition francophone du livre :

Une note de lecture sur un essai transdisciplinaire psychosociologique rédigé par un psychologue polonais confronté au système du bloc de l’Est : L’étude de la genèse du mal, appliqué à des fins politiques.

Dr Michael Rectenwald

Le Dr Michael Rectenwald est l’auteur de Thought Criminal (2020), Beyond Woke (2020), Google Archipelago (2019), Springtime for Snowflakes (2018), entre autres ouvrages. Il est Directeur d’études et cofondateur de l’American Scholars, une plateforme éducative pro-américaine. Il a été professeur dans le cadre du programme de culture générale de l’Université de New York de 2008 à 2019.

Notes

1 Littéralement « guerriers de la justice sociale », souvent abrégé en SJW. Terme généralement utilisé de manière péjorative pour désigner des personnes défendant des idées ou des causes progressistes. — NdT

2 Rectenwald, Michael. Springtime for Snowflakes: “Social Justice” and Its Postmodern Parentage: An Academic Memoir. Nashville, TN : New English Review Press, 2018.

3 Littéralement « éveillé ». Ce terme désigne le fait d’être conscient des problèmes de justice sociale, d’égalité raciale et de défense des minorités, entre autres idées progressistes. — NdT

4 Voir par exemple :
– Rectenwald, Michael, “Secularism and the Cultures of Nineteenth-Century Scientific Naturalism”, The British Journal for the History of Science 46, no. 2 (2012): 231-54. https://doi.org/10.1017/s0007087412000738;
– Rectenwald, Michael, Nineteenth-Century British Secularism: Science, Religion and Literature, Palgrave Macmillan, 2016;
– Rectenwald, Michael, « Mid-Nineteenth-Century British Secularism and Its Contemporary Post-Secular Implications », Essai in Global Secularisms in a Post-Secular Age, édité par Michael Rectenwald, Rochelle Almeida, et George Levine, 43-64. Boston, MA : De Gruyter, 2015.

5 Ou détournement cognitif ; il s’agit d’une forme de manipulation dans laquelle l’information est déformée, présentée sous un autre jour, omise sélectivement ou faussée dans le but de faire douter la victime de sa mémoire, de sa perception et de sa santé mentale. — NdT




« Leur but est de saper notre État de droit »

[Source : Contrepoints]

Entretien avec Nicolas Quénel

Nicolas Quénel est journaliste indépendant. Il travaille principalement sur le développement des organisations terroristes en Asie du Sud-Est, les questions liées au renseignement et les opérations d’influence. Membre du collectif de journalistes Longshot, il collabore régulièrement avec Les Jours, le magazine Marianne, Libération. Son dernier livre, Allô, Paris ? Ici Moscou : Plongée au cœur de la guerre de l’information est paru aux éditions Denoël en novembre 2023. Grand entretien pour Contrepoints.

Nicolas Quenel – Journaliste d’investigation – Auteur du livre « Allô, Paris ? Ici Moscou » – Photographié dans les locaux de son éditeur, Denöel – 27 octobre 2023 – Paris

Quand le PCC met en scène sa propre légende dans les rues de Paris

Loup Viallet (rédacteur en chef de Contrepoints) : Pouvez-vous décrire les failles les plus alarmantes et les plus inattendues que vous avez mises au jour dans votre enquête ?

Nicolas Quénel : Il n’y a pas vraiment un exemple en particulier qui me revienne en tête. Le fait que la Chine ait pu tourner Fox Hunt, un film de propagande à la gloire du programme de disparition forcée (qui a fait des victimes en France) en plein dans les rues de Paris pendant des semaines sans que personne ne trouve rien à y redire me fascinera toujours par exemple.

On pourrait aussi citer les Indian Chronicles. Une opération d’influence indienne qui avait duré 15 années et durant laquelle les Indiens ont su exploiter les failles de l’ONU pour mener des opérations de dénigrement du Pakistan directement au Conseil des droits de l’Homme.

Plus inattendu encore, l’exemple d’Evguéni Prigojine, le défunt patron des mercenaires de Wagner, qui avait financé une fausse ONG de défense des droits de l’Homme pour faire monter le sujet des violences policières en France quelques mois avant l’élection présidentielle de 2022. Avec un collègue nous avions pu entrer en contact avec un homme qui avait l’audace de se présenter sous le nom de Ivan Karamazov. C’était assez cocasse.

Guerre froide 2.0

Samedi 3 février dernier, l’ancien président russe Dimitri Medvedev a publié un long texte sur Telegram appelant à s’ingérer dans les processus électoraux européen et américain en soutenant les partis « antisystème ». Il a notamment écrit : « Notre tâche est de soutenir de toutes les manières possibles ces hommes politiques et leurs partis en Occident, en les aidant apertum et secretum [ouvertement et secrètement], à obtenir des résultats corrects aux élections ». Comment prouver les traces de cette ingérence ? Quelles types d’actions recouvrent ce terme, « secretum » ?

Il est toujours difficile de prouver l’ingérence d’une puissance étrangère dans un processus électoral. Évidemment, on ne parle pas ici du jeu d’influence classique entre États. Après tout, Vladimir Poutine, quand il invite au Kremlin une candidate à l’élection présidentielle française, et lui accorde un entretien immortalisé par quelques photos, est tout à fait en droit de le faire, et la candidate est libre d’accepter ou de décliner l’invitation en fonction de ce qu’elle juge être le mieux pour son intérêt personnel.

Quand nous parlons d’ingérence électorale, nous parlons communément de ce qu’il était convenu d’appeler les « mesures actives » pendant la Guerre froide, lesquelles désignent l’ensemble des moyens employés pour influencer une situation de politique intérieure d’un pays cible, ou sa ligne de politique étrangère. Parmi ces moyens, on peut évoquer notamment la désinformation, la propagande, le recrutement d’agents d’influence, ou l’utilisation de faux ou d’idiots utiles.

Ces mesures actives, elles, sont par essence secrètes, et la Russie mène ce type d’opérations en France aujourd’hui comme au temps de la Guerre froide. Si on ne devait donner qu’un exemple pour illustrer l’ancienneté de ces ingérences électorales, ce serait l’élection de 1974 pendant laquelle la « résidence de Paris » (l’antenne du KGB dans la capitale française) s’était vantée d’avoir mené en une semaine seulement 56 de ces opérations en faveur de Mitterrand dans un rapport envoyé à Moscou. Fait amusant, les Soviétiques à Moscou avaient de leur côté mené des opérations pour favoriser Giscard.

Ces opérations ont évidemment évolué depuis la Guerre froide, notamment avec le numérique. Les objectifs, eux, restent inchangés. Ce qui n’a pas changé non plus, c’est le fait que ces opérations restent très difficilement attribuables formellement. On ne trouve presque jamais la preuve ultime de l’implication directe de l’appareil d’État russe. Remonter la piste de ces opérations pour découvrir qui est le commanditaire réel demande parfois des années de travail, et ce travail n’aboutit pas toujours.

Agents d’influences et idiots utiles

Quels sont les principaux canaux utilisés par Moscou pour véhiculer sa propagande en France ? Est-ce facile pour le régime de Poutine de recruter des « agents » ? Quels sont leurs profils ?

Il faut faire la distinction entre les agents d’influence et les simples idiots utiles. Quand on parle d’idiots utiles, nous faisons référence à ceux qui répercutent la propagande du Kremlin de manière consciente ou non. Eux ne tirent pas de bénéfices de cela de la part de la Russie, mais se reconnaissent dans cette propagande. Il y a un alignement idéologique entre le discours du Kremlin et leurs convictions profondes. Dans notre pays, des gens sont persuadés que les Arabes vont remplacer les Blancs, que l’homosexualité est un signe de la dégénérescence des sociétés occidentales, etc. De fait, ils se retrouvent dans les narratifs du Kremlin, et peuvent sincèrement penser que Poutine est un rempart contre une prétendue décadence.

C’est grotesque, évidemment, mais jusqu’à preuve du contraire, être con n’est pas un délit dans ce pays.

Les agents d’influence, par contre, c’est autre chose. Il s’agit d’individus qui tirent bénéfice de la récitation de cette propagande. Les Russes vont essayer de recruter des politiciens, des journalistes, des avocats… Ceux dont la voix porte, et qui, en plus, ont l’avantage d’être un peu mieux protégés que le citoyen ordinaire, dans le sens où il est plus délicat pour un service de renseignement d’enquêter ouvertement sur ce type de profils. On se souvient de l’affaire Jean Clémentin, le journaliste du Canard enchaîné qui était en réalité un vrai agent d’influence payé par les Soviétiques.

La France est dans leur viseur

Outre la Russie, quelles sont les principales puissances qui mettent en œuvre des stratégies de désinformation en France ? Dans quels buts ? Ont-elles des manières communes de procéder ?

Les plus actifs en France en matière d’opérations d’influence sont les Russes et les Chinois. On pourrait ensuite citer l’Iran, la Turquie, l’Azerbaïdjan, l’Inde… Tous ont un agenda, des objectifs stratégiques qui leur sont propres. Ce qui est intéressant, c’est qu’ils ont globalement tous les mêmes méthodes et surtout apprennent des erreurs des uns et des autres. Et c’est bien parce qu’ils apprennent que nous devons adapter et muscler notre réponse.

Une prise de conscience (très) récente

Dans son rapport publié le 2 novembre dernier, la délégation parlementaire au renseignement a souligné la « naïveté » et les « fragilités » de la France, notamment face aux ingérences chinoises et russes. À quoi a servi concrètement la dernière commission d’enquête parlementaire relative aux ingérences de puissances étrangères clôturée en juin 2023, soit quatre mois avant la publication du rapport de la délégation au renseignement ?

Cette commission a été l’occasion d’entendre différents services de l’État s’exprimer en détail sur ce sujet des opérations d’influence étrangères. Je me souviens notamment de l’audition de Nicolas Lerner, à l’époque directeur de la DGSI, et aujourd’hui passé chef de la DGSE, qui avait été particulièrement offensif contre les élus qui se rendaient dans le Donbass pour observer des processus électoraux fantoches. Il n’a pas hésité à déclarer qu’« accepter de servir de caution à un processus prétendument démocratique et transparent revient à franchir un cap en termes d’allégeance ».

On peut, bien sûr, regretter les ambitions cachées des parlementaires qui ont participé à cette commission. De son côté, le Rassemblement national voulait se blanchir de ses liens avec la Russie de Poutine, et d’autres voulaient profiter de cette occasion pour les enfoncer sur le même sujet. Mais bon. On ne va pas reprocher aux politiques de faire de la politique quand même !

À mon sens, cette commission a surtout été l’occasion d’imposer le sujet des opérations d’influence étrangères dans le débat public. En cela, elle a été très utile, et ce même travail s’est poursuivi avec le rapport de la DPR qui avait aussi pour sujet central ces opérations.

Être ou ne plus être une démocratie libérale

Comment les démocraties libérales peuvent-elles s’adapter à cette nouvelle menace sans tomber dans l’autoritarisme ?

La lutte contre les opérations d’influence a un point en commun avec la lutte contre le terrorisme. Dans les deux cas, nous sommes face à un conflit asymétrique dans lequel les démocraties libérales sont contraintes dans leur réponse par des limites éthiques, morales et juridiques. Des limites que n’ont évidemment pas les dictatures qui mènent ces opérations d’influence.

En menant ces mesures actives, leur but est de détruire le modèle des démocraties libérales et de saper notre État de droit. Partant de ce principe, on ne protège pas l’État de droit en le sabordant nous-mêmes, et il faut veiller à ce qu’aucune ligne rouge ne soit franchie.

En réalité, le meilleur moyen de lutter efficacement contre ces opérations d’influence est au contraire de renforcer notre modèle démocratique. Cela passera par de grandes politiques publiques d’investissement pour renforcer les moyens de la Justice, de l’Éducation Nationale… Il faut aussi s’atteler sérieusement à répondre à la crise de défiance des citoyens envers l’État, les politiques et les médias.

Ce sera long, coûteux et difficile, mais ce n’est pas comme si nous avions le choix.

Les canards de l’infox

Mercredi 24 janvier 2024, un avion russe s’est écrasé dans l’oblast de Belgorod, près de la frontière ukrainienne. Une semaine après le crash, le président russe Vladimir Poutine affirmait publiquement que ce dernier avait été abattu « à l’aide d’un système Patriot américain ». Dans la foulée et sans vérifications, cette version a été reprise par de très nombreux journaux français. Quelle est la responsabilité de la presse dans la diffusion d’intox ?

Sauf erreur de ma part, nous ne sommes toujours pas au courant des raisons de ce crash. Je garderai alors une certaine prudence sur ce point. Un autre exemple, peut-être plus adapté, car nous avons plus de recul à son sujet, est celui des étoiles de David dans les rues de Paris. Les médias, surtout télévisuels, se sont jetés dessus et ont spéculé pendant des jours en y voyant une preuve de la montée de l’antisémitisme en France après les attaques terroristes du 7 octobre en Israël. Seul problème, nous avons appris dans les jours qui suivirent qu’il s’agissait en réalité d’une opération d’influence perpétrée par un couple de Moldaves avec un commanditaire de la même nationalité, connu pour ses positions très proches de la Russie.

Cet événement a pointé très directement les failles de notre système médiatique. L’immédiateté de l’information couplée à la course à l’audience sont de vrais fléaux. Cela pousse des gens pourtant compétents à commettre des erreurs qui viennent décrédibiliser par la suite ces mêmes médias auprès de leur audience, et en bout de chaîne cela vient encore accroître la défiance envers notre profession.

Si cette opération d’influence a particulièrement bien fonctionné, ce n’est pas parce que les Russes ont essayé d’amplifier l’histoire sur les réseaux sociaux avec des faux comptes, c’est parce que les médias se sont jetés dessus sans prendre de précautions.

La désinformation au stade industriel

La guerre hybride menée par la Russie pour déstabiliser les démocraties libérales et diffuser un discours anti-occidental n’a pas commencé le 24 février 2022. Avez-vous cependant constaté un changement d’échelle, d’intensité, dans les tentatives d’ingérences « discrètes » à partir de février 2022 ?

Il est difficile de donner un chiffre ou une tendance sur des opérations qui sont par nature secrètes. On peut supposer sans prendre trop de risques de se tromper qu’il y a une hausse de ces opérations depuis le début de l’invasion de l’Ukraine du 24 février 2022, car il y a un enjeu stratégique pour Moscou à faire cesser le soutien des Occidentaux à Kyiv.

À titre personnel, je pense que l’on va voir dans un avenir proche une multiplication des opérations d’influence qui se reposent sur les outils numériques, car il est aujourd’hui bien plus facile de créer des discours ou des faux sites web grâce à l’intelligence artificielle générative. Créer un deepfake il y a quelques années pouvait prendre des semaines et nécessitait de solides compétences. Aujourd’hui, les outils d’IA permettent d’industrialiser ce type de productions, cela ne prend pas plus que quelques minutes, et il n’y a pas besoin de compétences particulières pour y arriver.




L’éducation sexuelle inflige un traumatisme aux enfants

[Source : Epoch Times France.
Voir le descriptif dans Éducation sexuelle : « L’infiltration pédophile se fait sous nos yeux »]




Davos tue l’agriculture pour financer la guerre

[Source : Chaîne officielle TVL]

Pourquoi la paysannerie est-elle en phase terminale ? Qui tire les ficelles du monde agricole, le plus gros marché mondiale (7 000 milliards $) ? Après les manifestations de colère légitime des agriculteurs, Jean-François Auzolle, ingénieur centralien, apporte une série d’explications que les grands médias prennent bien soin de cacher. Le problème est ancien et global. À l’origine : la capitalisation primitive, de puissantes fortunes qui s’organisent entre elles pour chasser en meutes. Les paysans ayant toujours été à leurs yeux une variable d’ajustement. Mais comme il faut que tout le monde mange et que « business is business », le coût doit être le plus faible possible (les insectes arriveront bientôt dans les assiettes). La guerre en Ukraine et ses milliards de débouchés n’attendent pas. Par ailleurs, la maîtrise du foncier étant l’objectif ultime (comme Bill Gates et ses 100 000 hectares aux États-Unis), cette caste cherche par tous les moyens à empêcher les agriculteurs de capitaliser. Jean-François Auzolle revient en détail sur la PAC, le rôle de la FNSEA, les lois Egalim et surtout décrypte les dessous d’une organisation dont les cerveaux sont aujourd’hui les invités du Forum économique mondial de Klaus Schwab… (Des informations complémentaires seront mises en ligne sur lefalotier.fr à compter du 21 février)

[NDLR : concernant le Glyphosate,
voir https://www.mnhn.fr/fr/actualites/le-glyphosate-est-il-nefaste,
https://www.linternaute.com/actualite/societe/3925110-a-quel-point-le-glyphosate-est-il-dangereux-ce-que-dit-vraiment-la-science/,
https://theconversation.com/impacts-du-glyphosate-sur-la-sante-et-lenvironnement-ce-que-dit-la-science-75946,
https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/pesticides-pourquoi-les-effets-du-glyphosate-sur-la-sante-sont-ils-encore-controverses-3703305]




Toulouse : une association retire 5 tonnes de déchets des berges de la Garonne en trois jours

[Source : epochtimes.fr]

[illustration : Parmi les nombreux déchets retirés des berges de la Garonne se trouvaient plus de 250 pneus. (Facebook/Champ d’actions)]

Par Nathalie Dieul

Les berges de la Garonne sont une véritable décharge sauvage, a constaté l’association Champs d’actions. En particulier sur l’île d’Empalot, derrière le casino Barrière de Toulouse, où quelques centaines de bénévoles ont récemment ramassé plus de 5 tonnes de déchets pour réhabiliter cette belle zone humide.

Plus de 250 pneus, plus de 80 seringues et bien d’autres déchets. « Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une telle décharge à Toulouse », explique à Actu Toulouse Florence Ducrocquetz, présidente de l’association. Habituellement, lors de ses activités, Champs d’actions récolte environ 600 kg de détritus, bien loin des résultats de cet événement mené sur deux fins de semaine, les 6, 7 et 14 janvier. « On a halluciné en voyant la quantité de déchets qu’il y avait », a ajouté la présidente.

Ces sept dernières années, l’association s’est donné pour mission de nettoyer les berges de la Garonne. Tout a commencé lors d’une simple promenade aux alentours de Gagnac-sur-Garonne. En découvrant une grande quantité de déchets, les fondatrices de Champs d’actions ont voulu « nettoyer ce petit îlot », puis « repartir tranquillement à notre vie », racontent-elles sur le site Internet de l’association. Mais c’était sans compter sur l’omniprésence des déchets ainsi que sur « le nombre croissant de personnes, d’entreprises et de structures prêtes à nous accompagner ».

C’est ainsi que Champs d’actions est née. « Nous sommes aujourd’hui plus de 20 000 personnes à être venues protéger notre fleuve », explique l’association qui a organisé près de 500 journées de ramassage depuis sa fondation, permettant de retirer plus de 350 tonnes de détritus de la Garonne.

« L’une des plus belles zones humides de Toulouse »

En apprenant l’existence d’une grande décharge sur l’île d’Empalot tout près du casino Barrière, « l’une des plus belles zones humides de Toulouse », Champs d’actions a décidé de mener une grande sortie pour éviter que ces déchets toulousains ne finissent dans l’océan. Début janvier, en annonçant les prochains événements, l’association lançait pour motiver ses troupes : « Si vous ne deviez participer qu’à une seule sortie en 2024, ce serait celle des 6 et 7 janvier 2024 ! »

C’est sur l’île d’Empalot derrière le casino Barrière de Toulouse que se trouve
la décharge sauvage nettoyée par Champs d’actions.
(Capture d’écran/Google Maps)

Deux journées intenses étaient prévues, de 10 h à 16 h. Au terme de la seconde journée, l’association annonçait avoir reçu l’aide de plus de 190 bras pour aider et qu’il allait falloir une troisième journée pour terminer le nettoyage, le dimanche suivant.

« Ce qui nous fait le plus de bien en tant qu’association, c’est de savoir que si on nous signale une décharge sauvage de malade sur les berges, en quelques jours, vous êtes des centaines à répondre présents et qu’ensemble, on est capable de régler le problème en quelques grosses heures de charbonnage et d’organisation », se réjouit Champs d’action.

« Un impressionnant dépôt sauvage »

Au total, plus de cinq tonnes de détritus en tout genre ont été sortis de la zone humide pendant ces trois jours. Il y avait plus de 250 pneus, des plastiques de toutes sortes, des produits toxiques, des piles, des ampoules, un minitel, des télévisions, des sacs d’amiante enterrés, etc. Plus de 80 seringues ont aussi été ramassées, ce qui constitue en soi un phénomène inquiétant puisque d’habitude, c’est seulement une dizaine de seringues qui sont récupérées lors d’une telle opération.

« Les berges sont un impressionnant dépôt sauvage », remarque Florence Ducrocquetz, qui s’inquiète en particulier de la pollution par les nanoparticules provenant de la dégradation des plastiques sur les berges de la Garonne. En effet, celles-ci se retrouvent dans l’eau bue par les habitants de la Ville rose.

« Chaque fois qu’on ingurgite des nanoparticules, les molécules organiques s’accumulent dans le corps et sont source de risques de cancer », souligne la présidente de l’association.