La faillite de la science matérialiste ?

La faillite de la science matérialiste ?

14/01/2021 (2021-01-14)

Par Joseph Stroberg

La science moderne a émergé approximativement au moment de la Révolution française, il y a maintenant plus de deux siècles. Depuis lors, l’Humanité s’est lancée dans une course au « progrès » technologique qui en est directement issu et qui lui reste étroitement associé. Un tour d’horizon rapide permettra de déterminer si la progression scientifique et technique exponentielle a permis ou non l’amélioration des conditions humaine et planétaire. Et si malgré le temps et les ressources (notamment financières) investies, le bilan reste plutôt défavorable autant aux êtres humains qu’aux autres êtres vivants et qu’à la planète elle-même, peut-être sera-t-il nécessaire d’envisager la faillite de notre science éminemment matérialiste, ceci pour permettre de passer à autre chose.

La science moderne, de plus en plus morcelée en disciplines hétérogènes et en domaines hyper spécialisés, s’est considérablement éloignée d’une vision synthétique et holistique telle que celle pratiquée par les savants de l’antiquité. Pour ces derniers, l’étude des astres n’était pas nécessairement séparable de celles des mathématiques, de la terre, des êtres vivants et même de la philosophie. Nous en sommes arrivés à un point paradoxal où, par exemple, pour étudier des particules minuscules plus petites que les atomes, nous n’avons pas trouvé mieux que de construire de gigantesques accélérateurs de particules de plusieurs kilomètres de diamètre ! Parallèlement, la conscience morale semble avoir déserté de plus en plus les milieux scientifiques, ce qui explique notamment la facilité croissante avec laquelle nos actuels champions de la science se font acheter et corrompre par la politique et la finance et ne voient plus guère d’inconvénients à trafiquer allègrement leurs « études » pour aboutir aux résultats voulus d’avance.

La corruption n’est cependant pas encore parvenue à s’universaliser et nous le devons à quelques réels savants pour lesquels la science ne doit pas s’exercer sans conscience. L’ennui pour eux est qu’en général plus ils s’opposent à ces pratiques qui n’ont plus grand-chose à voir avec l’esprit scientifique véritable, plus ils sont « descendus » d’une manière ou d’une autre : dénigrés, radiés, virés, ostracisés, ou même parfois carrément « suicidés ». Si leurs découvertes s’opposent à la pensée unique ou aux intérêts des milieux économiques et des multinationales, elles sont souvent ignorées ou ridiculisées. Si elles sont inattaquables, tellement les résultats sont flagrants, ce sont les chercheurs eux-mêmes qui sont attaqués. Leur réputation peut être démolie par un scandale totalement fabriqué, sexuel ou d’une autre nature. Et par amalgame, leurs découvertes passent alors plus facilement à la trappe.

La science sans conscience n’échappe pas à l’une de ses découvertes : la loi d’entropie (voir aussi : La loi de dégradation ou d’augmentation du désordre et du chaos). Plus elle avance dans le temps vers son idéal matérialiste de progrès infini, plus elle se dégrade et tend à produire des fruits pourris. Parlant de fruits, l’examen de ses prouesses peut commencer par celles concernant le milieu naturel. Qu’en est-il sur ce plan particulier ? Eh bien, la science est parvenue à inventer des milliers de poisons de différentes natures, capables de tuer non seulement des insectes, mais aussi des animaux, des plantes et des êtres humains, ceci bien sûr de différentes manières, des plus lentes (faisant mourir et souffrir à petit feu) aux plus expéditives (particulièrement appréciées des militaires et des agences d’espionnage).

Elle a aussi découvert des engrais dont les effets à long terme, combinés avec le labourage, vont de l’appauvrissement des sols à la désertification. Elle a isolé le radium puis d’autres éléments radioactifs et fini par permettre la création de centrales puis de bombes et d’autres armes nucléaires dont les déchets contaminent les sols pendant des millions d’années. Ces merveilleuses inventions et leurs déchets contribuent à détériorer plus ou moins radicalement le code génétique des diverses espèces vivantes.

Le tour d’horizon serait nettement partial si l’on ne reconnaissait pas dans chacun des domaines les quelques avantages apportés par la science matérialiste. Sur le plan particulier de la nature, cette science a malgré tout permis en particulier les bénéfices suivants : euh… Attendez ! Nous cherchons… Plus sérieusement : si, il y a quand même eu quelques bons effets, semble-t-il, tels que la capacité à analyser les déséquilibres chimiques aussi bien dans les sols que dans les plantes, les animaux et les êtres humains. L’ennui toutefois est que ces déséquilibres sont trop souvent la conséquence de l’approche scientifique ou technologique moderne éloignée des considérations relatives à la conscience morale. La science moderne a également copié de nombreuses molécules médicinales qui se trouvaient déjà dans la nature. Elle a aussi trouvé des produits capables de nettoyer ou de purifier les saletés dont elle était en définitive elle-même responsable. Il lui reste à découvrir comment éliminer radicalement les déchets nucléaires autrement qu’en les glissant juste sous le tapis. Il lui faudra aussi trouver le moyen de supprimer les milliers de milliards de micro et de nano particules plastiques polluant toutes les mers du globe. Nous devons quand même reconnaître le mérite des encore nombreux chercheurs qui cherchent à réparer les pots cassés par la science elle-même ou par sa fille la technologie.

Sur le plan plus particulier de la santé, spécialement celle des êtres humains, si la pénicilline et les autres antibiotiques ont pu tuer de supposées mauvaises bactéries responsables de maladies plus ou moins mortelles, elles ont aussi conjointement tué les bonnes appartenant au microbiote intestinal et rendu des « mauvaises » bactéries résistantes. Ceci a contribué en bout de course à déséquilibrer plus ou moins radicalement l’état physique aussi bien des hôtes que de leurs invités microscopiques. Même si initialement les découvertes scientifiques semblent particulièrement bénéfiques au moins sur le court terme, elles engendrent presque immanquablement des conséquences plus ou moins désastreuses sur le long terme. Ou bien elles ont conjointement des effets négatifs secondaires sur le court terme. Ceci est particulièrement le cas pour les découvertes médicales contre les cancers. La chimiothérapie semble faire au moins autant de dégâts que ces derniers.

Concernant la lutte contre les cancers, si l’immunothérapie paraît plus prometteuse et moins nocive, il reste à connaître ses effets à moyen et long terme. En matière de bilan actuel, la recherche dans ce domaine est un gouffre financier sans fond qui n’empêche nullement une croissance par ailleurs pratiquement exponentielle du nombre de cancers et d’individus qui en sont malades. Et la cause est loin d’être une affaire de longévité croissante, car en un siècle, celle-ci n’a tout au plus que doublé dans certains pays, alors que dans le même temps, le nombre de cancéreux a été multiplié par cent ou par mille. De plus, les jeunes enfants sont eux-mêmes touchés. Nous en arrivons à un point où un individu sur deux peut maintenant s’attendre à mourir du cancer, ceci en dépit de toutes les découvertes et de tous les moyens déployés contre ce fléau.

Les impératifs budgétaires, financiers ou politiques laissent rarement le loisir à la science de lancer des recherches de longue haleine qui sont pourtant les seules aptes à apporter des réponses fiables et significatives dans la plupart des domaines, y compris en médecine. La plupart des inventions technologiques sont mises sur le marché sans la moindre étude sérieuse en termes d’effets potentiels négatifs sur la santé et sur l’environnement. Ce qui l’emporte, c’est le gain immédiat : combien cela rapporte-t-il financièrement, politiquement, économiquement ou même socialement (par exemple comme moyen de contrôle des foules) ? Le cas tout frais de la 5G en est un exemple tout à fait représentatif. Quelques scientifiques dotés d’une conscience ont pourtant tiré la sonnette d’alarme. Mais leur voix se perd dans le désert. Et la plupart des gens qui parviennent malgré tout à l’entendre ne veulent pas l’écouter. Ils préfèrent entendre les sirènes de la technologie confortable et de la science matérialiste.

À une époque où l’homme lance des sondes et des fusées dans l’espace, où des sous-marins explorent les abysses, où des nanorobots peuvent se promener dans les vaisseaux capillaires, où l’on se parle et se voit presque instantanément d’un bout à l’autre des continents et où l’on a réalisé des prouesses relevant anciennement de la magie ou des dieux…, dans le même temps, on a détruit des millions d’espèces vivantes, pollué des hectares de terres, on a tué des centaines de millions d’êtres humains en un siècle, irradié des régions entières, etc. De plus en plus d’êtres humains sont médicamentés, malades, névrosés, déséquilibrés, suicidaires et/ou dépressifs. De plus en plus de maladies rares sont découvertes (ou parfois inventées), jusqu’à finir par compter sur les doigts d’une main le nombre d’individus sains de corps et d’esprit dans n’importe quel des pays. La science matérialiste a un bilan que l’on peut facilement qualifier de désastreux. Ses principales réussites ont essentiellement concerné le confort physique. Mais conjointement, elle a largement contribué à éloigner les êtres humains de leur conscience morale et de leur essence divine. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », disait Rabelais. Combien d’êtres humains le comprennent ?

Si la science matérialiste est en situation d’échec et de faillite, l’Humanité finira par la remplacer et par passer à autre chose. Cette dernière perdra sans doute en confort matériel ce qu’elle gagnera sur d’autres plans. Elle n’aura pas d’autre alternative pour retrouver sa santé et celle de la planète. On peut se perdre en conjectures sur ce que sera la petite-fille de la science actuelle. L’imagination humaine peut néanmoins s’amuser à l’envisager. L’avenir verra peut-être l’émergence d’une nouvelle science basée cette fois sur l’âme et non plus sur la matière. La télépathie universelle entre les êtres humains en serait l’une des conséquences. Le mensonge, la trahison, l’hypocrisie… ne seraient plus possibles. Les vols et les voleurs n’existeraient plus. Les rares psychopathes seraient soignés automatiquement par fusion d’âmes. Etc.

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