Le meilleur des mondes : et maintenant, un délit de climato-scepticisme !

28/09/2023 (2023-09-28)

[Source : bvoltaire.fr]

Par Arnaud Florac

La nouvelle aurait presque pu passer inaperçue si une poignée d’observateurs lucides et courageux n’avaient saisi au bond cette proposition de loi : une coalition transpartisane (enfin, sans le RN, bien sûr) a déposé une proposition de loi visant à bannir du champ de l’expression publique et médiatique toute remise en cause du réchauffement climatique, et de l’origine humaine de celui-ci. On n’aura plus le droit. C’est tout. Mathieu Bock-Côté, le plus français des Canadiens, s’est saisi de l’affaire et en a été suffisamment choqué pour en parler deux fois : dans Le Figaro et chez Christine Kelly. Il faut un œil objectif, c’est-à-dire encore préservé de la propagande française, pour nous montrer, à notre grande honte, que nous, pays du débat et de l’esprit critique, sommes en train de voter des lois sur le délit d’opinion.

On entend depuis longtemps cette phrase tout sauf anodine : « Ceci ou cela n’est pas une opinion, c’est un délit » — montrant bien qu’il existe en France, depuis la loi Pleven et jusqu’à ce projet stupide, des délits d’opinion. Désormais, c’est le climat. Demain, ce sera probablement l’existence des sexes biologiques. On n’arrête pas le regrès [jeu de mots entre progrès et regret ? NDLR]. Il faudra penser à réformer l’orthographe pour se mettre à la portée des illettrés (comme en 1917, en Russie). Pour parachever le nouveau récit climatique, on n’aura plus, ensuite, qu’à faire disparaître les récits historiques non conformes, comme le petit âge glaciaire sous Louis XIV lorsque, sans la moindre usine, sans le moindre avion, le vin gelait dans les verres et que la Seine se traversait à pied. On fera exécuter par strangulation médiatique et judiciaire les historiens ou les physiciens qui oseront contredire le GIEC. Enfin, je présume qu’on purgera le GIEC lui-même. On connaît ça très bien.

Peut-être donnera-t-on, un jour, aux préfets des quotas de réfractaires à punir, comme au temps de Staline. Des objectifs chiffrés pour un gouvernement bureaucratique, dont le maquillage de « bienveillance » cachera son terrifiant profil nord-coréen. Voilà ce qu’il faudrait. Étonnamment, d’ailleurs, cette idée de répression idéologique ne concerne pas les vrais menteurs : ceux qui parlent des violences policières, du racisme systémique ou du privilège blanc.

L’écologie est une nouvelle religion et le réchauffement fait partie de ses dogmes. On a le droit de penser que la Terre est plate, que les chats ont un plan pour gouverner le monde, que le prince Charles est un reptilien ou qu’il y a, sous la patte droite du Sphinx, un grimoire pour réveiller les djinns, mais malheur à celui qui ose remettre en cause le saint dogme du réchauffement dû à l’homme. Il perdra tout — comme s’il avait dit que le Grand Remplacement était une réalité statistique, pour vous donner une idée.

Après les lois mémorielles, il y aura maintenant des lois d’opinion pour interdire de questionner le présent. Il manque un appareil législatif qui interdirait d’être pessimiste pour le futur. Une sorte de variante mentale de ce que serait un sourire taillé au rasoir sur le visage d’un dépressif. C’est la gueule atroce du monde qu’ils veulent.

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Un commentaire

  1. Il faut commencer à stocker et cacher les livres interdits « climato-sceptiques ». Dès maintenant. Je dois en avoir cinq ou six. Il va falloir en acheter d’autres…

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