Le combat de l’Empire russe contre l’impérialisme occidental

[Source : alawata-rebellion]

Par Erwan Castel

À Marioupol, ce grand port industriel de la mer d’Azov, de violents combats se déroulent entre les forces ukrainiennes et les forces conjointes de la République Populaire de Donetsk et de la Fédération de Russie dont l’objectif est de libérer la ville, mais aussi de détruire le régiment spécial « Azov » ce fleuron de la mouvance bandériste qui en Ukraine a fleuri depuis le Maïdan et rêve d’un nouvel État nazi au cœur de l’Europe. 

Ici, je renverrai dos à dos à la fois les mondialistes fantasmant sur une humanité hors sol au service d’un cosmopolitisme consumériste apatride et les nationalistes communautaristes fantasmant sur une Russie poutinienne défendant exclusivement les valeurs chrétiennes et la race blanche. 

En réalité, la grande Russie, tsariste, soviétique ou fédérale a conservé en elle cette « notion d’Empire » supra communautaire et réunissant dans une même destinée commune des peuples aux ethnies, aux religions, aux cultures, aux traditions différentes. Plusieurs fois je me suis exprimé ici sur cette « Union des peuples » qui réunit sans la dissoudre la diversité d’un empire, se fortifiant des différentes identités le composant et les fortifiant en retour de leurs puissances additionnées. 

La Tchétchénie fait partie de ces territoires de la Grande Russie qui paya un lourd tribut à cause de l’intégrisme idéologique, entraînée par les radicaux islamistes dans 2 guerres meurtrières entre 1994 et 2009 (environ 175 000 morts). Réintégrée au sein de la Fédération de Russie la Tchétchénie, dans une grande autonomie, bénéficie et participe désormais à la stabilité et la défense de la Russie.

Le président tchétchène Ramzam Kadyrov demandait depuis le début du conflit du Donbass à pouvoir envoyer des unités tchétchènes protéger les populations du Donbass bombardées quotidiennement par les soudards de Kiev occupant une partie de leurs territoires. En attendant l’ordre du Kremlin, nombre de volontaires individuels, vétérans des guerres du Caucase sont venus gonfler les rangs des milices républicaines de Donetsk et Lugansk. 

Puis cette inévitable guerre européenne, que j’annonçais dès 2014, est arrivée et le président Poutine a alors répondu favorablement à son « fantassin » tchétchène comme Kadyrov aime à se définir et aussitôt des unités de combat sont sorties de leurs montagnes du Caucase pour venir dans la steppe du Donbass chasser ces bandéristes et autres néo-nazis hallucinés.

Depuis plusieurs jours, les forces tchétchènes, aux côtés des forces républicaines et d’autres forces russes libèrent la ville chrétienne de Marioupol des néo-nazis d’Azov au cri de « Allāhu ʾakbar ! », bousculant tous les préjugés des islamophobes et des poutinolâtres occidentaux qui pour la plupart, accrochés à un centralisme étatique et à un communautarisme identitaire n’ont toujours pas compris l’extraordinaire puissance d’une notion d’empire réalisée entre des peuples unis.

Dans Marioupol, une unité tchétchène sécurise un ensemble d’immeubles où se cachent encore des tireurs du régiment « Azov », disséminés au milieu de civils utilisés comme boucliers humains :

Pourquoi des Tchétchènes ?

La brigade tchétchène arrivée en Ukraine et dans le Donbass et forte de plus de 10 000 « kadyrovites » présente plusieurs avantages pour le bon déroulement des opérations militaires russes :

  • Tout d’abord ce sont des combattants rompus et aguerris aux combats en zone urbaine, ce qui explique qu’ils ont été déployés directement sur Kiev et Marioupol par exemple.
  • Dans les rangs des bataillons spéciaux ukrainiens se trouvent des Tchétchènes du bataillon djihadiste « Dudayev » contre lesquels les kadyrovites ont des comptes à régler, 
  • Mais les unités tchétchènes sont également une composante du « soft power » russe, excellant dans les soutiens psychologiques et humanitaires auprès des populations.
  • L’action des combattants tchétchènes a de plus une composante humanitaire forte et portée par une stratégie de communication pour une fois efficace et adaptée,
  • Leur réputation de combattants sans pitié est un élément important de la guerre psychologique menée contre les néo-nazis des unités spéciales ukrainiennes…

Aujourd’hui, le président de la Fédération de Russie, dans un discours où il rappelait les objectifs des opérations militaires déclenchées en Ukraine citait, quant à lui l’évangile de Saint-Jean :

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis »,

(Jean, XV, 9)

apportant une pierre chrétienne à cette notion d’empire pour laquelle entre Occident et Eurasie combattent et meurent des chrétiens, des athées, des païens, des juifs, des musulmans, des bouddhistes… des communistes, des monarchistes, des nationaux bolchéviques, des anarchistes, des Asiatiques, des Européens, des Caucasiens, des Sibériens…

Dans le Donbass depuis 8 ans, à Marioupol et aujourd’hui ailleurs, se déroule un guerre qui n’est que la bataille première de cette guerre à dimension civilisationnelle qui vient d’éclater de l’Empire contre l’impérialisme, des peuples contre les tyrans, du sens commun universel contre l’universalisme de la dictature, des communautés de l’être contre la société de l’avoir, de la raison contre la folie. 

Voilà pourquoi les dieux et les déesses des batailles nous donneront la victoire et la porteront au-delà des océans !

Erwan Castel

Publié par Erwan Castel à 3/18/2022 05:49:00 PM

2 commentaires :

  1. Anonyme
    Bonjour Erwan, une seconde fois, je ne suis pas d’accord avec une partie de ton analyse. Tu fustiges les « islamophobes ». En cela tu rejoins les mondialistes avec leur vocabulaire manichéen et prêts à classer tout ce qui ne leur sied pas au choix de : populiste, homophobe, islamophobe, complotiste et j’en passe.
    Tu as ta vision des choses du fait de ton vécu. Ici en Europe de l’Ouest certains (et de plus en plus) ont leur vision des choses du fait de leur vécu. Tu fustiges les « islamophobes » et tu argumentes en mettant en avant les actions de Kadirov et de ses combattants. Certes, mais tu fais dans ce cas exactement ce que tu reproches aux « islamophobes » (qui soit dit en passant ne se considèrent pas comme tels, mais du fait d’une étiquette que leurs opposants leur ont collé sur le dos) : conclure une généralité sur des éléments particuliers. Je ne t’apprendrai rien en te disant comment cela se passe en Europe de l’Ouest. Je suis même assez bien placé pour en parler puisque j’ai moi-même vécu des situations assez chaudes (je n’en parlerai pas plus sinon à parler de ma vie personnelle) avec cette communauté à qui pourtant je n’ai fait aucunement ombrage. Croire que l’« islamophobie » relève de l’agitation de quelques politiques c’est accepter le narratif des mondialistes qui œuvrent en France. On n’obtient pas entre 35 et 40 % de gens qui pensent qu’il y a un problème avec juste des mots de politiques. Ces gens vivent bien quelque chose pour non seulement continuer à grossir l’effectif, mais aussi pour à présent commencer à se mettre à parler.
    Tu as ton vécu avec Kadirov, les Européens de l’Ouest ont leur vécu. Les attentats terroristes ne sont pas un rêve ce me semble. Tiens d’ailleurs je l’ai vu dans je ne sais plus quel canard, pas plus tard qu’aujourd’hui ou hier une réfugiée ukrainienne s’est faite violer par un autre réfugié. Je n’irai pas plus loin. C’est devenu d’un quotidien…
    Tu combats l’armée ukrainienne, je ne pense pas que tu sois « ukrainophobe ». Pareil pour ceux que tu penses être « islamophobes ».
    On dit merci qui d’avoir monté les uns contre les autres ?
    Bon courage à toi et encore merci de nous tenir informés. Je me demande même comment peux-tu faire pour être au front, tenir un blog et répondre à des interviews un peu partout (j’en ai vu sur le net)…
    1. Erwan Castel
      Pour répondre à ta dernière question je suis assigné à des services bases et des liaisons logistiques du fait de mon bras toujours en charpie. Cela me permet à défaut de continuer le travail d’information.

      Ensuite, j’entends par islamophobe quelqu’un qui condamne une personne sur le seul fait qu’il est musulman ou refuse le droit à l’Islam d’être pratiqué par des individus dans son pays. Évidemment que la plupart de ces individus, tout comme les racistes, les xénophobes et autres communautaro-centrés ne se reconnaîtront jamais comme tels tout comme les mondialistes cosmopolites refuseront de reconnaître leur idéologie hors sol d’être une servitude radicale à la marchandise.

      Il se trouve que je connais plutôt bien l’Islam ayant eu une belle famille musulmane, vécu dans des banlieues et des pays à forte densité musulmane. Aussi je peux dire que l’immense majorité des racailles qui sévissent dans les banlieues que l’État leur a lâchement abandonnées sont autant musulmans que moi archevêque de Canterbury, et si je voulais pousser dans leur idiotie crasse des types comme Zemmour qui dit « l’islam organise les trafics de drogue » je lui rappellerais que la charia punit au contraire de 30 coups de fouet un consommateur de drogue et que dans les favelas du Brésil on observe de plus en plus de conversions à l’Islam pour le cadre social strict que les mosquées instaurent dans les quartiers (et surtout selon moi la démission du clergé catholique de sa fonction sociale).

      Tous les intégrismes idéologiques sont toxiques, qu’ils soient politiques, religieux, mondialistes ou identitaires. Seul compte à mes yeux les lois du « grand livre de la Nature » et le bon sens commun humain qui en découle.

      Quelqu’un qui n’aime pas les étrangers, même s’il ne le reconnaîtra jamais, est un xénophobe, idem vis-à-vis des religions, des cultures, etc., et c’est un syndrome psychiatrique qui est d’ailleurs partagé avec les alcooliques et autres paresseux intellectuels et sociopathes.

      Quand la plupart des Français, prétendument dissidents, cesseront de fustiger les conséquences et les profiteurs des crises vécues et attaqueront pour les détruire les systèmes et les responsables qui les provoquent, alors je cesserai de les considérer comme des pleutres râlant sur les réseaux surtout pour essayer de cacher leur soumission vulgaire. Combien d’entre eux ont fini par se faire piquer pour ne pas avoir à sacrifier leurs petits conforts et plaisirs individuels ?

      Je revendique pour ma part une « connophobie » radicale vis-à-vis de tous ceux qui se précipitent sur les apparences, guidés par un manichéisme de pensée et une paresse intellectuelle au lieu de rechercher, comme l’enseignait Hippocrate, la cause des causes des problèmes vécus.
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