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La fille de Douguine assassinée (à la place de son père ?)

Par Lucien SA Oulahbib

DARIA PLATONOVA Douguine a explosé dans sa voiture, confirment les médias de grand chemin français salissant au passage sa mémoire en la désignant d’emblée, via son père, d’ » ultra-nationaliste » bien sûr favorable à « l’annexion de l’Ukraine » et proche de Marion Maréchal, alors qu’elle est plutôt une patriote russe à la recherche d’une singularité dont on peut ne pas partager les sources (en l’occurrence Heidegger et son purisme paganisé et ethnicisé) sans que cela empêche d’apprécier son souci d’être et non pas seulement d’exister comme le veut la Secte qui nous réduit à un corps (de coordonnées) sans sujet ni patrie…

Le fait que la voiture ait été piégée et visait sans doute son père dénote en tout cas le basculement accéléré vers la guerre « sale » à coup d’assassinats de hauts responsables, de personnalités et de civils, entrecoupés de bombardements interdits par les conventions sur la population, de caches et utilisations d’endroits civils façon Hamas utilisés par l’armée Zelenski (comme l’a signalé Amnesty International, sommée cependant de se rétracter) jusqu’à ces temps-ci. Celui-ci va jusqu’à s’acharner méticuleusement, à la façon d’un psychopathe, à bombarder une centrale nucléaire afin d’aller vers cet irréparable recherché surtout par la Secte dont l’un de ses pions actuellement au pouvoir en France vient d’indiquer l’acuité inéluctable de la guerre dans un discours très récent (19/08/2022).

Qui a pu donc effectuer cet acte odieux, lâche, et avec tant de précision, sinon un service de haut vol de la Secte SHA, par satellite, persuadé ce faisant qu’en tuant Alexandre Douguine et sa fille on assassinait le « cerveau de Poutine » ? Ce qui est déjà méprisant tant ce dernier n’a pas besoin de suivre le conseil d’experts pour agir à la différence de la marionnette installée en France à l’Élysée. Ce qui est aussi contre-productif, car ce n’est surtout pas comprendre du tout l’esprit russe qui n’aura de cesse de traquer les exécutants et leurs commanditaires « jusque dans les chiottes ».

Si la France n’a pas à entrer dans cette galère, elle ne peut pas non plus par principe laisser faire, car ce n’est pas en éliminant ainsi ses « ennemis » que l’on progresse, qu’il s’agisse des Russes ou même des djihadistes qui à chaque fois mettent à leur tête quelqu’un de bien pire encore… Il faut s’affronter sur le fond et non pas croire que des escarmouches et leur harcèlement suffisent pour donner la clé de la victoire — plutôt le goût bien amer de la défaite maquillée en « victoire », donnant encore cependant les derniers coups d’une griffe, ceux d’une bête blessée, mais qui reste hargneuse tant elle n’aura pas été achevée…