Les thérapies géniques à ARN messager ne sont pas des « vaccins » et peuvent modifier le génome humain ! MàJ2

Les thérapies géniques à ARN messager ne sont pas des « vaccins » et peuvent modifier le génome humain ! MàJ2

21/01/2021

Emmanuelle Marie Charpentier, prix Nobel de Chimie en 2020 et l’un des inventeurs de l’outil moléculaire Crispr-Cas9 permettant de faciles manipulations génétiques, déclare que leur invention permet la fabrication d’ARN messagers destinés à modifier le génome du receveur.


Point de vue opposé (ou antithèse)

[Source : The World News]

Y a-t-il un point commun entre ces “ciseaux génétiques” et les vaccins à ARN ?

Les “ciseaux génétiques” CRISPR-Cas9 comme les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna se servent de l’ARN. Mais la comparaison s’arrête là. L’ARN est une famille de molécules présentes dans les cellules des êtres vivants et dans certains virus. Elles y jouent un rôle clé dans le transport de l’information génétique contenue dans l’ADN. “Il existe de très nombreux types d’ARN dans nos cellules”, explique Frédéric Rieux-Laucat, directeur du laboratoire d’immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques de l’Inserm. Les vaccins de Pfizer/BioNTech et Moderna recourent à l’ARN messager. Les “ciseaux génétiques” CRISPR-Cas9 utilisent, eux, l’ARN guide.

L’ARN guide et l’ARN messager sont “totalement différents en termes de structure et de fonction”, tranche Frédéric Rieux-Laucat. L’ARN messager joue un rôle de transition. Il transporte depuis le noyau de la cellule jusqu’à son cytoplasme une copie d’une portion de l’information génétique contenue dans l’ADN. Cette instruction va être lue et donner naissance à la protéine correspondante. L’ARN guide, lui, “ne code absolument rien du tout”, poursuit Michel Tassetto, chercheur au département de microbiologie et d’immunologie de l’université de Californie à San Francisco. L’ARN guide permet, comme son nom l’indique, de diriger une enzyme (appelée Cas9) vers la portion de la séquence génétique sur laquelle elle va agir. “L’ARN messager est incapable de faire ça”, insiste Frédéric Rieux-Laucat.

La différence entre l’ARN messager et l’ARN guide saute aux yeux au microscope. Les deux types d’ARN ne comptent pas du tout le même nombre de nucléotides, qui constituent leur structure. “L’ARN messager est assez long. Il fait au moins 3 000 nucléotides, précise Michel Tassetto. L’ARN guide est beaucoup plus petit. Il fait environ 100 nucléotides.”

Les ARN guide et messager peuvent-ils modifier l’ADN ?

Non seulement l’ARN messager et l’ARN guide n’ont rien à voir, mais ni l’un ni l’autre ne peuvent modifier le génome. Explications. Si les “ciseaux génétiques” CRISPR-Cas9 sont capables de couper l’ADN, ce n’est pas grâce à leur ARN guide, mais au second élément qui les compose, une protéine spécifique : l’enzyme Cas9.

Le corps humain est en outre incapable seul d’une telle action. “Nous n’avons pas les enzymes pour faire ça, car ces ‘ciseaux moléculaires’ sont des enzymes bactériennes qu’aucun animal ne produit naturellement”, souligne Michel Tassetto.

“L’ARN guide ne sert qu’à placer les ‘ciseaux’ dans nos cellules à l’endroit du code génétique où l’on veut qu’ils coupent.”

Frédéric Rieux-Laucat, directeur du laboratoire d’immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques de l’Inserm
à franceinfo

Voici comment fonctionnent ces “ciseaux” : “On prend cette protéine bactérienne Cas9, on lui donne un petit morceau d’ARN, l’ARN guide, qui va contenir une séquence provenant de l’organisme dont on veut modifier le génome, développe Michel Tassetto. Avec son ARN guide, la protéine va scanner l’ADN. Si elle trouve une séquence qui correspond à la séquence d’ARN qu’elle a, elle va couper l’ADN.

Cette coupe n’est que le début de l’opération. “Si on ne fait rien, la cellule répare la coupure, continue l’expert. Pour modifier l’ADN, on ajoute dans la cellule un autre morceau d’ADN qui contient des séquences reconnaissant les points de coupe, et on met le segment d’ADN souhaité au milieu.”

“Si la séquence de l’ARN guide ne reconnaît pas le segment d’ADN qui lui correspond, la protéine Cas9 ne coupe rien du tout. Si on met juste un ARN guide ou juste une protéine Cas9, il ne se passe rien non plus.”

Michel Tassetto, chercheur au département de microbiologie et d’immunologie de l’université de Californie
à franceinfo

Quant à l’ARN messager contenu dans les vaccins à ARN, il ne peut pas non plus modifier le génome. “Heureusement d’ailleurs, sourit Michel Tassetto, parce que, comme on produit les mêmes types d’ARN tout le temps, cela voudrait dire qu’on aurait du gène qui se multiplierait partout et s’intégrerait partout. Il existe des éléments biologiques qui font ça, on les appelle les transposons, mais ils sont très bien contrôlés naturellement. Tant mieux, parce que sinon il n’y aurait rien ni personne sur Terre, pas d’animaux, pas de plantes…”

Pourquoi ces vaccins ne peuvent-ils pas transformer notre génome ?

ARN guide, enzyme Cas9… “Rien de tout cela n’est inclus dans le vaccin à ARN” contre le Covid-19, objecte Michel Tassetto. “Dans le vaccin, il n’y a ni ciseaux pour couper, ni colle pour coller. On ne peut donc pas modifier le génome en y ajoutant ou en y remplaçant quelque chose”, appuie Morgane Bomsel, directrice de recherche au CNRS à l’Institut Cochin, spécialiste en immunologie.

Le vaccin ne contient qu’une petite portion de l’ARN du virus, celle qui code la fabrication de sa protéine de surface, en forme d’aiguille – d’où son nom : Spike – qui permet au virus de s’accrocher à une cellule et de l’infecter. “Ce n’est d’ailleurs pas l’information génétique identique à celle du virus, précise Michel Tassetto. On l’optimise pour augmenter la production de la protéine dans les cellules humaines et donc la réponse immunitaire face à ce corps étranger, tout en limitant le risque de recombinaisons avec d’autres virus.”

En outre, l’ARN injecté via le vaccin “ne pénètre pas dans le noyau des cellules. Or, c’est dans ce noyau cellulaire que se situe notre matériel génétique”, rappelle l’Inserm.

“Il n’y a aucun danger de modification du génome à craindre avec le vaccin à ARN.”

Frédéric Rieux-Laucat, directeur du laboratoire d’immunogénétique des maladies auto-immunes pédiatriques de l’Inserm
à franceinfo

Pourquoi le coronavirus Sars-CoV-2 ne peut-il pas faire entrer l’ARN dans l’ADN ?

Le Sars-CoV-2 est certes un virus à ARN, mais cela ne veut pas non plus dire qu’une infection nous expose à une perturbation de notre ADN. “Pour que l’ARN se retrouve dans l’ADN, il faut une transcriptase inverse, détaille Frédéric Rieux-Laucat. Cette enzyme existe dans certains virus, par exemple le VIH. C’est un virus à ARN qui recopie un ADN qui va s’insérer dans nos chromosomes. C’est ce qu’on appelle un rétrovirus, capable de rétrotranscrire son ARN en ADN.”

Aucun danger de ce côté-là avec le Sars-CoV-2. “Ce coronavirus est dénué de transcriptase inverse. Il n’y a rien dans ce virus qui permet de faire rentrer l’ARN dans l’ADN.” Imaginer une mutation complète de l’ADN serait tout aussi irréaliste. “Un virus qui peut s’intégrer dans le génome ne va intégrer que le génome des cellules qu’il peut infecter, précise Michel Tassetto. Il ne va pas intégrer le génome de toutes nos cellules.”


Synthèse possible

De manière schématique :

  • toute théorie (comme celles sur lesquelles s’appuie actuellement une grande partie des virologues, des infectiologues, des microbiologistes et des généticiens) est susceptible d’être remise en question par de nouvelles découvertes et observations;
  • la théorie des exosomes pourrait détrôner un jour la théorie virale (voir notamment La théorie des exosomes contre celle des virus);
  • la théorie présentée dans la partie antithétique ci-dessus considère que le corps humain est incapable de reproduire seul un mécanisme de modification génétique tel que celui offert par la combinaison de l’usage de l’enzyme Cas9 et d’ARN guide. Comment pourrait-elle en être certaine quand par ailleurs le corps semble disposer de mécanismes pour réparer dans une certaine mesure des altérations locales du code génétique ?
  • le corps est capable de produire lui-même un très grand nombre de molécules complexes. Comment être certain qu’il ne pourrait pas produire, sous certaines conditions au moins, de l’enzyme Cas9 ?
  • comment être certain que l’introduction de produits étrangers (comme les adjuvants vaccinaux et de l’ARN) ne puisse aucunement altérer le fonctionnement normal des cellules ?
  • comment être certain qu’un ARN messager, naturel ou introduit artificiellement, ne pourrait pas se transformer, par un mécanisme encore inconnu, en ARN guide ?
  • d’après le docteur Oz, chirurgien cardiologue qui anime un show médical sur une chaîne de télévision américaine, si les “vaccins” à ARN messager doivent être conservés à basse température (nettement sous le point de congélation de l’eau), c’est pour éviter que cet ARN se scinde en morceaux. Le corps humain a une température moyenne nettement supérieure au point de congélation de l’eau. Pourquoi l’ARN messager vaccinal ne s’y scinderait-il pas alors en morceaux ? Certains de ces morceaux ne pourraient-ils pas être confondus par l’organisme avec de l’ARN guide ?
  • comment être certain que les prétendus “vaccins” à ARN messager (qui sont en fait des technologies médicales différentes des vaccins) ne contiennent pas aussi de l’ARN guide et même des ciseaux moléculaires ?
  • quel est le but principal des entreprises pharmaceutiques ? Guérir les gens ou enrichir leurs actionnaires ?
  • dispose-t-on d’assez de recul pour prétendre que la technologie anti-covid-19 à ARN messager comporte la moindre utilité par rapport à de potentiels dangers dont certains semblent déjà démontrés par les nombreux effets secondaires déjà rapportés ?

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