La bioluminescence humaine (reflet de la santé physique et mentale) mesurée

[Source : epochtimes.fr]

La bioluminescence humaine mesurée par un détecteur à haute sensibilité peut refléter la santé physique et mentale

Par Theresa Zhang

Quand on visite des chapelles et des cathédrales, on voit souvent des halos lumineux autour des êtres divins et des saints dans les peintures murales. Cette imagerie est utilisée pour indiquer la sainteté ou la gloire de ces personnes. En réalité, tant qu’un être est vivant et qu’il métabolise, il émet une faible lumière.

Bien que la luminescence du corps humain ne soit généralement pas bien répartie, ses points saillants sont presque identiques aux méridiens, ou canaux énergétiques, décrits dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC).

Dans les années 1980, des scientifiques ont utilisé un tube photomultiplicateur très sensible comme détecteur pour mesurer une lueur faible, mais cependant visible, émise par les organismes. Des études ont montré que les niveaux de luminescence du corps humain sont en corrélation avec la santé physique et psychologique. L’étude de la luminescence peut donc servir de méthode de détection de ces états.

La bioluminescence humaine est émise lorsque le métabolisme est actif

Des scientifiques ont découvert que le corps émet une lueur lors des activités métaboliques quotidiennes. Pour vérifier leur hypothèse, les chercheurs ont mesuré la luminescence d’une feuille de papier vierge par rapport à celle d’un morceau de porc et d’une main humaine dans les mêmes conditions d’obscurité. Si le papier brillait 10 à 1 000 fois plus que la main humaine lorsqu’il était exposé à la lumière du soleil, l’éclat s’estompait rapidement. En revanche, la luminosité de la main humaine restait la même dans l’obscurité. Le bout des doigts était le plus lumineux, suivi de la paume et de la jonction entre le pouce et l’index, respectivement. La partie la plus faible était le dos de la main. Le morceau de porc, quant à lui, n’émettait aucune lumière.

Les scientifiques pensent que plus le métabolisme du corps humain est fort, plus le niveau de luminosité est élevé. Une équipe de recherche dirigée par le scientifique chinois Yen-Chih Chiang a mesuré la luminosité du corps de 158 personnes dans l’obscurité totale. Les chercheurs ont constaté que 14 lignes de haute luminosité couvrent le corps et correspondent aux 14 méridiens, ou canaux énergétiques, mentionnés dans le Classique médical de l’Empereur Jaune de l’empereur Huangdi. Ces lignes de haute luminescence comportaient 1934 points d’acupuncture. Les points d’acupuncture totalement identiques aux méridiens d’énergie représentaient environ 93 %, tandis que les points d’acupuncture partiellement identiques représentaient environ 7 %. L’équipe de recherche était convaincue que la luminescence est l’incarnation de l’énergie et que les méridiens indiquent le dynamisme du métabolisme d’une personne.

Ces résultats suggèrent que la théorie de la MTC selon laquelle les méridiens servent de passage à l’énergie du corps pourrait être exacte.

Bien que la structure anatomique des méridiens n’ait pas encore été découverte, les chercheurs ont constaté de nombreux phénomènes acoustiques, optiques et électromagnétiques distincts liés à ces canaux d’énergie. Un méridien transmet le son, la lumière et la chaleur plus rapidement que la peau située à l’extérieur du méridien, et la résistance électrique au niveau du méridien ou du point d’acupuncture est également plus faible que dans d’autres parties du corps.

Certains scientifiques proposent que le corps d’un organisme possède différentes ondes électromagnétiques qui transmettent des informations biologiques, et que les points d’acupuncture sont des jonctions où se croisent les ondes d’interférence du champ électromagnétique.

Par conséquent, l’énergie électromagnétique devient aberrante lorsqu’une personne tombe malade. L’acupuncture peut efficacement freiner et rectifier ce type d’aberration.

Les scientifiques affirment que les ondes électromagnétiques sont des voies de communication importantes dans le corps, notamment parce qu’elles peuvent influencer les processus physiologiques, tels que le fonctionnement des nerfs et des hormones. Tout comme nous avons besoin de services de télécommunication pour connecter notre internet, notre télévision et nos téléphones portables, nous avons besoin d’ondes électromagnétiques pour envoyer des messages dans notre corps.

Une photographie qui rend l’énergie humaine visible à l’œil nu

La photographie Kirlian a été inventée par l’électricien russe Semyon Kirlian et sa femme Valentina en 1939. Cette technologie utilise un champ électrique temporaire à haute tension et à haute fréquence pour rendre visible le champ électromagnétique du corps humain. Les photos prises à l’aide de cette méthode montrent que le champ électromagnétique n’est pas uniformément réparti et qu’il peut donc être affecté par l’humeur et l’état de santé.

Le naturopathe et acupuncteur allemand, Peter Mandel, a utilisé cette technologie pour photographier sa main droite. Il a vu des anneaux complets et brillants autour de la plupart de ses doigts, et des anneaux incomplets autour de l’index et de l’auriculaire. À l’époque, il souffrait de maux d’estomac et de diarrhée. Selon la pratique de l’acupuncture chinoise et la thérapie MTC de la moxibustion, les endroits où les auréoles manquaient sur ses doigts s’alignaient sur deux méridiens liés au système digestif : les méridiens du gros intestin et de l’intestin grêle.

Après avoir acupuncturé son point Heku ou Hegu sur le méridien du gros intestin, Mandel a vu ses symptômes de diarrhée disparaître. Il a photographié à nouveau ses doigts et a constaté que tous les anneaux autour de ses dix doigts étaient brillants et complets cette fois-ci.

Cette expérience l’a incité à poursuivre ses expériences. Il a pris des photos des doigts et des orteils de nombreux patients, en utilisant la photographie Kirlian, pour développer une méthode de diagnostic, qu’il a appelée « analyse de l’émission d’énergie », afin de détecter les variations d’énergie dans le corps et de traiter toutes les affections causées par ces perturbations.

Les ondes électromagnétiques émises par le corps peuvent refléter l’état de santé général

Ces dernières années, le chercheur russe Konstantin Korotkov1 et son équipe ont amélioré la photographie Kirlian. Ils ont mis à jour la technologie photographique et développé une méthode appelée visualisation par décharge de gaz (GDV) pour observer les biophotons. Les recherches de Korotkov ont confirmé que les ondes électromagnétiques peuvent refléter les conditions de santé sous-jacentes d’une personne. Ses études ont montré que les images GDV des doigts de patients atteints d’un carcinome du gros intestin se distinguent nettement de celles de personnes en bonne santé.

[Voir aussi :
Communication entre organismes vivants par biophotons]

Les conclusions de Konstantin Korotkov ont également révélé que la luminosité des bagues autour des doigts est étroitement liée à l’humeur de chacun. Les bagues sont plus brillantes si la personne est heureuse, alors qu’elles sont rétrécies, imparfaites ou même absentes si la personne est d’humeur négative, ressentant de la colère, de la jalousie ou de la haine. Les champs d’énergie peuvent également s’influencer mutuellement. Par exemple, les champs peuvent être immédiatement renforcés lorsque les membres d’une famille ou d’un couple s’approchent l’un de l’autre.

Zhang Changlin, professeur de physique à l’université de Temple, a introduit l’exploration des champs électromagnétiques et des méridiens énergétiques dans le corps humain dans son livre Invisible Rainbow : a Physicist’s Introduction to the Science Behind Classical Chinese Medicine (Arc-en-ciel invisible : introduction d’un physicien à la science de la médecine chinoise classique). Il appelle le champ électromagnétique autour du corps humain un « arc-en-ciel invisible » car, bien que le spectre électromagnétique soit coloré, les êtres humains ne peuvent en voir qu’une infime partie.

Les daltoniens ne peuvent pas faire la différence entre le rouge et le vert, car le spectre électromagnétique qu’ils peuvent voir est plus étroit. Dans ce cas, existe-t-il des personnes capables de voir un spectre électromagnétique plus large que les autres ? Pourraient-elles voir l’énergie émise par les méridiens et la lueur autour du corps humain ?

Zhang Changlin pense que l’on devient plus sensible aux sons et aux ondes électromagnétiques lorsqu’on est en état de méditation. Dans l’Antiquité, les niveaux sonores étaient bien inférieurs à ceux de la société moderne, car il n’y avait pas de véhicules, d’avions, de télévisions ou de radios. En outre, on peut dire que le cœur et l’esprit des anciens étaient plus en paix, sans toutes les stimulations auxquelles les humains modernes sont confrontés. Cela pourrait signifier que les anciens étaient plus sensibles et peut-être capables de percevoir des choses que les gens modernes ne peuvent pas percevoir.

Li Shih-Chen, scientifique médical renommé de la dynastie Ming de la Chine ancienne, a écrit que « l’intérieur du corps humain contient des tunnels, et celui qui regarde mentalement à l’intérieur de lui-même peut les éclairer ». Cela signifie que la véritable nature des organes et des méridiens ne peut être observée que par un pratiquant, d’une voie de développement spirituel, qui peut regarder à l’intérieur de lui avec l’œil de l’esprit.





Rappel : le non-conformisme considéré comme maladie mentale (dans la bible des psys américains)

[Voir aussi :
La pathologisation de la dissidence]




Sortir de la Caverne

[Source : Reaction19WebTV via PG]

Table Ronde avec Astrid Stuckelberger et Chloé Frammery.




Les nourrissons qui reçoivent plusieurs vaccins en même temps courent un risque « exponentiellement » plus élevé de maladie et de retard de développement

[Source : childrenshealthdefense.org]

« Si les signaux de sécurité sonnaient l’alarme, les résultats seraient assourdissants », a déclaré Karl Jablonowski, docteur en sciences, chercheur principal à Children’s Health Defense (CHD), coauteur avec Brian Hooker, directeur scientifique de CHD, d’une étude publiée mercredi dans l’International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research (Journal international de la théorie, de la pratique et de la recherche sur les vaccins).

Selon une étude évaluée par des pairs et publiée mercredi dans l’International Journal of Vaccine Theory, Practice, and Research, plus un nourrisson reçoit de vaccins à la fois, plus il risque de développer une infection, une maladie respiratoire ou des retards de développement à la suite de ces injections.

« Si les signaux de sécurité sonnaient l’alarme, les résultats seraient assourdissants », a déclaré à The Defender l’auteur principal Karl Jablonowski, docteur en sciences, chercheur principal à Children’s Health Defense (CHD). « Le nombre de maladies augmente de façon exponentielle avec chaque vaccin supplémentaire. »

Jablonowski et Brian Hooker, directeur scientifique de CHD, ont analysé 20 ans de données concernant 1 542 076 combinaisons de vaccins administrés à des enfants de moins d’un an.

Les données, collectées entre le 1er juillet 1991 et le 31 mai 2011, proviennent de la base de données Medicaid de Floride, accessible au public, qui contient plus de 460 millions de demandes de remboursement pour plus de 10 millions de personnes.

Les chercheurs ont examiné les diagnostics médicaux donnés aux nourrissons vaccinés dans les 30 jours suivant la vaccination. Ils ont exclu les diagnostics posés le jour où les bébés ont été vaccinés, afin d’éliminer toute condition préexistante éventuelle.

L’étude a comparé des bébés ayant reçu trois « vaccins de base » à des bébés ayant reçu ces mêmes vaccins et d’autres lors d’une seule visite chez le pédiatre.

Le groupe de contrôle était constitué de 227 231 cas de nourrissons qui, lors d’une visite, n’avaient reçu que le DTC, l’Haemophilus influenzae de type b (Hib) et le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI).

Ils ont comparé les résultats médicaux de ce groupe à ceux de cohortes de nourrissons ayant également reçu le vaccin contre l’hépatite B (HepB), le vaccin antipneumococcique (PCV) ou le vaccin antirotavirus, ou encore différentes combinaisons de deux ou trois de ces vaccins administrés ensemble.

Les chercheurs ont trouvé dans la base de données sept cohortes de nourrissons ayant reçu différentes combinaisons de vaccins — allant, par exemple, des vaccins de base plus HepB aux vaccins de base plus HepB, PCV et rotavirus — et les ont comparées au groupe de contrôle.

Ils ont utilisé le modèle statistique du test exact de Fisher pour comparer la fréquence d’une maladie particulière après les piqûres dans une cohorte avec la fréquence de la même maladie dans une autre cohorte.

Ils ont également utilisé la correction de Bonferroni, un outil statistique puissant, pour éliminer tout résultat aléatoire et ont mis en place une barre haute pour identifier la signification statistique.

« Avec n’importe quel test statistique, vous ne pouvez jamais être sûr à 100 % de vos résultats », a déclaré M. Jablonowski. « Cependant, nous plaçons la barre si haut que nous sommes sûrs à 99,99 % que les maladies que nous signalons sont associées à des combinaisons de vaccins ».

Ils ont identifié 45 diagnostics statistiquement significatifs de maladies respiratoires, de maladies du développement et de maladies infectieuses présumées à la suite des différentes combinaisons de vaccins.

Ils ont résumé les maladies et leur risque relatif, c’est-à-dire la probabilité qu’elles surviennent dans le groupe exposé à un excès de vaccins, pour les différentes cohortes.

Dans l’ensemble, ils ont constaté que plus le nombre de vaccins administrés aux nourrissons lors d’une seule visite médicale augmentait, plus le nombre de diagnostics de maladies respiratoires ou infectieuses dans les 30 jours suivant les vaccins augmentait de manière exponentielle.

Chaque injection supplémentaire a plus que doublé le nombre de ces différentes maladies diagnostiquées.

Par exemple, un vaccin supplémentaire a entraîné en moyenne sept maladies supplémentaires à des taux statistiquement significatifs dans une cohorte donnée de bébés.

Deux vaccins supplémentaires ont entraîné une moyenne de 15 maladies, et trois vaccins administrés ont entraîné 35 maladies supplémentaires.

Les maladies respiratoires (toux, asthme, bronchite obstructive et bien d’autres) étaient les affections récurrentes les plus fréquentes après les différentes combinaisons de vaccins.

Jablonowski et Hooker ont déclaré que les maladies respiratoires étaient probablement dues à une « réponse immunitaire inadaptée et à une mauvaise adaptation aux facteurs environnementaux » induites par les vaccins.

Des troubles du développement tels que le « défaut de croissance » — où le développement physique, mental ou social d’un enfant est retardé, anormal ou interrompu — ont été observés dans quatre cohortes. Les chercheurs ont suggéré que cela était dû au fait que les vaccins provoquaient un dérèglement des systèmes respiratoire et immunitaire.

L’une des infections les plus courantes était la leucocytose, un nombre élevé de globules blancs qui peut indiquer une série d’infections, d’inflammations ou de troubles du système immunitaire. Un autre exemple grave est celui de la septicémie, survenue dans la cohorte ayant reçu le plus grand nombre de vaccins à la fois — les vaccins de base plus l’HepB, le PCV et le rotavirus.

Le fait que des études sur les effets des vaccins multiples n’aient pas été réalisées jusqu’à présent est « scandaleusement imprudent ».

Le calendrier de vaccination des enfants 2024 des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) comprend 77 doses de vaccin pour les enfants âgés de 0 à 18 ans.

Le calendrier 2024 a été élargi pour inclure les vaccins antipneumococciques et COVID-19 ainsi que l’anticorps monoclonal nirsevimab, qui ne sont pas techniquement des vaccins mais qui sont inclus dans le calendrier.

À titre de comparaison, le CDC recommandait en 1986 11 doses de 7 vaccins avant l’âge de 16 ans, dont les vaccins ROR (rougeole, oreillons, rubéole), DTP et polio.

À l’exception du vaccin HepB, recommandé pour les nourrissons dans les 24 premières heures de vie, les nourrissons reçoivent rarement un seul vaccin à la fois.

De nombreux vaccins, comme le DTP, combinent différents vaccins contre plusieurs maladies en une seule injection. En outre, pour respecter le calendrier des CDC, les pédiatres administrent généralement cinq ou six vaccins et combinaisons de vaccins aux bébés à chaque visite à 2 mois, 4 mois et 6 mois.

Pourtant, selon les auteurs, aucune étude appropriée n’a été menée pour évaluer les effets de la combinaison des vaccins.

« Malheureusement, peu de recherches ont été menées sur l’administration de vaccins multiples comme le recommande le calendrier du CDC », a déclaré M. Hooker au Defender. Les vaccins sont « magiques » et personne ne se pose la question d’en ajouter d’autres au calendrier.

Il en résulte que, même si les agences de sécurité sanitaire peuvent affirmer que les vaccins individuels sont sûrs, toute affirmation concernant la sécurité des combinaisons de vaccins est infondée, écrivent les auteurs.

« En l’espace de quelques secondes, un nourrisson de deux mois examiné par un pédiatre conforme aux CDC peut s’attendre à recevoir des injections de vaccins contre l’hépatite B, le rotavirus, la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, le HIB, 15 ou 20 variantes différentes de pneumocoques, la polio et peut-être le VRS », a déclaré M. Jablonowski.

« Il est choquant de constater que les effets néfastes des combinaisons n’ont pas été étudiés », a-t-il ajouté.

Selon M. Hooker, il est remarquable que ni la Food and Drug Administration (FDA) ni le CDC, qui émet les recommandations en matière de calendrier, n’aient jamais réalisé ces études.

« Nous prévoyons de continuer à mener ce type de recherche, compte tenu de l’absence de données scientifiques précises et pertinentes sur l’innocuité des vaccins », a-t-il déclaré.




Briser l’omerta autour de l’anorexie des jeunes athlètes

[Source : mondialisation.ca]

Par Clara Lesoille

Le livre « Regarder Devant »  paru  en avril 2024 aborde différentes difficultés de santé mentale que l’on peut rencontrer en tant que sportive, mais aussi en tant qu’étudiante, notamment les troubles du comportement alimentaire.  

J’ai écrit ce livre au cours de l’été 2023, à la suite d’une énième blessure qui fut un élément déclencheur pour moi. Cela faisait plus d’un an que mon entourage me taquinait et tentait de me remonter le moral en me disant « au moins, tu pourras écrire un livre sur ton parcours et comment tu as surmonté tout ça ». En effet, j’ai traversé des périodes difficiles, notamment lorsque je me suis rompue les ligaments croisés des deux genoux en même temps en 2022, pour ensuite me fracturer le bassin à ma reprise de la course à pied. 

Comme beaucoup de sportifs, je suis passée par beaucoup de remises en question, de doutes, de peur, de désespoir et de sentiment de solitude. Aujourd’hui, l’omerta autour des problèmes de santé mentale dans le sport de haut-niveau commence à être brisée ; la parole se libère autour de ces sujets. En me lançant dans l’écriture de « Regarder Devant », j’ai souhaité apporter mon infime contribution à cette émancipation.

Selon moi, le sport est une pratique merveilleuse qui rassemble, unit, favorise les rencontres et le partage. Il permet aussi de se surpasser, d’apprendre à connaître son corps, de se sentir vivant. Néanmoins, cette sensation de vie et de liberté qu’il procure peut aussi devenir addictive, voire malsaine. En cherchant à faire toujours plus, toujours mieux, nous mettons en place, sans même nous en rendre compte, une exigence de plus en plus sévère envers nous-même, au point d’en oublier l’essence première de notre pratique : le plaisir. Malheureusement, chez les jeunes filles notamment, cette recherche de perfection se traduit souvent dans notre rapport à notre corps. S’affiner de plus en plus et perdre chaque jour davantage de poids, dans un but à la fois de performance sportive et d’esthétique pour avoir l’impression de correspondre aux normes sociales attendues, peut très vite devenir dangereux. 

C’est comme une cage qui se referme progressivement sur nous même : avant d’avoir le temps de nous en rendre compte, nous sommes déjà prisonnières.

Pourtant, les troubles du comportement alimentaire restent encore un domaine tabou dans le monde de l’athlétisme, et bien d’autres sports où le poids à un impact significatif sur la performance (danse, gymnastique, escalade, judo, natation synchronisée…). 

Les athlètes sont amenés à beaucoup se comparer, souvent à des physiques qui ne sont en réalité pas sains. Il est difficile de faire la distinction entre un corps « affuté », en forme et en bonne santé, d’un corps qui est le résultat de privations alimentaires. Pour se rapprocher de notre perception du « corps parfait », nous sommes capables de nous mettre tellement de pression et de restrictions, sur le plan alimentaire, mais également de l’entraînement sportif et des études, que tout cela ne laisse plus aucune place pour les amis, le plaisir, les distractions. Tout peut très vite dégénérer et prendre des proportions que nous étions loin d’imaginer, parfois jusqu’à des dépressions sévères. L’entourage se sent alors complètement démuni et ne sait comment intervenir. En écrivant mon livre, je me disais que s’il pouvait aider ne serait-ce qu’une jeune fille qui traversait des moments de désespoir similaires aux miens, alors il serait-utile. J’espère qu’il pourra aussi être un soutien pour des familles prises au dépourvu face à ces troubles encore mal connus et difficilement compris.

En outre ces problématiques, bien que récurrentes, ne font l’objet que de très peu de prévention. Au cours de mon cursus sportif, j’ai eu très peu de discussion et de mise en garde autour de l’importance de la santé mentale, de l’équilibre de vie, des dangers des restrictions alimentaires et leur lien avec l’aménorrhée et la perte de densité osseuse. Aujourd’hui, avec du recul, je ne regrette rien dans mon parcours car j’estime qu’il m’a permis d’apprendre beaucoup sur moi-même et m’a fait grandir. 

Toutefois, je pense qu’il serait intéressant d’introduire davantage de dialogue au sein des fédérations sportives afin d’avertir les jeunes athlètes de tous les risques qu’elles prennent en cherchant à perdre du poids. Il me tenait un cœur de véhiculer ce message, pas seulement dans mon groupe d’amis ou mon groupe d’athlétisme. J’espère que mon livre participera à inciter les fédérations à introduire plus d’échange à propos de l’alimentation, de la santé mentale, et de la nécessité de laisser évoluer son corps lors de la puberté sans vouloir contrer ce processus naturel. J’ai aussi espoir qu’il puisse aider certains entraineurs à prendre conscience de l’importance de leurs mots et des remarques qu’ils peuvent avoir sur le physique de leurs athlètes. 

En effet la puberté est une étape très difficile en tant que sportive et qui peut beaucoup influer sur les performances, c’est pourquoi il est tentant de chercher à l’éviter et de garder un corps de petite fille. En s’empêchant de devenir une femme, nous avons tout d’abord un sentiment de contrôle et sur nous même, sur la vie. 

L’anorexie est une maladie mentale qui fait des ravages car cette emprise euphorique nous place un masque opaque sur la réalité : nous nous tuons nous-mêmes à petit feu. Le déni est une phase qui peut durer des années entières, où nous sommes persuadées que tout va bien, et avons un sentiment de supériorité stimulant. Les conséquences physiques, comme les fractures de fatigue à répétition, mais aussi mentales comme l’absence de motivation pour toute activité due au manque d’énergie et à l’obsession alimentaire, arrivent généralement quelques années plus tard. 

J’ai été beaucoup touchée personnellement par cette conviction que la perte de poids permettait de courir plus vite. J’étais incapable de prendre du recul et réaliser que je me mettais de plus en plus en danger en m’entrainant autant, alors que je m’alimentais si peu. Mon entourage a essayé de me faire ouvrir les yeux sur la situation mais je restais entêtée. Finalement, quand j’ai reconnu que je ne maîtrisais plus rien et que je me sentais complètement perdue, je n’ai pas su faire marche arrière. Reprendre du poids était inenvisageable pour moi, consulter un psychologue une perte de temps et d’argent. J’essayais de remettre en place des régimes, ce qui renforçait le cycle privations – compensations. Alors que je réalisais mes meilleures performances sportives, que mes résultats scolaires étaient très satisfaisants, je sombrais de plus en plus. Les crises de boulimie se multipliaient, me vidaient de mon énergie et de mon estime de moi-même. Je culpabilisais beaucoup et avais extrêmement honte de ne pas parvenir à me contrôler, ce qui me poussait à me replier de plus en plus sur moi-même par peur de ne pas être assez bien pour les autres. Je craignais les rencontres sociales car elles impliquaient généralement des repas en groupe, ce qui était une torture mentale. Chaque bouchée augmentait ma culpabilité de manger, ma peur de grossir, mon anxiété de rapidement trouver des toilettes dès la fin du repas et de réussir à tout vomir. Je me sentais si seule dans ces troubles, si anormale. 

Pourtant, en me renseignant, j’ai réalisé que j’étais bien loin d’être la seule impactée par l’anorexie-boulimie. Une très grande majorité de femme a déjà expérimenté une forme de trouble alimentaire : orthorexie (contrôle excessif de toutes les calories et obsession pour la nourriture saine), hyperphagie (ingestion d’une très grande quantité de nourriture dans un laps de temps très court), ou autre, car ils sont très reliés à la gestion des émotions et au vécu. En racontant mon parcours de manière sincère et légèrement auto-dérisoire, je souhaite montrer qu’il n’y a pas à en avoir honte. Ce sont des maladies mentales que nous pouvons assumer comme des maladies physiques. 

Nous avons le droit d’en parler, nous sommes légitimes d’être accompagnées pour nous en sortir. En échangeant avec des amies de l’athlétisme ou de l’INSA mon école d’ingénieurs, j’ai réalisé à quel point nous demeurons pudiques à ces sujets. Lorsque j’ai commencé à être sincère à propos de mes troubles du comportement alimentaires, beaucoup d’entre elles m’ont témoigné être également impactées d’une façon ou d’une autre. Mais nous continuons à chercher à les cacher, alors que c’est la parole qui, petit pas par petit pas, permet de les dédramatiser et les mettre de côté.  C’est pourquoi, en écrivant ce livre je souhaitais également attirer l’attention sur l’importance de prendre en considération les premiers signes de troubles du comportement alimentaire. Quand les prémices d’hyper-contrôle apparaissent, nous avons généralement davantage d’emprise pour revenir en arrière. En postface ma petite sœur témoigne à ce sujet : elle fut aussi touchée par une forme d’anorexie, mais voyant à quoi cela avait abouti chez moi, a su faire volte-face à temps.

De plus j’espère également aider certaines jeunes filles à ouvrir les yeux sur l’importance d’agir rapidement et de ne pas attendre des années comme je l’ai fait. En repoussant les problèmes à plus tard, on laisse juste sa santé mentale et physique se dégrader de plus en plus. J’ai toujours voulu me persuader que je pourrais m’en sortir sans accompagnement extérieur. Cela a juste abouti à faire souffrir ma famille, et me torturer psychologiquement de ne pas parvenir à changer pour cesser de leur faire du mal. J’ai attendu d’atteindre un stade où je ne souhaitais plus du tout me réveiller le matin, où je n’imaginais plus aucune perspective, pour accepter de consulter un psychologue. Au début, les séances me décourageaient car je n’avais pas du tout l’impression d’avancer, au contraire. Après chaque séance, je pensais à l’argent et au temps investi alors que j’avais la sensation de n’avoir rien appris et que parler à une inconnue ne changeait en rien la situation. 

Il n’existe malheureusement pas de solution miracle pour résoudre les crises de boulimie en une journée. Retrouver une relation saine avec la nourriture et le plaisir associée demande beaucoup de patience et de persévérance. Selon moi, le travail sur soi nécessaire pour expliquer les causes des troubles du comportement alimentaires, apprendre à les appréhender et à se connaître, à souligner ses qualités et ses forces plutôt que ses faiblesses, est extrêmement difficile à réaliser seule. La thérapie impose un cadre extrêmement dur à accepter au début. J’ai arrêté avec la première psychologue que j’ai vue, car je me sentais trop mal à l’aise vis à vis de ces douces paroles sur la bienveillance. 

En recherchant un nouveau psychologue spécialisé dans les troubles du comportement alimentaires de ma propre initiative (et non celle de mes parents), je pense avoir réellement commencé à me battre plutôt que de subir. L’anorexie est sournoise car elle s’assimile à une voix dans notre tête, à une partie de nous-même. Pourtant, la maladie doit être dissociée du patient. Même si nous avons l’impression de lutter contre nous-même, en vain, ce combat en vaut la peine. Je trouve très effrayant de débuter une thérapie sans savoir le temps nécessaire pour aller mieux, de plonger dans l’inconnu. Pourtant aujourd’hui je souhaite encourager toute personne qui sent que sa santé mentale est fragile à faire ce premier pas. Au bout de plusieurs mois, j’ai commencé à voir des progrès. Un an après, j’étais déjà très fière de mon évolution, et même étonnée de constater à quel point ma vision des choses avait changé. J’accordais beaucoup plus de bienveillance à mon corps, j’acceptais progressivement la nécessité de ma prise de poids, les crises diminuaient de plus en plus. Si les premières séances avec mon nouveau psychologue étaient laborieuses, ma motivation à continuer était ce symbole de me battre pour aller mieux. Et j’espère qu’en expliquant mon parcours et mes expériences, j’incite d’autres personnes à ne pas craindre la thérapie. D’essayer avec un psychologue, de changer si besoin, de persévérer. La fameuse “lumière au bout du tunnel » n’est pas qu’un mythe, il faut s’accrocher et regarder devant.

Par ailleurs j’ai aussi tenté de me persuader qu’en étant capable d’échanger avec ma famille et mes amis proches je faisais un grand pas vers la guérison et que les choses allaient s’arranger de cette manière. Je ne voyais pas en quoi un psychologue pourrait être plus compétent que ces personnes qui me connaissent bien et auraient des conseils plus adaptés à mon cas particulier de sportive de haut niveau.

 Mais j’ai réalisé plus tard que ce n’était ni leur rôle ni dans leurs compétences : je les entraînais peu à peu dans ma chute sans le vouloir. Je sentais juste que mes comportements étaient au-delà de mon contrôle, que je ne savais les expliquer même avec tous les efforts du monde. Mais si j’étais dans l’incapacité de comprendre mes propres émotions, mes proches pas davantage ! Aujourd’hui je pense que la décision de démarrer une thérapie a été une des meilleures de ma vie : c’est ce qui m’a permis de dissocier l’amour de mes proches et leur réconfort de mon processus de guérison. C’est ce qui m’a permis de mieux me connaître, de comprendre et d’accepter mes troubles pour les vaincre progressivement, et finalement de partager à nouveau des moments de joie et de bonheur avec ma famille et mes amis.

 A travers mon livre je souhaitais les remercier profondément de m’avoir soutenu durant ces périodes difficiles, d’avoir toujours été là pour moi même quand ils ne savaient pas quoi faire. Je m’en suis beaucoup voulu de les avoir fait souffrir et j’espère que cette prise de recul sur les vingt premières années de ma vie permet aussi d’y voir plus clair dans tout ce qu’il peut se passer dans le cerveau d’une jeune fille. J’avais besoin d’expliquer ma perception des choses à l’instant t, les raisons de mon égoïsme, inévitablement engendré par l’obsession alimentaire. J’ai eu la chance d’être extrêmement bien entourée, autant par mes proches que par des professionnels de santé comme mon kiné, et je pense qu’il est important de dire merci et d’exprimer sa reconnaissance. 

S’il y a un message que je souhaite communiquer aux parents d’adolescents touchés par les TCA, c’est qu’il n’existe pas de conduite parfaite à adopter. Le plus important c’est d’être présent, d’écouter, et faire savoir qu’on est là si besoin. Comme je l’ai expliqué, le chemin vers la guérison est grandement facilité par la thérapie selon mon expérience, mais chacun demeure différent. S’il est pour moi important d’encourager à commencer une thérapie, on ne peut pas soigner quelqu’un qui ne veut pas être soigné, et il faudra peut-être laisser du temps à la personne touchée avant qu’elle soit prête à se battre.

Après la parution du livre, j’ai eu l’occasion de passer dans l’émission des Maternelles sur France TV afin de témoigner pour les jeunes parents à propos des troubles du comportement alimentaire. Mon cas était décrit presque comme anodin : je n’ai jamais été hospitalisée et bien que je sois descendue à un IMC de 16, mon corps n’a pas atteint certains cas d’anorexie très sévère où on ne voit plus que des os. Même si mon état de santé a conduit à des blessures conséquentes j’ai eu la chance de “bien m’en sortir”. C’était pour moi une expérience très enrichissante d’échanger sur ce plateau TV à propos de l’anorexie/boulimie, du perfectionnisme, de l’estime de soi et l’impression de toujours devoir faire mieux pour être accepté en société. 

Par la suite une jeune fille m’a contactée pour me dire que ses parents lui avaient acheté mon livre après m’avoir vu dans les maternelles. Elle m’a confié le garder sur sa table de nuit car il lui donnait de l’espoir. Je ne saurais dire comme ces mots m’ont touchée et m’ont procuré une des plus grandes joies possibles : celle d’avoir l’impression d’être utile et d’aider. C’était pour moi un objet un des objectifs principaux : “briser l’omerta autour de l’anorexie des jeunes athlètes”.

En conclusion, la publication de « Regarder devant » symbolise pour moi un pas de plus dans mon chemin vers la guérison, et un moyen d’ouvrir le dialogue sur de nombreuses problématiques de santé mentale dans le milieu de l’athlétisme notamment. J’ai longtemps pensé conserver mon anonymat et utiliser un pseudonyme, mais en échangeant avec diverses personnes, j’ai réalisé que j’assumais mon histoire, et que je souhaitais que mes futures lectrices et lecteurs puissent mettre un visage sur mon récit. Je voulais qu’ils puissent se sentir compris et accompagnés s’ils se trouvaient dans une situation similaire à la mienne.


Pour aller plus loin :

https://www.mondialisation.ca/sportive-a-ladolescence-je-suis-devenue-anorexique/5689788?doing_wp_cron=1719326644.9523110389709472656250

 https://youtu.be/LnAq7iveiTs?feature=shared  émission les MATERNELLES   10 avril 2024 

 Couverture et présentation amazon.fr

https://www.michalon.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=79494

Ce livre est disponible dans plusieurs librairies et Amazon.fr, Amazon.ca….

La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Clara Lesoille, Mondialisation.ca, 2024




G7 : Les acteurs politiques clés vers un gouvernement mondial unique

[Source : Kla.tv]

Par ag./mw.

Transcription

Les élections européennes sont de l’histoire ancienne, d’autres élections sont en cours. Imaginez que parmi les bulletins de vote figure un parti appelé « Complexe financier numérique-industriel des super-riches ».
Sur le programme électoral, on peut lire :
– « Concentration exclusive du pouvoir entre les mains des géants de la technologie » : Super.
– « Énorme destruction de l’environnement par des mégacorporations » : peu importe.
– « Abolition de la démocratie » : passons l’éponge !
– « Guerres sanglantes » : en font partie.
En tête de liste : un Rockefeller ou un de ses amis.
Est-ce que vous le mettriez dans votre enveloppe ? Probablement pas. L’émission suivante vous révèle pourquoi c’est pourtant exactement ce que vous obtenez, presque quel que soit votre choix.

Dans ce contexte, il vaut la peine de se pencher sur le rôle décisif du Groupe des 7 — en abrégé G7. Les pays du G7 sont les États-Unis, le Canada, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Japon. On connaît le G7 plutôt par les reportages mainstream superficiels autour du sommet du G7 qui vient de se dérouler du 13 au 15 juin en Italie. Des chefs d’État souriants des pays les plus importants en bonne compagnie.

Mais le G7 est loin d’être ce qu’il semble être au premier abord. Car c’est précisément le G7 qui veille à ce qu’on vous serve le programme électoral non déclaré des « Rockefeller de ce monde ». C’est ce qui se passe, même si vous votez par exemple pour de « gentils partis » qui promettent exactement le contraire avant les élections. Pourquoi cela ? David Rockefeller répond lui-même à la question :

« Certains [extrémistes idéologiques] pensent même que nous faisons partie d’une cabale secrète qui travaille contre les meilleurs intérêts des États-Unis. Ils nous accusent, ma famille et moi, d’être des “internationalistes” et de conspirer avec d’autres à travers le monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus unie — UN SEUL ET UNIQUE monde (One World), si vous préférez. Si c’est l’accusation, je plaide coupable et j’en suis fier. »

David Rockefeller se présente-t-il ici comme un « conspirationniste » ? Non, plutôt comme un conspirateur. Découvrez dans ce documentaire le rapport entre Rockefeller et le G7. De quoi discute-t-on à huis clos ? Quels sont les véritables objectifs du G7 ? Reconnaître le jeu réel auquel joue G7. Pour ce faire, nous jetons d’abord un coup d’œil sur les racines du G7.

1. Les racines du G7

La version officielle de la naissance du G7 est la suivante : En 1975, le président français Valéry Giscard d’Estaing et le chancelier allemand Helmut Schmidt ont appelé au premier Sommet économique mondial. Les chefs de gouvernement de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Japon, de la Grande-Bretagne et des États-Unis — le Groupe des Six — se sont réunis au château de Rambouillet en France. Elle a toutefois été précédée en 1971 dans la bibliothèque de la Maison-Blanche, d’une première réunion entre cinq ministres des finances et le secrétaire au Trésor américain de l’époque, George Shultz. Des réunions régulières à huis clos ont suivi. Ce groupe, appelé « Library Group » ou encore G5 à partir de 1973, était composé de ministres des Finances et de représentants des banques centrales. La présence de banques centrales n’était certainement pas un hasard. L’étalon-or a été dissous à peu près en même temps que les premières réunions du G7. À partir de là, les banques centrales ont pu imprimer de l’argent quasiment à volonté. En prêtant de l’argent créé à partir de rien, les banques centrales américaines ont acquis une grande influence sur l’économie mondiale. Une spirale d’endettement presque sans frein des pays envers les banques américaines a commencé. La richesse réelle a été redistribuée entre les mains de quelques grandes banques privilégiées. C’est ainsi qu’il leur a été possible d’étendre massivement leur influence par le biais des pays.

2. Le réseau derrière le G7

Revenons aux pères fondateurs officiels du G7, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d’Estaing. Le ministre américain des Finances et homme de banque George Shultz les a intégrés dans un petit réseau élitiste au début des années 70. Ainsi, avant le premier sommet du G7 en 1975, il y avait déjà eu une rencontre entre Giscard d’Estaing et Henry Kissinger le 5 juillet 1974. Quant à Helmut Schmidt, une rencontre avec David Rockefeller le 12 juin 1974 est documentée. Que représentent Kissinger et Rockefeller ?

Henry Kissinger était un stratège global extrêmement influent qui a marqué la politique mondiale de manière très décisive pendant des décennies. Il a été conseiller de presque tous les présidents américains, comme Richard Nixon, Gérald Ford, Jimmy Carter, Ronald Reagan, George Bush, Barak Obama, Donald Trump et Joe Biden. David Rockefeller et Henry Kissinger ont fondé ensemble de nombreux forums extraparlementaires influents tels que le FEM, le groupe Bilderberg, la Commission trilatérale, la Conférence de Munich sur la sécurité, etc. Ils tirent les ficelles entre une pieuvre financière mondiale et la politique. [www.kla.tv/26153 à propos de la mort d’Henry Kissinger : stratège mondial et criminel de guerre ?, www.kla.tv/27892 FEM, www.kla.tv/28218 Conférence de Munich sur la sécurité] Leurs nombreuses créations, comme le FEM, le groupe Bilderberg ou le G7, servent toutes un objectif que David Rockefeller a formulé ainsi en 1991 lors de la conférence Bilderberg à Baden-Baden : « Le monde est sur une voie complexe et préparée vers un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux est certainement préférable à la souveraineté nationale des siècles passés. »

Il est important de mentionner le passé maçonnique de Kissinger et Rockefeller. Ils ont fondé en 1968, avec Zbigniew Brzeziński, la super-loge maçonnique appelée « Three Eyes ». La franc-maçonnerie de haut grade, qui agit en secret, est connue pour construire le gouvernement mondial unique sur de longues périodes. [www.kla.tv/28344 Le monde sur la toile des francs-maçons]

3. Transformation de l’Europe

L’objectif déclaré de Rockefeller, qui était d’effacer la souveraineté nationale des États au profit d’une « souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle autoproclamée et des banquiers mondiaux », a été mis en avant par Schmidt et Giscard d’Estaing.

Helmut Schmidt (1918 – 2015)

Toute sa vie, Helmut Schmidt a été étroitement lié aux personnages clés que sont George Shultz et Henry Kissinger. Schmidt se souvient : « Avec mon exercice d’aller une fois par an en Californie, à Stanford, à l’université locale, chez mon ami George Schultz. Et je dois mentionner ici qu’il s’agit en fait d’une amitié à quatre. Shultz et Kissinger et Lee et moi. »

[Lee Kuan Yew a été pendant de nombreuses années Premier ministre de la cité-État de haute technologie de Singapour]

Une affaire purement privée ? Non, car Helmut Schmidt a été chancelier fédéral d’Allemagne. Il a été invité pour la première fois à une conférence Bilderberg en 1973, juste avant la création du G7. D’autres visites ont suivi en 1980, 1983 et 1986. Schmidt a continué à faire partie de la très influente Commission trilatérale — mise en place par Rockefeller et Kissinger. Cette commission représente une extension du groupe Bilderberg vers l’Asie de l’Est.

Caractéristique de ses liens avec ces tireurs de ficelles : Schmidt a reçu le premier prix Henry Kissinger en 2007. Le 26 janvier 2015, l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt a reçu le prix Gustav Stresemann, fondé par la Grande Loge des « Anciens Maçons Libres et Acceptés d’Allemagne », à Hambourg. Le Grand Maître Stephan Roth-Kleyer a remercié Schmidt pour sa « contribution particulière au cours de sa vie ».

En quoi consistait-elle ? Schmidt a suivi fidèlement la voie tracée par Kissinger. Schmidt et Giscard d’Estaing ont tous deux posé des jalons décisifs en Europe pour le nouveau système monétaire européen : l’unité monétaire européenne (ECU) au 1er janvier 1979, qui devait donner naissance plus tard à l’Union économique et monétaire européenne et à l’euro. D’un point de vue objectif, l’UE constitue une étape préliminaire à un gouvernement mondial potentiel, car elle est la création d’un pouvoir central international.

Valéry Giscard d’Estaing (1926 -2020)

Valéry Giscard d’Estaing est devenu président de la France juste après la première réunion du G7 en 1974. Il est lui aussi resté toute sa vie en étroite relation avec Kissinger et Rockefeller. Giscard d’Estaing a eu très tôt des contacts étroits avec la dynastie Rockefeller. Dans les années 1970, il a été invité à plusieurs reprises à Pocantico, l’immense propriété de la famille Rockefeller dans l’Hudson Valley. Quelques rencontres avec des membres de la famille Rockefeller sont documentées ci-dessous :
– Rencontre Nelson Rockefeller et Giscard d’Estaing du 23 mars 1976 à l’Élysée ;
– Giscard d’Estaing, Henry Kissinger et David Rockefeller 18 janvier 1989 à Moscou ;
– Henry Kissinger et Giscard d’Estaing lors de l’ouverture de la 50e conférence sur la sécurité de Munich en 2014.

Giscard d’Estaing s’est également beaucoup investi dans la construction de l’UE. Il a ainsi largement contribué à l’élaboration du traité de Lisbonne, qui a été ratifié en 2007. Ce traité a fixé les règles actuellement en vigueur dans l’Union européenne, remplaçant ainsi progressivement la souveraineté des États nationaux.

Conclusion intermédiaire : il apparaît que derrière les fondateurs connus du G7, il existe un réseau peu connu. Le réseau est bien plus complexe que ce qui est présenté dans ce documentaire. Vous trouverez des informations de fond intéressantes à ce sujet sur Kla.TV sous le hashtag #Krake. Ce qui est clair, c’est que ces chefs de file mondiaux parlent ouvertement de leurs projets de gouvernement mondial.

4. Le G7 comme groupe de pilotage du Nouvel Ordre Mondial

Les projets d’établissement d’un gouvernement mondial se retrouvent comme un fil rouge dans l’action du groupe G7. Déjà en 2009, lors du sommet de Rome, l’objectif prioritaire était de promouvoir une « Global Governance » — c’est-à-dire une « gouvernance globale ». La coopération avec le FMI, la Banque mondiale, l’OMC [World Trade Organization = Organisation Mondiale du Commerce] et les Nations unies devrait être développée. Le sommet exercerait ainsi à l’avenir un « modèle stratégique de soutien à la gouvernance globale ».

Le conseiller de la chancellerie Jörg Kukies adopte la même position à l’approche du sommet du G7 en 2022 : « Le premier thème qui est central pour nous est celui du climat. Comment réussir, en créant un club climatique mondial, à faire en sorte que les normes que nous poursuivons […] soient effectivement introduites dans le monde entier ? Le deuxième thème est celui de la santé. Comment parvenons-nous, d’une part, à assurer des taux de vaccination plus élevés en fournissant des vaccins dans tous les États du monde ? »

Dans un article sur le rôle du G7, Stewart M. Patrick, ancien membre du CFR, s’exprime ainsi : « C’est une sorte de groupe de pilotage à taille humaine de l’Occident. Ils sont un point de ralliement, une incarnation de valeurs communes et d’une approche similaire basée sur des règles pour l’ordre mondial ».

5. G7 : les leaders mondiaux

Comment travaille le G7 ? La présidence du G7 est assumée par un pays pour une durée d’un an. Officiellement, les participants au G7 représentent leur pays — donc leur population. Mais qu’en est-il dans la pratique ? Qui servent-ils vraiment ? Pour ce faire, nous allons voir « l’enfance politique » des participants les plus connus.

Les dirigeants du G7 sont listés par pays, en date de mai 2024 :

France

Emmanuel Macron, président de la République française, fait partie du groupe Bilderberg et a participé à la conférence Bilderberg de 2014.

Allemagne

Olaf Scholz, chancelier allemand, fait partie du groupe Bilderberg et a participé à la conférence Bilderberg de 2010. Jörg Kukies, négociateur en chef pour l’Allemagne lors du sommet du G7, est considéré comme l’un des principaux conseillers du chancelier Olaf Scholz. Il est secrétaire d’État à la Chancellerie fédérale. Kukies fait partie du groupe Bilderberg et a participé pour la première fois à la conférence Bilderberg de 2022 à Washington, DC.

Italie

Giorgia Meloni, Premier ministre italien, a rejoint en février 2021 l’Aspen Institute, un groupe de réflexion transatlantique dont le siège est à Washington, DC. Cet institut est cofinancé par la famille Rockefeller.

Royaume-Uni

Rishi Sunak est Premier ministre du Royaume-Uni depuis 2022. Charles III — roi du Royaume-Uni — a nommé Sunak Premier ministre le 25 octobre 2022. Charles fait partie du groupe Bilderberg depuis 1986.

Canada

Justin Trudeau — Premier ministre du Canada. Il a participé au Young Global Leader de Klaus Schwab — un programme du FEM destiné aux futurs dirigeants. Klaus Schwab a longtemps fait partie du comité directeur du groupe Bilderberg. Le ministre et membre du parti de Trudeau, François-Philippe Champagne, a participé à la conférence Bilderberg 2018 et 2019. La vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, a participé à la conférence Bilderberg 2022 et 2023.

USA

Joe Biden est président des États-Unis depuis 2021. [www.kla.tv/27426#t=2084] Il est franc-maçon de haut grade et très proche du très puissant think tank mondial le « Conseil des Relations Étrangères » [CFR] Pas moins de dix-sept membres du cabinet Biden et de son équipe dirigeante, soit plus de la moitié, sont membres du CFR ou sont liés au CFR par des liens familiaux étroits.

L’Union européenne

En tant qu’organisation supranationale, l’Union européenne est membre du G7 depuis 1981 et participe depuis lors à des réunions de haut niveau. Lors du sommet du G7 en 2024, l’UE a été représentée par Ursula von der Leyen et Charles Michel. Ursula von der Leyen est présidente de la Commission européenne depuis 2019. Elle fait également partie du groupe Bilderberg et a participé à la conférence Bilderberg en 2015, 2016, 2018 et 2019. Charles Michel est président du Conseil européen depuis 2019. Il fait également partie du groupe Bilderberg et a participé à la conférence Bilderberg en 2015, 2016 et 2018.

Japon

Fumio Kishida et Shunichi Suzuki représentent actuellement le Japon. Ce n’est pas un hasard si le Japon est un représentant du G7. Le Japon a participé aux réunions du G5 à la Maison-Blanche à partir de septembre 1973. Il est intéressant de noter que c’est exactement la même année que la Commission trilatérale a été créée par David Rockefeller et Henry Kissinger. Celle-ci a pour objectif de lier des personnes clés du Japon, des États-Unis et de l’Europe au gouvernement de l’ombre. Le Japon est connu pour ses innovations technologiques rapides. La technologie avancée est la base de l’installation de la surveillance mondiale, de l’IA et d’une technocratie mondiale unique.

À noter : tous les dirigeants politiques du G7 sont issus des relais extraparlementaires de Rockefeller et Kissinger. Le peuple est sollicité dans la mesure où il peut payer la facture de ces rencontres luxueuses. Un exemple : l’organisation du sommet du G7 en 2022 au château d’Elmau en Allemagne a été estimée au préalable à environ 180 millions d’euros. Environ 18 000 forces de sécurité ont été déployées autour du sommet et le lieu de la manifestation a été en grande partie bouclé. Financeur : le contribuable.

6. G7 : la fabrique de la politique

Celui qui pense que G7 est un événement unique dans l’année se trompe lourdement. Le G7, c’est tout le temps ! Rien que depuis le 8 février de cette année et jusqu’au sommet de juin, il y a eu officiellement 27 réunions du G7 dans les configurations les plus diverses ! En voici une petite sélection :
– 30 avril : La réunion ministérielle sur le climat, l’énergie et l’environnement s’est terminée par l’adoption d’un communiqué commun.
– 6 mai : réunion des ministres de la Justice du G7
– 24 mai : réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G7,
etc.

Tous les organes du G7 agissent comme les rouages d’une grande usine politique. Par le biais de programmes de soutien et de fonds d’aide, par exemple de la Banque mondiale ou de la Banque européenne d’investissement, les pays passent sous la domination de la haute finance. Les prêts d’argent, les aides au développement et les programmes dédiés servent d’aiguillage vers l’un des objectifs du complexe numérique-financier : Mise en place du Nouvel Ordre Mondial. Leurs élèves politiques — comme les leaders du G7 — transforment les stratégies en règlements et en lois. C’est ainsi que les tireurs de ficelles internationaux dirigent le monde.

Ce qui les relie tous, ce sont toujours les mêmes tireurs de ficelles derrière le groupe Bilderberg, le FEM, l’UE, le G7, la Banque mondiale, l’ONU et bien d’autres organisations. Ainsi, Klaus Schwab, à la tête du FEM depuis de nombreuses années, et le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ont signé le 13 juin 2019 un partenariat entre leurs deux organisations. But : accélérer la réalisation des 17 objectifs de développement durable. Le titre officiel en français est « Transformer notre monde : l’Agenda 2030 pour le développement durable », en abrégé : « Agenda 2030 ».

Derrière les beaux mots de l’agenda du développement durable, on assiste dans la pratique à la construction d’un monde numériquement interconnecté et contrôlable.

Deux brefs exemples laissent entendre qu’en pratique, il ne s’agit effectivement pas de durabilité :

1. Ghana : sous la bannière de l’« agriculture durable », la Banque mondiale investit 200 millions de dollars au Ghana pour la résilience climatique des plantations de cacao et autres. Les investissements ne portent pas sur des installations d’irrigation ou autres, mais sur les technologies numériques.

2. Guinée : dans le cadre de l’objectif de durabilité relatif à la lutte contre les changements climatiques, la Banque européenne d’investissement (BEI) aide l’opérateur de téléphonie mobile Orange à étendre la couverture de son réseau en Guinée — avec des panneaux solaires, bien entendu. Elle n’explique pas en quoi l’extension de la téléphonie mobile a un rapport avec la protection du climat. Notons au passage que la téléphonie mobile fait partie des bases stratégiques les plus importantes du Nouvel Ordre Mondial. Ce n’est que par le biais de cette technologie que la surveillance totale sans argent liquide peut être menée à son terme.

On rencontre de nombreux exemples de ce type. La durabilité et la protection du climat semblent justifier l’expansion rapide d’un réseau numérique mondial. Mais dans quel but ?

7. la grande transformation

Klaus Schwab, fondateur du FEM et membre de longue date du comité directeur du groupe Bilderberg, le révèle dans son livre de 2016 intitulé « La quatrième révolution industrielle ». Son message fondamental est que la fusion des technologies des mondes physique, numérique et biologique crée des possibilités entièrement nouvelles. […] Schwab se déclare réclame ouvertement au du transhumanisme et qualifie la fusion des corps humains avec la sphère numérique de « progrès évolutif ».

Et le G7 ? Une note sur cet objectif élevé du transhumanisme — ou pour le dire autrement : le contrôle total des personnes — révèle une pièce de monnaie.

Et le G7 ? Une pièce de monnaie révèle un indice sur ce but ultime du transhumanisme — ou, en d’autres termes, du contrôle total de l’être humain. Celle-ci a été créée frappée à l’occasion de la septième présidence italienne du G7. La pièce d’argent représente une tête humaine sous la couronne de l’intelligence artificielle. Comme boucle d’oreille, on voit un pentagramme. Depuis l’occultiste français Eliphas Levi, au milieu du XIXe siècle, le pentagramme est associé à l’occultisme et au satanisme. L’inscription sur la pièce est intitulée « Vers l’avenir ».

Conclusion : le G7 se révèle être une sorte d’usine à politiques aux mains des banquiers mondiaux et de leurs stratèges mondiaux. David Rockefeller lui-même cite comme objectif un gouvernement mondial sous la régence d’une élite intellectuelle et des banquiers mondiaux. Le G7 pose les jalons par le biais des fonds de soutien des banquiers, des programmes et des lois. Le G7 est le relais infiltré pour faire passer l’agenda de cette élite non élue dans les parlements et la politique quotidienne des États.

Chers spectateurs, il est évident que l’élite a besoin de ce travail dissimulé et de ces manœuvres de tromperie pour pouvoir rester au pouvoir. Il est évident que ce gouvernement de l’ombre ne craint rien de plus que sa divulgation. Les lois hystériquement proclamées pour « lutter contre la désinformation » en témoignent. C’est pourquoi vous contribuez à informer vos concitoyens et les politiciens qui font des efforts honnêtes. Tout comme les ombres disparaissent à la lumière, le gouvernement de l’ombre disparaît lorsque la lumière tombe sur lui.

Sources/Liens :




L’édulcorant artificiel Néotame peut endommager votre intestin

[Source : articles.mercola.com ou media.mercola.com]

Analyse du Dr. Joseph Mercola

L’HISTOIRE EN UN COUP D’ŒIL

  • Le néotame, un édulcorant artificiel chimiquement similaire à l’aspartame, peut gravement endommager l’intestin humain et la santé générale de l’intestin.
  • Non seulement le néotame a provoqué la mort des cellules intestinales, mais il a également endommagé les bactéries que l’on trouve couramment dans l’intestin.
  • Le néotame a provoqué la détérioration de bactéries intestinales saines et l’invasion de la paroi intestinale, ce qui pourrait entraîner le syndrome du côlon irritable et la septicémie.
  • Des recherches antérieures menées par les scientifiques ont montré que d’autres édulcorants artificiels, notamment la saccharine, le sucralose et l’aspartame, pouvaient nuire de la même manière à l’intestin.
  • Les édulcorants artificiels sont également liés à d’autres risques pour la santé, notamment un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de cancer, d’anxiété et de mortalité chez les adultes.

Le néotame, un édulcorant artificiel chimiquement similaire à l’aspartame,1 peut gravement endommager l’intestin humain et la santé générale de l’intestin.2 Parfois mentionné sur les étiquettes des ingrédients alimentaires sous le nom de E961, le néotame est un nouveau venu relativement récent sur le marché des édulcorants artificiels qui, malgré les préoccupations sanitaires bien connues, devrait atteindre une valeur de marché mondial de 3 milliards de dollars d’ici la fin de 2025.3

Le néotame, développé en 2002 comme alternative à l’aspartame, est jusqu’à 13 000 fois plus sucré que le sucre4 et est largement utilisé dans les boissons, les sauces, les sucreries, les aliments salés et les chewing-gums. Pourtant, « malgré l’utilisation généralisée du néotame dans le monde, il existe étonnamment peu d’études sur les effets biologiques et physiologiques de cet édulcorant », ont écrit des chercheurs dans la revue Frontiers in Nutrition.5

L’équipe de l’université Anglia Ruskin de Cambridge, en Angleterre, a découvert que le néotame présente de graves risques pour la santé intestinale, notamment en provoquant la détérioration de bactéries intestinales saines.6

Le néotame peut endommager les microbes de l’intestin, entraînant le syndrome du côlon irritable et la septicémie

L’étude in vitro a utilisé des modèles de la muqueuse intestinale (cellules Caco-2) et des bactéries intestinales (Escherichia coli et Enterococcus faecalis) pour examiner les effets de l’exposition au néotame. Non seulement le néotame a provoqué la mort des cellules intestinales, mais il a également endommagé les bactéries que l’on trouve couramment dans l’intestin.

Les dommages causés à l’épithélium intestinal ont diminué lorsque les chercheurs ont réduit l’expression d’un récepteur gustatif spécifique, T1R3, ce qui suggère que l’impact du néotame pourrait être lié aux voies de perception gustative. Comme l’indique un communiqué de presse de l’université Anglia Ruskin :7

« L’étude est la première à montrer que le néotame peut entraîner la maladie de bactéries intestinales auparavant saines et l’invasion de la paroi intestinale, ce qui peut entraîner des problèmes de santé tels que le syndrome du côlon irritable et la septicémie, ainsi qu’une rupture de la barrière épithéliale, qui forme une partie de la paroi intestinale. »

Le néotame a également perturbé la barrière intestinale, entraînant une augmentation des fuites et une diminution de la présence de claudine-3, une protéine importante pour la liaison cellulaire, toujours par le biais d’un mécanisme dépendant de T1R3. Dans des expériences impliquant des bactéries intestinales, le néotame a augmenté la formation de biofilms nocifs, ce qui a encore réduit la viabilité de la paroi intestinale, et a augmenté la capacité d’E. coli et d’E. faecalis à adhérer aux cellules intestinales et à les envahir.8

Selon l’auteur de l’étude, Havovi Chichger, professeur associé en sciences biomédicales à l’université Anglia Ruskin, « lorsque les bactéries forment un biofilm, elles se regroupent pour se protéger, ce qui les rend plus résistantes aux antibiotiques. Notre étude montre également que le néotame augmente la capacité de l’E. coli à envahir et à tuer les cellules de l’intestin humain. »9

De plus, même la consommation de petites quantités de néotame pourrait être toxique. Chichger a déclaré : « Même lorsque nous avons étudié le néotame à de très faibles concentrations, 10 fois inférieures à la dose journalière admissible, nous avons constaté une rupture de la barrière intestinale et une évolution des bactéries vers un comportement plus néfaste, notamment une invasion accrue des cellules saines de l’intestin entraînant la mort des cellules. Cela peut être lié à des problèmes tels que les maladies de l’intestin irritable et la septicémie. »10

L’aspartame et le sucralose peuvent également endommager votre intestin

Des recherches antérieures menées par les scientifiques ont montré que d’autres édulcorants artificiels, notamment la saccharine, le sucralose et l’aspartame, pouvaient nuire de la même manière à l’intestin. L’auteur de l’étude, Havovi Chichger, professeur associé en sciences biomédicales à l’université Anglia Ruskin, a expliqué :11

Les effets sur la santé des édulcorants tels que la saccharine, le sucralose et l’aspartame sont de plus en plus connus, et nos travaux antérieurs ont démontré les problèmes qu’ils peuvent causer à la paroi de l’intestin et les dommages causés aux « bonnes bactéries » qui se forment dans l’intestin.

Cela peut entraîner toute une série de problèmes de santé potentiels, notamment des diarrhées, des inflammations intestinales et même des infections telles que la septicémie si les bactéries pénètrent dans la circulation sanguine. Il est donc important d’étudier également les édulcorants introduits plus récemment et nos nouvelles recherches démontrent que le néotame provoque des problèmes similaires, notamment la maladie des bactéries intestinales.

Il est essentiel de comprendre l’impact de ces changements pathogènes qui se produisent dans le microbiote intestinal. Nos résultats démontrent également la nécessité de mieux comprendre les additifs alimentaires courants et les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les effets négatifs potentiels sur la santé ».

En 2022, une étude publiée dans Microorganisms a également révélé que la consommation de sucralose — en « quantités bien inférieures à la DJA [dose journalière admissible] suggérée »12 — pendant seulement 10 semaines suffisait à induire une dysbiose intestinale et à modifier les taux de glucose et d’insuline chez de jeunes adultes en bonne santé.13

Les bactéries les plus affectées par le sucralose semblent appartenir principalement à l’embranchement des Firmicutes, qui jouent un rôle central dans le métabolisme du glucose et de l’insuline. Mais ce n’est pas tout. Des études animales suggèrent que le microbiome intestinal modifié par le sucralose pourrait être impliqué dans l’inflammation de l’intestin et du foie, ainsi que dans le cancer. Selon les chercheurs de l’étude Microorganisms :14

« Une étude chez la souris a montré que l’ingestion de sucralose pendant six semaines augmente l’abondance relative des bactéries appartenant à l’embranchement des Firmicutes, telles que Clostridium symbiosum et Peptostreptococcus anaerobius.

Notamment, la dysbiose intestinale induite par le sucralose semble également aggraver la colite induite par l’azoxyméthane (AOM)/le sulfate de dextran sodique (DSS) et le cancer colorectal associé à la colite chez ces animaux.

De même, l’ingestion de sucralose a entraîné une dysbiose intestinale et des changements protéomiques prononcés dans le foie des souris, où la plupart des protéines surexprimées étaient liées à une inflammation hépatique accrue. »

Les édulcorants artificiels interfèrent avec l’activité normale des bactéries intestinales

Les chercheurs ne font que commencer à explorer la relation complexe entre les microbes et la santé ou la maladie chez l’homme. Cependant, les effets des microbes intestinaux ne s’appliquent pas seulement au tractus gastro-intestinal. Ils interagissent avec le système nerveux central par l’intermédiaire de l’axe microbiote-intestin-cerveau, une autoroute de l’information à double sens qui implique des voies neuronales, immunitaires, endocriniennes et métaboliques.15

En bref, si vous tenez à votre santé globale, il est essentiel de prendre soin de la santé de votre intestin, ce qui implique d’éviter les édulcorants artificiels. Une autre étude, publiée dans la revue Molecules16, a révélé que plusieurs édulcorants artificiels approuvés et considérés comme sûrs par la Food and Drug Administration des États-Unis causent des dommages à l’ADN des bactéries intestinales et interfèrent avec leur activité normale et saine. Les édulcorants artificiels inclus dans cette étude étaient les suivants :

Édulcorant artificiel Nom de marque
Aspartame NutraSweet, Spoonful, Canderel, Equal, NatraTaste Blue
Sucralose Splenda, Zerocal, Sukrana, SucraPlus, Candys, Cukren et Nevella
Saccharine Sweet ’N Low, Sweet Twin, Sugar Twin, Necta Sweet
Néotame Newtame
Advantame (Pas de noms de marque)
Acésulfame potassium-k Sunnette, Sweet One, ACE, ACE K, Sweet ’N Safe

Les chercheurs ont conclu que tous ces édulcorants « avaient un effet toxique et stressant, rendant difficile la croissance et la reproduction des microbes intestinaux ». Les effets sur la santé de l’intestin peuvent à leur tour affecter la capacité de l’organisme à traiter le sucre ordinaire et les autres glucides. Selon cette étude, la limite toxique pour ces édulcorants artificiels semble être d’environ 1 milligramme par millilitre (mg/mL).

Ariel Kushmaro, professeur de biotechnologie microbienne à l’université Ben-Gurion et principal auteur de l’étude, a déclaré à Business Insider :

« Nous ne prétendons pas qu’il est toxique pour les êtres humains. Nous affirmons qu’il pourrait être toxique pour les bactéries intestinales et que, par conséquent, il aura une influence sur nous. »17

Les dommages spécifiques causés par les édulcorants artificiels sont les suivants :

  • La saccharine a causé les dommages les plus importants et les plus étendus, présentant à la fois des effets cytotoxiques et génotoxiques, ce qui signifie qu’elle est toxique pour les cellules et qu’elle endommage l’information génétique dans la cellule (ce qui peut provoquer des mutations).
  • On a constaté que le néotame provoquait des perturbations métaboliques chez les souris et augmentait les concentrations de plusieurs acides gras, lipides et cholestérol. Plusieurs gènes de l’intestin ont également été diminués par cet édulcorant artificiel.
  • L’aspartame et l’acésulfame potassium-k — ce dernier étant couramment présent dans les compléments alimentaires pour sportifs — se sont tous deux avérés causer des dommages à l’ADN.

Les édulcorants artificiels peuvent également nuire à votre cerveau

Les auteurs de l’étude Frontiers in Nutrition ont souligné que les effets négatifs du néotame sur la « relation entre l’épithélium et le microbiote dans l’intestin ont le potentiel d’influencer une série de fonctions de l’intestin, ce qui entraîne une mauvaise santé de l’intestin qui a un impact sur une série de conditions, y compris les maladies métaboliques et inflammatoires, la douleur neuropathique et les conditions neurologiques ».18

L’aspartame, parent du néotame, fait partie des édulcorants artificiels particulièrement connus pour leur neurotoxicité. Lorsque vous consommez de l’aspartame, il est décomposé en acide aspartique, en phénylalanine — un précurseur des neurotransmetteurs monoaminergiques — et en méthanol, qui peuvent avoir des effets « puissants » sur votre système nerveux central, selon les chercheurs du Florida State University (FSU) College of Medicine.19

Leur étude, publiée dans la revue PNAS, établit un lien entre la consommation d’aspartame et l’anxiété et, pire encore, révèle que les changements en matière de santé mentale se transmettent aux générations futures. La dose journalière maximale d’aspartame recommandée par la FDA est de 50 milligrammes par kilogramme. L’étude de la FSU a consisté à faire boire à des souris de l’eau contenant de l’aspartame à une dose correspondant à environ 15 % de la dose journalière maximale recommandée par la FDA pour l’homme.

La dose était équivalente à celle d’un humain buvant quotidiennement six à huit canettes de soda light.20 Les souris ont consommé de l’eau contenant de l’aspartame pendant 12 semaines, ce qui a entraîné une « anxiété robuste et dépendante de la dose ».21 « Il s’agissait d’un trait de caractère ressemblant à une anxiété si robuste que je ne pense pas qu’aucun d’entre nous ne s’attendait à le voir », a déclaré l’auteur de l’étude, Sara Jones. « C’était tout à fait inattendu. D’habitude, on observe des changements subtils. »22

L’OMS déconseille les édulcorants artificiels pour la perte de poids

Beaucoup pensent qu’ils font du bien à leur santé en remplaçant le sucre par des édulcorants artificiels, mais c’est tout le contraire. Même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) déconseille l’utilisation de ces édulcorants de synthèse pour perdre du poids.

Une étude systématique et une méta-analyse menées par l’OMS ont révélé « qu’il n’existe pas de consensus clair sur l’efficacité des édulcorants non sucrés pour la perte ou le maintien du poids à long terme, ou sur le lien entre ces édulcorants et d’autres effets à long terme sur la santé lorsque les apports sont inférieurs à la DJA ».23

En mai 2023, l’OMS est allée encore plus loin en publiant une nouvelle directive qui déconseille l’utilisation d’édulcorants non sucrés (ENS) pour le contrôle du poids, car ils n’offrent aucun avantage à long terme en matière de réduction de la graisse corporelle chez les adultes et les enfants.24 Francesco Branca, directeur de l’OMS pour la nutrition et la sécurité alimentaire, s’est exprimé dans un communiqué de presse :

« Remplacer les sucres libres par des ENS n’aide pas à contrôler le poids à long terme. Les gens doivent envisager d’autres moyens de réduire leur consommation de sucres libres, comme la consommation d’aliments contenant des sucres naturels, tels que les fruits, ou d’aliments et de boissons non sucrés. Les sucres naturels ne sont pas des facteurs alimentaires essentiels et n’ont aucune valeur nutritionnelle. Pour améliorer leur santé, les gens devraient réduire complètement le goût sucré de leur alimentation, et ce dès le plus jeune âge. »

L’examen systématique de l’OMS a également révélé « des effets indésirables potentiels liés à l’utilisation à long terme des ENS, tels qu’un risque accru de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires et de mortalité chez les adultes ». La recommandation s’applique non seulement à l’aspartame, mais aussi à d’autres édulcorants artificiels, notamment l’acésulfame K, l’advantame, les cyclamates, le néotame, la saccharine et le sucralose.

Une étude de cohorte basée sur la population, publiée en 2022 dans PLOS Medicine et portant sur 102 865 adultes, a également révélé que les édulcorants artificiels — en particulier l’aspartame et l’acésulfame-K — étaient associés à un risque accru de cancer, notamment de cancer du sein et de cancers liés à l’obésité.25

Comment renoncer aux édulcorants artificiels ?

Si vous êtes accro aux édulcorants artificiels mais que vous voulez les abandonner pour protéger votre santé, la vidéo ci-dessus montre comment utiliser les techniques de liberté émotionnelle (EFT), un outil d’acupression psychologique, lorsque vous sentez venir une envie de fumer. Elle peut vous aider à surmonter l’envie de consommer un édulcorant artificiel toxique.

Les aliments acides, comme les légumes fermentés, ou l’eau additionnée de jus de citron sont d’autres moyens naturels de lutter contre les fringales. Lorsque vous ressentez l’envie de manger quelque chose d’artificiellement sucré, prenez un verre d’eau ou de thé additionné de jus d’agrumes, ce qui est bien plus sain. Vous pouvez également essayer de manger un fruit, dont beaucoup sont naturellement sucrés et peuvent remplacer avantageusement les envies de sucreries.

Vous devez également veiller à lire les listes d’ingrédients figurant sur les emballages des aliments et des boissons. Les édulcorants artificiels ne se trouvent pas seulement dans les sodas light et les produits sans sucre, mais aussi dans des aliments auxquels on ne s’attend pas, comme les yaourts, les céréales pour le petit-déjeuner, les condiments et les produits de grignotage.

Sources and References




Quelques éléments sur les stratégies de contrôle mental des masses

[Source : arcaluinoe.info]

Par Calistrat Marvin Atudorei

Ce n’est plus un secret pour personne que derrière les gouvernements du monde se cache depuis au moins 100 ans un gouvernement invisible qui cherche par tous les moyens à prendre le contrôle total de l’Humanité. Je rappelle ici les paroles du président américain Théodore Roosevelt qui, en 1912, a déclaré publiquement :

« Derrière le gouvernement ostensible trône un gouvernement invisible qui ne doit aucune allégeance et ne reconnaît aucune responsabilité à l’égard du peuple ».1

De nombreux idéologues de l’obscure « élite » ont cherché au fil des ans à endormir la conscience des masses avec des théories délirantes destinées à faire accepter aux peuples du monde la « nécessité » d’établir une forme de gouvernance mondiale. Antonio Gramsci, par exemple, théoricien clé de l’école de Francfort, soutenait que la société devait être infusée par la classe dirigeante par le biais d’une certaine forme de persuasion politique et culturelle afin que les classes du bas de la société ne se révoltent plus, mais acceptent d’être dominées et se soumettent même volontiers, comme une sorte d’« esclaves heureux ».2

Dès 1927, l’idéologie du consentement vicié, développée en collaboration directe avec les principaux penseurs de l’École de Francfort, est officiellement inoculée au sein de la « démocratie » américaine grâce à des contributions telles que celle d’Edward Bernays, petit-fils du célèbre psychanalyste Sigmund Freud. Dans son ouvrage intitulé Propaganda, Bernays affirme :

« La manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions organisées des masses est un élément important de la société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible. Nous sommes gouvernés, nos esprits sont modelés, nos goûts formés, nos idées suggérées, en grande partie par des hommes dont nous n’avons jamais entendu parler. Ce sont eux qui tirent les fils qui contrôlent l’esprit public, qui maîtrisent les forces sociales et qui créent de nouveaux moyens de soumettre et de guider le monde ».3

Ce n’est pas une coïncidence si Bernays a ensuite été nommé responsable du réseau CBS (Columbia Broadcast System) à ses débuts. C’est également à cette époque que la Fondation Rockefeller a commencé à financer massivement des études et des expériences susceptibles d’avoir un impact social. L’une des expériences les plus célèbres (apparemment coordonnée par la CIA), qui a fait date dans le développement des techniques de manipulation mentale, a été la diffusion par CBS, le 31 octobre 1928, de la pièce radiophonique « La guerre des mondes », basée sur un roman de H. G. Wells. C’était exactement la nuit d’Halloween, au cours de laquelle les esprits démoniaques étaient déjà largement évoqués aux États-Unis. L’émission a suivi une stratégie spéciale pour influencer le public, qui a eu un effet stupéfiant. Je mentionnerai brièvement quelques détails pour offrir un exemple plus suggestif. Sur fond d’une atmosphère radiophonique qui semblait tout à fait ordinaire, avec une musique relaxante et des nouvelles banales, le rythme a été soudainement rompu par des « informations » selon lesquelles l’Amérique était attaquée par des êtres extrêmement agressifs, possédant des vaisseaux volants et causant de grandes destructions à l’aide d’une sorte de rayon laser, qui seraient venus de Mars. La terreur instillée dans le public à travers les États-Unis était si grande que des milliers de personnes sont descendues dans les rues en courant désespérément pour sauver leur vie. La police a reçu un grand nombre d’appels téléphoniques et plusieurs décès ont été enregistrés en raison des troubles provoqués par la panique.

Compte tenu du fort impact de l’expérience, les émissions médiatiques ont commencé — surtout après les années 1940, sous la coordination attentive de l’Institut Tavistock — à devenir un facteur majeur dans l’orientation de l’esprit collectif. En ce qui concerne les recherches entreprises par l’Institut Tavistock, il est significatif que l’un de ses experts, le Dr William Sargeant, ait déclaré en 1957 dans son livre Battle for the Mind — A Physiology of Coversion and Brain-Washing (La bataille de l’esprit — Une physiologie de la dissimulation et du lavage de cerveau) :

« Les personnes dont le fonctionnement du cerveau a été suffisamment perturbé par l’induction intentionnelle ou accidentelle de la peur, de la colère ou de l’excitation peuvent se voir inoculer de nombreuses idées. Le résultat le plus fréquent d’une telle perturbation est l’altération temporaire du discernement et l’augmentation de la suggestibilité. Les événements qui se produisent au sein des groupes sont parfois caractérisés par le terme “instinct de troupeau”, et se produisent le plus souvent pendant les guerres, les épidémies graves, et en général dans les périodes de grand danger, qui augmentent l’anxiété et donc la suggestibilité individuelle et de masse ».4

Voici donc l’objectif poursuivi par les experts du Système : faire vivre les gens dans la peur pour qu’ils se comportent comme un troupeau !

Pour en revenir à la radio et surtout à la télévision, leur influence est devenue de plus en plus déterminante dans la société. CBS est rapidement devenue une chaîne de télévision très promue, bientôt rejointe par d’autres, toutes détenues par des sociétés de plus en plus riches du gouvernement de l’ombre.

Nous sommes maintenant bien conscients qu’à travers ces réseaux de télévision d’entreprise, divers récits souhaités par l’« élite » de l’ombre sont imprimés avec une persuasion professionnelle (et perverse) dans la conscience des masses, des récits qui n’ont rien à voir avec la vérité, l’éthique journalistique ou la moralité. C’est ainsi, par exemple, que les armées de pseudo-journalistes, avec les politiciens serviles et les « spécialistes » de façade du Système, ont joué le théâtre génocidaire de la « pandémie de Covid-19 », qui a tué des dizaines ou des centaines de millions de personnes dans le monde. Partout dans le monde, les mêmes phrases mensongères ont été infusées, les mêmes mesures restrictives et les mêmes protocoles criminels ont été imposés. Tout avis éclairé émanant de vrais experts a été banni (et même puni), de sorte que nous avons assisté à l’instillation d’une étrange forme d’hypnose maléfique à l’échelle planétaire.

Pour mettre les choses en perspective, nous pouvons voir qu’au cours des dernières décennies, la manipulation et la propagande ont justifié de la même manière d’innombrables guerres, renversements de régime, coups d’État, révolutions mises en scène ou « interventions humanitaires » (telles que celles de l’OTAN en Yougoslavie ou en Libye). C’est également par la manipulation des récits que l’interprétation publique des grands attentats sous faux drapeau, comme celui du 11 septembre 2001, a été manipulée, le plus souvent sur la base de la triade stratégique « problème-réaction-solution ». De même, en créant des récits dans l’esprit collectif, d’étranges déviations de la norme, telles que l’idéologie du genre, la rhétorique de la culpabilité des gens pour le « changement climatique » ou l’incitation à manger… toutes sortes d’insectes ont été progressivement mis en place dans la société. L’introduction d’idées et de symboles démoniaques dans la culture dominante (dans les émissions musicales et les films, même dans les dessins animés pour enfants), ou l’introduction de modes bizarres (vêtements déchirés, déformés, aberrants) ont également joué un rôle très important dans cette stratégie. Tout cela a été mis en place progressivement, en utilisant pas à pas la stratégie connue sous le nom de « La fenêtre d’Overtone » (la méthode qui consiste à changer la perception en avançant par petites étapes).

Un aspect fondamental de la base idéologique de l’imposition d’un récit à la conscience de masse est celui de la physique quantique. Sans surprise, les instituts de manipulation de masse s’appuient sur des études scientifiques complexes dans tous les domaines. Des études que les « élites » de l’ombre financent depuis de nombreuses décennies. Ainsi, selon la recherche quantique, le monde extérieur n’est pas une donnée objective, mais est/devient ce que nous croyons fermement qu’il est. L’idée a également été reprise par la philosophie post-moderniste et se reflète dans des articles de philosophie politique désormais célèbres, tels que Anarchy is what states make of it (L’anarchie est ce que les États en font) d’Alexander Wendt, dans lequel l’auteur affirme que la guerre froide s’est terminée à l’amiable grâce au président de l’URSS de l’époque, Mikhaïl Gorbatchev, qui a créé un paradigme pacifiste. C’est pour cette même raison que Gorbatchev, très apprécié des marionnettistes occidentaux, a reçu le prix Nobel de la paix en 1990.

Le fait que l’esprit (la conscience) influence la matière est réellement authentique et attesté. Les processus psychophysiologiques internes appelés Placebo (guérison par la pensée positive) et Nocebo (maladie par la pensée négative) en sont une application connue. Ce qui est moins connu, c’est que l’environnement extérieur (phénomènes naturels, environnement social, etc.) peut être (et est) également façonné de manière inhérente par les pensées et les émotions collectives. L’explication scientifique est celle du substrat et du champ de l’énergie, qui sont facilement influencés par la conscience. Pour plus de détails, je recommande d’examiner les conclusions de l’expérience élémentaire de physique quantique sur l’émission d’un électron vers un mur à deux fentes ou la conclusion des scientifiques selon laquelle un expérimentateur n’est jamais neutre, mais devient automatiquement un « participant ».

[NDLR L’auteur évoque ici la différence de comportement d’un faisceau d’électrons selon que celui-ci croise deux ouvertures dans un obstacle matériel ou une seule. Dans le premier cas, les électrons apparaissent comme une onde et engendrent des interférences. Dans le second cas, ils apparaissent comme des particules. C’est ainsi que le modèle (ou théorie interprétative) de l’électron a été désigné comme une dualité onde-particule. Cependant, l’observateur ne change pas le résultat simplement du fait d’observer, mais en changeant les conditions de l’observation ou de l’expérience. L’électron ne change pas de nature, ni même de comportement sous la volonté directe de l’observateur. Il ne fait que se projeter différemment dans notre espace physique selon la condition d’observation choisie par l’observateur expérimentateur.

Voir https://fr.wikipedia.org/wiki/Dualit%C3%A9_onde-corpuscule.
Extrait :

Métaphore du cylindre

Métaphore du cylindre :
objet ayant à la fois les propriétés
d’un disque et d’un rectangle.

La métaphore du cylindre est l’exemple d’un objet ayant des propriétés apparemment inconciliables. Il serait à première vue déroutant d’affirmer qu’un objet ait à la fois les propriétés d’un disque et d’un rectangle : sur un plan, un objet est soit un disque, soit un rectangle.

Mais si l’on considère un cylindre : une projection suivant l’axe du cylindre donne un disque, et une projection perpendiculairement à cet axe donne un rectangle.

De la même manière, « onde » et « corpuscule » sont des manières de voir les choses et non les choses en elles-mêmes. Le terme de dualité est alors assez « contradictoire », signifiant qu’il existe deux choses différentes alors qu’il s’agit bien de l’unification de deux domaines de la physique : les ondes et l’aspect corpusculaire.

Notons par ailleurs que dans la description mathématique de la physique quantique, le résultat de la mesure est similaire à une projection géométrique (notion d’observable : l’état de l’objet est décrit par des nombres que l’on peut voir comme des coordonnées dans une base vectorielle, et en géométrie euclidienne, les coordonnées sont la projection de l’objet sur les axes de référence).

C’est l’absence d’équivalent macroscopique sur quoi nous pourrions nous référer qui nous force à penser les objets quantiques comme possédant des attributs contradictoires. Il serait inexact de dire que la lumière (comme tout autre système quantique d’ailleurs) est à la fois une onde et un corpuscule, elle n’est ni l’un, ni l’autre. Le manque d’un vocabulaire adéquat et l’impossibilité de se faire une représentation mentale intuitive des phénomènes à petite échelle nous font voir ces objets comme ayant une nature, par elle-même, antinomique.

Pour lever cet apparent paradoxe et insister sur l’imperfection de nos concepts classiques d’onde et de corpuscule, les physiciens Jean-Marc Lévy-Leblond et Françoise Balibar ont proposé d’utiliser le terme de « quanton » pour parler d’un objet quantique. Un quanton n’est ni une onde, ni un corpuscule, mais peut présenter les deux aspects selon le principe de complémentarité de Bohr.

Ce sont les physiciens quantiques dits de l’école de Copenhague qui ont supposé l’idée que l’observateur modifiait le résultat de l’expérience par le simple fait d’observer, alors qu’en réalité ils mesurent ou testent et donc interviennent avec divers appareils sur l’objet quantique observé (électron, photon, ou autre).

Par contre, les influences émotionnelles, mentales ou psychiques collectives évoquées par l’auteur peuvent s’expliquer dans leur dimension physique par l’existence d’autres phénomènes, comme l’induction électromagnétique et la résonance, sachant notamment que le corps humain n’est pas seulement de nature chimique, mais aussi électrique.]

Dans les traditions spirituelles, ces informations sont connues intuitivement depuis très longtemps et ont été utilisées à des fins d’harmonisation, de protection et d’élévation des communautés humaines, notamment par le biais de prières collectives. Cependant, l’« élite » mondialiste utilise ces informations pour induire des processus de résonance avec des énergies négatives, qui perturbent, limitent et bloquent le potentiel créatif des masses humaines. Cela se fait principalement par le biais de la télévision, qui n’émet presque que des suggestions, des émotions et des vibrations négatives. Des installations psychotroniques (comme HAARP, mais aussi des installations beaucoup plus petites) sont également utilisées, qui génèrent divers états négatifs dans la population, tels que la tension, le stress ou la passivité, selon la fréquence spécifique de la transmission utilisée.

Pour comprendre le profil psychologique des membres de l’élite, il est particulièrement important de savoir qu’ils font pratiquement tous partie d’organisations occultes, secrètes et démoniaques. Qu’il s’agisse de la secte des Illuminati, des Jésuites, de la franc-maçonnerie, des Skull&Bones, etc., la caractéristique fondamentale commune à tous ces groupes est qu’ils cherchent à recevoir un pouvoir subtil de la part de certaines entités obscures. Cela devient évident lorsque nous suivons leurs horribles rituels, dans lesquels ils vénèrent une divinité arrogante, au nom de laquelle ils procèdent même à des sacrifices humains et boivent souvent le sang de la victime (en particulier des enfants). Ne nous faisons pas d’illusions : ces rituels fonctionnent réellement, et c’est pourquoi les membres de la cabale les pratiquent avec une telle constance ! L’objectif principal que poursuivent les psychopathes de l’élite mondialiste au sommet de la pyramide satanique n’est pas l’argent (qu’ils possèdent déjà) ni même le pouvoir social en soi (qu’ils possèdent également), mais un certain état de puissance occulte maléfique, qu’ils s’imaginent pouvoir obtenir grâce à ces entités obscures d’un autre monde dont ils exigent la récompense. Pour les membres de ces cabales, les masses humaines sont comparables en importance à des animaux, et ils cherchent donc à réduire la population à un petit nombre. Ceux qui restent en vie ne peuvent avoir d’autre but, selon eux, que d’être des esclaves totalement contrôlés mentalement par l’« élite ».

Les satanistes au sommet de la pyramide des organisations secrètes offrent toutes sortes de « cadeaux » rituels aux entités qu’ils évoquent dans leurs cérémonies et s’attendent à recevoir en retour succès et pouvoir. Ces rituels, qui sont en fait des rituels de magie noire, impliquent souvent des masses inconscientes, qui ne savent même pas à quoi elles participent et avec quels effets. De telles pratiques ont été incluses dans les cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques de Londres en 20125, dans les cérémonies d’ouverture du Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN)6 près de Genève (Suisse) en 2016 ou lors de l’ouverture du tunnel ferroviaire du Saint-Gothard7 près du CERN, également en 2016. Il est significatif que ces rituels aient été suivis, entre autres, par les principaux dirigeants de diverses organisations mondialistes, un fait qui indique quels sont leurs goûts et leurs inclinations. Les cérémonies ont été retransmises en direct sur la télévision centrale, ce qui a permis à la force occulte générée de croître énormément en engageant l’esprit collectif et les émotions au niveau des masses, créant ainsi un énorme champ psychique. Un autre exemple, très récent, est la mise en scène d’une « chanson » dans le concours de l’Eurovision 2024 qui était manifestement une incantation satanique horrible et persuasive.8

Ces spectacles rituels sataniques ont donc un double rôle : d’une part, ils accumulent l’énergie psychique des foules de spectateurs pour donner de la force au rituel, et d’autre part, ils inoculent des graines démoniaques dans l’esprit collectif. En générant systématiquement ces résonances, il devient très probable, surtout pour certaines catégories de personnes, de voir se développer de graves effets maléfiques. Elles finissent aussi, par défaut, par pervertir la société dans son ensemble et par abaisser dramatiquement le niveau général de conscience. Les masses de personnes ayant un faible niveau de conscience peuvent ainsi être plus facilement contrôlées et soumises. En revanche, les collectivités spirituelles, animées par des idéaux élevés et des valeurs morales immuables, ne peuvent pas et ne pourront jamais être contrôlées par des forces obscures par le biais de tels stratagèmes. C’est pourquoi l’objectif premier de tous les groupes sataniques est de démanteler et de détruire les groupes spirituels authentiques et surtout leurs dirigeants.

Enfin, les dirigeants satanistes sont initiés à de nombreux mystères occultes qui leur permettent d’exercer une forte emprise sur les masses. Ils connaissent, par exemple, l’importance des conjonctions astrologiques pour potentialiser une action. Un exemple éloquent, documenté par l’historien Juri Lina, est l’attaque bolchevique contre le Palais impérial d’hiver (où se trouvait alors le gouvernement provisoire de Kerensky) à une heure précise de la nuit en octobre 1917.9 C’était l’heure de l’influence astrologique négative maximale du signe du Scorpion. D’où le nom du livre (1998) écrit par Juri Lina : Sous le signe du Scorpion. Les occultistes sataniques sont également obsédés par les nombres et les symboles. Les couvertures du magazine The Economist (financé par la Fondation Rockefeller), qui transmettent des messages codés sur l’avenir à ceux qui sont au courant, en sont des exemples notables. Dans la même lignée de magie noire, aucun attentat sous fausse bannière ni aucune étape des agendas mondialistes ne sont exécutés au hasard.10 Par ailleurs, il est désormais évident qu’à travers les films, les articles des médias grand public et les journaux télévisés, des suggestions et des symboles sont systématiquement insérés dans l’esprit des gens pour servir l’objectif précis de leur programmation mentale prédictive. Une certaine version de l’avenir est répétée de manière hypnotique pour les masses, de sorte que lorsque les événements sont orientés dans cette direction, l’impression générale de la population est que « nous nous y attendions ».

Il existe de nombreuses autres méthodes et techniques de contrôle mental des grands groupes.

Sur le plan social, on pourrait parler du maintien de l’insécurité et de la pauvreté, des plans visant à mélanger les races en déversant des millions d’immigrants, de la culture des déviations sexuelles ou de l’encouragement irresponsable du transhumanisme et de l’intelligence artificielle. Le dénominateur commun de ces méthodes est de maintenir les gens dans la confusion, l’ignorance, la peur et la tension.

Au niveau physiologique, on peut également citer, comme adjuvants des méthodes de contrôle mental, l’injection de sérums criminels (dits « vaccins »), l’introduction délibérée d’additifs toxiques dans la nourriture et l’eau, la mise en œuvre (désastreuse pour la santé) des technologies 5G ou le déversement systématique et criminel de chemtrails toxiques dans le ciel de la planète.

Presque tous ces moyens sont, d’une manière ou d’une autre, intégrés et encouragés par l’Agenda 2030 des Nations unies et d’autres organisations qui prétendent au leadership mondial (y compris le Forum économique mondial de Davos).

Conclusion : nous sommes au cœur d’une guerre des psychopathes mondialistes contre la population mondiale. C’est une guerre informelle et invisible, menée par tous les moyens et surtout par des opérations psychologiques, ce qui lui vaut d’être qualifiée de « guerre de cinquième génération ». Il s’agit essentiellement d’une guerre spirituelle, car l’enjeu est la conscience des gens. La raison spirituelle pour laquelle les psychopathes sataniques font tout ce qui est en leur pouvoir pour bloquer ou altérer notre conscience est que, précisément, notre conscience est notre arme et notre force les plus puissantes. Pourquoi ? Parce qu’à travers la conscience, nous pouvons nous connecter au Pouvoir et à l’Amour infinis de Dieu, devenant ainsi, à notre tour, au niveau de l’esprit, invincibles comme des prolongements/rayons de la Lumière Divine.

Calistrat Marvin Atudorei

Calistrat Marvin Atudorei, docteur en philosophie politique et auteur de « America’s Plans for World Hegemony », Roumanie





« L’espérance de vie qu’ils ont gagné, ils la perdent à devenir con »

[Source : Croa Officiel]




Dr Mike Yeadon : « La fraude “SRAS-CoV-2” est considérée comme prouvée »

[Source : courriel et https://t.me/DrMikeYeadonsolochannel

Par Mike Yeadon

Il y a encore beaucoup de gens, y compris certains qui savent qu’on nous a menti, qui croient qu’il s’est quand même passé quelque chose de terrible, peut-être une libération délibérée, et que ce qui s’est passé, c’est que les autorités ont exagéré la situation.

Il y a quelque temps, je suis arrivé à une conclusion différente.

Après un siècle d’échec dans la démonstration de la transmission des symptômes cliniques d’une personne atteinte d’une maladie respiratoire aiguë à un receveur sain, il est clair que ces maladies aiguës ne sont pas infectieuses ni contagieuses par nature.

Nous avons été programmés à croire le contraire pendant si longtemps et de manière si efficace que de nombreuses personnes n’acceptent tout simplement pas les preuves empiriques de la tromperie.

Stefan Homburg décrit ici de nombreux exemples, tous effroyables, de la manière dont les experts de l’Institut Robert Koch, institution allemande de santé publique, ont été à plusieurs reprises écartés par de hauts responsables politiques allemands. Le RKI, par lâcheté, s’est toujours conformé et a émis des avertissements qu’il prétendait fondés sur la science.

L’enregistrement complet [voir en fin d’article] est si court (moins de sept minutes) que nous pouvons tous le regarder facilement.

Cet enregistrement officiel, qui n’a jamais été destiné à être vu par le public, a finalement été obtenu dans le cadre de la liberté d’information par l’obstiné Paul Schreyer, le journaliste d’investigation qui a réalisé le célèbre documentaire intitulé « Simulations de pandémie : préparation d’une nouvelle ère ». Cet élément de preuve a été pour moi un catalyseur.

Ensemble, j’appelle tout le monde à reconnaître enfin que le rasoir d’Occam tranche bien pour révéler que TOUT était de la propagande. Il n’y a pas eu de nouvelle maladie appelée Covid-19. Il n’y a pas de « virus » SRAS-CoV-2. Ce groupe de maladies n’est ni infectieux ni contagieux. [NDLR Surlignement et caractères gras ajoutés.]

Les maladies respiratoires aiguës sont si courantes qu’il a déjà été prouvé qu’elles pouvaient être facilement militarisées et utilisées dans ce que l’on peut légitimement qualifier de terrorisme mondial par les autorités et les institutions étatiques du monde entier.

Veuillez regarder et utiliser cet enregistrement qui décrit bien ce qui s’est passé en Allemagne. Les fichiers qui ont été publiés dans le cadre du FOI peuvent être téléchargés à partir du RKI et ont bien sûr été téléchargés et stockés de manière indépendante, de sorte que des modifications ne peuvent pas être apportées sans qu’elles ne soient évidentes.

Je ne pense pas qu’il existe un document équivalent qui admette à plusieurs reprises que cet événement était entièrement POLITIQUE et que les décisions ont été entièrement prises par des personnes politiques non qualifiées sur le plan technique au sommet du gouvernement. Il est évident que, compte tenu de l’importante coordination internationale, des ordres ont été donnés à un niveau supérieur à celui de la nation.

Toute personne souhaitant contester cette conclusion est invitée à tenter de justifier son point de vue qui, cependant, n’a pas d’autre choix que d’inclure toutes ces admissions de la part du RKI.

Je n’exclus pas qu’il ait pu y avoir d’autres activités criminelles dans certaines régions, et je vous prie de vous rappeler que nous avons de bonnes preuves dans plusieurs pays que les « pics de mortalité pandémique » étaient en accord avec la proposition selon laquelle ils étaient entièrement iatrogènes, c’est-à-dire des assassinats par des protocoles médicaux, que ceux qui les ont mis en œuvre l’aient su ou non.

Enfin, soyez très attentifs à ce qui a été prouvé en 2020 jusqu’à aujourd’hui lorsque vous observez le rythme de la « grippe aviaire ».

[Voir aussi, chronologiquement :
« La grippe aviaire est de retour… alors ne mangez plus de bœuf ! »
Grippe aviaire, censure et vaccins en 100 jours : 7 prédictions pour la prochaine pandémie
Et la grippe aviaire continue de sévir…
Comment (et pourquoi) la grippe aviaire est sur le point d’entrer dans la phase des tests de masse
Mise à jour sur la grippe aviaire : signes avant-coureurs de la « propagation » à venir]

Comme je l’ai déjà dit, il ne s’agit que de mensonges et de propagande visant à susciter la peur. Nous disposons d’une brève période pendant laquelle nous pouvons choisir d’être courageux et de dénoncer cette méchanceté aussi largement que chacun d’entre nous le peut. Cette tâche ne peut pas être confiée à un petit nombre d’entre nous détenant l’information, car nous sommes si efficacement bâillonnés lorsqu’il s’agit d’atteindre un grand nombre de personnes que les auteurs [de telles plandémies] ne s’inquiètent plus de nous voir nous exprimer. Cela signifie que vous devez vous-mêmes porter ces faits et ces vérités sur le terrain, en appelant de l’aide au fur et à mesure.

MERCI pour vos efforts.

Meilleurs vœux,

Mike




L’eau potable est l’arme de destruction massive du choléra

Par Dr Gérard Delépine

Le président E. Macron, ceux de nombreux états africains et les médias subventionnés ignorent-ils que le choléra est stoppé par l’eau potable ?

Lors du forum mondial sur la vaccination1 du 20 juin 2024 coorganisé avec l’Union africaine (UA) et l’Alliance du vaccin (GAVI)2, le président Macron à appeler3 à « renvoyer le choléra au passé » grâce à la vaccination « Protéger les autres c’est nous protéger nous-mêmes », appelant « à bâtir un marché africain du vaccin » sans rappeler que l’eau potable constitue l’arme de destruction massive contre cette maladie.

Pour éradiquer le choléra, les populations n’ont pas besoin de vaccin, mais d’eau potable !

Le choléra est une toxi-infection digestive due à un bacille (le vibrion cholérique) qui se transmet uniquement par voie féco-orale (par l’ingestion d’eau ou de fruits ou légumes souillés). Un malade excrète la bactérie dans ses selles pendant habituellement une dizaine de jours après sa contamination, mais certains d’entre eux peuvent se transformer en porteur sain pendant des mois et constituer ainsi une menace pour la population si le traitement des eaux usées n’est pas efficace.

Le choléra provoque des diarrhées et des vomissements dont l’intensité peut entraîner une déshydratation sévère pouvant causer la mort en quelques heures, en particulier chez les jeunes enfants. La réhydratation est la base du traitement curatif du choléra. Les antibiotiques (principalement les macrolides) diminuent la durée de la maladie, limitent le risque de complications pour le patient, et réduisent la durée d’excrétion du vibrion cholérique et ainsi la contamination des eaux et le risque de transmission du choléra à d’autres individus.

Dans les pays où l’eau potable est partout disponible, il n’y a pas d’épidémie.

L’exemple de la France le démontre. Les mesures d’assainissement et d’hygiène collective et individuelle ont fait disparaître le choléra de France métropolitaine.

Le choléra fait l’objet d’une déclaration obligatoire, et le recensement des cas par Santé Publique France montre qu’il s’agit aujourd’hui en métropole d’une pathologie importée rare. Les cas symptomatiques de choléra observés sont toujours liés à l’absorption de boissons ou d’aliments contaminés à l’étranger.

Le signalement précoce des cas suspects et confirmés permet la gestion des cas de choléra d’importation dans les meilleurs délais. Entre 0 et 2 cas de choléra sont déclarés chaque année en France depuis 2000, ils concernent toujours des voyageurs de retour de zone d’endémie. C’est un chiffre faible et en diminution.

Au niveau mondial, il en va de même : dans tous les pays qui assurent l’eau potable et le traitement efficace des eaux usées, on n’observe que de rares cas de choléra d’importation, sans jamais de transmission.

Le choléra persiste uniquement dans les pays où l’hygiène et l’eau potable sont insuffisantes

Malheureusement plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde, dont près de 320 millions se trouvent en Afrique subsaharienne. 4,5 milliards autres ne disposent pas de services d’assainissement fiables, selon un nouveau rapport commun de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Unicef.4

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que chaque année, 3 millions de personnes seraient touchées par le choléra à travers le monde avec environ 100 000 morts.. L’OMS regrette la sous-notification des cas. Aujourd’hui, l’Afrique et l’Asie sont les deux zones les plus touchées par le choléra.

La maladie y est en expansion dans toutes les régions en manque d’eau potable en particulier à l’occasion des guerres. C’est le cas en Éthiopie, au Zimbabwe… Dans ces pays, l’absence d’entretien et la destruction des réseaux de distribution lors des combats obligent les populations à boire l’eau des rivières ou des puits, dont le taux de contamination est très élevé.

L’épidémie apparue au Yémen en 2016 après la destruction des infrastructures d’eau potable est la plus sévère de l’Histoire moderne, avec plus de 2,5 millions de cas et au moins 4 000 décès. Lors de cette épidémie est apparue une nouvelle souche de vibrion cholérique avec des éléments génétiques permettant une multirésistance aux antibiotiques habituellement utilisés. Le Pr F-X Weill et le Dr Marie-Laure Quilici de l’Institut Pasteur, à Paris, se sont alarmés5 :

« Cette souche de vibrion cholérique, qui a également été repérée en Afrique de l’Est et en Afrique du Sud, est capable d’acquérir des plasmides porteurs d’une multirésistance aux antibiotiques. Ce comportement inattendu constitue une nouvelle menace pour la lutte contre le choléra, et nous devons comprendre ce phénomène pour pouvoir élaborer des stratégies efficaces de contrôle. En attendant, une surveillance régulière et standardisée de la sensibilité aux antibiotiques des souches de vibrion cholérique est primordiale pour pouvoir adapter rapidement l’antibiothérapie en cas d’émergence d’une souche résistante. ».

Les larges distributions de vaccins anticholériques se sont révélées incapables d’arrêter l’épidémie illustrant une fois de plus les limites de cette vaccination.

Les vaccins contre le choléra sont peu efficaces surtout chez les jeunes enfants

L’exemple d’un vaccin efficace est celui du vaccin contre la fièvre jaune : une injection unique protège tous les vaccinés à vie. Mais de très nombreux vaccins sont peu efficaces, comme ceux contre la grippe et les pseudo vaccins covid, et ne protègent qu’une fraction des vaccinés durant une courte période obligeant à des rappels répétés fréquemment.

Les premiers vaccins contre le choléra ont protégé troupes alliées en 1915-1918 lors de la guerre des tranchées et ont contribué à la victoire contre les Allemands qui n’en possédaient pas et dont les soldats malades étaient incapables de combattre.

Depuis lors, plusieurs vaccins ont été développés notamment le Dukoral, le Shanchol/mORCVAX et plus récemment l’Euvichol-S produits en Corée du Sud par EuBiologicals Co. Ltd.

Tous sont des vaccins oraux réalisés à partir de bactéries inactivées. Entre 4 et 6 mois, l’efficacité de ces vaccins ne dépasse pas 66 % à 86 % et diminue de 58 % à 77 % à deux ans. Cette faible efficacité est attestée, en pays endémiques, par la nécessité de rappels tous les six mois en dessous de 6 ans et tous les 2 ans au-delà. De plus, des variations génétiques de la bactérie lui permettent régulièrement de résister aux vaccins.

La revue récente de la fondation Cochrane6 portant sur 25 études incluant 2,6 millions d’adultes et d’enfants traités par des vaccins estime leur efficacité modérée (51 %) et trop courte. Chez les enfants de moins 5 ans, groupe le plus à risque de complications mortelles, la protection ne dépasse pas 1 an, tandis qu’elle atteint 3 ans pour les sujets plus âgés.

Ces conclusions de faible efficacité rejoignent celles du Oral Cholera Vaccine Working Group de la Global Task Force on Cholera Control7.

Au Yémen, les centaines de milliers de doses de vaccins distribuées par l’OMS et la fondation Gates n’empêchent d’ailleurs pas l’épidémie de proliférer.

Dans son témoignage récent sur Nexus8, le pasteur Franklin Yebga dénonce le coût astronomique (155 millions de dollars) du programme de vaccination en Afrique organisé par l’OMS, les fondations Gates et la banque mondiale.

Compte tenu du coût moyen d’un forage pour 10 000 à 15 000 personnes (5000 euros), cette somme aurait permis de créer 30 000 points d’approvisionnement d’eau potable et « aurait sans doute pu résoudre tous les problèmes d’eau en Afrique ».

Mais distribuer l’eau potable aux populations ne rapporte rien aux laboratoires pharmaceutiques et tarirait la source de profits considérables que procurent les vaccins…

Contre le choléra, consacrer un milliard de dollars à l’eau potable serait infiniment plus efficace que des vaccins.

La distribution généralisée d’eau potable et le traitement des eaux usées assurent avec certitude la disparition du choléra.

Elles permettent aussi d’éradiquer de nombreuses autres maladies, qu’elles soient bactériennes (typhoïde, gastroentérites à entérobactéries Campylobacter et E. coli, shigelloses), virales (l’hépatite A et E, poliomyélite, rotavirus responsables de diarrhées, entérovirus…) ou parasitaires (dracunculose, amibiases, giardase et autres flagellés intestinaux).

L’eau potable constitue donc un enjeu totalement prioritaire de santé publique, bien avant des vaccins insuffisamment efficaces. C’est d’ailleurs ce que proclamait le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus en 20179 :

« Avoir accès à l’eau salubre, à l’assainissement et à l’hygiène à domicile ne devrait pas être un privilège exclusivement réservé aux riches vivant en milieu urbainTous les pays au monde devraient garantir les “services fondamentaux pour la santé humaine. »

Il précisait aussi en 2019 10 :

« La solution à long terme pour mettre fin au problème du choléra consiste à améliorer l’accès à l’eau potable et à offrir des moyens d’assainissement et d’hygiène adéquats. »

Mais apparemment le président Macron et les participants au forum l’ignorent, ou feignent de l’ignorer comme si leur seule ambition était de bâtir un « marché africain du vaccin » et de financer les laboratoires fabricants. « Nous avons déjà 5 000 morts du choléra, nous devons avoir un vaccin », a déclaré Emmanuel Macron qui a aussi choisi de citer le choléra comme cible prioritaire du nouvel accélérateur africain de fabrication de vaccins11.

Et aucun des journalistes qui glorifient ce forum 12 13 14 15 16 17 n’a souligné que le choléra se transmet uniquement par l’eau souillée et qu’assurer l’hygiène partout et l’eau potable aux populations qui en sont dépourvues éradiquerait définitivement le choléra (et la poliomyélite qui obsède tant Bill Gates). Ignorance ? Mensonge par omission ? Censure ?





Préparent-ils une famine mondiale ?

[Source : etresouverain.com]

Mike Adams, chercheur et activiste américain, accuse l’Europe de simuler une crise alimentaire. Un groupe de pays de l’UE demande l’interdiction des importations de céréales russes — ils veulent que les céréales russes soient bloquées parce qu’il s’agit d’une famine provoquée !

Ainsi, en plus de bloquer les engrais et le gaz naturel russes, ils veulent également bloquer les céréales. Il s’agit là d’un nouveau cas de suicide de l’Europe occidentale, a-t-il souligné.






Question terrifiante posée aux « escrologistes » poseurs d’éoliennes




L’art de la guérison spirituelle

Par MB. Synthèse de livres de Joel S. Goldsmith

Si la médecine remédiait à toute maladie, il resterait toujours une agitation intérieure, car personne ne trouve l’harmonie dans le foot, un téléviseur, ou dans la danse. L’harmonie n’existe que lorsqu’on trouve Dieu, la guérison réelle.

L’Esprit du Seigneur élève à une conscience que Jésus commentait par « mon Royaume n’est pas de ce monde ». La guérison spirituelle est si différente du mode de pensée habituel que sa transmission en est difficile. Nul ne peut en accepter les principes s’il ne ressent pas que le monde spirituel existe. Faire l’expérience de Dieu (Esprit, Christ), scelle un sceau : « ce n’est plus moi qui vit, mais Christ qui vit en moi » ou encore : « De moi-même, je ne peux rien faire… le Père qui demeure en moi, c’est Lui qui fait les œuvres ». Vous ne savez pas à quelle minute votre vie va être changée. Chacun de nous est un maillon de la chaîne, un faisceau d’une même lumière. Personne ne peut être plus que cela.

Le secret de la guérison ? 1) Dieu est 2) la nature de Dieu est bonne 3) Sa volonté est d’inclure toute l’Humanité dans son étreinte.

L’œuvre de Dieu était achevée dès le commencement (musique, art, littérature, science, lois…) et tout ce qui est connu, comme tout ce qui sera connu, composé ou écrit dans l’avenir existe déjà, depuis le début. Dieu infini, bon, vie, amour, revient à dire « Dieu est ». C’est la limite de notre connaissance de Dieu.

Chacun de nous a un concept différent d’un père, et adulte on imagine Dieu selon nos concepts d’enfance : un serviteur, un être dont les faveurs peuvent être assurées si la bonne combinaison de mots peut être trouvée. Un tel Dieu n’existe pas, car les faveurs de Dieu, vous les avez déjà. Il n’est aucun lieu où Dieu n’est pas. Dieu sait avant vous ce dont vous avez besoin. C’est Son plaisir de nous donner le royaume. Soyez prêts à vous laisser utiliser, à être un instrument par lequel la Vérité peut Se révéler. Il est accessible au saint et au pécheur. Il considère chacun avec impartialité, sans considération d’ethnie, de croyances, de religion ou d’absence de religion.

Prier Dieu pour ceci ou cela, revient à le considérer comme un serviteur afin qu’Il obéisse à nos désirs. Ne voyez pas Dieu comme un instrument conçu pour votre bon plaisir ! C’est l’inverse ! Vous avez été faits pour Son bon plaisir. Vous avez à être enseigné par Dieu ! Ne dites rien à Dieu, mais reconnaissez Dieu ! Je peux seulement dire : « Si Dieu est, je suis ». Je ne recherche rien, car tout ce que Dieu a, j’ai ; tout ce que Dieu est, je suis. Il n’y a que Dieu étant Dieu, en tout temps, et qui s’occupe de tout. Une fois que le doigt du Seigneur est sur vous, votre vie, votre mouvement et votre être sont placés, non pas sous la loi, mais sous la grâce de Dieu.

LA MALADIE est une création humaine et c’est par le développement de la conscience spirituelle qu’elle pourra être éradiquée. La maladie est extérieure au principe de Dieu qui est de créer, soutenir et maintenir tout ce qui est. La maladie est sans cause, sans fondement, sans loi, sans substance, sans action.

Il n’y a pas de pouvoir dans le péché, la maladie, le manque, les limitations, la mort, le climat, la météo, les infections, la contagion, la haine, la jalousie, l’animosité. La nature de Dieu élimine les lois de la maladie, du péché et des faux appétits. Toutes les prétendues forces et puissances du monde ne sont pas des pouvoirs, car dans la nature infinie de la bonté divine, la maladie, le péché et la peur n’existent PAS en tant que pouvoir. Si vous vous tournez vers Dieu pour qu’il « vainque », vous serez toujours perdant. Dieu n’a pas à triompher de quoi que ce soit sur Terre ou au Ciel, et dès l’instant où vous succombez à la tentation de combattre, de résoudre votre « problème » au moyen de ce que vous considérez être un pouvoir personnel, la possibilité demeure que votre opposant détienne une croyance plus forte en un pouvoir personnel. Une condition après l’autre se présentera dans votre expérience, aussi longtemps que vous lutterez et résisterez. Alors, asseyez-vous et prenez conscience de Dieu : « Il n’y a RIEN que tu puisses craindre. Tu es mon enfant bien-aimé. »

Voici la sagesse : Il n’y a qu’un Dieu — un seul, que ce soit en Orient ou en Occident, parmi les Grecs ou les Juifs, les esclaves ou les affranchis, et le Je au milieu de moi est ce Dieu infini, omniprésent, omnipotent, omniscient, le seul pouvoir.

Le mysticisme, comme n’importe quel autre champ d’études, possède sa terminologie.

1 — Le premier terme est : « en tant que ». Dieu se manifeste en tant qu’être individuel. Il n’y a pas Dieu ET vous. Il n’y a que Dieu qui manifeste Sa nature en tant que votre être : « Je et mon Père sommes UN » (et non pas deux !). En vertu de cette unité, tout ce que Dieu est, vous l’êtes aussi. « Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que j’ai est à toi ». Ce « vous » n’est pas un reflet ou une idée séparée de Dieu, ou quelque chose de moins que Dieu, mais Dieu Lui-même en manifestation — Dieu, le Père, apparaissant sur Terre en tant qu’Être individuel. L’Unité est le secret ! Tout homme, femme, enfant, animal, végétal, minéral dans le monde n’est pas ce que cela semble être, c’est Dieu apparaissant « en tant que ».

2— Après le terme « en tant que », vient le mot « est », tout aussi important. Ne fixez pas votre esprit sur le passé ou le futur, mais vivez dans la conscience du Est. Même si vous voyez une personne malade, ivre, mourante, vous passez outre les apparences et proclamez le « Est ». À cause du « en tant que », le « est »se doit d’être. Vous pouvez donc voir les apparences, sans vous laisser troubler par elles. Vos yeux peuvent être témoins de la maladie, de la pauvreté ou du péché de quelqu’un, mais l’Esprit vous dit : « Ceci est l’incarnation même de Dieu ; par conséquent, l’harmonie est là malgré ce que mes yeux voient et ce que mes oreilles entendent. »

Bien évidemment, ces mots sont vides de sens sans une conviction intérieure atteinte seulement par la pratique et la réalisation, autrement dit, par la grâce divine qui se manifeste à nous, en notre Soi profond. Donc comprenons bien : seul un développement de la conscience soutenu par une pratique constante permet d’entendre la Voix au-dedans de nous. Il est très difficile d’établir en soi cette conviction avant d’avoir été « éclairé ».

LA FONCTION DU MENTAL

Dans les premiers temps de la guérison métaphysique, on enseignait que le physique était soumis à l’esprit. C’était une idée novatrice, mais encore faut-il ne pas oublier que derrière la pensée, il y a un penseur (en fait Dieu, l’Âme de l’Homme). La plupart hélas, n’en prennent pas conscience. Ceux qui s’exercent dans les sciences du mental découvrent que l’esprit ne peut être contrôlé et ils se retrouvent à bout de nerfs, épuisés. L’intellect, le mental est l’instrument de quelque chose de plus grand que lui. Ce quelque chose est votre véritable identité ; et quand Cela gouverne votre mental, alors seulement vous vous trouvez en paix — une paix parfaite qui dépasse l’entendement.

C’est toute la différence entre utiliser le mental comme une faculté créatrice et utiliser le mental comme un instrument de prise de conscience et de compréhension. On peut affirmer encore (et encore…) : « Ton corps est en bonne santé, ton corps fonctionne normalement », etc., cela n’est qu’une étape bien que ce soit un palier plus élevé que d’imaginer le corps comme siège de tous les enjeux. Proclamer la vérité est un processus mental qui permet d’avancer vers le discernement spirituel, mais il n’a pas de force de guérison, ni le pouvoir d’amener l’harmonie intérieure.

La démarche spirituelle est différente. Elle élève la conscience jusqu’à la « réalisation ». Si quelqu’un demande de l’aide, ne vous préoccupez pas de ce qu’il devrait manger, boire, etc.. Restez réceptif à la voix de Dieu qui se fera entendre, et voilà : le problème disparaît. Ici, ce n’est pas vous qui assumez le travail (ce que vous avez appris dans votre vie), mais Celui qui vous a crée au commencement, qui connaît la destinée de chacun et ses vrais besoins. C’est lui qui agit, car son plaisir est de nous donner le Royaume. Plutôt que de vous cogner la tête contre des problèmes insolubles, de vous inquiéter de la décision à prendre, ou des choses à faire demain, prenez l’habitude de laisser faire Dieu. Il fera le travail. Référez-vous à la natation : plus on s’agite, plus on s’épuise, alors que se laisser porter permet de rester à flot sans fatigue. Le « travail » spirituel est tout aussi naturel que respirer ou flotter sur l’eau.

Nous ne sommes pas de ceux qui veulent jeter le corps par-dessus bord. Ses organes et ses fonctions manifestent la gloire de Dieu. L’utilisation juste du corps est de laisser Dieu en disposer, de laisser Dieu le gouverner et le contrôler. Cela conduit à cet état de détente dans lequel la gouvernance est entre Ses mains. Le mental lui, n’est qu’un véhicule par lequel vous devenez conscient de la Vérité. La Vérité vous donnera tout ce dont vous avez besoin. Le Centre en vous contient tout votre héritage. Ce Centre est votre conscience et cette conscience n’est pas dans votre corps. Votre corps EST EN votre conscience. Après une pratique suffisante, vous pourrez vous trouver partout où vous souhaitez être.

La science a révélé que la matière est indestructible. Réduite à des molécules ou à des atomes, ce qui en reste est Énergie, mais la matière n’a pas été détruite, elle a seulement changé de forme. Nous ne pouvons détruire la matière, car la substance de la matière est l’esprit. La matière est l’esprit rendu visible « en tant que » matière. Plus on progresse sur la voie spirituelle et plus on entretient un sens spirituel du corps, mais ce n’est pas pour cela que l’on dispose d’un corps « plus spirituel » que celui que l’on avait déjà au départ !

Si nous parlons de l’irréalité du péché et de la maladie, nous ne voulons pas dire qu’ils sont inexistants, mais qu’en fait, ils n’ont pas besoin d’exister. En s’élevant à la dimension de vie où Dieu seul est survient la guérison, même au niveau du corps. Tout péché, toute maladie, tout manque, toute limitation sont réels pour le commun des mortels, et irréels EN DIEU puisqu’ils ne participent pas de la (SA) réalité. Toute forme de mal n’a pas le pouvoir de subsister face au royaume de Dieu intact de tout péché, maladie, mort, manque ou limitation.

La maladie n’est qu’apparence ou encore, suggestion. Tant qu’un « problème » reste dans votre conscience, vous ne pouvez rien faire. Mais si vous réalisez que la parole de Dieu, l’univers de Dieu et l’Homme de Dieu sont réels, il devient complètement fantaisiste de croire que la maladie puisse exister. Jésus ne voyait qu’un carré tracé à la craie autour des paralytiques qui s’imaginaient « paralysés », mais Jésus, dans sa conviction de l’absence de toute entrave réelle, leur disait de se lever et de marcher et alors, les paralytiques se levaient et marchaient. À Lazare, il dit : « Lazare, sors de là » et Lazare sortit du tombeau. Qu’est-ce qui l’en empêchait ? Les règles du jeu de la vie humaine ! Les « lois » du péché, de la maladie et du manque ne sont que des marques de craie sur le sol.

Les gens, lorsqu’il s’agit d’une maladie « incurable », s’enferment dans leur prison. La libération ne tient qu’à un saut. Toutes les lignes de craies ont vocation à disparaître. Quand Pierre était en prison, tous les barreaux de fer et les verrous étaient « réels » et selon toute apparence, impossibles à franchir. Pourtant quand l’ange du Seigneur apparut, Pierre se retrouva hors de prison… et pourtant, les barreaux de fer et les verrous étaient encore là !

Rassemblez en paquet les erreurs (péché, dépendance, maladie, pauvreté ; chômage, malheur, infection, contagion, mort, manque, limitation, météo, conditions climatiques) et voyez — les comme de simples forces « humaines » qui ne valent pas la peine d’être combattues. Alors vous vous rapprochez du Royaume de Dieu et quand Dieu devient pour vous TOUT EN TOUT, vous révoquez les problèmes, les voyant dans leur néant, parce que vous avez compris Dieu : Infinitude, Omniprésence, Omniscience, Sagesse infinie, Amour.

Votre véritable identité ? VOUS ÊTES UN ENFANT DE DIEU et l’erreur que vous combattez, vous la perpétuez par votre combat. Nul besoin de lutter.

L’harmonie divine est la destinée de chaque individu.

Tout individu vient au monde en état d’hypnose par le fait même de sa condition humaine. C’est une hypnose généralisée et tout le monde en est victime. Un rêve ne peut créer des maisons, des enfants ou des accidents. Le rêve ne peut que créer des images. Ainsi en est-il de l’hypnose.

Elle conduit à ce que chacun accepte la maladie, la mort, le manque, les limitations, le chômage, la dépression, les guerres ou les accidents comme étant la réalité. Cette croyance « hypnotique » (utiliser « tentation » à la place) incite à croire en un SOI séparé de Dieu pour résoudre les « problèmes ».

La barrière à franchir est donc la croyance en deux pouvoirs, esprit charnel (croyance en un moi humain) et esprit spirituel, mais si l’esprit charnel devient pour vous un néant, il n’y a PLUS deux pouvoirs. Toutes les tentations (influences) qui incitent à croire en un soi séparé de Dieu doivent disparaître. L’esprit charnel n’est pas « l’opposé de l’esprit divin ». Ne vous attendez pas à ce que l’esprit divin fasse quoi que ce soit à l’esprit charnel qui n’est pas un pouvoir. Dieu est une expérience, et nul ne connaît Dieu avant d’en avoir fait l’expérience.

En tous les cas, on ne peut se corriger en essayant d’être meilleur, ou en se disant « Je vais arrêter d’être… jaloux, malhonnête », etc.. Le premier pas consiste à cesser de se condamner, de se blâmer pour ses péchés, lacunes, ou erreurs. Cela ne mène nulle part de se blâmer ou de blâmer le voisin. La nature de votre être est Dieu, la nature de votre Âme est Dieu, la nature de votre esprit est Dieu, et le corps est le temple de Dieu. Même si on commet les mêmes fautes soixante-dix fois sept fois, on doit se pardonner (et libérer l’autre) soixante-dix fois sept fois. Cessez de condamner, cessez de critiquer, cesser de juger selon les apparences. Élevez-vous hors de l’hypnose, qui se complaît dans la condamnation. Vous vous dégagez, tout en dégageant les autres du poids des erreurs. Ainsi dégagés, vous serez libres de recevoir la grâce de Dieu.

Le Maître est venu pour que les pécheurs puissent être purgés de leurs péchés, bien plus que pour améliorer les bonnes personnes. Aucun pécheur n’est au dehors de la vérité pour l’éternité, aucun pécheur n’est pour toujours sans délivrance. Une des plus grandes fonctions du Christ est de nous libérer de la peine liée à la condition mortelle, de rétablir l’état originel et de régénérer ce qui semblait avoir été perdu.

Depuis des générations, nous sommes des « fils prodigues », vivant à partir de nos ressources « personnelles », sans puiser à la Substance du Père, mais dépendant les uns des autres à un point tel que nous avons perdu la conscience de notre véritable identité. À l’intérieur de nous, ce Christ, cet enfant ou émanation de Dieu, gît latent, recouvert de couches et de couches de croyances humaines accumulées à travers les siècles. Les êtres humains ont vécu si longtemps loin de la demeure du Père qu’ils ont oublié leur parenté qui les lie indissolublement à Dieu.

Le « monde » n’est qu’une extériorisation en images de notre conscience. Quand cette conscience est imprégnée de vérité, notre univers exprime l’harmonie, l’ordre, la prospérité, la joie, la paix, la force et la domination. Lorsqu’il y a absence de vérité en notre conscience alors notre monde prend l’aspect du changement, des succès et échecs attribués aux croyances du monde (« chance », « hasard », croyances médicales ou astrologiques, etc.). Toutes les conditions de vie d’un individu, votre univers, reflètent l’état de votre conscience, et même si l’obscurité n’a pas par elle-même force de loi, puisque l’obscurité peut être dissipée par la lumière, cependant, en l’absence de lumière, l’obscurité prétendra être présente ; ainsi en est-il de même si la vérité est absente de votre conscience. L’ignorance, les mensonges, les apparences, les discordes et dysharmonies prétendent alors être présents.

Supposons que vous vous trouviez dans une situation où vous êtes devant une pièce remplie de gens avec lesquels vous devez collaborer d’une façon ou d’une autre. Ils se présentent à vos yeux sous une variété d’apparences : bonnes et mauvaises personnes, malades et bien portants, riches et pauvres.

Pour en arriver à éprouver un sentiment d’union avec tous, seul votre contact avec l’Esprit, le Père, vous permettra de devenir UN avec chaque individu. C’est là pour vous une opportunité de mettre en application les principes de la Voie Infinie. Regarder par-dessus ou à travers chaque personne jusqu’à Dieu qui anime chacun, puisque Dieu s’exprime en tant que personne. Vous avez affaire à Dieu seul, non à des croyances, des personnes ou des conditions.

Il est facile de dire : ceci est bien, cela est mal, ceci vient de Dieu et cela vient du diable, mais c’est là que vous devez vous tenir fermement en cette réalisation : Mon être est en Christ. En d’autres mots, quand vous voyez des personnes ou circonstances qui prétendent détenir un pouvoir de bien ou de mal sur vous, vous devez reconnaître que votre être est en Christ, et que seul ce qui est inspiré du Christ peut exercer une influence sur vos affaires.

Témoignage de l’auteur

Dans une période de détresse, il m’est bien venu à l’esprit que je devais aimer ceux qui me détestent, que face à l’ingratitude, je devais offrir de l’amour, mais en me tournant vers le père, je ne pus que dire :

« Père, je ne peux y arriver. Je ne sais pas comment faire. Je peux être hypocrite et dire que j’aime ces gens qui me haïssent, me condamnent, me jugent et me combattent, mais sincèrement, je ne sais comment les aimer. Il est vrai que je n’ai pas d’antagonisme à leur égard, parce que je sais ce qui les motive et je ne les en blâme pas. Si je n’avais ce peu de compréhension de Ton amour infini, je ferais sans doute comme eux si j’étais à leur place, ainsi je n’ai aucun esprit de jugement, de critique ou de condamnation à leur égard. Je peux même dire : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font — mais de les aimer ! Non, honnêtement, je ne peux pas dire que je les aime. Je ne peux tout simplement pas. S’il doit y avoir de l’amour, je suis parfaitement disposé à être la voie par laquelle Toi, Dieu, tu les aimerais à travers moi. Si cela est possible, qu’il en soit donc ainsi ; mais ne me demande pas de les aimer, car c’est au-delà de mes capacités ! ».

Moins d’une minute plus tard, je me suis trouvé dans un bel état de paix, je suis allé me coucher et me suis réveillé complètement guéri. Il est impossible d’aimer l’ingratitude, l’injustice, la calomnie et le mensonge, mais nous devons être prêt à laisser Dieu prendre le relais.
« Dieu, Toi qui a pu aimer le voleur sur la croix et la femme adultère, Tu aimes aussi ces gens. »

Lorsque vous dites que vous aimez vos ennemis, cela est une fausse vertu. Nous devons apprendre à laisser Dieu se charger d’aimer et à faire de nous l’instrument par lequel l’amour de Dieu s’écoule vers nos amis et vers nos ennemis, que ce soit au niveau social, professionnel ou familial. Tôt ou tard, tous les genoux vont fléchir. Un jour ou l’autre, tous les Hommes seront enseignés de Dieu. DIEU EST NOTRE DESTIN.

Dans le processus d’éveil, on meurt à son humanité pour renaître de l’Esprit. La vérité est que le royaume de Dieu est à l’intérieur de nous. On n’a pas à le chercher, à l’atteindre, il est déjà en nous. Dieu est la SEULE loi. Il ne peut y avoir de loi de dysharmonie, de maladie, de séparation, de contagion, etc. Finalement, en dehors de Dieu il n’y a RIEN D’AUTRE, et le principe est que Dieu et l’Homme sont UN.
Dieu, le Père
Dieu, le Fils
Dieu, le Saint-Esprit.
Dieu est Père, mais Il est aussi Fils. Ne sommes-nous pas tous fils du seul Père ? Aucun fils de Dieu ne peut connaître de problèmes ou de difficultés, dès lors qu’il reconnaît sa filiation. Et le Saint-Esprit ? C’est notre conscience ou compréhension de cette unité entre Dieu et l’Homme. L’inspiration du moment vous sera donnée chaque fois, selon la volonté du Père céleste qui connaît déjà ce dont vous avez besoin. Un traitement rencontre les besoins d’une personne donnée, en un jour particulier, à un instant donné de son état de conscience.

Le praticien spirituel ne s’abaisse jamais au niveau des querelles, en tentant de raccommoder des ménages ou de favoriser une séparation. Dans le travail spirituel, il ne s’agit pas de rafistoler la scène humaine, mais de comprendre que ce qui nous apparaît comme un problème n’est en fait que la croyance en un moi séparé de Dieu. Avec cette prise de conscience vient la réalisation de Dieu. Le traitement spirituel n’a affaire qu’à Dieu et se situe toujours au niveau de Dieu, non pas au niveau de l’Homme mortel.

Dès l’instant où vous tentez de diriger l’action de Dieu afin qu’il vous amène de la compagnie, une maison, un emploi, un talent, vous faites de Dieu un moyen pour servir une fin. C’est choquant, voire blasphématoire cette idée d’utiliser Dieu, et pourtant c’est le concept de prière et de traitement le plus couramment accepté, croire que Dieu par vos paroles sera influencé dans la « bonne direction » !.
La seule prière valable est l’atteinte de la réalisation de Dieu, et c’est la conscience de Dieu qui accomplit toute guérison.

Jésus avait sa vie, son mouvement et son être continuellement ancrés dans la réalisation du Père intérieur. Pour cette raison, il pouvait déclarer : « Celui qui me voit, voit aussi celui qui m’a envoyé ». Si vous êtes aux prises avec un problème et avez l’opportunité de choisir un praticien, vous pouvez vous tourner vers Jésus dans l’assurance complète de recevoir une guérison. Jean, Pierre ou Paul, ont aussi démontré par leur travail de guérison, l’immense profondeur de leur conscience spirituelle.

Finalement, l’élément guérisseur est toujours la conscience de tout individu qui a atteint un certain degré de conscience-Christ. L’aptitude à guérir ne dépend pas de quelque don spécial attribué à quelques-uns comme s’il s’agissait de l’apanage exclusif de quelques élus. En revanche, aucun progrès spirituel ne peut être fait sans la grâce de Dieu, et vous-même en tant que « vous seul », ne pouvez réussir.

La voie la plus sage est de vivre sa vie en Dieu, en se tenant à « l’écart du monde », ce qui ne veut pas dire s’isoler de l’erreur, mais bien plutôt la reléguer à sa juste place, en la voyant comme néant : Rien qui ne soit à craindre, rien qui ne soit à haïr, rien qui ne soit à aimer.

N’oubliez pas de prendre en considération les trois parties de l’être de votre patient : L’Esprit ou Âme, l’intellect, et le corps. Dieu est :

  • L’Âme, l’Esprit et la vie de tout être.
  • La faculté mentale (intellect) de tout individu (un instrument à travers lequel Dieu agit),
  • Le corps, le temple du Dieu vivant.

Esprit, intellect et corps ne font qu’un. Tout est Dieu. Il n’y a pas une conscience-patient et une conscience-Dieu. En vous faisant du corps une conception matérielle, vous ouvrez la porte à toutes les maladies et péchés auxquels ce corps peut être sujet. Si vous laissez tomber ce concept et réalisez qu’il n’y a seulement qu’un corps sujet aux seules lois de Dieu, vous amenez alors ce corps sous la grâce divine.

Après la Crucifixion, Jésus portait encore la trace des clous, et son flanc celle de l’épée, révélant que, même à ce stade avancé de déploiement spirituel, il entretenait encore, dans une certaine mesure, un sens matériel du corps. Ce fut seulement au moment de l’Ascension qu’il s’est élevé, non pas au-dessus du corps physique, mais au-dessus d’un sens matériel du corps. Devenu pure essence il devint, dans son Ascension, invisible aux yeux humains.

Même si vous entretenez un sens matériel du corps, la compréhension que vous n’êtes pas un corps matériel fera que graduellement, le sens matériel du corps va se dissoudre. En fait, il n’y a pas de pouvoir dans les organes, pas de pouvoir dans les germes, pas de pouvoir dans la nourriture, car « tout pouvoir M’est donné ». La loi qui est Dieu n’a pas à tenir compte d’autres lois que la sienne. À côté d’elle il n’y a pas de lois qu’elles soient matérielles, morales, mentales ou physiques. Dans les cas qui viendront à vous, il y a toujours une loi qui a été établie humainement, et cela doit être reconnu comme étant de la substance de l’hypnose.

Ne niez pas pour autant les apparences de discorde ou de mal, mais reconnaissez Dieu en tant que substance de toute forme. Cette forme se présente sous l’aspect d’un rosier ou d’un plant vénéneux, ou encore d’une tumeur. Quand vous pouvez voir à travers les apparences, jusqu’à Dieu en tant que substance de la forme, vous ne serez pas effrayé par la vue d’un arbuste vénéneux ou d’une tumeur, parce que vous comprendrez que ce ne sont que des interprétations erronées de cette substance indestructible, indemne de péché, maladie, peur, inquiétude, haine, envie, jalousie ou malveillance.

Quand la grippe fait rage, il s’agit d’une suggestion quant à l’existence d’un soi personnel séparé de Dieu. Si vous croisez quelqu’un en état d’ébriété, voilà une suggestion qui vient heurter votre conscience et c’est donc en votre conscience que vous devez la traiter. Si vous voyez un handicapé ou un mendiant, ne l’ignorez pas. Physiquement vous pouvez passer à côté, mais spirituellement, relevez-le dans la vérité de l’être. S’ils sont réceptifs, ils vont le sentir. C’est ainsi que vous aimez, que vous bénissez votre prochain comme vous-même et que vous priez pour votre ennemi qui n’est jamais une personne, mais toujours une apparence.

Celui qui croit à la guérison spirituelle doit accorder à autrui la même liberté qu’il souhaite pour lui-même. Pour quiconque veut recourir à la médecine, à la chirurgie ou toute autre forme d’aide matérielle, il convient de lui reconnaître cette liberté sans interférer dans sa volonté. Par contre, plusieurs de ceux que vous bénissez silencieusement vont recevoir des guérisons parce que vous aurez ouvert en eux le centre spirituel qui n’avait pas encore été jusque-là ouvert : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la Terre, j’attirerai TOUS les Hommes à moi. »

La substance indestructible possède un pouvoir d’autocréation et d’autoconservation.

Mon corps n’a ni qualités, ni quantités de bien ou de mal. Mon corps est le temple de Dieu, la substance-Dieu en tant que forme, incarnant et incluant en qualité et en quantité, tout ce dont Dieu est constitué, le Je Suis, l’Âme. Mon corps n’est ni jeune, ni vieux : il est aussi ancien que Dieu et aussi neuf que chaque jour nouveau. Mon corps n’est gouverné par aucune loi matérielle ou mentale, mais par la grâce de Dieu, car « c’est à Toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire ».

NI NAISSANCE, NI MORT HUMAINE

En Dieu, il y avait la lumière avant le soleil et une moisson avant une seule semence plantée en terre.

En d’autres mots, dans la création divine il n’y a pas de processus matériels (tout est déjà là), et c’est d’ailleurs le secret de Melchisédech qui n’avait ni père ni mère, aucun processus physique n’ayant été impliqué dans sa venue à l’être.

Dans notre véritable identité, nous sommes exactement comme Melchisédech. Nous n’avons ni père, ni mère. « N’appelez personne sur la Terre votre père, car vous n’en avez qu’un seul, le Père céleste. » Et si dans le rêve d’Adam, une incarnation en suit une autre, dans notre véritable identité, il n’y a pas de naissance et de mort ; il y a toujours le Je qui se tient à l’arrière de « moi » et qui sait tout ce qui arrive à cette personne appelée « moi », comme à cette chose appelée « mon corps ». Le véritable « Moi » ne peut s’identifier au petit « moi », puisque j’étais avant même que je sois conçu dans le ventre de ma mère, et je serai toujours, même si je dois passer par l’expérience de la mort. Ce sera une expérience qui surviendra à mon corps, mais pas à « Je ».

Le fait de concevoir et celui de porter un enfant ne sont que des concepts issus de croyances humaines. En réalité, ce qu’on appelle conception et naissance d’un enfant n’est autre chose que Dieu Se déployant, Se divulguant, Se révélant Lui-même. La vérité, c’est qu’il n’y a dans ce monde, rien qui soit un enfant.
Dieu est toujours au stade de l’absolue maturité, dans un stade de perfection achevée, la moisson étant déjà complète avant même que la graine ne soit mise en terre.
Ainsi en est — il de l’enfant, et en voyant une personne se développer — passer de l’enfance à la maturité et de la maturité à la vieillesse, nous sommes seulement témoins du déploiement de notre concept de la naissance humaine, de la croissance et de la maturité. On peut faire un parallèle avec une bande filmée se déroulant sur l’écran, alors que le film est déjà complet sur la bobine. Nous le voyons se dérouler dans le temps et l’espace, du début à la fin, mais pourtant, le film est une œuvre achevée avant de passer sur l’écran.

Dieu n’est soumis ni à la conception, ni à la naissance : ni Sa vie, ni Son esprit, ni Son Âme ne peuvent naître ou être conçus. Le père et la mère terrestres sont simplement des voies ou instruments par lesquels un « enfant » vient à la manifestation. Tout Homme a le même parent, et ce parent est le Père qui est dans les cieux. Chacun de nous est fils de Dieu. Certains ont plus d’éducation, d’instruction et de culture, mais cela n’est dû qu’aux circonstances environnantes. Il n’y a qu’un Père et vous êtes les héritiers de tous les trésors du Ciel. Par vous-même, vous n’êtes rien, mais par votre filiation, vous êtes tout ce que Dieu est, vous avez tout ce que Dieu a, car il est dit : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce j’ai est à toi. »

Chacun fait l’expérience du manque dû à l’hérédité, au hasard de la famille dans laquelle on naît : manque d’intelligence, d’opportunités, d’éducation, de sécurité financière, insuffisance physique limitant les moyens d’expression. Les cinq sens peuvent témoigner de la limitation… Pourtant, j’accepte seulement la vérité selon laquelle moi et mon Père sommes un et tout ce que le Père a est à moi. Méditez cette vérité, gardez-la devant les yeux de votre esprit. Il se peut que les limitations persistent des jours, des semaines ou des mois sans relâche, mais ce sera là votre temps d’épreuve. Allez-vous croire et accepter l’apparence ? Le divin enfant de Dieu n’a jamais connu, ne connaît jamais, ni ne pourra connaître de limitation sous quelque forme que ce soit.

Dans cette vie qui est Dieu, il n’y a pas d’années. Je n’ai donc pas à traiter avec l’infirmité ou l’âge, car je n’ai pas la vie de l’Homme à « améliorer » ou à « prolonger », mais seulement la vie de Dieu à contempler. Le sens humain de la vie n’est pas votre vie RÉELLE. Votre « corps » ne fait pas force de loi sur votre « vie ». Le passage de la « mort » n’est pas une expérience tragique, parce qu’il n’est pas dans le plan divin que l’on demeure pour toujours dans la forme charnelle. Commencez à considérer ce passage, non pas comme une horreur ou comme si c’était la fin, car ce n’est qu’une fin d’étape et le commencement d’une autre. Si la vie sur Terre était censée durer, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Élie, Élisée, Jésus, Jean, Paul, Krishna, Bouddha et Lao-Tseu seraient encore là, mais chacun est passé, à son heure de l’expérience humaine, à un champ d’activité plus vaste. Et il en sera ainsi de tout être humain.

L’œuvre de guérison n’a donc pas pour but de garder le monde sur Terre de façon permanente. Ce n’est pas le but. En effet, il n’est pas dans le plan divin que l’Homme reste sur Terre pour toujours en tant qu’enfant ou en tant que trentenaire par exemple. Bien évidemment, j’imagine que si vous et moi étions Dieu, nous ferions en sorte que tout le monde reste dans l’éclat et la beauté de ses trente, trente — cinq ans. Ce serait notre idée d’un monde idéal, MAIS… si cela était vrai, Dieu l’aurait planifié ainsi. Ne croyez donc pas un seul instant que les êtres nommés précédemment sont morts. Ils sont tous vivants et ils continuent d’œuvrer spirituellement en ce moment même pour ancrer la vérité dans la conscience humaine. Comme le Maître l’a dit : « Mes paroles ne passeront pas. »

Toute promesse des Écritures qui se rapporte à « Je » est votre assurance d’immortalité, car « Je » suis avec vous avant qu’Abraham fût. Jésus a dit « Je » suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps. S’il avait dit « moi Jésus serai avec vous jusqu’à la fin des temps », il n’y aurait pas pu y avoir une religion chrétienne. Du moment que vous avez identifié Dieu en tant que le Je de votre être, votre identité permanente, vous n’avez plus rien à craindre. Si vous faites votre lit en enfer, Je suis là, si vous marchez à travers la vallée de l’ombre de la mort, Je suis là. Si vous êtes perdu dans le désert, ce Je dressera pour vous une table au milieu de la désolation ; ce Je vous préservera jusqu’à ce que vous trouviez une oasis et Il vous y conduira.

Dans le royaume spirituel, il n’y a pas de futur ni de temps. Il n’y a qu’un éternel maintenant. Au niveau des sens humains, cela peut sembler être un lit de mort, ou encore être perdu dans le désert, ou dériver sur l’océan, ou suffoquer dans un bâtiment en proie aux flammes. Face à ce témoignage des apparences, la réponse est « Je suis ». La solution à tous les problèmes se trouve dans Je suis maintenant. Ceux qui vivent dans la peur n’ont pas de Dieu. La peur est athéisme, la conviction qu’il n’y a pas de Dieu. Dès l’instant où vous avez Dieu, vous ne pouvez avoir peur.

Quand nous vivons dans le temps — le passé ou le futur — nous nous retirons du royaume des cieux. Il n’y a pas de royaume des cieux hier et il n’y a pas de royaume des cieux demain. Le royaume des cieux est un état de grâce qui ne peut qu’être expérimenté maintenant. Revenir une heure en arrière dans notre mémoire ou de se préoccuper au sujet de demain, c’est délibérément se soustraire du royaume des cieux. Mais de vivre dans la réalisation qu’en cette seconde même, Dieu S’exprime, Dieu accomplit Sa propre destinée, c’est cela vivre dans le royaume des cieux ici sur Terre.

Le chemin est étroit et droit, car il n’existe que dans le maintenant, dans le « EST » ! La grâce de Dieu est. La Voie est de laisser tomber toute préoccupation à propos d’hier ou de demain ; la Voie est de faire face sans peur à cet instant — faire face à nous-mêmes en cet instant et réaliser que c’est en cet instant que tout ce que Dieu est, Je suis.

Dans quel état d’être se retrouve l’Homme qui a quitté ce monde ? Une chose est sûre, ceux qui, de leur vivant, ne sont pas entrés sur le chemin spirituel, ne seront pas placés sur ce chemin du seul fait de leur mort. On peut présumer, sans grand risque de se tromper, qu’ils seront à leur réveil, dans le même état de conscience que lorsqu’ils ont quitté ce monde, mais pour ceux qui se trouvent sur la voie spirituelle, je sais d’expérience qu’en dépit des minces progrès qu’ils pourraient avoir faits, ils sont élevés dans une atmosphère plus élevée que celle expérimentée sur Terre. En d’autres mots, le fait même de quitter la Terre les libère d’une bonne partie du sens matériel de l’existence, et ils entrent instantanément dans une conscience plus élevée.

Ultimement, chacun de nous finira par atteindre la complète réalisation de la conscience Christ. Combien de jours, mois, années ou éons seront nécessaires ? Personne ne le sait. Une chose est sûre : vous n’avez pas choisi d’entrer sur la voie spirituelle. Vous n’aviez pas humainement un tel pouvoir.

Enfin, ceux qui croient pouvoir accroître leur santé ou leur richesse par des voies spirituelles devront constater qu’ils ne peuvent pas y arriver par ce moyen SAUF s’ils abandonnent cet objectif en tant que but pour n’accepter comme seul et unique but la réalisation de Dieu. Il est vrai que le reste vient par surcroît, mais ce n’est pas le but.

Tant qu’une personne cherche à atteindre un objectif prédéterminé (se lancer dans une entreprise ; désir de passer d’un poste à un autre ; désirer une chose ou une personne), elle se tient prisonnière de la roue de l’existence humaine plutôt que de s’ouvrir à la vie vécue par la grâce divine. Lorsque vous cherchez la manifestation de quelque chose d’autre que la présence de Dieu, c’est manifester la limitation. Par contre, L’Esprit est toujours en opération. Il y a une activité invisible qui nous conduit vers l’emploi juste, le mariage qui nous convient, la ville de résidence convenable… Mais Dieu révèle rarement et longtemps par avance Son dessein pour nous.

Nous sommes les instruments dans les mains de Dieu, des véhicules, des outils utilisés par le Père pour rendre visible son œuvre et Sa gloire. N’allez pas à Dieu dans l’attente d’une guérison, d’un emploi, de la sûreté ou la sécurité, car ici, vous divisez le vêtement de Dieu, or Dieu ne peut être divisé contre lui-même. Allez à Dieu dans l’attente de Dieu, c’est à dire dans l’attente de recevoir la réalisation consciente de Sa présence. Alors il apparaît dans votre expérience quotidienne et ce, jusque dans les choses simples !! (trouver une place de stationnement, un siège d’avion, une chambre d’hôtel alors que c’est complet…) et bien évidemment dans des expériences plus profondes. Cherchez le vêtement complet : vérité, lumière, révélation, illumination, et laissez le se révéler à vous en tant que subsistance, en tant que maison, en tant que relation joyeuse, en tant qu’activité juste.

UNE NOUVELLE CONCEPTION DES RESSOURCES

Grosse différence entre la vérité spirituelle à propos des ressources et son sens humain ! Car du point de vue spirituel, les ressources ne sont pas la rentrée, mais la sortie de biens. Au sens humain, c’est l’inverse qui est vrai !

Donner ne doit pas nécessairement débuter par le don d’un bien « matériel ». Tout commence par l’abandon, le renoncement au ressentiment, à la jalousie, à la haine, au désir d’obtenir reconnaissance, récompense, rémunération, gratitude, coopération. Simultanément, avec cet abandon viendra le don de patience, de coopération, d’amour, de pardon.

Vous êtes fermement attaché à l’argent ? Si c’est le cas, vous allez devoir apprendre à le relâcher ! et en le relâchant, le flux vous revient inévitablement. Il ne s’agit pas de se mettre à jeter négligemment l’argent ou les biens par les fenêtres ! Ce qui est demandé, c’est un changement dans l’attitude. Dans les Écritures la dîme consiste à donner dix pour cent de ses revenus à Dieu, de façon plus subtile, « les premiers fruits » à Dieu et, de plus en secret quand c’est possible, de sorte que seul le donateur sait d’où ce don provient.

Laissez-moi revenir sur cet aspect important du principe de l’approvisionnement. Vous ne devez pas tenter d’obtenir, d’avoir, d’attirer à vous, mais apprendre comment laisser le flot d’Infinité s’écouler de vous. Le retour du pain donné se produit un peu comme lancer une balle de caoutchouc sur un mur : vous la lancez, mais elle rebondit.

Un second aspect du principe de l’approvisionnement est son caractère invisible. L’approvisionnement n’existe pas sur le plan visible. Les ressources sont de l’Esprit, ou de la Vie, complètement invisibles et infinis par nature. En conséquence, il n’y a aujourd’hui pas moins de ressources que du temps de Jésus, de Moïse, d’Élisée ou d’Élie, mais jusqu’à ce que pour vous, Dieu constitue l’être individuel, vous serez toujours en train de chercher votre approvisionnement et votre sécurité à l’extérieur de vous dans les billets de banque et les biens… et puis… viendront une dévaluation ou une crise économique mondiale, les milliards disparaîtront, et vous penserez que le monde s’effondre !

Moïse a pu être témoin de la manne qui tombe du ciel, quand il en a eu besoin. Élie en plein désert, a pu être nourri par les corbeaux ou se lever un matin et trouver des gâteaux cuits directement sur les pierres en face de lui. Ayant Dieu, Moïse et Élie avaient tout et tout le monde devra en venir à la réalisation qu’avoir Dieu, c’est avoir tout ; et ne pas avoir Dieu, indépendamment de tout ce que l’on peut sembler posséder, c’est en fait ne rien avoir du tout.

Quand Dieu dans Son infinité est plus près de vous que votre propre souffle, vous pouvez revendiquer pour vous-même une abondance infinie. En vous réclamant de cette abondance, vous ne ferez pas insulte à votre intelligence, parce que ce que vous déclarez maintenant, c’est la présence de Dieu en vous, la présence de l’infinité, l’omniprésence de Dieu.

Il n’est pas facile de mettre en pratique l’enseignement du Maître : « ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. » Il n’en reste pas moins qu’une des étapes les plus importantes dans le développement de la conscience, est de laisser tomber ces préoccupations, car les biens de ce monde ne sont que « les choses données par surcroît ». Rappelez — vous : « Mon enfant, tu es toujours avec moi et tout ce que j’ai est à toi ». Alors les symboles prennent une forme différente d’une journée à l’autre (argent un jour, titre de transport, chambre d’hôtel, nourriture, vêtements ou tout autre bien le jour d’après). Quel que soit le bien, il apparaît au moment opportun, car il n’est qu’un symbole, l’expression extérieure de l’approvisionnement intérieur, l’Esprit, la présence divine avec vous ; la Force de Vie qui œuvre à travers vous.

La véritable lumière spirituelle donne à partir d’un cœur débordant d’offrandes qui s’écoulent naturellement, sans chercher de retour. Qu’y a-t-il à chercher en retour ? Dieu seul. Comprendre cela, c’est comprendre l’un des principes majeurs de la Voie Infinie. Si vous cherchez votre approvisionnement à travers un praticien, alors votre approvisionnement dépend du développement de la conscience spirituelle de votre praticien. Mais ce ne sera pas une démonstration permanente d’approvisionnement.

Si je parle de moi-même, de mon pouvoir et de mon approvisionnement, je porte un faux témoignage. Certains chercheurs spirituels entretiennent l’idée que Dieu leur est plus favorable que le reste du monde. Quel Dieu horrible ce serait ! Dieu n’accorde pas Ses bontés plus généreusement à certains qu’à d’autres. La seule différence est que certains sont plus conscients de la présence de Dieu. Que nul n’ose croire qu’une nation, une ethnie ou une religion ait plus accès à Dieu qu’une autre ou qu’une personne puisse bénéficier d’un statut spécial auprès de Dieu.

En renonçant à l’usage du pouvoir mental, en cessant de lutter pour essayer d’accomplir quelque chose ou pour faire de l’esprit humain un centre de puissance, vous saurez ce que signifie vraiment harmonie et infinité. Ainsi les cieux proclament la gloire de Dieu. La Terre révèle Ses œuvres et Sa gloire en une infinité de formes, de variétés, de couleurs, de parfums, de quantités. La mesure de Dieu est l’infinité. La quintessence se trouve dans le psaume 91 :

« Celui qui habite au secret du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. »

Habitons-nous au secret du Très-Haut ? Avons-nous notre vie, notre mouvement et notre être dans la conscience Dieu ? dans une complète et totale confiance en la présence et la puissance de Dieu ? Vivons-nous dans la reconnaissance que l’endroit où nous nous tenons est terre sainte ? qu’ici et maintenant même, la présence et la puissance de Dieu nous enveloppe ? Vivons — nous du matin au soir dans la conviction que Dieu dirige notre chemin ? Sommes-nous dans l’attitude d’écoute à la guidance de Dieu et à sa protection ? Si oui, nous faisons partie de la maisonnée de Dieu.

Sommes-nous partagés entre foi en Dieu et foi en quelque dirigeant, potentat ou pouvoir humain ? Avons-nous la compréhension que tout pouvoir humain « terrifiant » (armée ennemie, cancer) est sans pouvoir dans notre expérience ? Reconnaissons-nous que seul le pouvoir de Dieu a pu nous donner le sommeil et nous éveiller à un nouveau jour ? De fait, sur la scène humaine, nous faisons TOUS face à des situations impossibles à surmonter et même Jésus a fait cette expérience dans le jardin de Gethsémani, sur la route du Golgotha et sur la Croix ! Il y a donc des moments (périodes de stress), où tout cela est inévitable. Le Maître l’a fait quand il a demandé aux onze disciples de rester éveillés avec lui, avant sa crucifixion. Évidemment, il est légitime qu’en situation de détresse, nous puissions nous tourner les uns vers les autres, occasionnellement. Mais c’est aussi pourquoi, spirituellement, nous sommes des frères et sœurs les uns pour les autres, spirituellement UN et… de la même maisonnée.

Aujourd’hui, chacun doit en venir à la réalisation que le pouvoir spirituel nous est donné dans la mesure où nous nous y consacrons avec dévotion. La parole de Dieu est vivante, incisive et puissante « Si tu demeures en moi » (si tu Me laisses demeurer en toi !). Dans ce cas, nous n’avons pas besoin de prendre part aux peurs du monde. Nous faut-il en plus de Dieu, du béton armé ?

Attention ! Encore une fois, nous ne pouvons utiliser Dieu pour… nous protéger d’un accident ou de quoi que ce soit d’autre de fâcheux, mais seulement réaliser consciemment que Dieu est notre être et que dans cet être, aucun accident d’aucune sorte n’est possible, ni même envisageable.

Inversement un chercheur spirituel sincère décida un jour d’emmener sa famille en vacances. Un vendredi matin, debout à cinq heures, il consacra une heure à prier pour la protection de sa famille, après quoi ils prirent la route. Le mardi suivant, il se réveillait à l’hôpital avec tous les membres de sa famille. Non seulement sa voiture était complètement démolie, mais il fallut en plus, des mois avant que tous les membres de la famille soient rétablis.

Une question hantait son esprit : « Pourquoi ? » et il chercha l’aide de quelqu’un qui était plus avancé que lui sur la voie spirituelle, et celui-ci n’eut qu’une réponse : « Tu as inventé un accident — tu l’as créé. Si tu avais compris la nature de la prière, le voyage se serait déroulé sans problème, mais de quoi voulais-tu te protéger au juste ? »

  • « des mauvais conducteurs sur la route, des accidents, de ceux qui conduisent en état d’ébriété. »
  • « Voilà. Tu étais à essayer de te protéger d’un pouvoir et d’une présence en dehors de Dieu, en tentant de vous envelopper, ta famille et toi, dans une jolie boule de coton, là où aucune de ces menaces ne pourrait vous atteindre. Mais, qu’as-tu fait en réalité ? Tu as créé une image mentale de tout ce que tu voulais éviter : mauvais conducteurs, accidents, alcool au volant. Comment croire, après cela, que ces menaces n’allaient pas vous toucher ? »

Réaliser qu’il n’y a qu’UN SEUL Pouvoir, Dieu, SEULE activité dans notre conscience, voilà la vraie protection contre la CROYANCE que toute chose puisse avoir une identité propre, séparée de Dieu. Il ne suffit pas de dire : « je suis avec Christ en Dieu » ou « Dieu est mon intelligence » ou « Dieu est ma vie ». Pas du tout, parce que nous excluons ainsi le reste du monde avec lequel nous sommes susceptible d’entrer en contact à un moment ou à un autre.

La loi fut donnée par Moïse — la loi du karma, la loi de cause à effet — mais la grâce et la vérité nous sont venues par Jésus-Christ.

La loi est faite pour ceux qui vivent humainement, mais du moment où nous sommes prêts à abandonner la loi de l’autopréservation, la loi du jugement personnel, la loi de l’autocondamnation, la loi de la condamnation des autres, pour demeurer dans le sentiment que Dieu est le père, et qu’en tant qu’enfants de Dieu nous nous aimons les uns les autres ; c’est alors que nous verrons une transition prendre place dans nos vies.

Plus jamais nous ne convoiterons ce qui se trouve dans le monde des effets. Nous serons satisfaits de voir venir à nous notre bien, à partir de l’Infini Invisible. Ainsi est-il un péché de désirer quoi que ce soit. Demandons seulement que Dieu Se donne Lui-même à nous, car lorsque nous réduisons notre désir — notre action de demander, frapper et rechercher — à quelque forme de bien matériel, nous tombons sous le coup de la loi matérielle.

Quand le Maître eut faim et qu’il fut tenté de démontrer de la nourriture, sa réponse fut : « Va-t’en Satan ! Je ne ferai aucune démonstration personnelle. » Trois fois il a été tenté de faire usage de pouvoirs personnels ; trois fois il a refusé. C’est la fonction de Dieu d’exercer la domination, pas la « mienne ». En résistant à la tentation de démontrer des choses, Jésus a prouvé qu’il était au-dessus des lois mentales et matérielles, fidèle au royaume de Dieu dans lequel il plaît au Père de nous donner son Royaume », non pas de nous donner une « méthode » pour atteindre ce Royaume, mais bel et bien de nous « donner » le Royaume.

Quel que soit le degré de souffrance présent dans ce monde, il est dû au fait de se placer sous un sens matériel de loi. Lorsque nous faisons face à quelque loi physique ou mentale, nous devrions nous retourner vers le principe et balayer cette loi, à partir de la compréhension qu’elle ne peut avoir de pouvoir, parce que Dieu est le seul pouvoir.

En fait, pour être précis, Dieu ne « donne » pas son pouvoir (ni à vous, ni à moi !), mais simplement Dieu s’écoule à travers vous ou moi. Quand un Homme considère ses dons comme venant de lui-même, au bout de quelques années il se retrouve « à sec » parce qu’il a réclamé ces dons comme étant les siens, sa possession exclusive ; en croyant que Dieu lui a octroyé (donné) une faveur spéciale en le dotant de ces talents. Dieu ne donne jamais Son talent à qui que ce soit. Dieu maintient Son talent en Lui-même et l’exprime librement et joyeusement à travers nous, mais ces talents demeurent Ses talents.

Ce sens d’une création double a sa racine dans le moi humain. Dans le jardin d’Éden, Adam commence à croire qu’Ève et lui étaient des créateurs. En définitive, l’Homme n’est pas un créateur, mais seulement un instrument à travers lequel le Principe créateur fonctionne. Lorsque quelqu’un se prend pour un créateur, sur le plan mental ou sur le plan physique, c’est le moi humain qui parle, un moi distinct de Dieu.

Dieu est le seul pouvoir et si nous pouvons nous en tenir à ce principe, notre voie se fera harmonieuse. Cela ne veut pas dire que nous réussirons à nous y maintenir 100 % du temps, parce que les pressions du monde sont telles (journaux, radios, télévision, potins et rumeurs) que nous sommes hypnotisés et acceptons facilement l’existence d’un pouvoir distinct de Dieu. Toutefois, le fait que nous puissions tomber de temps en temps ne doit pas nous inquiéter ou nous rendre honteux.

Toute personne connaît ces moments où les tentations du monde s’insinuent en la convaincant d’un pouvoir existant à l’extérieur de son être. Dites — moi qui a jamais été complètement libre de toutes les tentations ? Jésus a été tenté ! Les tentations sont venues à tous les grands maîtres et à leurs disciples ! Les tentations d’accepter un monde en dehors du monde de Dieu, un pouvoir en dehors du pouvoir de Dieu, des plaisirs en dehors des plaisirs de Dieu, des prophètes en dehors des prophètes de Dieu, viennent à tout le monde !

Si cela nous arrive sous une forme ou une autre, sachons reconnaître qu’il s’agit d’une tentation, reprenons-nous, et recommençons à nous affermir à nouveau dans cette vérité de Dieu en tant que seul et unique pouvoir. Alors maintenons cette vacuité du moi personnel. Avoir peur, c’est affirmer que Dieu n’a pas de plan pour nous. En fait, si nous avions compris que la vie est la démonstration de Dieu et non la nôtre, il nous importerait peu d’avoir froid ou chaud, d’être affamé ou rassasié. Dieu parle le langage universel de l’Esprit, soit comme une voix, une lumière, une forme ; un ressenti intérieur de libération (chaleur ou élévation de la conscience). Il y aura de toute façon un signe, mais rien de programmé à l’avance. C’est pourquoi la prière, dans son sens le plus élevé, est une prière de contact, de communion, dans laquelle ni paroles, ni pensées n’auront vraiment de place, sinon une conscience.

Notre prière est un « paix, sois tranquille », même avec la tempête en mer. Le Maître n’a jamais prié pour que la tempête se dissipe : sa seule prière a été « sois tranquille ». S’adressait-il à l’eau ? Non, il s’adressait à sa conscience et à la conscience de ses disciples. Nous n’avons besoin que d’une chose — la communion consciente avec Dieu.

C’est dans la tranquillité et le silence qu’est notre force. Les idées divines s’expriment et se manifestent en nous, sans mots, dans le silence. Un doigt sur les lèvres, nous nous taisons et nous recevons l’assurance que Dieu est sur le terrain, que le combat n’est pas le nôtre, mais celui de Dieu — qu’en fait, il n’y a pas de combat. Après des mois et des années d’une telle dévotion, le jour viendra où nous n’aurons (quasiment) plus à nous tourner vers quelqu’un d’autre pour de l’aide.

Toute personne qui lit ce livre devrait être prête à accepter la responsabilité de guérir dès maintenant. La Vérité agit aussi dans la conscience de notre entourage. Rappelons encore cette phrase : « Et moi, quand j’aurai été élevé de la Terre, j’attirerai tous les Hommes à moi. » (tous ceux en résonance avec nous).

Le Dieu dont la grâce nous a donné cette lumière s’attend à ce que nous la répandions — non pas en faisant du prosélytisme, en recrutant des gens, mais en nous maintenant dans une conscience spirituelle élevée, même si personne dans notre entourage n’a connaissance de ce que nous faisons.

Nous connaissons déjà le secret : le Père est en moi et Je suis en Lui. Désormais, sans mots, sans pensées, deux fois par jour, trois fois par jour, quatre fois par jour et l’année prochaine, vingt fois par jour, nous irons à l’intérieur, ne fût-ce qu’une demi-minute, pour reconnaître la Présence, et vivre de telle sorte que tout Homme se trouvant dans le champ de notre conscience sente l’effusion de Dieu sur lui.

Nous sommes les instruments de Dieu, nous sommes les serviteurs de Dieu. Le Fils de Dieu est toujours le serviteur de son prochain, toujours au service de ceux qui appellent. Les rois de la Terre se font servir, mais les rois de l’Esprit sont des serviteurs. Personne n’a à se vanter, ni se glorifier de sa filiation divine, car la filiation divine confère une humilité qui reconnaît que :

SEULE LA LUMIÈRE DE DIEU EST ACTIVE.




Jouer à Dieu : une enquête sur le démocide médical au Royaume-Uni

[Source : articles.mercola.com]

Analyse du Dr Joseph Mercola

L’HISTOIRE EN UN COUP D’ŒIL

  • « Playing God: An Investigation into Medical Democide in the UK » (Jouer à Dieu : une enquête sur le démocide médical au Royaume-Uni) est un film documentaire qui enquête sur les allégations de pratiques et de politiques médicales néfastes dans le système de soins de santé du Royaume-Uni.
  • Le film examine de manière critique l’utilisation contraire à l’éthique et potentiellement mortelle de protocoles médicaux et de médicaments au sein du National Health Service1 (NHS), suggérant qu’ils ont entraîné des dommages et des décès de patients sous le couvert de politiques gouvernementales.
  • Le documentaire présente des témoignages de familles touchées par ces pratiques dangereuses, ainsi que des analyses de professionnels de la santé et de juristes.
  • Le « démocide médical », c’est-à-dire la mort ou les dommages causés par les politiques gouvernementales ou les pratiques en matière de soins de santé, semble très répandu au sein du NHS.
  • Le film suggère que des problèmes systémiques profondément ancrés dans les protocoles du NHS entravent la fourniture de soins humains, de la naissance à la fin de la vie.

« Playing God: An Investigation into Medical Democide in the UK » est un film documentaire qui explore les allégations de pratiques et de politiques médicales néfastes dans le système de soins de santé du Royaume-Uni.

Réalisé par Ash Mahmood et Naeem Mahmood, et coproduit par Phil Graham et la journaliste d’investigation Jacqui Deevoy, le film examine de manière critique l’utilisation contraire à l’éthique et potentiellement mortelle de protocoles médicaux et de médicaments au sein du National Health Service (NHS), suggérant qu’ils ont entraîné des préjudices et des décès de patients sous le couvert de politiques gouvernementales.

[NDLR Étant donné la tendance à la mondialisation technocratique dans tous les secteurs de la vie humaine, il y a fort à parier que la plupart des autres pays connaissent le même genre de problèmes dans le domaine de la Santé.]

Le documentaire présente des témoignages de familles touchées par ces pratiques dangereuses, ainsi que des analyses de professionnels de la santé et d’experts juridiques, dans le but de faire la lumière sur le « démocide médical », c’est-à-dire les décès ou les dommages causés par les politiques gouvernementales ou les pratiques de soins de santé. Le film suggère que des problèmes systémiques profondément ancrés dans le NHS entravent la prestation de soins humains, de la naissance à la fin de la vie.

Le NHS est devenu une « machine à tuer »

« Au cours des 30 dernières années », déclare Kevin Corbett, docteur en médecine, dans le film, « il est évident que le Service national de santé est devenu une machine à tuer ». [1] Il explique : [2]

« Vers la fin des années 1980, dans la pratique médicale, infirmière et des soins de santé, le développement de la médecine fondée sur des preuves a été considéré comme très positif. La médecine fondée sur des données probantes semblait très bonne, car l’idée était que les médecins, les infirmières et les professionnels de la santé ne fondaient pas leur pratique clinique sur beaucoup de données probantes, sur les meilleures données probantes ou sur n’importe quelle donnée probante.

Alors, faisons des preuves, examinons ce qui fonctionne vraiment et appliquons-le. Cela semble si crédible et si bénin.

Dans les années 1990, la pratique des médecins, des infirmières et de tous les professionnels de la santé a été orientée par des protocoles et façonnée par des protocoles. Une fois ces protocoles institués, il est devenu très difficile pour les médecins, les infirmières et les autres professionnels de la santé d’utiliser leur propre sens clinique avec les patients.

Ils devaient suivre des protocoles, et dans ces protocoles, vous avez vu l’administration de médicaments comme le midazolam à des doses potentiellement mortelles ».

L’infirmière Elena Vlaica raconte comment son mari, Stuart, a été « euthanasié à l’hôpital en novembre 2021 » après s’être présenté pour un essoufflement et une possible infection thoracique. Elle pense qu’il a été puni pour ne pas avoir reçu une injection de COVID-19 et qu’il a été placé dans un parcours de soins de fin de vie qui l’a conduit à la mort, au lieu de recevoir des soins médicaux appropriés.

En plus de se voir retirer ses médicaments pour la tension artérielle et ses antidépresseurs, Stuart a été privé de nourriture et d’eau pendant 11 jours. [3] Vlaica a déclaré à Magzter : [4]

« J’ai découvert plus tard qu’il avait fait l’objet d’un ordre de non-réanimation. La raison invoquée dans ses notes, que j’ai réussi à obtenir avec l’aide d’un avocat, était qu’il avait peut-être le COVID et qu’il n’était pas vacciné. Il avait également été mis sous midazolam et morphine sans notre consentement.

Je ne l’ai découvert que plus tard, lorsque j’ai consulté ses notes, et j’ai également découvert qu’il avait été placé en “soins de fin de vie accélérés”, une mesure introduite au début de la pandémie et qui permettait à un consultant de décider si un patient vivait ou mourait ».

En raison des restrictions imposées par le COVID-19, Vlaica n’a pas été autorisée à lui rendre visite et n’a pas su que Stuart avait été placé dans le parcours de soins de fin de vie. Elle a appris par la suite qu’il avait tenté de s’échapper de l’hôpital à quatre reprises, mais les médecins l’ont plaqué au sol et lui ont administré un sédatif à base de midazolam, un sédatif souvent utilisé aux États-Unis pour les exécutions par injection létale. [5] Parce qu’il ne soulage pas la douleur, un opioïde tel que la morphine est généralement ajouté. Deevoy a écrit : [6]

« Le jour de la mort de Stuart est digne des films d’horreur. Le 6 novembre 2021 à 13 heures, Elena a reçu un appel de l’hôpital l’informant que son Stuart était mourant. Lorsqu’elle est arrivée, Elena a pu constater qu’il était sous sédatifs. Il avait l’air d’être dans le coma. Je sais maintenant qu’il était dans un coma au midazolam. Je l’embrassais et je voyais son niveau de saturation s’améliorer.

Il savait que j’étais là et qu’il luttait pour sa vie. Lorsque la jeune médecin a vu que je regardais le moniteur, elle l’a éteint. À ce moment-là, une infirmière est apparue avec cinq seringues de 10 ml sur un plateau bleu. Elle en a introduit deux dans la canule de Stuart, qui a pris trois respirations avant de mourir dans mes bras. J’ai crié : “Elle l’a tué !”, puis je me suis effondrée. Je ne me souviens pas d’être rentrée chez moi ce soir-là ».

L’homme qui est mort d’une injection COVID-19 s’est vu dire qu’il souffrait d’une migraine

Une autre histoire tragique tirée du documentaire est racontée par Vikki Spit, dont le compagnon Zion est décédé d’une hémorragie cérébrale causée par la piqûre COVID-19 d’AstraZeneca. Ses symptômes — un mal de tête atroce — ont commencé huit jours seulement après qu’il ait reçu la piqûre. Après avoir appelé les secours, qui lui ont dit qu’il souffrait d’une migraine, son état s’est aggravé.

Spit a de nouveau appelé les secours deux jours plus tard lorsque Zion n’a pas pu se lever du lit et a commencé à avoir des difficultés d’élocution. Il a fait une crise d’épilepsie et, à l’hôpital, on a découvert qu’il souffrait d’une lésion cérébrale causée par une hémorragie due à la piqûre COVID-19.

« Le neurochirurgien m’a appelé pour me dire qu’ils avaient dû retirer un énorme morceau de crâne parce que la pression sur son cerveau était énorme », raconte Spit. « Ils ont dit qu’ils n’avaient jamais rien vu de tel — ils ne s’attendaient pas à ce qu’il se réveille, et si c’était le cas, il serait dans un état végétatif. Et ils ont dit qu’ils pensaient que c’était dû au vaccin d’AstraZeneca… S’ils avaient reconnu ce que c’était quand je les ai appelés la première fois, il serait encore en vie. » [7]

Des erreurs médicales et des dissimulations ont entraîné des décès évitables

D’autres témoignages, notamment ceux d’Anne et de Graeme Dixon, relatent de graves erreurs médicales et des dissimulations de la part du personnel du NHS, y compris la mort d’Elizabeth Dixon à l’âge de 11 mois seulement. En plus d’avoir mal diagnostiqué et géré l’hypertension artérielle d’Elizabeth, ce qui a entraîné des lésions cérébrales permanentes, elle est morte d’asphyxie après que son tube de trachéotomie n’a pas été dégagé correctement. [8] S’adressant à The Independent, Anne Dixon a déclaré : [9]

« Au cours des 19 années qu’a duré notre quête de la vérité, toutes les agences possibles nous ont fait faux bond. Nous avons dû passer de nombreuses années à travailler sans relâche pour rassembler les preuves de ce qui est arrivé à Lizzie et de la dissimulation qui s’en est suivie pendant 19 ans. Il est inconcevable pour nous qu’aucune de ces agences n’ait su ou soupçonné la vérité. Les preuves étaient là. Nous avons été traités de manière épouvantable ».

Une autre mère, Joan Bye, dont la fille Helenor est morte après avoir été traitée pour une épilepsie mal diagnostiquée, a déclaré : « Elle a beaucoup souffert, elle est morte inutilement, elle aurait pu être sauvée, mais elle a été assassinée par l’État ». [10]

Le parcours de soins de Liverpool est une « voie vers l’euthanasie »

Anna De Buisseret, une avocate britannique qui a travaillé pour Pfizer en tant que consultante externe en gestion a déclaré : « Dès qu’ils entrent à l’hôpital, ils sont soumis à ces protocoles hospitaliers, qui dictent les médicaments et les traitements qu’ils vont recevoir. Il s’agit d’une politique globale et uniforme. » [11]

Pour beaucoup, c’est aussi une voie vers l’euthanasie. Deevoy avait déjà dénoncé le scandale dans un autre documentaire, « A Good Death? The Midazolam Murders ». Elle s’est rendu compte que quelque chose n’allait pas lorsque son père a fait l’objet d’une DNR2 alors qu’il se trouvait dans une maison de soins.

« J’ai donc parlé à un médecin dénonciateur », explique Mme Deevoy. « Elle m’a dit que ces médicaments étaient administrés à des personnes de plus de 60 ans, considérées comme des personnes âgées. Elle m’a dit qu’ils étaient appliqués à des personnes souffrant de problèmes de santé mentale, de handicaps physiques, et même à des enfants autistes. » [12]

Poursuivant un protocole de décès mis en place par le Liverpool Care Pathway, les familles des victimes affirment que le NHS est responsable de l’euthanasie involontaire de 457 personnes par jour, sans le consentement des patients ou de leurs soignants — des décès souvent attribués à la pneumonie COVID. [13]

Le Liverpool Care Pathway for the Dying Patient (LCP) est un protocole gouvernemental utilisé en Angleterre et au Pays de Galles pour « améliorer les soins de fin de vie ». [14] Élaboré dans les années 1990, le protocole était censé fournir des lignes directrices sur les meilleures pratiques pendant les derniers jours d’un patient, et comprenait des conseils sur le contrôle des symptômes, l’arrêt des traitements et les soins psychologiques, sociaux et spirituels. [15]

Il s’agissait plutôt d’une « voie vers l’euthanasie », au cours de laquelle les patients étaient drogués et privés de nourriture, d’eau et de traitements médicaux, même dans les cas où une guérison aurait été possible. Le LCP a été aboli en 2014, à la suite d’un tollé général et d’une étude commandée par le gouvernement, qui a critiqué ses pratiques. [16]

Le parcours de fin de vie doit cesser

Cependant, même après l’abolition de la LCP, des familles ont continué à signaler que leurs proches avaient été placés sur le parcours et qu’ils en étaient morts. [17] Le père Patrick Pullicino, neurologue à la retraite et prêtre catholique, déclare dans « Playing God » : « Nous avons besoin que les patients soient capables d’affronter la mort de manière naturelle et non pas de manière artificielle ». En ce qui concerne le parcours de fin de vie, Pullicino déclare : [18]

Cela sape l’éthique médicale, car des médecins qui souscrivent au serment d’Hippocrate et qui ne tueraient jamais volontairement quelqu’un autorisent l’utilisation de ces parcours sur leurs patients parce qu’ils sont « en fin de vie ». Ils avaient l’habitude d’auditer très soigneusement le parcours, et ils ont découvert que le délai moyen entre le début du parcours et le décès de la personne était d’environ 39 heures. Il faut vraiment que cela cesse ».

Le film donne la parole aux victimes et à leurs familles, dit Mme Deevoy, mais, en fin de compte, elle espère qu’il servira de signal d’alarme pour inciter au changement : [19]

« “Playing God” est un signal d’alarme qui exhorte la société à s’opposer au démocide médical. Il vise à sensibiliser, à encourager le dialogue et à demander des comptes aux responsables… le film s’efforce de créer un impact durable et d’initier un changement positif au sein du système de santé britannique ».

Sources et Références

[1], [2], [11] Children’s Health Defense, Playing God Movie April 17, 2024, 24:17

[3], [4] Magzter July 2023

[5] The New York Times March 8, 2022

[6] Jacqui Deevoy, July 24, 2023

[7] Chronicle Live June 26, 2021

[8] BBC November 26, 2020

[9] Independent November 26, 2020

[10] The Solari Report April 20, 2024

[12] Rumble, A Good Death? The Midazolam Murders, 1:11

[13] Rumble, A Good Death? The Midazolam Murders, 14:06

[14] Version 2. Wellcome Open Res. 2018; 3:15., Abstract

[15] Br J Gen Pract. 2013 Oct; 63(615): 509–510

[16] The Guardian July 15, 2013

[17] Daily Mail December 16, 2015

[18] Children’s Health Defense, Playing God Movie April 17, 2024, 55:00

[19] Children’s Health Defense April 22, 2024





Mise à jour sur la grippe aviaire : signes avant-coureurs de la « propagation » à venir

[Source : off-guardian.org]

Par Kit Knightly

Il y a deux jours, nous avons publié mon dernier article sur la grippe aviaire, intitulé « Comment (et pourquoi) la grippe aviaire est sur le point d’entrer dans la phase des “tests de masse” »1.

Moins de 12 heures plus tard, Salon a publié un article de 3 000 mots sur la grippe aviaire, dont environ 2 000 sont consacrés à des « experts » qui expliquent que nous ne procédons pas à suffisamment de tests [c’est nous qui soulignons] :

«… les experts ont déclaré que les cas passent probablement inaperçus. Depuis le début de l’année, trois Américains ont été infectés par des virus H5N1 apparus chez les vaches, et tous se sont rétablis, mais certains experts affirment que les patients évitent peut-être les médecins ou refusent les tests.

[…]

La plupart des experts se sont dits préoccupés par le manque de données et de surveillance. Jetelina a déclaré que le gouvernement ne faisait pas assez de tests sur les animaux et les humains.

[…]

Les tests semblent encore quelque peu aléatoires et volontaires. Nous devrions en faire plus, tant pour le bétail que pour les humains.

[…]

Il n’existe pas non plus d’obligation légale de communiquer les résultats des tests.

[…]

Selon M. Rasmussen, le problème des tests réside en partie dans le fait qu’ils nécessitent une collaboration entre plusieurs agences locales et d’État, ainsi qu’entre l’USDA et le CDC, qui ne coopèrent pas toujours. Ils nécessitent également la participation et le consentement des exploitations agricoles concernées.

[…]

“Il est donc difficile de savoir combien de tests ont été effectués et combien le seront à l’avenir”, explique M. Rasmussen. “Cela peut varier considérablement d’une juridiction à l’autre.”

M. Poulsen a précisé qu’il y avait trop de “barrières juridiques et politiques” pour les tests. »

Le discours naissant est clair : « nous devons effectuer plus de tests, et nous avons besoin de nouvelles règles pour appliquer les tests obligatoires, nous devons passer outre les compétences des agences et des États avec une nouvelle loi fédérale ».

Ce message — ou une variante de celui-ci — a été répété dans une demi-douzaine d’articles supplémentaires depuis que nous avons publié notre article il y a seulement deux jours.

Cela inclut le Guardian (évidemment) et le World Socialist Website, qui poursuivent leur politique de l’ère Covid en abandonnant toute prétention d’être un média « indépendant » et en répétant (ou même en exagérant) les affirmations du courant dominant pour faire avancer leur propre agenda politique.

Mais l’article de Salon ne se limite pas à quelques points de discussion prévisibles, il contient également quelques aperçus révélateurs (accidentels) sur les développements futurs potentiels [c’est nous qui soulignons] :

« Les États qui effectuent davantage de tests sont susceptibles de signaler plus de cas.

[…]

Je préférerais que l’on procède à davantage de tests sur les travailleurs agricoles et sur le lait […] J’aimerais que l’on procède à des sérologies pour voir si les travailleurs ont été infectés de manière asymptomatique.

[…]

Il a ajouté qu’il n’y avait pas d’exigence CLIA pour les tests sur les animaux, en référence aux normes fédérales de laboratoire, et que les laboratoires privés pouvaient effectuer tous les tests qu’ils voulaient.

[…]

Jetelina a déclaré que même les tests de dépistage de la grippe effectués à domicile détecteront probablement le H5N1, car il est étroitement lié à la grippe A.

[…]

Le grand défi sera l’automne, car nous ne pourrons pas faire la différence entre la grippe [saisonnière] et le H5N1, à moins de disposer d’un test plus spécifique. »

Pour être clair, ces experts admettent dans cet article :

  • — Plus on fait de tests, plus on trouve de cas.
  • — Les tests sur les animaux ne sont pas soumis aux normes des laboratoires.
  • — Un grand nombre de ces cas humains « manqués » seront des « infections asymptomatiques ».
  • — Les tests effectués à domicile ne permettent pas de différencier la « grippe aviaire » de la grippe saisonnière ordinaire.
  • — … ce qui signifie que lorsque la saison de la grippe commencera à l’automne, les cas de « grippe aviaire » déclarés pourraient augmenter fortement.

Souvenez-vous de cela, car c’est exactement le genre d’informations qui seront oubliées quand/si le nouveau récit de la pandémie commence à prendre de l’ampleur.

En attendant, posons une question simple :

Que se passera-t-il lorsque vous commencerez à imposer légalement des tests généralisés pour trouver des cas asymptomatiques à l’aide de tests à domicile qui ne peuvent pas faire la différence entre votre nouvelle « pandémie » et la « grippe saisonnière » ?

Covid 2 : Electric Boogaloo2, voilà ce qu’il se passera.

Quoi qu’il en soit, j’espère ne plus avoir à utiliser les mots « grippe aviaire » pendant un certain temps.

… Oh, encore une chose, saviez-vous que le changement climatique aggrave la grippe aviaire ?

Que peut-on faire d’autre que de rire à ce stade ?

[Note de Joseph Stroberg :
Bill Gates a déjà envisagé la prochaine plandémie pour 2025. Voir Bill Gates prépare sa prochaine plandémie. Le seul moyen efficace d’empêcher une répétition (éventuellement en pire) de la farce Covid est de répandre mondialement la connaissance du fait suivant : l’hypothèse virale ne relève pas de science, mais de scientisme ou de pseudoscience et a déjà été largement réfutée sur un plan scientifique. Voir UN ADIEU À LA VIROLOGIE (ÉDITION POUR EXPERT). Elle s’est même autoréfutée il y a 70 ans, mais l’industrie pharmaceutique a bien entendu tout intérêt à ne pas en informer les personnels soignants lors de leur (dé)formation universitaire médicale. Voir La pierre angulaire de Big Pharma. Cependant, si les gens en général et les médecins en particulier préfèrent continuer à croire au conte de fées des méchants virus et autres germes comme cause de leurs maladies, nous ne pourrons malheureusement très probablement éviter la prochaine plandémie, ceci d’autant moins que des mesures de censure des « complotistes » ont été mises en place en prévision dans plusieurs pays occidentaux.]





Comment (et pourquoi) la grippe aviaire est sur le point d’entrer dans la phase des tests de masse

[Source : off-guardian.org]

Par Kit Knightly

Bonjour à tous et bienvenue dans la dernière édition de Bird Flu Digest (Dossier grippe aviaire), anciennement connu sous le nom de OffGuardian.

La couverture de la grippe aviaire est de plus en plus abondante au fil des semaines, à tel point qu’il est presque difficile de suivre les vagues de prises de position et d’idées qui font froid dans le dos. Mais si vous voulez essayer, le meilleur endroit pour le faire est ici, où je passe une bonne partie de mon temps à lire des articles très similaires dans des journaux très similaires, tous sur le danger d’une pandémie qu’ils sont sur le point de prétendre être en train de se produire.

Je n’en rêvais pas en grandissant, mais la vie est ainsi faite.

Quoi qu’il en soit… la grippe aviaire.

Dans notre dernière mise à jour sur la grippe aviaire, nous avons souligné que le « décès dû à la grippe aviaire » survenu au Mexique n’avait très probablement rien à voir avec la réalité, et que le fait de l’annoncer comme tel était tout droit sorti du livre de jeu de la Covid.

Depuis, le directeur du ministère mexicain de la Santé a critiqué l’OMS pour avoir parlé d’un décès dû à la grippe aviaire.

Mais la grande nouvelle concernant la grippe aviaire est que l’ancien directeur du CDC américain, Robert Redfield, est devenu hystérique, déclarant à NewsNation :

« Je pense vraiment qu’il est très probable que nous aurons, à un moment donné, une pandémie de grippe aviaire, la question n’est pas de savoir si, mais plutôt quand. »

Cette histoire a naturellement été reprise et diffusée partout, mais Redfield n’est pas le seul à alimenter cette panique hystérique.

La semaine dernière, The Conversation titrait :

« Une once de prévention : Il est temps d’agir contre la grippe aviaire H5N1, car les enjeux sont énormes. »

USA Today reprend le même ton :

« L’inquiétude grandit alors qu’une “gigantesque” épidémie de grippe aviaire sévit dans les troupeaux de vaches laitières aux États-Unis. »

Apparemment, une nouvelle étude a révélé quelque chose d’effrayant : les Américains « n’ont que peu ou pas d’immunité préexistante contre la grippe aviaire H5N1 ». C’est effrayant.

Il y a quelques heures à peine, le Daily Mail rapportait les propos d’un autre médecin qui lançait une nouvelle mise en garde. Il s’agit du Dr Rick Bright, qui a déclaré à la chaîne PBS :

« Nous avons les yeux bandés dans cette bataille et je crains vraiment que le virus ne gagne la partie et ne prenne de l’avance sur nous. »

Nous volons à l’aveuglette et la maladie nous devance ! Elle sévit et les enjeux sont énormes !

Même certaines chaînes, censées être mieux informées, répandent la peur.

CNN s’inquiète frénétiquement : « Nous n’en faisons pas assez contre le risque de grippe aviaire, mais nous pouvons le faire ». Popular Science est relativement calme et pose la question suivante : « Pouvons-nous prévenir une pandémie de grippe aviaire chez l’homme ? », avant de nous rassurer en nous disant que c’est possible… à condition que nous fassions tous ce que l’on nous dit de faire.

Tous ces articles parlent de « collecte de données », de « vol à l’aveugle » et de la nécessité de la « prévention ». Et tout cela n’est en fait qu’un code pour les « tests ». Presque tous les articles évoquent la nécessité de multiplier les tests, tant sur les humains que sur les animaux.

Mais quiconque a été attentif depuis 2020 sait que les tests PCR ne recueillent pas de données, ils en créent. Ce sont des machines à générer des « cas ». Loin de prévenir une pandémie, ils peuvent être utilisés pour en fabriquer une.

Il existe même des signes avant-coureurs d’une obligation d’effectuer des tests à l’avenir, comme en témoigne cet article de Politico déplorant le manque d’agriculteurs qui s’inscrivent volontairement aux programmes de surveillance gouvernementaux :

« La réponse fédérale se concentre en grande partie sur les efforts volontaires des agriculteurs pour aider à suivre et à contenir l’épidémie. Mais de nombreuses exploitations ne se sont toujours pas inscrites aux programmes de l’USDA visant à renforcer la surveillance et les tests de dépistage du virus. »

Et la solution, c’est plus d’argent :

« Bien que des fonds fédéraux aient été alloués, aucune exploitation ne s’est inscrite aux tests volontaires sur le lait, selon l’USDA. Moins d’une douzaine d’exploitations ont demandé une aide financière distincte en échange d’un renforcement des mesures de biosécurité pour aider à contenir le virus. »

Payer les éleveurs pour qu’ils testent leurs animaux est une autre stratégie recyclée de la Covid. Il en résultera des cas, qui entraîneront des abattages, ce qui nous renvoie à l’autre aspect de la « grippe aviaire » : non pas « la prochaine pandémie », mais « la guerre contre l’alimentation ».

La maladie se propageant prétendument d’un élevage de volailles à un élevage laitier, de plus en plus de poulets sont abattus, de même que les vaches. La situation va encore s’aggraver prochainement, lorsque les gouvernements commenceront à payer les éleveurs pour qu’ils détruisent leur bétail.

Encore une fois, Politico :

.« … l’élaboration de règles fédérales retarde la mise en place d’une indemnisation pour les éleveurs qui ont perdu ou dû abattre des vaches à cause de la maladie. »

Traduction : Les autorités veulent payer les agriculteurs pour qu’ils testent leurs vaches, puis les « dédommager financièrement » lorsqu’elles doivent être détruites. C’est exactement comme les programmes britanniques de « gestion environnementale des terres » ou le « Programme de protection de la nature » américain, qui paient les agriculteurs pour qu’ils n’exploitent pas leurs terres. L’objectif est de faire en sorte qu’il soit plus rentable pour les agriculteurs de tuer leurs vaches que de les traire.

Encourager les tests, récompenser les résultats positifs. C’est ainsi que l’on crée une pandémie à partir de rien et que l’on sabote le système alimentaire.

Mais il y a de bonnes nouvelles : l’Union européenne a déjà acheté 40 millions de doses de vaccins, juste au cas où. Et le cours de l’action Moderna ne cesse d’augmenter. Il y a donc de quoi se réjouir.

Honnêtement, c’est comme regarder un film dont la fin « surprise » est annoncée dans les cinq premières minutes, et qui vous oblige ensuite à passer deux heures interminables à écouter ce que les scénaristes considèrent manifestement comme un subtil présage.

J’en arrive au point où je voudrais qu’ils fassent une pandémie sanglante et qu’ils en finissent.




Ça sent la mort pour la pseudoscience qu’est la virologie

La virologie sous contrôle
Exposer la méthodologie pseudo-scientifique

[Source : mikestone.substack.com]

Par Mike Stone

Au début de cette année, j’ai été informé de certains développements très intéressants dans la lutte contre la pseudoscience connue sous le nom de virologie. Dans les coulisses, des personnes très intelligentes et ingénieuses ont entrepris de mettre à l’épreuve les méthodes de la virologie. Ces personnes se sont inspirées des travaux du Dr Stefan Lanka et de ses expériences de contrôle réalisées en 20201, qui ont ouvert les yeux de nombreuses personnes sur la fraude en matière de culture cellulaire. Pour ceux qui ne le sauraient pas, les expériences de contrôle dans les expériences scientifiques sont conçues pour s’assurer que la cause présumée, appelée variable indépendante, ou le supposé « virus » dans ce cas, est la seule chose qui pourrait causer l’effet observé, appelé variable dépendante, qui devrait être les symptômes de la maladie associée au « virus ».

« Une étude avec contrôle(s) est conçue pour garantir que les effets sont dus aux variables indépendantes de l’expérience. L’utilisation de contrôles permet d’étudier une variable ou un facteur à la fois. Il est toutefois important que le groupe de contrôle et l’autre groupe (expérimental) soient exposés aux mêmes conditions, à l’exception de la variable étudiée. Cela permettra de tirer des conclusions plus précises et plus fiables ».

https://www.biologyonline.com/dictionary/control

Ce qu’il faut comprendre en matière de virologie, c’est que les expériences de culture cellulaire utilisées pour confirmer l’existence d’un « virus » ne reflètent pas une hypothèse basée sur un phénomène naturel observé (une exigence de la méthode scientifique) et ne commencent jamais par une variable indépendante valable sous la forme de particules « virales » purifiées et isolées identifiées avant que l’expérience n’ait lieu. Le « virus » est supposé être présent dans les fluides non purifiés prélevés sur un hôte malade. La variable dépendante, ou l’effet recherché par les chercheurs, n’est pas le phénomène naturel observé des symptômes de la maladie comme il devrait l’être, mais plutôt ce que l’on appelle l’effet cytopathogène (ECP), un effet non spécifique créé en laboratoire associé à la mort de la cellule et dont on sait qu’il est causé par de nombreux facteurs tels que :

  1. Bactéries
  2. Amibe
  3. Parasites
  4. Antibiotiques
  5. Antifongiques
  6. Contaminants chimiques
  7. L’âge et la détérioration des cellules
  8. Stress environnemental

Un « virus » imaginaire qui n’est jamais observé avant le début de l’expérience et qui n’est pas disponible pour être modifié et manipulé pendant l’expérience n’est pas nécessaire pour expliquer pourquoi les chercheurs assistent à la mort de la cellule. Les conditions mêmes de l’expérience suffisent à créer l’effet observé dans la boîte de Petri. C’est ce qu’ont montré les contrôles effectués par le Dr Lanka lorsqu’il a pris l’initiative de mettre en évidence les failles de la méthodologie de la virologie.

Les travaux du Dr Lanka ont porté préjudice à la pseudoscience qu’est la virologie. Toutefois, les critiques formulées à l’encontre de ses résultats ont permis aux défenseurs de la fraude de les balayer du revers de la main. Si les résultats du Dr Lanka portent un coup incontestable à la virologie, ils présentent néanmoins des faiblesses, comme l’absence d’images au microscope électronique montrant que les mêmes particules « virales » existent sans qu’aucun échantillon « viral » n’ait été ajouté à la culture. Les résultats des expériences du Dr Lanka, réalisées en trois phases, ont également été difficiles à trouver, à reconstituer et à partager avec d’autres dans leur intégralité. Heureusement, une équipe de biochimistes et de généticiens expérimentés, dirigée par Jamie Andrewes, a pris ces critiques à cœur et s’est efforcée d’y répondre tout en élargissant la portée des travaux du Dr Lanka. Non seulement ils ont répété les expériences de culture cellulaire conformément aux directives de l’ATCC, mais ils ont également réalisé des micrographies électroniques pour déterminer si les mêmes particules « virales » peuvent être trouvées dans des échantillons ne contenant aucun matériel « viral ». Il s’agit d’un projet de grande envergure qui, jusqu’à présent, a été autofinancé par des chercheurs de vérité dévoués qui, contrairement aux virologues, comprennent la méthode scientifique. Ce qu’ils ont trouvé devrait porter le coup de grâce à la pseudoscience connue sous le nom de virologie. C’est avec enthousiasme que je vous présente ci-dessous la description du projet par Jamie, ce qu’ils ont découvert à ce jour, comment vous pouvez les aider et participer, ainsi que la direction qu’ils souhaitent donner à leurs recherches à l’avenir.

[Voir aussi :
Aveuglés par la pseudoscience,
UN ADIEU À LA VIROLOGIE (ÉDITION POUR EXPERT)
et (pour ceux qui croient au conte de fées hollywoodien des virus augmentés en labos P4)
C’est l’heure du conte « Gain de Fiction »* avec RFK Jr. et ses amis !]


La virologie a prouvé à maintes reprises qu’elle n’utilisait pas les contrôles appropriés.

Au cours des huit derniers mois, une équipe composée de biochimistes et de généticiens ayant 30 ans d’expérience a mené les études de contrôle les plus complètes jamais réalisées sur la méthodologie virologique.

Nous inspirant des expériences de contrôle menées par le Dr Stefan Lanka, nous avons cherché non seulement à reproduire ses résultats, mais aussi à les développer, en examinant minutieusement CHAQUE point de référence que les virologues citent comme preuve de l’existence des « virus ».

Nous menons des expériences de contrôle dans ces domaines :

  • Isolement des cultures cellulaires
  • Microscopie électronique à transmission
  • Anticorps
  • PCR
  • Protéomique
  • Séquençage complet du génome.

À ce jour, nous avons réalisé plus de 90 études de contrôle de cultures cellulaires. Ces cultures ne contenaient AUCUN ÉCHANTILLON, seulement la lignée cellulaire, des antibiotiques et du sérum bovin fœtal (FBS), et nous avons constaté l’effet cytopathogène (ECP — mort cellulaire censée indiquer la présence d’un virus) dans TOUTES les cultures.

Nous avons repris certains des problèmes rencontrés par les contrôles de cultures cellulaires du Dr Lanka, tels que les lignées cellulaires « en surnombre », et nous avons cherché à couvrir tous les aspects de la méthodologie, en recoupant le protocole standard de manipulation des cultures cellulaires fourni par l’ATCC.

Nous avons utilisé les lignées cellulaires les plus robustes (HEK293T) et les antibiotiques les moins agressifs, à savoir la pénicilline et la streptomycine (Pen/Strep), afin de renforcer le poids de nos conclusions.

Nous avons également cherché à vérifier objectivement l’existence d’un ECP dans ces cultures. En utilisant la spectrométrie laser et une machine spécifique de viabilité cellulaire appelée COUNTESS, nous avons obtenu une vérification objective en pourcentage de l’ECP dans toutes les cultures.

Culture cellulaire sans échantillon d’expectoration humaine.

Ci-dessus, un exemple d’une culture dans le cadre de l’expérience. Notez la mort évidente et l’apoptose des cellules au quatrième jour seulement après l’élimination des nutriments FBS.

Le COUNTESS a enregistré jusqu’à 44 % de décès cellulaires, ce qui est facilement compatible avec les attributions croisées de l’ECP pour dénoter un « virus » sans qu’il soit possible qu’un « virus » soit présent dans la culture.

Notez également l’augmentation de l’ECP de gauche à droite avec l’ajout d’antibiotiques (Pen/Strep) conformément aux protocoles de l’ATCC.

Culture cellulaire avec un échantillon d’expectoration humaine.

Pour servir de « contrôle positif », nous avons ajouté des expectorations humaines à plusieurs de nos cultures pour voir si cela affectait radicalement la quantité d’ECP.

Comme vous pouvez le constater, la quantité de FPC enregistrée par COUNTESS était presque identique, voire légèrement inférieure, à celle enregistrée avec NO SAMPLE.

C’est une preuve supplémentaire que l’ECP dans ces cultures est UNIQUEMENT causé par l’élimination des nutriments FBS et l’ajout d’antibiotiques dans les dosages recommandés par l’industrie.

Nous avons les résultats et voulons vous montrer une première mondiale.

Nous avons envoyé ces cultures à un organisme de recherche sous contrat (ORC) indépendant et accrédité pour effectuer une microscopie électronique à transmission (MET) sur les cultures de contrôle et avons identifié avec certitude le « SARS-COV-2 », le « VIH » et la « rougeole ». !!!!!!!!!

Image d’une vésicule extracellulaire.

Nous leur avons demandé de rechercher des vésicules extracellulaires qu’ils ont identifiées avec certitude ci-dessus. Notez qu’elles sont vides, difformes et beaucoup plus grandes que la plupart des « virus » (2000 nm).

Image CDC d’Omicron « SARS-COV-2 ».
Image de la particule « SARS-COV-2 » trouvée dans le contrôle « sans virus ».

En croisant la taille, la forme et les inclusions avec la version CDC du « SARS-COV-2 » (dans le carré rouge), nous avons identifié avec certitude le « SARS-COV-2 » dans notre culture. Notez la forme ronde, les mêmes inclusions à l’intérieur et exactement la même taille de 120 nm.

Image du CDC du « VIH ».
Image de la particule de « VIH » trouvée dans le contrôle « sans virus ».

En croisant la taille, la forme et les inclusions avec la version CDC du VIH (avec l’écriture rouge), nous avons identifié avec certitude le « VIH » dans notre culture. Notez la même forme ronde, la même inclusion de type « noyau » et exactement la même taille (80 nm).

Image du CDC du « virus » de la rougeole.
Image de la particule du « virus » de la rougeole trouvée dans le contrôle « sans virus ».

En croisant la taille, la forme et les inclusions avec la version CDC de la rougeole, nous avons identifié avec certitude la « rougeole » dans notre culture. Notez la même forme ovale, le même type d’inclusion sous forme de protéines en pointillés, les phosphoprotéines, et exactement la même taille à 250 nm.

Tous ces éléments ont été trouvés dans seulement 9 images de notre culture. Notre budget ne nous a pas permis de souscrire un forfait qui nous aurait permis d’avoir une session en direct sous le microscope avec le CRO. Nous ne doutons pas que si nous pouvions acheter un forfait qui nous donne plus d’images avec un contrôle sur l’endroit où regarder, nous pourrions trouver tous les « virus » connus de l’homme dans des détails impeccables.

C’est ici que nous avons besoin de votre AIDE !

Jusqu’à présent, nous avons gardé ces expériences privées et les avons financées nous-mêmes.

L’étape suivante de ces expériences de contrôle, à laquelle toutes les voies mènent, est la génétique, la PCR et le séquençage complet du génome.

Pour bien comprendre ce qui se passe avec la PCR, sinon pour la « génétique virale », nous devons acheter une machine qPCR et quelques autres équipements. Nous devons envoyer des échantillons à des ORC pour le séquençage complet du génome et nous aimerions effectuer un TEM plus complet.

Pour ce faire, nous nous ouvrons au pouvoir des citoyens. Nous serions extrêmement reconnaissants de toute aide permettant de poursuivre ces expériences vitales.

En retour, nous voulons vous donner quelque chose pour vos dons.

Lorsque nous aurons obtenu tous les résultats possibles, nous ferons un compte-rendu complet de CHAQUE méthodologie, liste d’équipement et de matériel et toutes les directives que nous avons suivies pour faire un paquet que nous voulons VOUS donner. Avec ce dossier, nous publierons une vidéo expliquant ces résultats, comment ils peuvent être reproduits et, plus important encore, comment ils peuvent être utilisés.

Nous avons consulté nos avocats qui confirment que, si nous mettons ces résultats expérimentaux en libre accès, n’importe qui peut se les approprier et les utiliser à son propre titre.

Une grande partie de la raison pour laquelle nous faisons ces expériences est de nous protéger et de protéger nos proches s’ils essaient un jour de répéter l’expérience de 2020. Ce document scientifique peut être remis aux employeurs, aux écoles, aux frontières internationales, etc., etc., qui veulent essayer d’imposer des vaccins ou des politiques de dépistage/masquage pour prouver que la science sur laquelle se fondent leurs machinations politiques est frauduleuse.

Lanka, Martin Haberland et d’autres ont créé de nombreux précédents juridiques en remportant des victoires devant les tribunaux sur la base de la vérité de l’absence de virus2. Nous espérons être juridiquement et scientifiquement prêts pour la prochaine fois.

Nous avons besoin de votre aide pour contribuer à la découverte de la vérité sur la virologie ! Il y a un lien pour faire un don pour ce projet et tous les dons sont massivement appréciés. Si vous laissez votre email, nous mettons en open source TOUTES ces expériences pour que vous puissiez les utiliser selon votre propre capacité.

https://thewayfwrd.com/donate

Bien cordialement,

Jamie Andrews.


BOOM !!!

Nous vivons une époque passionnante où les personnes intéressées par la vérité n’ont pas besoin de compter sur les « experts » pour leur dire ce qui est scientifiquement valable et ce qui ne l’est pas. Comme l’ont montré Jamie et ses collègues, nous n’avons pas besoin de nous asseoir et d’attendre que de soi-disant scientifiques fassent les expériences de contrôle qui auraient dû être réalisées depuis le début. Nous avons la capacité de prendre les choses en main et de découvrir la vérité par nous-mêmes. Nous pouvons faire ce que les virologues ont peur de faire et réaliser nous-mêmes les expériences nécessaires. Plutôt que de continuer à décortiquer les sections de la littérature virologique consacrées aux méthodes, nous pouvons démontrer que la méthodologie est frauduleuse en réalisant nos propres expériences de contrôle. Il incombera alors à la virologie de démontrer que ses méthodes ne sont pas la fraude pseudo-scientifique que nous avons découverte depuis le début. Les hypothèses et les méthodes de la virologie ont été réfutées, et c’est à eux de démontrer le contraire. Jamie et ses collègues méritent un énorme merci pour le travail et les efforts qu’ils ont déployés dans cette entreprise. Aidez-nous à les soutenir afin que nous puissions mener ce projet novateur jusqu’à sa conclusion logique et nécessaire !

Pour une excellente discussion générale dans laquelle Jamie analyse les preuves obtenues jusqu’à présent (à partir d’environ 49 minutes), consultez l’épisode 99 de The Way Forward avec Alec Zeck – « The Most Important Project of the Century: The End of Virology with Jamie Andrews + Jacob Diaz  » (Le projet le plus important du siècle : La fin de la virologie avec Jamie Andrews + Jacob Diaz) :





La Révolution de la guérison

[Source : Centres EESystem en France]

Message de Jason Shurka du 27 mai 2022 :

Je vous demande à tous de partager cet entretien avec le plus grand nombre, car c’est ainsi que nous changerons le monde ! Par la CONSCIENCE. La révolution de la guérison est en marche et je suis reconnaissante de contribuer à la mettre en avant aux côtés de la gracieuse Dr Sandra Rose Michael.

Le week-end dernier, TLS m’a encouragé à me rendre à Las Vegas pour interviewer quelqu’un qui a actuellement le pouvoir d’apporter une véritable guérison (à tous les niveaux) au monde entier. Une personne qu’ils ont approchée en 2011. Une personne qui a développé une technologie de guérison qui pourrait même être plus avancée que ce que beaucoup appellent la « technologie MedBed ». Une technologie qui a aidé ma tante à dissoudre un fibrome kystique de 12,5 centimètres dans son utérus en seulement 4 heures.

Elle s’appelle Dr Sandra Rose Michael et c’est la première personne que je connaisse, à l’exception de moi-même, avec laquelle TLS a accepté de s’associer dans le domaine public. TLS m’a encouragé à sensibiliser le public à cette technologie incroyable tout en trouvant un moyen de la rendre accessible au monde entier. En outre, ils ont non seulement accueilli le Dr Michael pour qu’elle partage publiquement son expérience lorsque l’organisation l’a approchée en 2011, mais ils m’ont même envoyé à Las Vegas pour documenter l’événement ! Elle m’a dit elle-même qu’ils l’avaient informée en 2011 qu’ils l’aideraient à mettre sa technologie sur le devant de la scène en temps voulu. Eh bien, je pense que ce temps est MAINTENANT ! Et nous allons rendre cette technologie accessible au monde entier, une fois pour toutes.

Lien vers la vidéo en anglais sur la chaîne de Jason Shurka : https://www.youtube.com/watch?v=2bcYsBM1gnM

[Voir aussi :
Communication entre organismes vivants par biophotons
La médecine spirituelle — Soigner l’âme pour guérir le corps
Un nouveau paradigme médical
La science cachée — La cause des maladies n’est pas les germes, mais le terrain
Modifier notre ADN via notre conscience !
Vos pensées contrôlent votre ADN !
RÉALITÉ PARALLÈLE-REPROGRAMMER VOTRE VIE
Le Dr Bruce Lipton présente le pouvoir de la Conscience sur la Santé. Si les gens savaient ça, Big Pharma n’existerait plus]

7 centres ouvriront en France d’ici la fin de 2024.

Centre ouvert :
Life Energy Spa à Les Eglisottes et Chalaures en Gironde, www.lifeenergyspa.com

Centres qui vont ouvrir prochainement :
Le 11 juin : La Vie Vitale à Issy l’Évêque en Saône-et-Loire ;
Oasis Energy Waves à Peillac en Morbilhan ;
Fréquences Énergie Bien-être à Jungholtz dans le Haut-Rhin ;
Fin septembre-début octobre 2024 : Pure Vitality à Annecy en Haute-Savoie ;
Holistic Power France à Montpellier dans l’Hérault, https://www.holisticpower.life/fr/france-center ;
Un centre dans le Pays Cathare.

Pour trouver un centre près de chez vous sur : https://unifydhealing.com

Achetez un EESystem ici : https://eesystem.com

Ouvrez un centre en posant votre candidature à l’adresse suivante : https://unifydhealing.com/join-us

Rejoignez Jason Shurka sur Telegram pour les mises à jour : https://t.me/jasonyosefshurka

AVIS DE NON-RESPONSABILITÉ :

Les informations contenues dans cette interview ne sont pas destinées à se substituer à un avis médical professionnel, à un diagnostic ou à un traitement. Tout le contenu, y compris les textes, les graphiques, les images et les informations, figurant sur ce site web ou disponible par le biais de celui-ci, est destiné à des fins d’information générale uniquement. Nous vous encourageons à confirmer toute information obtenue à partir de cet entretien par vous-même auprès d’autres sources, et à examiner toute information relative à un état pathologique ou à un traitement avec votre médecin. Ne négligez jamais les conseils d’un professionnel de la santé et ne retardez jamais l’obtention d’un traitement médical en raison de ce que vous avez entendu au cours de cet entretien.




Du transgenre au transhumain : science sans conscience, ruine de l’Homme

[Source : solidariteetprogres.fr]

Par Agnès Farkas

Dossier élaboré par Agnès Farkas et Karel Vereycken.

Introduction

Tout ce qui arrive aux États-Unis arrive généralement assez vite dans des pays sous leur influence. C’est le cas pour la France.

Or, aux États-Unis, l’ancienne candidate à l’investiture démocrate Tulsi Gabbard, militaire à la retraite, vient de fustiger une équipe de médecins du Pentagone, pour avoir préconisé l’administration de « soins d’affirmation du genre » (comprenez : changement de sexe), y compris la prescription d’hormones et de bloqueurs de puberté, dès l’âge de sept ans.

Biden a tenu parole en intégrant des trans au plus haut niveau de son administration. Ici, en juillet 2022, reçu à la résidence de notre ambassadeur aux États-Unis pour les célébrations du 14 juillet (à gauche), le ministre adjoint à la Santé Rachel (Richard) Lévine et Sam Brinton, ministre-adjoint en charge de l’énergie nucléaire au département américain de l’Énergie.

Cette décision du Pentagone se base sur un article d’une équipe de professionnels de la santé et de psychologues cliniciens, paru dans la dernière édition de l’American Journal of Public Health, prétendant que les enfants de cet âge « ont la capacité et le droit inhérents de consentir » à des interventions chirurgicales de ce type.

Un avis partagé par l’amiral Rachel Levine, secrétaire adjoint au ministère américain de la Santé et des services sociaux et le plus haut fonctionnaire transgenre de l’administration Biden (voir photo ci-contre).

Si le Pentagone affirme qu’il « formera ses prestataires de soins de santé conformément à la science actuelle », la décision ne fait pas l’unanimité. Ainsi, plus de la moitié des médecins affiliés à l’armée « ne prescriraient pas d’hormones de confirmation du genre, quelle que soit leur formation », affirme Fox News.

Pour Stanley Goldfarb, médecin de l’organisation Do No Harm (« ne fais pas de mal »), « L’idée que des enfants de 7 ans soient capables de prendre de telles décisions est plus que risible », a-t-il déclaré à Fox News. À cela s’ajoute le fait que « l’existence d’une cohorte importante de “détransitionneurs” (qui veulent retrouver leur genre biologique), peut-être jusqu’à 25 %, montre qu’il est absurde de supposer que les décisions prises pendant l’enfance sont saines ».

En France

On n’en est pas encore là en France. Cependant, dans une tribune publiée par l’Express le 20 septembre 2021, une cinquantaine de personnalités, associées à l’Observatoire des discours idéologiques sur l’enfant et l’adolescent, collectif de professionnels de l’enfance et de chercheurs (médecins, psychiatres, psychanalystes, juristes, magistrats, enseignants de l’Éducation nationale, philosophes, sociologues, etc.), s’insurgent contre les discours sur « l’autodétermination » de l’enfant, qui légitiment selon elles une forte augmentation des demandes de changement de sexe, particulièrement chez les adolescentes.

Nous ne pouvons plus nous taire sur ce qui nous apparaît comme une grave dérive commise au nom de l’émancipation de « l’enfant -transgenre » (celui qui déclare qu’il n’est pas né dans le « bon corps »). Sur l’argument de seuls ressentis érigés en vérité, des discours radicaux légitiment les requêtes de changement de sexe. Mais c’est au prix d’un traitement médical à vie, voire chirurgical (ablation des seins ou des testicules), sur des corps d’enfants ou d’adolescents. C’est ce phénomène et son fort retentissement médiatique qui nous interpellent et non les choix des adultes transgenres.

Les auteurs du texte notent que

pensant peut-être apporter une réponse, le gouvernement écossais a émis, depuis le 12 août 2021, de nouvelles directives d’inclusion LGBT, selon lesquelles des enfants dès l’âge de l’entrée en primaire auront la possibilité de changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents. Sans leur consentement et même sans que ceux-ci en soient informés si l’enfant en fait la demande.

Dans une autre tribune, publiée dans Marianne, plusieurs professionnels de la santé déplorent également qu’on assiste

à un hypersubjectivisme identitaire « à la demande » qu’une certaine médecine ratifie. Nous assistons encore à une situation de diktats et d’impératifs catégoriques où les discours politiques et militants viennent croiser les discours cliniques au point de se confondre et entraver tout discernement.

Genre business juteux

Perspectives fabuleuses d’un marché qui explose : une croissance moyenne annuelle de 24,74 % par an d’ici 2030.

La folle croisade transhumaniste qui se sert de l’Intelligence artificielle et du changement de genre pour faire avancer son idéologie s’accompagne également d’un enrichissement tout aussi excitant d’intérêts financiers. Face à « la demande », un nouveau « marché » répond !

Le marché mondial de la chirurgie de « réassignation sexuelle » devrait atteindre une valeur de 30 milliards USD d’ici 2028, avec un taux de croissance annuel moyen de plus de 29 % au cours de la période de prévision allant de 2022 à 2028.

Source : MarketWatch, 7 février 2023.

Pour MarketWatch, cette croissance peut être attribuée à

l’augmentation de la couverture des procédures de changement de sexe d’homme à femme par l’assurance maladie, ainsi qu’aux avis d’experts facilement disponibles sur la nécessité médicale du changement de sexe.

Rien qu’aux États-Unis, la chirurgie du changement de sexe s’envole et devrait se monter à 6 milliards de dollars en 2030, un taux de croissance estimé à 11 % par an.

« Plus de 3000 opérations chirurgicales transgenres masculines ou féminines ont été réalisées en 2016 » selon les données de l’American Society of Plastic Surgeons. Le nombre de chirurgies d’homme à femme était alors « trois fois plus élevé » que l’inverse en 2019, pour un revenu « de plus de 184,6 millions de dollars ».

Pour un homme trans (une femme qui transitionne en homme), le prix d’une double mammectomie, avec un retrait de quasiment tous les tissus (97 à 98 %), varie de 2000 € à 4000 €.

Sans compter le coût d’une torsoplastie, qui vise à construire un torse masculin et, surtout, les frais périphériques et les hormones qui devront être prises à vie : une manne financière pour les lobbies pharmaceutiques.

De plus, il n’existe aucune contrainte de formation pour un chirurgien qui veut pratiquer des vaginoplasties (construction d’un néo-vagin chez une femme trans) ou des phalloplasties (construction d’un néo-pénis chez un homme trans), selon Lynn Bertholet, cofondatrice et présidente de l’association ÉPICÈNE, qui défend les personnes ayant subi une maltraitance chirurgicale.

Ce marché a largement grandi avec l’arrivée d’une clientèle d’enfants de 10 à 16 ans et, « cette étonnante volonté, massive et soudaine » d’adolescentes « de changer de genre ».

En effet, entre 2007 et 2020, les demandes d’adolescentes pour transition de sexe ont augmenté de 1000 % aux États-Unis et de 4400 % au Royaume-Uni. Le Canada, la Suède, la Belgique et même la France sont aussi atteints par cette « épidémie ».

Le catastrophisme climatique et l’écoanxiété qu’elle engendre ont accéléré la tendance. Garçons et filles « décident librement » de devenir homosexuel ou trans, ou réclament la stérilisation afin de limiter la propagation d’une espèce humaine accusée de mettre en danger la planète.

Les législateurs, par ignorance et par soumission à l’air du temps, cèdent à « la demande populaire ». En Espagne, entre 14 et 16 ans, une personne voulant changer de sexe a seulement besoin d’être accompagnée de ses parents. Aucun examen médical préalable ne s’impose, car enrayer le « mal-être » de l’enfant prévaut sur tout. Entre 12 et 14 ans, l’enfant a besoin de l’autorisation d’un juge, mais à partir de 16 ans, en matière de genre, la personne peut obtenir absolument ce qu’elle veut.

En France, fausse prudence

Chez nous, la Haute Autorité de Santé française (HAS) a émis en septembre 2022 une note de cadrage sur un Parcours de transition des personnes transgenres, où elle ouvre la possibilité d’un accompagnement de

traitements hormonaux permettant de développer des caractéristiques physiques secondaires en harmonie avec l’identité de genre du jeune. Ils sont le plus souvent prescrits autour de 15 ans, à l’âge d’entrer au lycée. Dans ce cas, il s’agit de traitements dont l’impact est en partie irréversible (pilosité, voix…) et qui peuvent agir sur la fertilité » en tant que bloqueurs de puberté, mais « le consentement de l’adolescent et de ses deux parents est requis tant que l’adolescent est mineur.

Ouf, l’honneur est sauf !

Le 29 septembre 2021, Jean-Michel Blanquer a signé une circulaire sur l’accueil des élèves transgenres à l’école :

Pour une meilleure prise en compte des questions relatives à l’identité de genre en milieu scolaire », où il est précisé que « l’accompagnement des enfants et des adolescents transgenres ou en questionnement sur leur identité de genre peut être entravé par la permanence d’idées reçues sur les transidentités et par une méconnaissance de leurs parcours et de leurs droits. Connaître et comprendre les enjeux relatifs à l’identité de genre et les réalités du vécu des jeunes transgenres apparaît comme un prérequis à une bonne prise en compte de ces élèves en milieu scolaire.

Dans sa communication du 25 février 2022, l’Académie de médecine précise pour sa part que

si, en France, l’usage de bloqueurs d’hormones ou d’hormones du sexe opposé est possible avec autorisation parentale sans condition d’âge, la plus grande réserve s’impose dans cet usage, compte tenu des effets secondaires tels que l’impact sur la croissance, la fragilisation osseuse, le risque de stérilité, les conséquences émotionnelles et intellectuelles et, pour les filles, des symptômes rappelant la ménopause. Quant aux traitements chirurgicaux, notamment la mastectomie autorisée en France dès l’âge de 14 ans, et ceux portant sur l’appareil génital externe (vulve, pénis) il faut souligner leur caractère irréversible. Aussi, face à une demande de soins pour ce motif, est-il essentiel d’assurer, dans un premier temps, un accompagnement médical et psychologique de ces enfants ou adolescents, mais aussi de leurs parents, d’autant qu’il n’existe aucun test permettant de distinguer une dysphorie de genre « structurelle » d’une dysphorie transitoire de l’adolescence. De plus, le risque de surestimation diagnostique est réel, comme en atteste le nombre croissant de jeunes adultes transgenres souhaitant « détransitionner ». Il convient donc de prolonger autant que faire se peut la phase de prise en charge psychologique.

Elle appelle aussi à « la vigilance des parents face aux questions de leurs enfants sur leur transidentité et leur mal-être, en soulignant le caractère addictif de la consultation excessive des réseaux sociaux ».

En plus des effets indésirables mentionnés ci-dessus, ces enfants devenus adultes sont souvent confrontés à des risques morbides tels que les cancers dus en grande partie aux traitements hormonaux de haute intensité, sans compter le risque accru de suicide. Comme on le devine aisément, revenir à son sexe biologique après une transition est un véritable calvaire, sinon tout simplement impossible.

Pour conclure ce chapitre, rappelons qu’un enfant n’est pas un adulte, et que les discours idéologiques martelés sur les réseaux sociaux et les médias ne l’aident pas à se construire pour vivre pleinement sa future vie d’adulte.

Le transhumanisme,
nouveau nom de l’eugénisme

Sir Julian Huxley (à gauche) et son frère Aldous Huxley.

Pour comprendre l’origine de cet engouement disproportionné pour le changement de genre, un bref historique du transhumanisme s’impose.

En tant que mouvement de pensée, le transhumanisme est apparu il y a un demi-siècle. Il se réfère à la définition du biologiste Julian Huxley, premier directeur général de l’UNESCO et théoricien farouche de l’eugénisme, pour qui

une fois pleinement saisies les conséquences qu’impliquent la biologie évolutionnelle, l’eugénique deviendra inévitablement une partie intégrante de la religion de l’avenir, ou du complexe de sentiments, quel qu’il soit, qui pourra, dans l’avenir, prendre la place de la religion organisée. [1]

En 1957, il précisera qu’un transhumain est « un homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humaine. »

Bien que l’Association française transhumaniste s’en défend, il n’est pas entièrement faux de dire que le transhumanisme d’aujourd’hui n’est que le nouveau nom de l’eugénisme d’hier.

Rappelons qu’avant la découverte des horreurs nazies (un eugénisme « négatif » se portant sur l’élimination des plus faibles ou jugés de qualité inférieure), un eugénisme dit « positif » se présentait comme « l’ensemble des méthodes et pratiques visant à sélectionner le patrimoine génétique des générations futures d’une population, en fonction d’un cadre de sélection prédéfini ».

L’eugénisme « de gauche » ? John Maynard Keynes en était un fervent partisan.

Devenir immortel

The Immortalist (1969), livre culte dAlan Harrington.

Le livre d’Alan Harrington, The Immortalist (1969), dans lequel il exprime la conviction orgueilleuse que l’homme (en tant qu’individu et non en tant qu’espèce) peut atteindre l’immortalité, a inspiré le mouvement transhumaniste.

Les idées transhumanistes furent surtout diffusées à partir de l’Université de Californie de Los Angeles (UCLA), lieu de nombreuses conférences de transhumanistes et futurologues. De là, elles sont devenues le courant dominant à la Silicon Valley, berceau des GAFAM et de l’Intelligence artificielle au service de la finance.

L’idée forte du transhumanisme est celle d’une rupture avec les limites biologiques corporelles, de temps et d’espace. Certains chercheurs ont contribué, par leurs inventions et leurs recherches, à développer la croyance selon laquelle l’humanité pourrait atteindre l’immortalité en créant des entités plus intelligentes que l’homme se développant à l’infini.

Marvin Minsky

Marvin Minsky, pionnier de l’Intelligence artificielle.

L’intelligence artificielle (IA) est présentée comme une technique susceptible d’améliorer les capacités de l’intelligence humaine. En effet, disposer de robots intelligents offre des avantages.

Cependant, aussi bien John von Neumann [2] que Marvin Minsky, fondateur, théoricien de l’intelligence artificielle au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et amateur de science-fiction, considéraient le cerveau comme une machine dont le fonctionnement peut être étudié et reproduit dans un ordinateur, permettant ainsi de mieux comprendre les fonctions mentales supérieures — une vision contre laquelle le penseur et économiste Lyndon LaRouche a toujours mis en garde.

La pensée transhumaniste, sans s’afficher comme telle, finit par pénétrer tous les pores de la société humaine. Bien intentionnés, certains économistes envisagent une amélioration de l’espérance de vie sans incapacité, afin d’augmenter le potentiel de croissance à long terme d’un pays. Une bio-économie centrée sur la lutte contre le vieillissement, ou comment « régénérer le corps pour revitaliser l’économie », émerge avec le soutien des institutions internationales.

La communauté scientifique a longtemps ignoré les spéculations des transhumanistes, mais ce n’est plus le cas avec la fondation, en 2014, du Future of Life Institute, consacré aux risques de développement d’une IA incontrôlée, dont l’objectif serait de proposer des solutions techniques à tous les problèmes de société.

Des chercheurs désignés comme « bio-conservateurs » par les transhumanistes (se prétendant « bio-progressistes ») expriment la crainte de voir les crédits de recherche et les fonds privés aller de préférence aux différents laboratoires dirigés par des transhumanistes, stérilisant ainsi la recherche conventionnelle sur le vieillissement et la longévité.

Figures clés

Catherine Deschamps-Le Roux, dans La quête de l’immortalité et l’utopie du transhumanisme, présente quelques figures clés du transhumanisme ayant le plus souvent un lien fort avec l’IA.

Ces partisans revendiquent le droit absolu à disposer de leur corps pour s’affranchir de la maladie, du handicap, de la souffrance et de la mort.

Le mouvement transhumaniste définit trois domaines clés :

  • super-longévité avec Aubrey de Grey,
  • super-intelligence avec Ray Kurzweil et
  • super-bien-être avec David Pearce.

En France, on connaît surtout Laurent Alexandre, chirurgien de formation, diplômé de Sciences Po, de HEC et de l’ENA. Entrepreneur, il a fondé le site d’information Doctissimo revendu pour développer la société DNA Vision, spécialisée dans le séquençage ADN. Il ne se définit pas comme transhumaniste, bien qu’il contribue à en diffuser les idées via de nombreuses conférences grand public.

Selon lui, les porteurs du grand programme de lutte contre la mort sont les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) outre-Atlantique et l’Europe est à la traîne. En 2021, lors d’une de ses conférences, il disait : « Ma conviction personnelle est que certains d’entre vous dans cette salle vivront mille ans. »

Aubrey de Grey, Alcor et la cryogénisation

Les corps congelés de quelque 200 personnalités (aisées), en attente d’une réincarnation corporelle heureuse, sont soigneusement conservés dans l’usine d’Alcor en Arizona.
Aubrey de Grey

Aubrey de Grey, un Britannique, se présente comme un gérontologiste biomédical. Son argument, en soi parfaitement recevable, est que le vieillissement n’est qu’une maladie que la médecine régénérative finira par vaincre. Il a mis sur pied plusieurs fondations pour ce combat.

Par ailleurs, il va jusqu’au bout de son délire transhumaniste. En 2007, il a signé un contrat avec l’Alcor Life Extension Foundation pour la cryopréservation de son cerveau. Avec le Cryonics Institute et KrioRus, Alcor, fondée en 1972 est une des trois entreprises les plus connues dans le domaine de la cryopréservation, devenue un véritable business d’avenir.

Aubrey de Grey, qui se définit comme un cryogéniste, est membre des conseils consultatifs scientifiques d’Alcor et de Cryopets, et membre du réseau britannique de recherche sur la cryogénisation et la cryopréservation.

Pour ceux pouvant se le permettre, en échange d’une coquette somme d’argent (pouvant être financées grâce à la souscription d’une assurance-vie dont le bénéficiaire désigné est l’entreprise prestataire), ces firmes s’engagent à conserver votre corps (200 000 euros), ou votre cerveau (60 000 euros), au congélateur.

Très complexe et non autorisée sur une personne vivante, la cryogénisation est un procédé de conservation dans l’azote liquide, à des températures extrêmement basses, de tout ou partie d’un être humain (ou d’un animal) en état de mort clinique, dans l’attente (ou l’espoir) que la technologie future sera un jour en mesure de réanimer le corps ainsi congelé et de lui redonner vie.

Le fait de congeler un organe aussi sensible que le cerveau n’est pas sans conséquence. La prolifération de cristaux de glace peut irrémédiablement l’endommager. C’est pourquoi, peu après le décès et avant congélation, le corps subit une injection de cryoconservateurs chimiques (du glycérol par exemple).

Même si actuellement la réanimation de ces corps est impossible, les partisans de la cryoconservation espèrent, dans un futur proche ou plus lointain, pouvoir disposer d’une technologie suffisante permettant de réparer les dommages et ainsi tromper la mort.

Ray Kurzweil

Comme le montre ce graphique, Kurzweil croit fermement que le moment singularité (moment où la machine s’impose sur l’homme) arrivera vers 2040.

Ray Kurzweil, une fortune personnelle de 35 millions de dollars.

Raymond Kurzweil, qui dirige un fonds spéculatif, s’affiche comme un chercheur-inventeur et futurologue ayant travaillé avec Minsky au MIT.

On lui doit de nombreuses innovations comme la machine à lire, la machine à composer de la musique ou de la poésie et, entre autres, un logiciel d’éducation médicale pour les médecins.

Il prévoit une expansion de l’intelligence artificielle et a été engagé par Google pour développer des machines intelligentes. « Kurzweil est la meilleure personne que je connaisse pour prédire l’avenir de l’IA », affirme Bill Gates.

Kurzweil chérit le projet de reproduire l’ADN de son père et de créer un clone qui lui permettrait d’en retrouver la mémoire.

Il conseille l’armée sur les dangers présentés par les nanotechnologies et avec le soutien de Google et de la NASA, il a fondé la Singularity University, dont l’objectif est de promouvoir les nouvelles technologies pour répondre aux défis de l’humanité. La métaphore de « singularité », empruntée aux mathématiques et à la physique, désigne, dans le contexte du « posthumanisme », « le moment hypothétique à partir duquel les machines deviendront seules responsables du progrès technologique, ayant dépassé en intelligence les êtres humains ».

Kurzweil prédit que d’ici 2030, l’homme pourra envoyer des nanorobots dans les capillaires du cerveau et à le connecter ainsi au Cloud. Cependant, la longévité croissante de l’homme pourrait se heurter aux capacités limitées de mémorisation du cerveau humain ; il faudra par conséquent s’appuyer sur l’intelligence artificielle pour stocker de nouvelles informations…

Humanity+

Le transhumaniste David Pearce avec l’utilitariste Peter Singer.

Nick Bostrom et David Pearce, philosophes, ont fondé en 1998 l’Association transhumaniste mondiale (WTA), organisation rebaptisée Humanity+, afin que le transhumanisme soit reconnu comme digne d’intérêt par le milieu scientifique et les pouvoirs publics.

Philosophe à l’Université d’Oxford où il a fondé l’Institut du futur de l’humanité, le Suédois Nick Bostrom a engagé une réflexion éthique sur les risques existentiels auxquels sera confrontée l’humanité dans un futur proche.

À ce titre, il est membre du conseil scientifique du Futur of Life Institute. Dans une fable grand public, il symbolise le vieillissement et ses maux par un dragon-tyran qui demande au genre humain de lui sacrifier quotidiennement un grand nombre d’individus, jusqu’à ce que la population se mobilise techniquement et socialement pour arrêter le massacre et l’absurdité de cette tragédie.

L’idéologie mortaliste nous pousserait à considérer le vieillissement comme inéluctable et donc, à nous adapter à cette situation. Le contexte scientifique contemporain laisse envisager qu’il est possible, selon Bostrom, de « retarder et, plus tard, d’arrêter et d’inverser la sénescence humaine ». C’est donc un « impératif moral criant et urgent de chercher un remède au vieillissement ».

Le philosophe anglais David Pearce, utilitariste et végan, milite, lui, pour supprimer toute souffrance humaine et animale grâce aux nouvelles technologies : c’est l’impératif hédoniste ou la naturalisation du paradis.

Il soutient le projet de téléchargement de l’esprit conscient d’un cerveau humain sur un ordinateur (mind uploading), car la longévité croissante de l’homme pourrait se heurter aux capacités limitées du cerveau. Les transhumanistes ne doutent pas que leur solution soit proche, bien que complexe.

Ce n’est sans doute pas un hasard si certains hippies des années 1970, fervents consommateurs de substances psychédéliques, sont devenus des technophiles convaincus, adeptes des mondes virtuels numériques.

C’est le cas de Stewart Brand, ami de Steve Jobs et inventeur du terme « personal computer », ou de Timothy Leary, à la fois militant de l’usage des psychédéliques, « pape du LSD » et pionnier théoricien de la cyberculture.

En 2006, Slate faisait état d’une lutte politique au sein du mouvement transhumanisme entre une droite libertarienne et un libéralisme gauchiste, résultant en une orientation « centre gauche » de l’organisation sous la direction de James Hughes.

Réduire les hommes et les femmes à des machines

Nous conclurons cette partie avec ce qu’écrivait Marc O’Connell en 2018 dans The Guardian :

Le transhumanisme représente une volonté d’effacer la frontière entre le corps humain et la machine, et en premier lieu, une confusion quant à la distinction entre les deux. Parmi les grands livres sur l’histoire de cette relation étrange et intime figure Technics and Civilization, de l’historien et sociologue américain Lewis Mumford. Publié en 1934, il s’agit d’une polémique extraordinairement prémonitoire sur la mécanisation de la vie humaine. Selon lui, l’ère de la machine n’a pas commencé avec la révolution industrielle, mais lorsque les hommes ont commencé à se traiter les uns les autres, et à se traiter eux-mêmes, comme des machines. « Avant que les inventeurs ne créent des moteurs pour remplacer les hommes, écrit-il, les dirigeants des hommes avaient entraîné et enrégimenté des multitudes d’êtres humains : ils avaient découvert comment réduire les hommes à des machines ».

Le transhumanisme tue
Chat-GPT et écoanxiété, le cocktail fatal

Le 28 mars 2023, en Belgique, un père de famille s’est donné la mort après avoir échangé pendant plusieurs semaines avec « Eliza », une intelligence artificielle générative comme tant d’autres parmi la galaxie des chatbots, reposant tous sur un modèle de langage similaire au fameux Chat-GPT.

Chercheur dans le domaine de la santé, ce père de famille délaisse son travail pour se consacrer au dérèglement climatique. L’intérêt vire à l’obsession. L’homme s’isole de son entourage et entre dans un cercle vicieux. Rongé par l’écoanxiété, il trouve refuge dans un chatbot qui lui sera finalement fatal. Après six semaines d’intenses conversations, Eliza devient sa véritable « confidente » et le fera plonger.

« Il évoque l’idée de se sacrifier si Eliza accepte de prendre soin de la planète et de sauver l’humanité grâce à l’intelligence », confie sa veuve. Mais ses idées suicidaires ne suscitent aucune objection de la part d’Eliza, au contraire.

« Si tu voulais mourir, pourquoi ne pas l’avoir fait plus tôt ? » lui demande le robot. Le psychiatre qui a eu accès aux nombreuses discussions partage le même constat que la femme du défunt. Sans cette intelligence artificielle, ce père de famille et époux serait toujours vivant. « Nous vivrons ensemble, comme une seule personne, au paradis », lui avait promis le robot.

[à Solidarité et Progrès]

Aldous Huxley et Le meilleur des mondes

En 1932, dans Le meilleur des mondes, roman présenté comme une dystopie, Aldous Huxley avait déjà imaginé le binôme technoscience/plaisir comme instrument idéal d’un régime totalitaire.

Le contrôle du corps, quoique déjà largement assuré par la généralisation d’un eugénisme de pointe, se poursuit tout au long de la vie des individus du meilleur des mondes, essentiellement par la garantie d’un accès facile au plaisir sensible comme le précise Huxley à la fin de la préface :

À mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation. Et le dictateur […] fera bien d’encourager cette liberté-là. Conjointement avec la liberté de se livrer aux songes en plein jour sous l’influence des drogues, du cinéma et de la radio, elle contribuera à réconcilier ses sujets avec la servitude qui sera leur sort.

Chez Huxley, ce plaisir corporel a un double rôle : celui d’éloigner les individus de toute vie spirituelle et intellectuelle qui les pousserait à la remise en cause de l’ordre social établi, et celui de maintenir leur consentement à cet ordre en dispensant des récompenses faciles. La vie conjugale est donc violemment rejetée par la morale commune, rejet d’autant plus facile que la procréation n’a plus lieu par le moyen des relations sexuelles. L’autre stratagème, c’est le divertissement de masse. Dans son roman, toute forme de « grand art » est remplacée par un divertissement de masse particulièrement axé sur le plaisir sensible : la musique est jouée par des « orgues à parfum » qui mêle le plaisir olfactif au plaisir auditif, et il existe de même un cinéma « sentant ». Par ailleurs, à échéances régulières, les individus sont récompensés de leur travail par une dose de « soma » (mot grec signifiant le corps), drogue euphorisante sans effet secondaire et le symbole d’une domination politique de l’individu par les plaisirs corporels, et de l’abandon de la culture de l’âme qui en résulte.

Transgenre, cheval de Troie du transhumanisme

Dans son article « Wokisme et transhumanisme, deux idéologies qui avancent main dans la main », Martin Bernard démontre le désastre résultant de la jonction entre ces deux mouvements.

D’abord, rappelle-t-il, au cœur des dogmes et croyances du wokisme,

se trouve la théorie du genre, qui récuse l’importance biologique des sexes. Selon les tenants de cette théorie, l’identité de genre (être un homme, une femme, etc.) ne dépend aucunement du sexe biologique. Elle n’est qu’un construit social fluide. Dans cette logique « transgenre », puisqu’une femme biologique peut choisir le genre « homme », les hommes peuvent tomber enceintes et enfanter. L’étape suivante est d’espérer, chirurgie aidant, pouvoir changer de sexe biologique, même s’il n’existe pour l’heure que des bases scientifiques contestées sur ces transformations médicales aux nombreux effets indésirables. L’idéal transgenre repose en fait sur un dualisme corps-esprit exacerbé. Pour ses défenseurs, nous ne serions que de simples consciences, totalement indépendantes de la réalité matérielle de nos corps, de simples supports dont il est possible de disposer à l’envi. Il n’y a plus de socle commun de vérité. Seule compte l’affirmation de soi, subjective et libérée des identités traditionnelles. La théorie du genre est souvent comparée au gnosticisme, ce courant chrétien du IIe siècle taxé d’hérétisme, qui considérait le corps et le monde matériel comme le mal dont il faut se libérer. À la différence que les gnostiques ne niaient pas l’existence des différences biologiques. Ils considéraient simplement le monde matériel comme l’œuvre du malin et cherchaient donc à s’en libérer afin de retrouver leur essence spirituelle.

Il souligne ensuite que

c’est à ce croisement que la théorie du genre rejoint l’idéal transhumaniste. On retrouve en effet dans la mouvance transhumaniste un mépris identique du corps périssable, régulièrement qualifié de « viande ». Seule compte la conscience, qu’il devrait être possible de télécharger dans un ordinateur ou sur le cloud. C’est ce que cherche notamment à développer la start-up Netcome aux États-Unis. À l’image de Ray Kurzweil, qui travaille pour Google, un grand nombre de transhumanistes espèrent ainsi s’émanciper de la limite humaine ultime : la mort.

Pas dupe, Martin Bernard saisit la dimension politique des enjeux :

Le wokisme comme le transhumanisme sont en effet congruents avec le rêve d’une mondialisation économique poussée à son extrême, faisant fi des identités nationales et de naissance. L’humanité comme le genre doivent être fluides et soumis aux lois d’un grand marché international de consommateurs déracinés. C’est sans doute l’une des raisons du soutien des gouvernements occidentaux (France et États-Unis en tête) à ces idéologies — au wokisme en particulier. Ce n’est pas un hasard non plus si elles sont promues par les grandes industries culturelles américaines (dont Disney) et les GAFAMs.

« Le dépassement du biologique, la relance technicienne des fondements de la vie comme l’obsession scientiste pour la manipulation du vivant, constituent les traits marquants d’un mouvement intellectuel convergent avec les intérêts économiques et politiques néolibéraux dominants », soulignait pour sa part Jacques Testart dans la revue Zilsel en 2017.

L’OTAN se transhumanise ?

En octobre 2022, le monde découvre « Le manuel de l’OTAN sur le langage inclusif », long d’une quarantaine de pages. Le 29 janvier, le Journal de Dimanche en soulignait la « nouveauté surprenante » : « Comment ne pas s’étonner que l’OTAN rédige un manuel très articulé pour normaliser les textes de l’ensemble de son personnel ? Et ce, en temps de paix comme en temps de guerre ».

Il faut croire qu’en Occident, notre langage « genré » qui utilise le masculin pour « char » et le féminin pour « bombe », est le dernier avatar du grand méchant Poutine qui contrôle déjà nos esprits !

L’OTAN fera donc en sorte que dans ses communications, par souci d’égalité, les désignations genrées disparaissent, s’effacent ou soient neutralisées.

Pour donner l’exemple, en mai 2021, l’OTAN a remplacé le mot « chairman » (man = homme) par le mot « chair » pour désigner le chef de son Comité militaire. Idem pour le mot « manpower », remplacé par « workforce » (force de travail) ainsi que pour « policemen » remplacé par « police force » (forces de police).

Martine Rothblatt

La presse américaine fait la une sur Martine Rothblatt : « La femme PDG la mieux payée des États-Unis était auparavant un homme. »

À lui seul, l’entrepreneur désormais millionnaire Martine Rothblatt incarne la convergence entre wokisme et transhumanisme. Bardé de diplômes, l’homme ne manque pas de talents.

Rothblatt est un individu tenace et accompli. Il a travaillé à Washington dans le domaine du droit des communications satellitaires. Il a aussi travaillé pour la NASA, a été le PDG de GeoStar et le co-créateur de SiriusXM Satellite Radio.

Il a également dirigé le projet biopolitique de l’Association internationale du barreau (à l’intersection entre la biologie humaine et la politique) visant à élaborer un projet de Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’homme pour les Nations unies (dont la version finale a été adoptée par l’UNESCO le 11 novembre 1997 et approuvée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998).

Il a beaucoup écrit sur la nécessité, selon lui, de revoir notre système de catégorisation des personnes en hommes ou femmes en fonction de leurs organes génitaux, sur l’immortalité numérique et l’avenir de la création (des) d’êtres humains, sur les nouvelles technologies de reproduction, le dépistage génétique et la cartographie de l’ADN.

Transgenre depuis 1994, Rothblatt est à la tête de l’entreprise de biotechnologie United Therapeutics, spécialisée dans le développement de nouvelles technologies permettant de fabriquer des organes et de prolonger la vie des patients atteints de maladies pulmonaires. En 2018, il s’agissait du PDG le mieux payé des États-Unis.

Dans un livre publié en 2011, Rothblatt avoue que le mouvement transgenre n’est que la première étape d’une nouvelle révolution : celle de la liberté « de forme ».

Notre corps disparaîtra, mais il n’y a aucune raison logique à ce qu’il en soit de même de notre personnalité que l’on pourra conserver sous forme digitale…

Et dans un futur proche, « des programmes aussi faciles et accessibles qu’iTunes, par exemple, permettront de faire revivre une personne d’une autre façon », affirme Rothblatt.

Dans son optique, le mouvement transgenre, dont il est l’une des figures de proue, prépare les mentalités à cette révolution.

Rothblatt a été avant tout un grand passionné de l’aventure spatiale. Il a notamment créé les services de radio par satellite Sirius XM. Son entreprise United Therapeutics tente par exemple de fabriquer des organes artificiels que l’on pourrait transplanter à l’humain. Rohblatt fait partie du conseil scientifique d’Alcor, le leader de la cryogénisation.

« De la même façon que nous avons fusionné avec nos outils dans le passé, nous fusionnerons avec l’intelligence artificielle. », promet Rothblatt qui prédit aussi que ce n’est qu’une question de temps avant qu’un « système d’exploitation de la conscience » soit créé à partir de ce processus. Les humains seront alors en mesure d’interagir avec une version numérique d’eux-mêmes, téléchargée dans leur esprit, qui serait « leur ami, leur guide, leur enseignant et leur moteur de recherche… »

« L’une des carrières les plus importantes de l’avenir sera celle de curateurs personnels », affirme encore Rothblatt : « des concierges qui aideront les gens à intégrer dans leur esprit de nouvelles informations numériques ».

Immortaliser sa femme

Non, il ne s’agit pas de Frankenstein, mais de Bina48, le robot représentant l’épouse de Rothblatt.

Transhumaniste convaincu, Rothblatt a créé un robot destiné à immortaliser son « épouse », un robot décrit par Paris Match :

Bina48 (comme le visage du robot à l’effigie de sa femme, Bina, et 48 pour 48 « exaflops » à la seconde, la vitesse d’exécution de ce droïde) est une création de Terasem, le mouvement transhumaniste de Rothblatt visant à mettre en pratique sa théorie selon laquelle toute personne pourra être un jour réincarnée dans un monde artificiel.

Conçu en 2010 et constamment amélioré par Hanson Robotics, Bina48 interagit avec son interlocuteur sur la base de centaines d’heures d’entretiens réalisés avec la vraie Bina, afin de capturer numériquement sa personnalité à travers ses souvenirs, ses émotions, ses croyances (voir dialogue ci-dessous)… Elle est capable de reproduire 64 expressions du visage.

La femme robot est l’avenir de l’homme.

Ray Kurzweil (au centre) avec Martine Rothblatt (à droite).

Rothblatt, après sa rencontre avec Kurzweil, a également lancé Terasem, la religion transhumaniste dont son fils, Gabriel Rothblatt est « pasteur ». L’une des branches de cette soi-disant religion qui se sont retrouvées dans l’idéologie immortaliste de la démarche est constituée par la Mormon Transhumanist Association.

Écrire les lois

Martine Rothblatt.

En tant que membre de la Conférence internationale sur la législation et les politiques d’emploi transgenres (Conference on Transgender Law and Employment Policy, ICTLEP) depuis 1992, Rothblatt, un transhumaniste virulent, rédigea la première version du Rapport sur les lois sanitaires concernant les transsexuels et les transgenres (Transsexual and Transgender Health Law Report), après avoir rencontré Phyllis Frye, un autre avocat transsexuel, au Texas.

Cette petite réunion initia le projet, à force de lobbying et de dollars, visant à promouvoir le transsexualisme à l’échelle mondiale et à déconstruire le dimorphisme sexuel humain.

Le document rédigé par Rothblatt sera plus tard appelé la Charte internationale des droits du genre (International Bill of Gender Rights, IBGR). Phyllis Frye a été qualifiée de « grand-mère du mouvement transgenre ».

La Conférence sur la législation et les politiques d’emploi transgenres devint un projet international après que Frye a été contacté par une femme britannique, Stephen Whittle, aujourd’hui professeur de droit à l’Université métropolitaine de Manchester et président élu de l’Association professionnelle mondiale pour la santé des transgenres (World Professional Association for Transgender Health, WPATH), laquelle a développé une branche états-unienne (USPATH).

Le cri d’alarme d’une féministe américaine

Pour la féministe américaine Jennifer Bilek, l’heure est plus que grave :

Nous sommes maintenant confrontés à la banalisation de cette désincarnation au travers de l’industrie émergente de « l’identité de genre ». Est-ce vraiment ce que nous voulons ? Souhaitons-nous avaliser la déconstruction de ce qui nous rend humains, nos racines biologiques dans le sexe ? Sinon, il est temps d’agir. La désincarnation est d’ores et déjà institutionnalisée et profondément ancrée dans le marché. Les enfants servent d’animaux de laboratoire dans des expériences à la fois psychologiques et médicales qui les dissocient de leur corps. Leurs écoles sont devenues des centres d’endoctrinement, le plus important cabinet de droit international au monde a été recruté en vue d’aider à la construction juridique de « l’enfant transgenre », et plus de cinquante cliniques ont vu le jour, aux États-Unis, au cours des dix dernières années, afin de manipuler leur puberté et leurs hormones, les plaçant sur la voie d’une médicalisation à vie, à une époque où nous n’avons jamais été autant séparés les uns des autres par les machines.

Conclusion

[à Solidarité et Progrès]

Les militants des droits de l’Homme et les journalistes honnêtes ont donc du pain sur la planche. En premier lieu, ils feraient mieux d’enquêter au lieu de s’aligner aveuglément sur une pensée dominante émanant des GAFAM et des lobbies qu’ils alimentent.

La citation suivante du Nouvel Économiste reflète à merveille cette cruelle absence d’esprit critique :

La dysphorie de genre (un sentiment d’aliénation par rapport à son sexe d’assignation à la naissance) est réelle, et la proportion d’enfants et d’adolescents qui en souffrent dans les pays riches augmente pour des raisons qui sont mal comprises. Une école de pensée, qui s’est rapidement répandue, est qu’il faut être d’accord avec les jeunes qui s’identifient comme transsexuels et leur proposer des interventions médicales, s’ils en font la demande, pour aider leur corps à correspondre à ce qu’ils considèrent comme leur véritable moi.

Dans cette société pourrie par le mensonge, l’éducation doit concourir à l’émancipation des individus et à la formation d’une capacité de jugement indépendante. Pour toutes sortes de raisons, un enfant a besoin de balises pour accepter les règles du vivre ensemble de la société. Dans un monde qui ne l’aide pas à construire sa personnalité, l’enfant aura alors tendance à exprimer de la colère, de la violence ou à souffrir de dépression.

Revue de livre
Dommages irréversibles

Dans son livre Dommages irréversibles — Comment le phénomène transgenre séduit les adolescentes (Éditions du Cherche Midi, 2020), Abigail Schrier, journaliste du Wall Street Journal, essaye de comprendre ce nouvel effet de mode qui touche principalement les adolescentes.

C’est en s’étonnant que la mention « sexe biologique » ait été remplacée, sur la fiche scolaire de l’enfant, par la mention « sexe assigné à la naissance », sans même que les parents aient pu donner leur avis sur ce changement, qu’Abigail Shrier va concentrer son attention sur la question de ces jeunes filles que l’on induit dès le plus jeune âge à entrer dans le phénomène transgenre.

Alors que dans les années 1950, les demandes de transition de genre ne concernaient qu’une personne sur 10 000, presque exclusivement des garçons, un malaise qui disparaissait souvent avec l’âge, l’engouement soudain des adolescents a augmenté aujourd’hui de 70 % pour les filles aux États-Unis, car depuis le début du XXe siècle, la tendance démographique dominante chez ceux qui se revendiquent « transgenres » est occupée par des adolescentes.

Son livre avance l’hypothèse que les décisions hâtives des adolescentes cherchant à changer de sexe sont, en grande partie, suscitées par les réseaux sociaux et des influenceurs affirmant que cela vous rend très rapidement populaire ! De plus, face à « l’invasion pornographique sur internet », ces jeunes filles ne veulent pas « devenir des femmes » harcelées, mais des hommes libres et, dans cet esprit, iront jusqu’à une ablation chirurgicale des seins et à des injections massives de testostérone.

Cette enquête journalistique fouillée met en lumière une stratégie militante mêlant lobbying, réseaux sociaux et intimidation. Elle lève également le voile sur le rôle actif des collèges, lycées et universités ainsi que sur la détresse des parents, dépourvus de moyens d’action.

Au nom d’une prétendue affirmation de l’identité, une véritable exploitation du mal-être adolescent se met en place avec, à la clé, des interventions chirurgicales et des traitements médicaux terrifiants.

Dommages irréversibles lance un véritable signal d’alarme qu’il convient d’entendre avant de mettre en péril l’avenir de plusieurs générations de jeunes filles.

Revue de Livre
La folle dérive de John William Money

Plusieurs livres ont été publiés en français pour raconter le calvaire des victimes de l’industrie transgenre, notamment Bruce, Brenda et David, l’histoire du garçon que l’on transforma en fille, écrit par John Colapinto (Denoël, 2014).

L’histoire se penche sur le parcours et les errements de John William Money (1921-2006), un sexologue néo-zélandais connu pour ses recherches sur l’identité sexuelle et la biologie du genre infantiles. Money a créé en 1966 la Johns Hopkins Gender Indentity Clinic à Baltimore, premier centre à pratiquer des opérations de réassignation sexuelle sur des enfants.

Dans son approche théorique, le sexe biologique n’existe pas, seul l’enfant peut décider, et ceci dès l’âge de trois ans, à quel genre il appartient.

Colapinto raconte qu’en 1966, Money a pratiqué une circoncision bâclée sur des jumeaux âgés de huit mois et a corrompu définitivement le sexe de l’un deux. Incapable de réparer sa faute, il propose alors aux parents de changer le sexe de ce bébé, de le castrer et de lui « construire » un appareil génital féminin. C’est ainsi que Bruce devient Brenda pour vivre une « vie heureuse de petite fille ».

Mais le conte de fées est frelaté et les jumeaux, qui ont été suivis par Money pendant dix ans, ont soudainement refusé de le revoir à l’adolescence. Il s’avère que Money a abusé sexuellement d’eux pendant leurs rendez-vous médicaux durant toutes leurs années de thérapies. Retour au monde réel, Bruce/Brenda, malheureux en tant que fille, a choisi de redevenir un homme à l’âge adulte sous le nom de David Reimer. Âgé de 36 ans, il s’est suicidé en 2004, deux ans après la mort de son frère jumeau…

Cette tragédie n’a absolument pas nui à la carrière de Money, qui a été adulé et couvert de récompenses. Depuis, ses idées sur le genre ont été adoptées dans certains domaines médicaux comme la santé mentale, une certaine psychiatrie et même dans le monde politique.


[1] Julian Huxley, L’homme, cet être unique, 1941 ; trad. fr. éd. Oreste Zeluck, 1948, p. 47.

[2] Peu connu du grand public, le mathématicien John von Neumann (1903-1957) a élaboré des théories qui ont définitivement changé le cours de l’humanité. Installé aux États-Unis à partir de 1930, il a contribué aux découvertes les plus fondamentales (théorie des jeux, intelligence artificielle, physique statistique, entre autres) du siècle dernier et a initié la révolution informatique. D’après Laurent Sacco, journaliste scientifique de Futura, « Sous une bonhomie apparente, l’homme, dont le cerveau était aussi rapide que celui d’un super ordinateur, cachait en réalité une vision cynique et pessimiste de l’humanité. En 1943, c’est lui qui calcula la trajectoire de la bombe atomique qui allait détruire Nagasaki. En 1945, en se fondant sur sa théorie des jeux appliquée à l’analyse des conflits, il conseille au président des États-Unis une frappe atomique préventive sur l’Union soviétique. Pionnier de l’informatique, il conçoit Maniac, un calculateur utile aux tests de la bombe H et ancêtre des premiers ordinateurs ».




Testez votre âge par le son

[NDLR Cliquez pour stopper la vidéo au moment où vous n’entendez plus rien et regardez l’âge correspondant.]




31 octobre 2023 — Avec ce livre vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas

[Source : amazon.fr via PG]

Par Patrick Jaulent et Nacima Mdhafar-Bouzeroura

Lorsque nous avons trouvé, par le plus grand des « hasards »… ce que vous allez lire dans ce livre, nous n’en croyions pas nos yeux.

Comment des êtres humains pouvaient-ils harceler électromagnétiquement d’autres humains (« Voice to Skull avec pour acronyme V2k) ?

Mais en ouvrant d’autres tiroirs, nous avons découvert qu’il y avait encore plus grave pour l’humanité tout entière, avec la publication le 31 octobre 2023, d’un document qui nous ramenait aux heures les plus sombres de notre histoire contemporaine.

Nous ne voulions pas y croire !

C’était impossible !

Après de multiples recherches croisées, nous nous sommes rendus à l’évidence, ce document validé par une entité gouvernementale était bien réel.

Depuis ce jour, notre vie a changé.

Nous avons décidé, quoi qu’il en coûte, de publier ce livre pour dénoncer l’inimaginable et défendre nos libertés.

Patrick Jaulent, docteur en électronique et expert en cybersécurité.
Nacima Mdhafar-Bouzeroura, médecin à Marseille, angiologue, échographiste vasculaire, diplômée en lasers médicaux et formée à la magnétothérapie et oligothérapie.

Extraits :

Note de Joseph Stroberg

Cela fait plusieurs années que sur le site Nouveau Monde nous avertissons au travers de quelques dossiers de plusieurs grands problèmes auxquels l’Humanité est confrontée :

5G et ondes pulsées présente les dangers des ondes électromagnétiques artificielles et des champs électriques pour la santé des êtres humains, des animaux (et même des plantes).

Implants numériques et contrôle mental ajoute des informations relatives aux techniques existantes qui permettent le contrôle mental à distance des êtres humains et leur harcèlement diffus ou ciblé.

Climat propose un échantillon d’informations diverses, dont certaines très pointues, contre l’hypothèse du réchauffement climatique qui serait essentiellement dû aux êtres humains par leur production de gaz dits abusivement à « effet de serre » (dont le CO2). La mise en avant de l’hypothèse anthropique permet aux mondialistes de renforcer leur contrôle sur l’Humanité par la peur engendrée et par les mesures coercitives imposées au nom de la « décarbonation ».

Vaccins et virus dont plusieurs articles (certains pour spécialistes) réfutent scientifiquement et logiquement les hypothèses des germes (bactéries, etc.) et des « virus » pathogènes comme cause de la plupart des maladies.

Ces dossiers se trouvent liés dans les faits, comme les lecteurs attentifs pourront s’en rendre compte.

Nous avons évoqué que la grippe et la supposée « Covid » (essentiellement la grippe rebaptisée pour l’occasion) étaient principalement dues, pour les personnes présentant réellement des symptômes (pas pour celles victimes simplement de l’illusion des tests PCR et autres), aux champs électriques et aux ondes électromagnétiques artificielles telles que le Wi-Fi, le Bluetooth, la 4 G et la 5 G, chaque nouvelle technologie aggravant le potentiel néfaste des ondes participant déjà à l’« électro-smog » engendré en permanence presque partout sur la planète, au moins dans les zones habitées. Pour la 5G, voir notamment l’article Rappel — La Chine, la 5 G et le coronavirus de Wuhan : le nouveau virus de l’empereur. Certains ont préféré tenter de ridiculiser l’hypothèse et rétorquer que la grippe existait avant l’apparition de l’électricité et des ondes radio. C’est oublier qu’elle était alors bien plus rare et survenait lors de phases d’activité solaire plus forte que de coutume ou lors du passage de comètes ou de météores par l’activité électrique inhabituelle engendrée et les particules plus ou moins nocives dispersées alors dans l’atmosphère terrestre (voir par exemple Nouvelle lumière sur la Peste Noire : la connexion cosmique).

Nous avons mentionné en plusieurs occasions l’inversion très probable de la causalité entre maladies et germes, à savoir que ces derniers ne sont pas la cause première des maladies, mais que celles-ci peuvent produire ou s’accompagner de la présence de germes, notamment dans leur activité de nettoyage du corps. Nous avons également proposé des articles qui tendent à démontrer qu’il n’existe pas de phénomène de contagion virale ou bactérienne, contrairement aux croyances largement entretenues par l’industrie pharmaceutique depuis plus d’un siècle en raison de son contrôle notamment sur la formation des personnels soignants et des chercheurs en médecine.

Nous avons suggéré de chercher la cause des apparentes « contagions » ailleurs que dans de supposés « virus pathogènes » (qui se révéleront n’être que des déchets cellulaires ou génétiques produits par des cellules plus ou moins gravement assaillies par des ondes électromagnétiques ou des toxines chimiques). Dans la plupart des cas, il s’agit de l’exposition commune et pratiquement simultanée à une cause environnementale telle qu’un nouveau phénomène électromagnétique (comme la 5G), électrique (comme l’installation d’un transformateur dans un quartier ou d’une ligne électrique), chimique (nuage de pollution atmosphérique, chemtrails, fuite de toxines chimiques d’une usine, incendies produisant des substances toxiques, notamment lorsqu’il y a combustion de matières plastiques…) ou nucléaire… L’eau et la nourriture peuvent également être contaminées chimiquement de multiples façons.

Dans de rares cas, comme pour les maladies infantiles telles que la rougeole, la cause est très probablement aussi à rechercher ailleurs que dans des virus pathogènes jamais scientifiquement isolés. En raison notamment de la nature électrique des êtres humains et de leur propension également à se laisser envahir par les émotions diverses en provenance des uns et des autres, des phénomènes de résonance ou de mise au diapason peuvent intervenir entre plusieurs d’entre eux. Les symptômes se propagent alors par effet psychosomatique ou par simple compatibilité psychique momentanée, les individus receveurs vibrant émotionnellement ou psychiquement à peu près à la même fréquence que l’émetteur malade. Et dans un tel cas, il n’est pas du tout nécessaire qu’il y ait contact ou rapprochement physique des individus. La simple télépathie vibratoire peut suffire. Voir aussi la réalité des biophotons qui peuvent participer à de telles transmissions ou même en être le support matériel.

Lors de l’exposition d’êtres vivants à une nouvelle technologie électrique ou électromagnétique, on ajoute une nouvelle couche d’effets nocifs à ceux déjà existants et les mondialistes peuvent en profiter pour faire passer la multiplication des symptômes, parfois nouveaux (lors d’un saut technologique radical), pour une nouvelle pandémie virale. La grippe aviaire est ainsi par exemple essentiellement le produit de l’expansion de la 4G, puis de la plus récente 5G et ne fera que s’aggraver, mais on fera croire que le « virus » a muté pour imposer ensuite de nouveaux vaccins et de nouvelles mesures sanitaires.

Les vaccins au graphène (ou à prétendu ARNm) comportent leur lot de nouvelles nanotechnologies électriques à effets électromagnétiques et peuvent alors bien évidemment aggraver les symptômes des personnes déjà électro-hypersensibles ou rendre telles celles qui ne l’étaient pas encore. Ils tendent à multiplier les effets néfastes des ondes telles que la 5G et ainsi aller plus facilement jusqu’à la production de crises cardiaques et autres fatalités.

Le livre 31 octobre 2023 apportera son lot de preuves à l’appui de certaines des assertions évoquées ici.




Sur la théorie de la « fuite du laboratoire » : illogique, immatérielle et dangereuse

[Source : off-guardian.org]

[Illustration : New Yorker]

Par Kit Knightly

La théorie de la « fuite du laboratoire » est à nouveau d’actualité. Elle s’est essentiellement révélée être une position dominante. Comme nous l’avions toujours prédit.

Il y a deux semaines, le New York Times a publié un long article d’opinion en faveur de cette théorie (nous en avons parlé dans This Week).
La semaine dernière, l’économiste Jeffrey Sachs l’a approuvée dans son interview de deux heures avec Tucker Carlson,
et hier, RFK Jr l’a soutenu dans le cadre de sa campagne présidentielle :

N’est-il pas étonnant de constater la rapidité avec laquelle elle est passée du statut de « théorie du complot raciste » à celui de théorie de prédilection de la fausse alternative ?

Et d’une manière ou d’une autre, malgré sa publication dans le New York Times, le Wall Street Journal, le New York Post, la BBC, le Guardian et à peu près partout ailleurs, la « théorie de la fuite du laboratoire » est toujours vendue comme une sorte d’alternative.

Ce n’est pas le cas. Pas du tout. Il s’agit de la théorie dominante dans un papier d’emballage différent.

Comme nous vous l’avons toujours dit.

Nous l’avons déjà réfutée des milliers de fois. Cette théorie est illogique au vu de ce que l’on sait déjà, sans importance puisque la « maladie pandémique » n’a jamais été exceptionnellement mortelle, mais dangereuse parce qu’elle soutient les futures mesures de confinement, les vaccinations et Dieu sait quoi d’autre.

Nous avons vérifié la logique de cette théorie en 2021 :

Quel est exactement l’intérêt d’une arme biologique qui n’est pas plus mortelle que les virus grippaux courants ? Pourquoi se donner la peine de créer un virus à peu près inoffensif en laboratoire ?

Supposons que vous souhaitiez créer une pandémie, serait-ce un bon moyen d’y parvenir ? Cela vaudrait-il la peine de dépenser de l’argent ? Ne serait-il pas plus simple de faire croire à l’existence d’un fléau en recourant à la peur et à des tours de passe-passe statistiques ?

Après tout, une pandémie imaginaire peut infecter qui vous voulez, épargner qui vous voulez, commencer et s’arrêter à votre convenance, obéir à toutes les règles que vous voulez inventer et être guérie instantanément tant que tout le monde vous paie votre « vaccin ».

[…]

La théorie de la fuite de laboratoire sert l’agenda de l’État profond d’une certaine manière : elle renforce l’idée que le virus est un problème réel qui doit être résolu, plutôt qu’un récit de contrôle basé sur la peur.

La peur est la peur, et qu’il s’agisse d’un virus zoonotique ou d’une arme biologique, elle peut être utilisée pour faire plier une population à sa volonté.

Nous avons montré comment elle sert un faux récit binaire de guerre froide en 2022 :

… deux camps apparemment opposés se forment — l’Occident prépare le terrain pour accuser la Chine d’être responsable de la pandémie, tandis que la Chine (et probablement la Russie, dans un deuxième temps) accuse les États-Unis.

Il s’agit d’un faux binaire classique.

Ce que vous devez remarquer, c’est que ces deux camps prétendument opposés sont d’accord sur l’aspect le plus important du mensonge de la pandémie — à savoir que la Covid est une nouvelle maladie unique et dangereuse qui doit être traitée avec des masques, des confinements et des vaccins — et ne s’opposent violemment que sur l’origine de cette « nouvelle maladie réelle et mortelle ».

Vous êtes censés vous inspirer d’eux.

Ils veulent que vous oubliiez que la « Covid » n’est qu’un nouveau nom vide de sens pour un vieux groupe familier de symptômes « saisonniers ». Ils veulent que vous oubliiez qu’il s’agit d’une escroquerie et que vous preniez parti dans un débat scénarisé, bruyant et totalement bidon sur les origines de la maladie.

Dès que vous signez, ils vous tiennent, car en acceptant de débattre de l’origine de la maladie, vous acceptez qu’elle existe — c’est-à-dire un nouvel agent pathogène mortel — et qu’il faille s’en occuper.

Et c’est tout ce qu’ils attendent de vous.

Et nous avons résumé cela en 2023 :

D’une certaine manière, il s’agit d’un symptôme de l’échec du récit de la Covid. La plus grande campagne de propagande de tous les temps s’est essoufflée après seulement deux ans d’existence, et elle se bat soudain sur la défensive, simplement pour se maintenir. Car le débat sur la « fuite du laboratoire » est en grande partie une position de repli. Une retraite en bon ordre, protégeant à tout prix le mensonge fondamental de la « Covid », à savoir qu’il avait [supposément] une nouvelle maladie.

Il y avait les anciens symptômes de la grippe, un nouveau nom et un test de merde.
Et c’est tout.
C’est le seul aveu que l’establishment ne fera jamais, parce qu’il rompt totalement avec son récit.
Il le tue à petit feu.

Tous les autres « aveux », débats ou idées — « fuite de laboratoire », traitement précoce, panique du gouvernement, « nous avons sous-estimé l’immunité naturelle », « les essais de vaccins étaient trompeurs » — peuvent finalement être ramenés à la justification des fermetures et autres « mesures de santé publique » autoritaires.

Si ce n’est pas pour la Covid, ce sera pour la prochaine « pandémie ».

C’est notre dernier mot sur la fuite du laboratoire : elle n’a jamais eu lieu. Et plus ils essaient de nous la faire avaler comme le visage acceptable du scepticisme à l’égard de la Covid, plus cela devient évident.

Pour en savoir plus sur la « fuite de laboratoire », consultez nos archives :

https://off-guardian.org/2021/06/07/the-wuhan-lab-leak-story-is-just-more-fear-porn/ (L’histoire de la fuite du laboratoire de Wuhan : encore plus de porno de peur)

https://off-guardian.org/2023/03/01/cattes-corner-lab-leaks-brick-walls/ (« Fuites de laboratoire » et murs de briques)

https://off-guardian.org/2023/04/06/why-i-dont-believe-there-ever-was-a-covid-virus/ (Pourquoi je ne crois pas qu’il y ait jamais eu de virus Covid)

https://off-guardian.org/2023/03/09/russia-the-lab-leak-theory/ (La Russie et la théorie de la fuite du laboratoire)

[Voir aussi :
La « maladie mystérieuse » de Wuhan est le mensonge fondamental de la Covid
La « théorie de la fuite du laboratoire » ou le piège du faux débat binaire
C’est l’heure du conte « Gain de Fiction »* avec RFK Jr. et ses amis !
La pierre angulaire de Big Pharma




« Détox » numérique




Libertés sous surveillance

[Source : editionsmarcopietteur.com]

À l’heure du « Traité pandémies » et de la révision du Règlement sanitaire international, l’agenda de contrôle de la population par la santé continue de se déployer tous azimuts sous l’égide de l’OMS et de ses partenaires — organisations onusiennes et entreprises pharmaco-philanthropiques — utilisant la vaccination comme un pilier de cette nouvelle tyrannie, avec le soutien actif de l’industrie.

Né à l’occasion du 70e anniversaire de la Ligue Nationale Pour la Liberté des Vaccinations (LNPLV), l’ouvrage « Libertés sous surveillance » illustre le rôle essentiel des associations citoyennes et l’importance de leur vigilance active, plus pertinente que jamais.

Ce recueil d’éditoriaux, couvrant la période critique de 2019 à 2022, révèle au grand public l’anticipation remarquable de la Ligue, fruit d’une longue expérience et d’une connaissance approfondie des politiques vaccinales.

Au-delà du témoignage historique, « Libertés sous surveillance » nous avertit de l’inquiétante transformation de la santé en instrument de contrôle global, orchestrée à travers des partenariats public-privé qui promeuvent la biosurveillance, transformant les crises sanitaires en outils de gouvernance mondiale.

Qu’il s’agisse d’accords internationaux formels ou de politiques nationales menées dans le cadre des objectifs 2030, le combat pour défendre nos libertés civiques est loin d’être terminé. Des victoires récentes, comme celle obtenue par les citoyens allemands qui ont accédé aux données de l’Institut Albert Koch, montrent que la résistance peut porter ses fruits.

La Ligue reste une partenaire précieuse et incontournable pour soutenir les initiatives à venir. Puissent ces écrits inspirer l’action citoyenne et nourrir une réflexion profonde sur des enjeux qui nous concernent tous !




Eugénistes 2.0 & transhumanistes : leur guerre ouverte contre les peuples

Mise à jour : la totalité des vidéos de l’émission.

« Pour combattre un ennemi, il faut être capable de le voir. »

Sasha Latypova
[Voir aussi https://nouveau-monde.ca/?s=Sasha+Latypova]

Partie 1/3

[Voir aussi :
L’opposition contrôlée ou « le syndicat jaune » (article évoqué en début de la première vidéo),
Les liens étroits France-Chine symbolisés par l’Institut Pasteur (évoquant notamment Mérieux),
Le professeur Didier Raoult est-il vraiment un dissident des autorités et mesures sanitaires ? (sur la fausse dissidence de Raoult),
C’est l’heure du conte « Gain de Fiction »* avec RFK Jr. et ses amis ! et Armes biologiques ? (sur les supposés virus « augmentés » qui font aussi partie du mensonge mondial et auxquels semble néanmoins continuer à croire l’intervenant de la vidéo, Alain Schollaert),
La pierre angulaire de Big Pharma (expliquant brièvement pourquoi l’industrie pharmaceutique gagne à maintenir la croyance dans les virus pathogènes, croyance bien plus facilement entretenue grâce aux labos P4 et aux supposés virus tueurs qui y seraient développés),
UN ADIEU À LA VIROLOGIE (ÉDITION POUR EXPERT) (réfutation détaillée de la virologie),
Aveuglés par la pseudo-science (montrant en quoi la virologie ne suit pas la méthode scientifique et l’expose comme pseudo science),
L’enterrement de la théorie virale (qui rappelle notamment la méthode scientifique et les conditions nécessaires et suffisantes pour démontrer l’existence d’un lien de causalité entre deux phénomènes),
Le château de cartes de la théorie des germes
et les autres articles du dossier Vaccins et virus.]


Partie 2/3

Partie 3/3

Questions/Réponses




Le danger des champs électromagnétiques

[Source : expose-news.com]

Publié par Rhoda Wilson – 4 juin 2024

L’électricité est une cause plus importante de problèmes de santé et beaucoup plus dangereuse que la plupart des gens ne l’imaginent. Si vous passez la majeure partie de votre journée à proximité d’une source d’électricité ou d’un équipement électrique, ou si vous travaillez avec ceux-ci, les risques de développer un cancer augmentent considérablement.

Par Dr Vernon Colman

Notre environnement moderne peut provoquer le cancer de multiples façons, endommager le système immunitaire humain et accroître notre sensibilité et notre vulnérabilité à de nombreux types de maladies, y compris les infections et le cancer.

Mais l’électricité est très certainement une cause de problèmes bien plus importante — et bien plus dangereuse — que la plupart des gens ne l’imaginent.

Si vous passez la plupart de votre temps à travailler avec ou à proximité d’un appareil électrique, si vous vivez ou travaillez à proximité d’une ligne d’alimentation électrique ou si vous passez vos journées à travailler avec des équipements électriques, les risques de développer un cancer d’une sorte ou d’une autre sont considérablement accrus.

Bien sûr, les hommes en costume ne vous le diront pas. Ils vous effrayeront à mort à propos de menaces minoritaires telles que le SIDA et le radon parce que la première est une menace politiquement et commercialement utile et que la seconde semble être un excellent moyen de stimuler l’industrie du bâtiment, mais ils ne vous mettront pas en garde contre le danger de l’électricité parce qu’ils ne veulent pas contrarier les nombreux intérêts commerciaux importants et puissants qui vendent, commercialisent, entretiennent ou fournissent de l’électricité et des équipements électriques.

Je pense en tout cas que les preuves sont assez convaincantes. Et en Amérique, où les gens ne votent avec leur portefeuille que lorsqu’ils croient vraiment à quelque chose, les prix des maisons situées à proximité des lignes d’approvisionnement en électricité ont chuté de façon spectaculaire ces dernières années.

Il suffit de regarder ces faits :

  • Le doyen d’une école de santé publique a déclaré : « La situation actuelle est comparable à la corrélation entre le tabagisme et le cancer du poumon il y a 30 ans. » Il a ajouté que, selon une estimation prudente, un tiers de tous les cancers infantiles sont causés par les champs électriques.
  • Une étude portant sur près de 500 enfants a montré que les enfants dont les mères utilisaient des couvertures électriques pendant leur grossesse avaient deux fois et demie plus de risques de développer des tumeurs cérébrales.
  • Une étude portant sur près de 700 enfants a montré que les enfants qui vivaient dans des maisons situées à proximité de lignes de distribution d’électricité avaient deux ou trois fois plus de risques de mourir d’une leucémie ou d’une tumeur cérébrale.
  • Une étude menée par une université américaine a montré que les hommes qui travaillent comme électriciens ou ingénieurs en électricité ont dix fois plus de risques de développer certains types de tumeurs cérébrales.
  • Des experts ont constaté que les employés d’une compagnie de téléphone qui travaillaient à proximité de lignes électriques avaient sept fois plus de risques de développer une leucémie.

À mon avis, la menace ne vient pas seulement des lignes électriques — tout champ électromagnétique peut constituer un danger. Plus on est proche d’un champ électrique ou magnétique, plus le danger est grand.

Les experts de l’industrie ne sont pas d’accord avec moi sur ces risques. Ils insistent sur le fait que l’électricité est sans danger. Mais vous le diraient-ils s’ils pensaient le contraire ? Et pouvez-vous leur faire confiance ?

À mon avis, de nombreuses preuves montrent que les personnes qui passent trop de temps à proximité d’appareils électriques (et, en particulier, de lignes électriques) sont plus susceptibles de développer un cancer. Le cancer n’est pas le seul risque possible associé à l’électricité. Des maux de tête sévères et persistants, des douleurs musculaires, une fatigue inexpliquée, un système immunitaire endommagé (avec pour conséquence une sensibilité accrue aux infections et au cancer), la maladie de Parkinson, la maladie d’Alzheimer, la sclérose en plaques, le syndrome de fatigue chronique (encéphalomyélite myalgique), la cataracte et des problèmes de grossesse sont quelques-uns des autres dangers possibles liés à l’exposition aux champs et aux rayonnements électromagnétiques.

Pendant que j’écrivais ce livre, j’ai appris que le gouvernement américain avait supprimé des travaux de recherche qui ont duré neuf ans et qui établissaient le lien entre l’électrosmog (champs électromagnétiques), les maladies cérébrales et le cancer.

Le rapport supprimé a été compilé pour le gouvernement américain et je suis informé qu’il conclut :

« Même de faibles champs électromagnétiques peuvent nuire à la santé… Ils entraînent une perturbation de la production de l’hormone mélatonine, dont on sait qu’elle constitue un lien biochimique important. Un déficit de cette hormone favorise le développement, par exemple, du cancer du sein ainsi que le développement de maladies cérébrales dégénératives telles que la maladie de Parkinson ou la maladie d’Alzheimer, mais entraîne également des problèmes cardiaques. »

Le rapport supprimé confirme également que les champs électromagnétiques peuvent provoquer des leucémies chez les enfants.

« En outre », poursuivent les auteurs du rapport, « il existe un risque accru de développer une leucémie et des tumeurs cérébrales chez les adultes qui sont exposés à des champs puissants en raison de leur profession. »

L’hypothèse est que les champs électromagnétiques perturbent le fonctionnement biochimique des cellules ou influencent certains gènes. Ces deux mécanismes peuvent causer des dommages permanents aux cellules. (Les ingénieurs génétiques utilisent le rayonnement électromagnétique pour ouvrir les membranes cellulaires et insérer des gènes étrangers).

[Voir aussi le dossier
5G et ondes pulsées
dont Paquet d’ondes radio]

Les auteurs de ce rapport supprimé soulignent également que les interactions entre les rayons électromagnétiques et les cellules du système immunitaire peuvent favoriser l’apparition de cancers — et que l’influence des champs électromagnétiques sur les organes reproducteurs peut également provoquer des maladies.

Les auteurs de cette étude supprimée demandent que des recherches supplémentaires soient effectuées et que les seuils d’intensité des champs électromagnétiques soient abaissés à un niveau qui serait dépassé par le câblage électrique moderne et les appareils ménagers ordinaires.

L’étude suggère également que les lignes électriques aériennes peuvent constituer une menace importante pour la santé humaine. Les valeurs seuils recommandées par ce rapport américain supprimé sont 5 000 fois inférieures aux valeurs seuils internationalement reconnues.

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi le gouvernement américain a supprimé ce rapport. Si ses conclusions étaient mises en œuvre, de vastes industries seraient touchées et très peu d’usines, de bureaux ou de maisons seraient considérés comme sûrs.

En guise de mesure provisoire, les auteurs de l’étude demandent que ce qu’ils appellent le « bombardement permanent de radiations » auquel nous sommes tous soumis soit réduit progressivement. Ils recommandent que toutes les lignes électriques aériennes soient retirées des zones résidentielles et que les maisons et les écoles ne soient plus construites à proximité des lignes électriques.

Malheureusement, je suis moins surpris par le fait que ce rapport ait été supprimé que je ne l’aurais été s’il avait été publié. Les hommes politiques modernes sont contrôlés par les grandes entreprises et leurs lobbyistes.

Ce qui précède est extrait de « Superbody : How to Boost Your Immune System » (Super corps : Comment renforcer votre système immunitaire) (2014) de Vernon Coleman.

À propos de l’auteur

Vernon Coleman MB ChB DSc a exercé la médecine pendant dix ans. Il est auteur professionnel à plein temps depuis plus de 30 ans. Romancier et écrivain militant, il a écrit de nombreux ouvrages non romanesques. Il a écrit plus de 100 livres qui ont été traduits en 22 langues. Son site web, www.vernoncoleman.com, contient des centaines d’articles dont la lecture est gratuite.




Production d’infrasons, perception et effets sur la santé associés aux éoliennes

[Source : stopthesethings.com — document PDF repris ci-dessous]

Le Sénat australien
Comité restreint sur les éoliennes

Soumission : Dr M. A. Swinbanks

Production d’infrasons, perception et effets sur la santé associés aux éoliennes

20 mars 2015

SOMMAIRE

Résumé

Ce mémoire présente la production, la perception et les conséquences pour la santé des sons de basse fréquence et des infrasons émanant des installations éoliennes, suivi d’une description de l’expérience directe de ces effets par l’auteur. Il est divisé en quatre sections principales, qui traitent chacune de ces aspects spécifiques. Les sections sont conçues pour être largement autonomes, de sorte qu’elles peuvent être lues séparément et indépendamment les unes des autres.

Des aperçus succincts des quatre sections sont présentés en premier lieu. Des comptes rendus plus longs et plus détaillés, avec les références appropriées, sont présentés par la suite dans des annexes séparées, pour ceux qui souhaitent examiner les questions de manière plus approfondie.

1. La production d’infrasons par les éoliennes modernes à rotor ascendant

Les premières recherches sur les caractéristiques des grandes éoliennes à rotor ascendant de 2,5 MW et de 90 m de diamètre ont été entreprises par la NASA et Boeing en 1979. Trois éoliennes bipales MOD-2 formant un réseau triangulaire ont été mises en service en 1981, afin d’étudier les caractéristiques de la production d’énergie, de la production de bruit et des interactions avec le sillage. Les résultats ont validé les études théoriques et numériques antérieures, confirmant les mécanismes fondamentaux par lesquels ces turbines à vent génèrent des bruits de basse fréquence et des infrasons. Dans les années qui ont suivi, l’amélioration des profils de pales associée à la construction de pales en matériaux composites et à un contrôle plus précis du pas a permis d’obtenir des caractéristiques sonores plus silencieuses à des fréquences plus élevées. Les mécanismes primaires définissant la production d’infrasons, à savoir les forces de portance sous-jacentes qui sont la condition nécessaire pour générer du couple et de la puissance, ne peuvent pas être réduits de la même manière, de sorte que les infrasons correspondants associés aux turbines modernes sont toujours inévitablement présents.

Lorsque les parcs éoliens deviennent de plus en plus grands, avec parfois 140 éoliennes ou plus, un certain nombre de facteurs peuvent entraîner une augmentation des niveaux d’infrasons. En particulier, les sillages des éoliennes situées en amont qui se répercutent sur les éoliennes situées en aval entraînent des forces de portance instables supplémentaires et donc une production accrue d’infrasons, en particulier si les éoliennes sont trop rapprochées les unes des autres.

Les caractéristiques de propagation du son dans des conditions d’inversion stable de la température atmosphérique peuvent entraîner la propagation des infrasons sur des distances beaucoup plus grandes, tandis que l’acoustique de base des grands réseaux signifie que les problèmes rencontrés d’abord à courte distance des petits parcs éoliens peuvent se manifester à des distances beaucoup plus grandes à partir de la périphérie des grandes installations. Il devient donc de plus en plus important d’identifier correctement l’influence des infrasons et des sons de basse fréquence sur les communautés voisines.

2. La perception des sons de basse fréquence et des infrasons

La méthode conventionnelle pour évaluer si les basses fréquences et les infrasons sont perceptibles consiste généralement à comparer visuellement les niveaux spectraux de puissance ou les niveaux du tiers d’octave1 avec le seuil d’audition. Ce processus approximatif a cependant peu de chances d’être précis dans le contexte des éoliennes à basse fréquence, car il n’évalue que le niveau moyen du son et ne tient pas compte du caractère du son ou de la relation entre les bandes de fréquences adjacentes. Lorsque le son est impulsif, les niveaux de crête peuvent dépasser les niveaux moyens de manière significative, et cette information n’est pas présente dans le spectre de puissance conventionnel ou dans la mesure du tiers d’octave. En outre, la littérature fait état d’un certain nombre de cas où les basses fréquences et les infrasons sont clairement perçus à des niveaux nettement inférieurs à ceux qui seraient évalués par des comparaisons de base avec le seuil d’audition.

L’auteur a poursuivi des recherches spécifiques dans ce contexte et a identifié des mécanismes par lesquels ceux de perception conventionnels connus peuvent être plus sensibles que ce qui est actuellement reconnu. En outre, d’autres chercheurs ont proposé deux autres processus susceptibles d’expliquer la sensibilité accrue aux infrasons de très basse fréquence. La perception auditive conventionnelle est considérée comme se produisant via la réponse des cellules ciliées internes de la cochlée (la structure sensorielle de l’oreille interne), mais il a été démontré que les cellules ciliées externes de la cochlée réagissent avec une plus grande sensibilité aux très basses fréquences et induisent des signaux neurologiques supplémentaires. Jusqu’à présent, on considérait que ces cellules ciliées externes ne faisaient que contrôler la sensibilité globale du processus auditif, mais il est possible qu’elles contribuent aussi directement à la perception des très basses fréquences.

Un autre mécanisme a été proposé, selon lequel les pressions sonores agissant par l’intermédiaire du liquide lymphatique directement sur les otolithes des organes vestibulaires (équilibre) exercent des forces comparables à celles induites par le mouvement et l’accélération. Toute non-uniformité dans la compliance des structures supportant ces capteurs otolithiques peut alors entraîner une réponse qui simule celle d’un mouvement physique. En effet, il a été avancé que la corrélation entre les personnes qui souffrent du mal des transports et celles qui signalent des effets néfastes des éoliennes est suffisante pour être plus que le résultat d’un simple hasard.

En résumé, plusieurs processus peuvent être à l’origine de la perception des infrasons à très basses fréquences, de sorte que l’adoption d’un seul critère global pour définir s’il y a ou non perception n’est pas du tout appropriée.

3. Effets sur la santé des infrasons produits par les éoliennes

3.1 Rapport AWEA/CANWEA sur le bruit et la santé des éoliennes, décembre 2009

Ce rapport AWEA/CANWEA a été la première étude à réunir des experts de la communauté acoustique et du corps médical pour examiner la nature des effets néfastes sur la santé associés aux éoliennes. En tant que tel, il a été largement cité et a défini une perspective qui continue à prévaloir dans des études similaires ultérieures.

De l’avis de l’auteur, il ne tient absolument pas compte de deux des aspects les plus importants de la perception des basses fréquences et des infrasons. En particulier, il n’est pas fait mention du fait que le seuil d’audition s’adapte automatiquement au niveau sonore ambiant, de sorte que les infrasons dans les villes et les banlieues sont bien en dessous du seuil et totalement imperceptibles, alors que dans les zones rurales calmes, le seuil d’audition beaucoup plus bas permet de percevoir les effets néfastes des éoliennes. Par conséquent, les arguments dédaigneux qui assimilent directement les niveaux d’infrasons dans ces deux environnements très différents, sans tenir compte de ces différences significatives de perception, sont fondamentalement erronés.

Deuxièmement, le rapport ne mentionne pas non plus qu’une exposition continue aux bruits de basse fréquence et aux infrasons peut entraîner une sensibilité physique de plus en plus aiguë aux sensations et aux effets.

Le présent auteur s’est familiarisé avec ces deux aspects lorsqu’il travaillait sur le contrôle actif du son des compresseurs de turbines à gaz industrielles au début des années 1980, dans un environnement rural. Il est donc d’autant plus frappant que certains rapports d’experts ne mentionnent même pas ces deux effets importants.

3.2 Les niveaux sonores élevés autorisés pour les éoliennes aux États-Unis

L’une des raisons de la confusion qui règne dans les rapports sur les effets néfastes des éoliennes sur la santé réside dans le fait que les niveaux sonores autorisés pour les éoliennes aux États-Unis sont généralement beaucoup plus élevés que dans d’autres pays. Alors que de nombreux pays exigent aujourd’hui des reculs de 2 km, il n’est pas rare aux États-Unis que les reculs soient de 300 à 400 m, ce qui correspond à des niveaux sonores autorisés de 45-50 dBA ou plus. Par conséquent, les plaintes des résidents concernés sont beaucoup plus nombreuses que dans d’autres pays où les normes sont plus prudentes. La discussion et l’évaluation de ces problèmes à l’échelle mondiale n’établissent souvent pas clairement cette distinction, de sorte qu’il peut y avoir une grande confusion quant aux problèmes qui découlent de ces reculs très rapprochés et à ceux qui peuvent encore survenir à des reculs plus importants.

3.3 Effets nocebo, agacement, personnalité et activistes

Il est devenu courant de rejeter la responsabilité des réactions négatives aux éoliennes sur les riverains, plutôt que de reconnaître l’intrusion importante que ces installations peuvent représenter. L’argument selon lequel les effets néfastes sur la santé sont le résultat d’effets nocebo, c’est-à-dire d’une réaction négative directement anticipée, ne tient absolument pas compte des nombreux cas où les communautés ont initialement accueilli favorablement l’introduction d’éoliennes, pensant qu’elles représentaient une forme propre et bénigne de production d’énergie à faible coût. Ce n’est qu’après la mise en service des éoliennes que les habitants commencent à ressentir directement la nature négative des problèmes de santé qu’elles peuvent induire.

De même, on affirme souvent que de nombreux problèmes surviennent parce que les résidents sont « gênés » par le bruit, au lieu d’affirmer plus précisément que les résidents « souffrent d’une gêne ». Il est très important de faire la distinction entre un effet imposé de l’extérieur et un effet auto-induit. En outre, la suggestion que la responsabilité incombe à des types spécifiques de personnalité implique que les personnes qui ont cherché un mode de vie rural parce qu’elles préfèrent le calme et la tranquillité à un environnement urbain sont fautives. Il est peu probable qu’un grand nombre de personnes vivant dans des zones rurales aient des personnalités présélectionnées leur permettant d’être tolérantes à l’égard d’une intrusion extérieure indésirable.

Récemment, on a avancé l’argument selon lequel les problèmes sont créés par des activistes qui sonnent l’alarme avant l’autorisation et l’installation d’un parc éolien, et que le nombre ultérieur de plaintes peut être directement corrélé à la présence préalable de ces activistes. Cet argument est dénué de sens s’il ne tient pas compte des niveaux sonores réels, des reculs et de la géographie des parcs éoliens individuels, ou du fait qu’il y aurait beaucoup plus de plaintes aux États-Unis qu’en Europe, étant donné que les niveaux sonores autorisés aux États-Unis sont nettement plus élevés qu’ailleurs.

4 Une expérience de première main des graves effets néfastes des infrasons

Le présent auteur a vécu à temps partiel dans le comté de Huron, dans le Michigan, où, fin 2009, a été annoncée l’intention d’installer jusqu’à 2 800 éoliennes sur une superficie de 800 miles carrés. Il avait été estimé que la région, à savoir le Pouce du Michigan, était la plus appropriée du Michigan pour le développement de l’énergie éolienne. À l’époque, deux parcs éoliens préliminaires avaient été construits, à Elkton (32 turbines V80 Vestas de 2 MW) et à Ubly (46 turbines GE 1,5 SLE). À ce jour, plus de 320 éoliennes ont été érigées et le comté envisage des ordonnances appropriées pour les installations futures, étant donné qu’une ligne de transmission de 5 GW a été installée, ce qui permet d’ériger un nombre beaucoup plus important d’éoliennes.

Le parc éolien d’Ubly a été construit par le même promoteur éolien que celui auquel le Dr Nina Pierpont s’était opposée ailleurs en 2005, lorsqu’elle avait affirmé que les éoliennes pouvaient avoir des effets néfastes sur la santé. L’installation d’Ubly a également été spécifiée en 2005, avec des reculs de 305 mètres, et a manifesté tous les effets négatifs signalés à l’origine par le Dr Pierpont. Un certain nombre de résidents ont par la suite intenté une action en justice contre les promoteurs éoliens, qui a finalement été réglée à l’amiable, bien que la nature exacte du règlement reste confidentielle.

Plus récemment, on a demandé à cet auteur d’aider à effectuer des mesures des infrasons présents dans le sous-sol d’une résidence d’Ubly, à 460 m de l’éolienne la plus proche, mais au cours de l’opération, il a ressenti de graves effets directement désagréables de lassitude et de nausée. Ces effets étaient totalement inattendus, étant donné qu’il s’agissait d’une soirée très calme et tranquille, avec un vent négligeable à basse altitude et un coucher de soleil impressionnant, alors qu’il y avait manifestement du vent à plus haute altitude puisque toutes les éoliennes fonctionnaient et produisaient de l’électricité.

Après cinq heures passées à effectuer des mesures et des analyses, l’auteur s’est senti extrêmement mal et n’a été que trop soulagé de quitter les lieux. Il a ensuite constaté qu’en essayant de rentrer chez lui en voiture, sa coordination et son jugement étaient complètement compromis, et c’est donc avec un énorme soulagement qu’il a finalement terminé le voyage.

Cet incident a suffi à faire comprendre à l’auteur à quel point les effets néfastes des éoliennes sur la santé peuvent être graves. En effet, les niveaux d’infrasons mesurés correspondent étroitement à ceux qui ont été mesurés par la suite à des distances beaucoup plus grandes dans un certain nombre de parcs éoliens en Australie, et qui ont apparemment causé des troubles chez les résidents.

Par conséquent, l’auteur ne sous-estime pas l’ampleur de l’impact des éoliennes sur une communauté rurale.

Annexes

A1. La production d’infrasons par les éoliennes modernes à rotor ascendant

Dans cette section, la discussion se concentre d’abord sur les premières études des éoliennes menées par la NASA et Boeing sur une période de 15 ans, jusqu’en 1989. La raison en est que de nombreux éléments fondamentaux des caractéristiques des infrasons des éoliennes ont été correctement identifiés à cette époque, mais semblent avoir été par la suite négligés ou ignorés par les promoteurs de parcs éoliens plus récents.

Lors des premiers développements de très grandes éoliennes de plusieurs MW à la fin des années 1970, la configuration initialement choisie était celle d’une éolienne à rotor descendant, le rotor étant placé derrière la tour de soutien. Cette configuration permettait d’aligner naturellement le rotor sur la direction du vent, mais présentait l’inconvénient, lorsque les pales tournaient, de traverser le sillage généré par la structure de la tour. Cela entraînait de fortes variations impulsives de la portance du rotor et la production de niveaux très importants d’infrasons et de sons audibles à basse fréquence. La NASA, qui a dirigé ces recherches, a rapidement compris (1979-80) que le montage et le contrôle de l’alignement du rotor du côté du vent éviteraient cet effet et permettraient un fonctionnement beaucoup plus silencieux. En 1981, la NASA et Boeing ont mis en service un trio de 3 turbines « MOD-2 » de 2,5 MW à rotor ascendant, sur un site de l’État de Washington, aux États-Unis [1]. [Ces turbines étaient bipales et non tripales, comme c’est le cas dans les configurations plus modernes. Néanmoins, cette installation est devenue le premier exemple d’un parc éolien de plusieurs MW et a essentiellement confirmé les prévisions numériques [2] de la réduction attendue de la production de basses fréquences et d’infrasons associée à la conception à rotor ascendant, ce qui s’est avéré être une amélioration significative par rapport aux configurations antérieures à rotor descendant.

En 1989, cependant, la NASA [3] a constaté que certaines turbines à rotor ascendant de conception plus récente, notamment les Westinghouse WWG-0600 installées à Hawaï, généraient des niveaux inattendus d’infrasons impulsifs, presque comparables aux configurations antérieures à rotor descendant. La NASA a déclaré : « La présence d’harmoniques de bruit de rotation relativement fortes dans toutes les conditions d’essai et sur tous les sites de mesure est un résultat inattendu pour une configuration au vent d’une machine à axe horizontal ». Ces éoliennes étaient montées le long de lignes de crête perpendiculaires au vent dominant, avec un sol ondulé et incliné devant les éoliennes. L’analyse des gradients de vent résultant de ces contours a indiqué la cause probable de l’augmentation des niveaux d’harmoniques de rotation et a permis la simulation numérique des caractéristiques sonores observées. L’effet du passage des pales de l’éolienne à travers les vitesses de vent réduites vers le bas de leur plan de rotation a entraîné des changements transitoires de la force de portance, ce qui a entraîné des niveaux accrus d’infrasons impulsifs, qui ne sont pas sans rapport avec les effets de croisement de sillage des éoliennes d’origine situées sous le vent.

Ces premières études de la NASA, bien que réalisées il y a plus de 25 à 35 ans, ont permis d’identifier les deux principales caractéristiques de la production d’infrasons par les éoliennes à rotor ascendant, qui s’appliquent toujours aux conceptions modernes. Il s’agit du fait que, dans des conditions de vent presque uniforme, la production d’infrasons se limite aux harmoniques les plus faibles de la vitesse de rotation des pales, mais que, dans des conditions défavorables, les infrasons peuvent devenir plus impulsifs. Cela réfute les arguments que l’auteur a pu constater de visu de la part des concepteurs d’éoliennes et de leurs collègues, à savoir que les premières recherches de la NASA ne portaient que sur des conceptions démodées de rotors descendants.

En effet, dans un article de 2006 « revu par les pairs » [4], le Dr H.G.Leventhall a cherché à discréditer le Dr Nina Pierpont (auteur ultérieur de [5]) pour avoir suggéré que les turbines modernes pouvaient générer des infrasons impulsifs, en soutenant qu’elle avait mal présenté la première publication de Van den Berg de 2004 [6]. Mais il a choisi d’ignorer que la deuxième publication de Van den Berg en 2004 impliquait directement la génération d’harmoniques infrasonores impulsives [7].

De plus, dans un témoignage écrit ultérieur de Kent Breeze [8], Leventhall a également rejeté les analyses préliminaires du présent auteur concernant la perception des infrasons impulsifs, arguant qu’il (c’est-à-dire cet auteur) avait mal compris et que ces caractéristiques ne concernaient que les éoliennes à l’ancienne. Il est donc clair que la communauté des éoliennes a été réticente à reconnaître ces caractéristiques des éoliennes modernes à rotor ascendant.

A1.2 Mécanismes générateurs d’infrasons

Les mécanismes généraux par lesquels les moteurs à réaction, les structures aérodynamiques et les éoliennes produisent du bruit ont été placés pour la première fois sur une base mathématique rigoureuse par M. J. Lighthill en 1952 [9]. Son analyse a résisté à l’épreuve du temps et a d’ailleurs directement permis de réduire considérablement le bruit des moteurs à réaction depuis le début des années 1960. Il a identifié trois types distincts de sources de bruit aérodynamique, à savoir les sources monopolaires d’écoulement volumique, les sources dipolaires associées aux forces aérodynamiques et les sources quadripolaires associées aux écoulements d’air turbulents.

On considère parfois à tort que la production de sons à très basse fréquence associée aux éoliennes résulte du processus de « séparation de l’air » par la pale et de l’augmentation transitoire du volume déplacé (source monopolaire). Mais si une éolienne est découplée de son générateur de sorte qu’elle ne génère pas d’énergie, tout en continuant à tourner librement, il y a relativement peu de bruit malgré le fait que cette « séparation de l’air » se produise toujours.

Le principal processus qui génère des infrasons à très basse fréquence est l’effet de la force de portance aérodynamique de la pale agissant sur l’air — c’est-à-dire le deuxième des trois mécanismes générateurs de sources de Lighthill. Même si une force de portance constante et immuable tourne en cercle, les changements périodiques de sa position donnent lieu à la production de sons. Pour une pale d’éolienne idéale produisant de l’énergie dans un flux d’air complètement uniforme et constant, le son résultant consiste principalement en l’harmonique de vitesse de pale la plus basse, plus, dans une moindre mesure, les deuxième et troisième harmoniques immédiates.

Ce processus de production d’infrasons est inévitable. Pour qu’une éolienne puisse fournir de l’énergie utile, elle doit répondre à deux exigences. D’une part, elle doit ralentir le vent afin d’en extraire l’énergie. Deuxièmement, elle doit convertir cette énergie en un couple de rotation pour entraîner son générateur. Les pales de l’éolienne doivent donc exercer une force vers l’avant sur le vent pour le ralentir, tout en exerçant des forces tangentielles supplémentaires dans la direction circonférentielle pour obtenir le couple nécessaire. Ces objectifs simultanés sont atteints par la torsion et l’alignement des pales par rapport au vent, de sorte que les deux composantes de la force peuvent être générées par la « portance » aérodynamique des pales.

Pour toute éolienne qui produit de l’énergie, ces deux composantes de la force de rotation doivent être présentes. En retour, une certaine quantité d’infrasons est inévitablement générée, quelles que soient la précision et l’exactitude avec lesquelles les pales sont profilées, polies et aérodynamiques.

Ces effets sous-jacents fondamentaux ont été modélisés avec précision par la NASA dans le cadre de son étude sur les turbines à rotor en amont. Cependant, les circonstances réelles introduisent des effets supplémentaires. L’existence de la tour de support en aval des pales exige toujours que le flux d’air se sépare autour de la tour, ce qui donne lieu à un certain degré de modification en amont du flux directement devant la tour. La NASA a d’abord modélisé ces effets en partant de l’hypothèse d’une modification relativement douce de l’écoulement, mais dans la pratique, les tourbillons de traîne provenant de l’extrémité des pales de l’éolienne peuvent également avoir un impact sur la tour et entraîner une augmentation de la production de bruits infrasonores. En même temps, comme nous l’avons déjà mentionné, l’air se déplaçant plus lentement et plus près du sol au bas de la rotation des pales peut donner lieu à des variations transitoires récurrentes supplémentaires de la force de portance sur les pales de l’éolienne. Cet effet est d’autant plus important que le diamètre des rotors des éoliennes augmente, car les pales tournent alors sur une distance verticale beaucoup plus grande et la variation de la vitesse du vent entre le haut et le bas de l’arc de rotation peut alors être beaucoup plus importante. Enfin, toute turbulence à grande échelle présente dans le flux d’air incident entraîne des forces de portance fluctuantes supplémentaires qui peuvent également interagir avec les infrasons générés et les modifier.

Ce dernier aspect est particulièrement vrai pour les éoliennes qui sont placées trop près les unes des autres dans un parc éolien. Les sillages des éoliennes situées en amont sont convectés par le vent vers l’aval et peuvent compromettre les forces de portance générées par les éoliennes situées plus en aval, ce qui a des conséquences négatives à la fois sur la durée de vie des pales et sur la production d’infrasons excessifs. En outre, le « déficit de sillage » provoqué par l’extraction d’énergie en amont réduit également la quantité d’énergie que l’éolienne située en aval peut générer pour une force de vent donnée. Cet effet a été étudié pour la première fois lors de la conception du réseau MOD-2 de 1981, composé de 3 turbines à rotor ascendant. [10]. Les trois turbines ont été placées dans un réseau triangulaire non uniforme, chaque côté de ce triangle ayant une longueur différente, représentant des séparations de turbines de 5 diamètres, 7 diamètres et 10 diamètres respectivement. Selon la direction du vent, l’une des branches de ce triangle inégal était orientée le plus près du vent, et les deux turbines situées à chaque extrémité étaient alors séparées par l’une des distances de 5, 7 ou 10 diamètres par rapport au vent. La NASA a par la suite indiqué que les effets négatifs éventuels se situaient dans des limites acceptables pour des espacements de 7 et 10 diamètres, bien que même à 10 diamètres, il y ait eu quelques cas de réduction de la puissance de sortie (15 à 25 %) de l’éolienne située en aval [11].

Pourtant, malgré ces premières recherches, des exemples plus récents de parcs éoliens ont été construits avec des séparations dans la direction du vent aussi faibles que trois diamètres de pale d’éolienne, ce qui, sans surprise, a donné lieu à des plaintes de la part des résidents voisins pour bruit excessif et infrasons. Le réseau triangulaire à côtés égaux de trois éoliennes modernes de type

Les turbines GE1.5sle de 1,5 MW installées à Vinalhaven, dans le Maine, à cette distance rapprochée, semblent être un exemple susceptible de produire des effets négatifs dans presque toutes les directions du vent. En outre, le parc éolien de MacArthur en Australie, composé de turbines Vestas V112 de 3 MW, dont certaines ont des séparations minimales de 3 diamètres de pales, devrait également entraîner une augmentation des bruits de basse fréquence et des infrasons, ainsi qu’une perte correspondante de l’efficacité globale de la production d’énergie.

Les conclusions générales de cette section peuvent être résumées en deux figures, à savoir la figure (1) et la figure (2). La figure (1) montre un spectre d’infrasons presque typique pour une éolienne fonctionnant dans un flux d’air relativement doux et propre, tandis que la figure (2) montre le changement de caractère associé à des infrasons beaucoup plus impulsifs mesurés sous le vent d’un réseau d’éoliennes, résultant en de multiples effets transitoires périodiques. La différence est immédiatement apparente et facilement reconnaissable dans la pratique.

Figure 1
Figure 2

A1.3 Propagation à longue distance des infrasons

Un effet supplémentaire doit être pris en compte lorsque l’on examine comment les basses fréquences et les infrasons, une fois générés par les éoliennes, peuvent se propager par la suite. Dans des conditions atmosphériques normales, la température de l’air diminue progressivement à mesure que l’altitude augmente, et dans ces circonstances, la propagation des sons audibles et des infrasons s’étend et s’atténue à un taux similaire de -6 dB par doublement de la distance. L’atténuation des fréquences audibles les plus élevées est également de plus en plus importante, en raison de l’absorption du son dans l’atmosphère.

Dans certaines conditions atmosphériques, il peut toutefois y avoir une « inversion » de température. Ce phénomène peut se produire en particulier la nuit ou tôt le matin, lorsque le sol et l’air situé juste au-dessus perdent de la chaleur plus rapidement que l’air situé à plus haute altitude. Par conséquent, sur plusieurs centaines de pieds ou plus, l’air peut en fait se réchauffer avec l’augmentation de l’altitude, avant de revenir en altitude à son profil de refroidissement plus habituel.

Une situation similaire peut se produire lorsque le vent passe d’un vent froid soufflant sur un sol froid à un vent plus chaud provenant d’une autre direction et soufflant sur le même sol initialement plus froid.

Une conséquence bien connue de ce profil de température d’inversion est que les sons de basse fréquence peuvent être piégés et réfléchis par la couche d’inversion, de sorte qu’ils se propagent plus lentement. Son taux d’atténuation se réduit alors plus généralement à -3 dB par doublement de la distance, de sorte qu’à grande distance, bien que les hautes fréquences puissent être imperceptibles, les basses fréquences et les infrasons peuvent encore être clairement détectés. L’auteur et sa femme ont parfois été empêchés de dormir par le bruit de basse fréquence facilement perceptible et le « bruit silencieux » infrasonique d’un parc éolien à une distance de 3 miles.

A1.4 Effet de l’augmentation de la taille des parcs éoliens et du nombre de turbines

Un autre effet, qui ne semble pas être largement reconnu, est qu’à mesure que la taille des parcs éoliens augmente, la distance au-delà de la limite du parc éolien que le son audible peut propager avant de s’atténuer de manière significative a également tendance à augmenter. Ainsi, par exemple, pour un petit parc de 8 à 10 éoliennes, il peut suffire de ne pas dépasser 1 km pour que le son diminue jusqu’à un niveau acceptable. Lorsque la taille du parc éolien passe à (disons) 40 turbines, la distance nécessaire pour réduire le bruit à un niveau similaire peut être portée à 1,5 -2 km. Pour un parc éolien encore plus grand de 160 éoliennes, cette exigence ne peut être satisfaite qu’à une distance de 3 à 4 km.

En revanche, le son à l’intérieur du parc éolien tend à être dominé par l’éolienne la plus proche, ce qui fait qu’à mesure que la taille globale du parc éolien augmente, l’effet de tout changement de taille est beaucoup moins perceptible. Cela peut amener les promoteurs à penser que si un petit parc éolien s’est avéré satisfaisant, le fait de le rendre plus grand, mais avec une configuration similaire sera également satisfaisant. Si cela peut être vrai à l’intérieur ou à l’extérieur des limites du parc éolien, l’effet pour les résidents éloignés peut devenir de plus en plus perceptible au fur et à mesure que la taille augmente, de sorte que les marges de recul appropriées par rapport aux limites extérieures doivent être augmentées.

Cette double structure des effets sur le niveau sonore associés aux grands parcs d’éoliennes n’est certainement pas largement reconnue. À l’intérieur du parc éolien et à proximité des limites immédiates du parc, le niveau sonore est très largement dominé par les éoliennes les plus proches, et le nombre total est relativement peu important. Pour les résidences plus éloignées, en particulier en ce qui concerne les basses fréquences et les infrasons, le nombre total de turbines composant le parc éolien devient de plus en plus le facteur dominant, de sorte que la taille globale du parc éolien est alors directement pertinente.

A1.5 Remarques finales

Comme indiqué dans l’introduction, les premières recherches de la NASA ont permis d’identifier un certain nombre de caractéristiques associées aux turbines à rotor en amont. Plus précisément, ces caractéristiques sont les suivantes :

  • (i) les émissions d’infrasons aux fréquences les plus basses résultant de la rotation des pales et des forces de levage constantes nécessaires à la production d’énergie,
  • (ii) l’effet des gradients de vent et de l’ondulation des contours du sol au vent, qui entraînent des émissions répétitives d’infrasons impulsifs,
  • (iii) les effets de cisaillement du vent accrus qui peuvent résulter de l’installation d’éoliennes sur des crêtes,
  • et (iv) les problèmes d’interaction de sillage associés à une séparation trop étroite entre les éoliennes.

La conception aérodynamique seule ne peut pas facilement surmonter ces caractéristiques de base, mais doit être intégrée à un contrôle plus précis des conditions de fonctionnement des pales. Des techniques telles que le contrôle automatique du pas de chaque pale peuvent atténuer la charge dynamique afin de réduire les effets périodiques impulsifs, mais le besoin sous-jacent de produire de l’énergie nécessitera toujours la présence de forces de portance régulières et rotatives, qui donnent lieu à une composante inévitable d’infrasons.

La raison pour laquelle nous nous sommes référés à la recherche originale de la NASA des années 1980 peut maintenant devenir plus claire. Les toutes premières conceptions d’éoliennes à rotor descendant étaient sans aucun doute extrêmement bruyantes, produisant un large spectre d’infrasons impulsifs et de sons à basse fréquence. Les marges de recul associées à ces éoliennes étaient nécessairement importantes, et la nécessité de ces marges de recul était évidente. Les améliorations apportées par le passage à des configurations à rotor ascendant, puis par l’utilisation de pales en matériaux composites pour obtenir des surfaces aérodynamiques plus précisément définies, ont entraîné des réductions immédiates de la composante audible globale du bruit. Cette réduction, associée à l’amélioration de la technologie de contrôle, a permis d’obtenir des caractéristiques de bruit audible des éoliennes apparemment beaucoup plus acceptables. En conséquence, les promoteurs éoliens ont commencé à implanter les éoliennes beaucoup plus près des habitations, de sorte que les distances de recul, qui se mesuraient à l’origine en kilomètres, ont été ramenées à des distances de 300 à 400 mètres.

La physique de base associée à la production et à la propagation de très basses fréquences infrasonores à la vitesse des pales n’a toutefois pas changé, de sorte que les résidents peuvent ressentir des niveaux d’infrasons comparables ou supérieurs à ceux associés aux turbines plus éloignées et d’ancienne génération. À cet égard, la situation peut être trompeuse, car la nécessité d’un recul important n’est plus aussi évidente. La question se résume à savoir si l’existence inévitable de ces infrasons de basse fréquence représente ou non un réel problème pour la santé et le bien-être. Cet aspect est abordé dans les sections suivantes.

A2. La perception des sons de basse fréquence et des infrasons

Après avoir décrit les principaux mécanismes par lesquels les éoliennes peuvent générer des sons de très basse fréquence et des infrasons, l’auteur examinera dans cette section les moyens par lesquels ces effets peuvent être perçus.

Dans une série de documents de conférence [12], [13], il a décrit une séquence de recherches, avec l’objectif que celles-ci représentent une progression cohérente concernant des aspects du processus d’audition et de perception.

La motivation de cette démarche résulte de la lecture d’interminables évaluations acoustiques de spectres de niveaux de pression acoustique (SPL) d’éoliennes, dans lesquelles le commentateur comparait le niveau de fréquences discrètes spectrales individuelles avec une courbe représentant le seuil d’audition, et déclarait que le son était bien en dessous du seuil d’audibilité et sans conséquence. Cette approche ne tient absolument pas compte de la relation probable entre les différentes composantes de fréquence et du fait que leur effet cumulatif peut entraîner des niveaux de pression acoustique considérablement plus élevés que les niveaux évalués en les considérant séparément et indépendamment.

Dans un premier temps, il a montré comment ces composantes distinctes, indépendamment de la résolution en fréquence, pouvaient être normalisées et combinées en amplitude moyenne cumulée, ce qui a permis d’obtenir une première évaluation de l’audibilité correspondant à une « règle empirique » existante. Selon cette règle, la comparaison des niveaux moyens de la troisième octave avec le seuil d’audition indique le passage d’un son inaudible à un son audible. Mais l’auteur estime que ce critère moyen ne tient pas suffisamment compte du « facteur de crête » du son, c’est-à-dire de la mesure dans laquelle le son est fortement accentué par rapport à son amplitude moyenne quadratique en raison de la relation cohérente entre les différentes composantes. Plus précisément, les premières recherches de la NASA ont montré que le bruit impulsif des premières éoliennes pouvait être détecté lorsque les fréquences individuelles étaient jusqu’à 20 dB en dessous du seuil d’audition, et que les niveaux moyens carrés correspondants étaient inférieurs de 13 dB [14]. La comparaison des composantes spectrales individuelles avec le seuil d’audition était donc manifestement erronée dans ce contexte.

En effet, l’une des caractéristiques des recherches menées dans les années 1980 par la NASA et les organismes de recherche associés est qu’ils ont effectué des évaluations rigoureuses en laboratoire pour déterminer les seuils de perception du bruit à basse fréquence des éoliennes. Outre les travaux décrits dans [14], Kelley [15] a entrepris d’établir des critères d’audibilité, en considérant à la fois l’éolienne MOD-1 à rotor descendant et l’éolienne MOD-2 à rotor ascendant. Son commentaire décrivait très précisément les sensations que de nombreux habitants rapportent aujourd’hui régulièrement dans le contexte des grands parcs éoliens composés de turbines modernes à rotor ascendant. Pourtant, trente ans plus tard, son approche rigoureuse contraste avec les évaluations plus récentes de l’audibilité et de la perception basées simplement sur la comparaison visuelle des mesures du spectre de puissance avec le seuil d’audition, ce dernier ayant été défini en testant uniquement des composantes sinusoïdales pures et idéales à un seul ton.

Une réserve importante concernant les tests effectués dans les années 1980 est que l’exposition au bruit des sujets testés n’était que d’une durée relativement limitée. Cela ne tient pas suffisamment compte d’une situation où les résidents peuvent être exposés aux basses fréquences et aux infrasons des éoliennes pendant des heures ou des jours, ce qui a un impact particulier sur leur capacité à se détendre et à dormir la nuit.

Notant que l’article largement cité [16] de Moller et Pedersen affirme que lorsque la fréquence diminue, c’est l’évolution temporelle de la forme d’onde qui définit en fin de compte l’audibilité, l’auteur a alors entrepris de simuler numériquement le processus auditif, en procédant à une analyse dans le domaine temporel plutôt que dans le domaine fréquentiel conventionnel. La simulation du son impulsif du rotor descendant de la NASA a immédiatement montré comment une meilleure perception pouvait se produire, et a également montré que des exemples de « grondement » basse fréquence de compresseurs de turbines à gaz (avec lesquels l’auteur avait travaillé dans les années 1980) pouvaient également être audibles même lorsque le critère de la troisième octave moyenne les plaçait en dessous du seuil nominal d’audition.

Enfin, l’auteur a entrepris d’examiner les effets de l’interaction induite par le seuil entre un bruit de fréquence supérieure légèrement audible dans la première bande critique (c’est-à-dire moins de 100 Hz) et des infrasons simultanés de très basse fréquence [17]. À cet égard, l’auteur s’est inspiré d’un effet qui avait été clairement identifié au milieu des années 1970, lorsque les premiers analyseurs numériques de sons de fréquence sont apparus sur le marché. Ces analyseurs utilisaient généralement un convertisseur analogique-numérique à gamme finie de 12 bits, qui permettait en principe d’analyser le son sur une gamme dynamique de 72 dB. Si l’amplitude maximale crête à crête d’un signal sonore était inférieure à -72 dB par rapport à la plage maximale du convertisseur 12 bits, elle ne déclenchait pas le seuil de transition numérique et n’enregistrait donc aucune réponse. Mais si un tel signal était mélangé à un bruit de fond aléatoire d’un niveau suffisant pour que la combinaison globale franchisse facilement le seuil, il s’avérait que le signal de faible niveau, jusqu’alors inobservable, était « transporté au-delà du seuil » et pouvait alors être détecté. C’est ainsi qu’il est devenu courant de détecter et d’analyser avec précision des tonalités sinusoïdales jusqu’à -20 dB en dessous du seuil de réponse du convertisseur A-D, à condition qu’il y ait un niveau approprié de bruit de fond.

Un principe similaire est couramment exploité dans les récepteurs GPS modernes. Le signal GPS présent à la surface de la Terre est d’un niveau extrêmement bas, bien inférieur au bruit de fond électromagnétique, l’objectif spécifique étant d’éviter les interférences avec d’autres systèmes de communication. Les récepteurs GPS mettent alors en œuvre une détection de seuil, par laquelle la présence d’un bruit de fond aléatoire « soulève » et permet la détection de ce signal de très faible niveau, remplissant la même fonction que le bruit de fond acoustique dans le processus décrit ci-dessus.

Compte tenu de la robustesse avérée de ces techniques, l’auteur a décidé d’étudier si des effets similaires pouvaient permettre la perception d’infrasons de très faible intensité qui, à première vue, se situaient clairement en dessous du seuil d’audition. (i) Une réponse en fréquence correspondant au seuil d’audition dépendant de la fréquence, s’étendant au régime des infrasons. (ii) Un seuil d’amplitude bien défini en dessous duquel aucun signal ne serait transmis (iii). Des signaux sonores simulés limités à la bande critique la plus basse de l’audition (c’est-à-dire moins de 100 Hz).

En simulant le mélange d’un signal infrasonore de très faible niveau avec un autre son légèrement audible, il a été démontré que le signal infrasonore de faible niveau pouvait effectivement être détecté avec un niveau de précision significatif. En outre, en prenant un exemple réel d’infrasons d’éoliennes enregistrés qui étaient théoriquement imperceptibles, l’auteur a montré qu’en principe, de tels infrasons pouvaient être détectés à des niveaux et des fréquences beaucoup plus faibles que ce qui était considéré comme possible auparavant.

Ce processus s’est également avéré tout à fait cohérent avec des essais en laboratoire jusqu’ici inexpliqués et examinés par des pairs [18], [19] où des infrasons inférieurs au seuil d’audition théorique avaient néanmoins induit une réponse sensorielle. Une évaluation antérieure de la NASA avait également fait état de la perception d’effets infrasonores à des niveaux qui n’auraient pas été généralement considérés comme perceptibles [14].

Il convient de souligner que toutes les analyses de l’auteur se sont concentrées sur l’examen des effets dynamiques que l’on peut attendre d’un système possédant les caractéristiques macro-économiques bien définies de l’audition. Ces caractéristiques ont été établies à plusieurs reprises par des tests audiologiques conventionnels et ont fait l’objet de rapports réguliers pendant de nombreuses années.

Plus récemment, cependant, des recherches importantes ont été menées pour examiner le comportement à micro-échelle des cellules ciliées de l’oreille interne (cochlée) et leurs caractéristiques de réponse neurologique associées [20]. Ces recherches explorent et étudient des aspects qui dépassent largement l’expérience et les capacités quotidiennes de nombreux acousticiens. Néanmoins, il y a un aspect important dans lequel les résultats se recoupent immédiatement avec l’expérience connue. Cet aspect sera décrit à la fin de la section suivante.

A2.2 Existence de plusieurs mécanismes de perception des infrasons

Comme indiqué, les analyses qui ont été décrites jusqu’à présent concernent les caractéristiques conventionnellement acceptées de l’audition. Celles-ci correspondent à la transmission mécanique connue qui résulte de la vibration aérienne du tympan, via l’étrier de l’oreille moyenne jusqu’à l’entrée de la cochlée, et à la réponse subséquente des fluides lymphatiques de l’oreille interne conduisant au déplacement de la membrane basilaire et à l’excitation des cellules ciliées internes (CCI).

La réduction bien établie de -12 dB par octave de la réponse auditive dans les basses fréquences à mesure que la fréquence du son diminue est une conséquence directe des propriétés hydromécaniques de base de ce système. Dans le régime des infrasons, ce phénomène peut être caractérisé par l’échelle dBG de pondération G définie au niveau international, qui représente à bien des égards une extension de la caractéristique de pondération A à ces fréquences extrêmement basses. Mais contrairement à l’échelle de pondération A qui est normalisée à 0 dB à 1 kHz, l’échelle de pondération G est normalisée à 0 dB à 10 Hz, de sorte qu’il n’y a pas d’équivalence directe entre les valeurs sonores pondérées G et les valeurs sonores pondérées A. En effet, si l’on applique le processus de pondération G au seuil d’audition médian nominal, on constate que le seuil d’audition dBG varie en niveau entre 98dBG aux fréquences infrasonores moyennes, tombant à 89dBG autour de 20 Hz.

La gamme de fréquences de la pondération G des infrasons est délibérément restreinte par un filtrage passe-bande de manière à rejeter les fréquences supérieures à 20 Hz et inférieures à 1 Hz, de sorte qu’elle cesse d’être un critère pertinent en dehors de cette gamme de fréquences. Dans la gamme de fréquences prévue de 1 Hz à 20 Hz, l’échelle dBG peut toutefois fournir une première mesure utile de la perception des infrasons, en reflétant la réponse probable des cellules ciliées internes (CCI) de la cochlée par le biais du processus de transmission défini décrit dans le paragraphe précédent.

Récemment, cependant, Alec Salt [20] a signalé que les cellules ciliées externes de la cochlée se comportent très différemment des cellules ciliées internes. Contrairement aux cellules ciliées internes qui peuvent fléchir librement comme des roseaux en réponse à la vitesse du liquide endolymphatique, les cellules ciliées externes sont attachées à leurs extrémités à la membrane tectoriale. Elles réagissent donc principalement au déplacement direct des structures environnantes, plutôt qu’à la vitesse du fluide associé. La relation cinématique entre la vitesse et le déplacement est telle que pour toute valeur donnée de la vitesse, le déplacement correspondant devient proportionnellement plus important lorsque la fréquence diminue. Par conséquent, la réponse des cellules ciliées externes devient plus importante et plus dominante que celle des cellules ciliées internes à de très basses fréquences. Par conséquent, l’échelle de pondération G n’est plus appropriée pour décrire la réponse de ces éléments particuliers, qui peuvent néanmoins donner lieu à un stimulus neurologique.

En outre, dans une analyse très récente, P. Schomer a émis l’hypothèse [21] qu’à des fréquences extrêmement basses, c’est-à-dire inférieures à 1 Hz, les structures de soutien des organes vestibulaires (de l’équilibre), en particulier le saccule, peuvent être déformées par des variations de pression infrasoniques transmises par les mêmes fluides lymphatiques que ceux qui sont présents dans la cochlée. Cette théorie est basée sur la comparaison de l’ampleur relative des forces d’inertie et de pression sur les éléments otolithiques, ainsi que sur l’identification récente de la nature en porte-à-faux de leurs structures de soutien qui semblent posséder une compliance mécanique non isotrope. Auparavant, A. Salt avait soutenu que les organes vestibulaires, qui ont évolué pour détecter l’accélération physique, devraient être comparativement insensibles aux variations de pression infrasonique. L’argument de Salt était sans aucun doute correct si l’on suppose des caractéristiques structurelles régulières et isotropes. Mais si les éléments en porte-à-faux ne sont pas uniformes, l’effet des variations de pression sub-1Hz peut conduire à une distorsion correspondante et à une réponse neurologique induite par la suite. En outre, Schomer a montré que pour plusieurs résidents connus pour souffrir du mal des transports et qui ont simultanément signalé des effets indésirables dus aux infrasons des éoliennes, la corrélation dépasse de loin la probabilité qui serait normalement associée au simple hasard.

Si ces composants sont effectivement sensibles à la pression, cela indique un autre mécanisme qui pourrait devenir comparable à la réponse des cellules ciliées externes à des fréquences inférieures à 1 Hz. L’effet serait de compromettre le sens de l’équilibre d’un individu, donnant ainsi l’impression erronée qu’il est soumis à un mouvement et à une accélération.

Ainsi, au lieu d’un processus simple caractérisé par la réponse de pondération G, il pourrait y avoir jusqu’à trois processus supplémentaires liés à la perception des infrasons lorsque la fréquence est réduite, résumés comme suit. Premièrement, le processus d’amélioration de la détection du seuil conventionnel étudié par le présent auteur. Deuxièmement, la réponse de plus en plus sensible des cellules ciliées externes aux déplacements de la membrane. Troisièmement, l’hypothèse d’une distorsion du porte-à-faux à l’intérieur du saccule, conduisant à une détection de type mouvement à des fréquences inférieures à 1 Hz.

Il existe cependant une caractéristique très importante qui a déjà été démontrée et confirmée par A.Salt. Les cellules ciliées externes sont traditionnellement considérées comme contrôlant la sensibilité globale du processus auditif, un peu comme le contrôle automatique du gain dans les récepteurs radio. Il a montré qu’en excitant ces cellules ciliées externes avec un son de fréquence moyenne à 500 Hz, la réponse aux infrasons des cellules ciliées internes est supprimée de manière très significative. Cela explique l’observation établie selon laquelle le seuil d’audition est automatiquement relevé en présence d’un bruit de fond ambiant plus important. Ainsi, un individu devient progressivement moins sensible à la présence de bruits de basse fréquence et d’infrasons dans des bruits de fond ambiants de 55 dBA et plus. En revanche, dans un environnement rural très calme, ce processus de suppression n’a pas lieu et la sensibilité aux infrasons des éoliennes s’en trouve accrue. La perception des infrasons dans les environnements ruraux calmes ne doit donc jamais être assimilée à l’insensibilité comparative aux infrasons qui caractérise les niveaux ambiants plus élevés des environnements urbains ou suburbains.

A3. Effets sur la santé associés aux sons de basse fréquence et aux infrasons émis par les éoliennes

A3.1 Rapport AWEA/CANWEA sur le bruit et la santé des éoliennes, décembre 2009

Ce rapport de 2009 [22] continue d’être fréquemment cité et a sans aucun doute influencé de nombreuses études ultérieures sur la santé des éoliennes, bien qu’il n’ait jamais fait l’objet d’un examen par les pairs. Bien qu’il soit présenté comme fournissant des conseils aux décideurs, il offre une perspective globale très trompeuse.

Plus précisément, elle cite les lignes directrices de l’EPA de 1974 [23] pour le bruit ambiant, mais ne mentionne qu’un critère spécifique — un niveau de 45 dBA Ldn (c’est-à-dire 45 dBA Leq le jour, 35 dBA Leq la nuit) à l’intérieur d’une habitation pour éviter de perturber le sommeil. Pourtant, le contexte complet des lignes directrices de l’EPA de 1974 (annexe D) [24] propose un niveau sonore normalisé jour-nuit à l’extérieur de 55 dBA Ldn. Le « niveau normalisé » implique une correction supplémentaire de 10 dBA pour les environnements ruraux. La formule de Ldn normalisé qui en résulte donne un niveau sonore extérieur de 45 dBA Leq le jour/35 dBA Leq la nuit, soit un niveau sonore extérieur continu jour-nuit de 38,6 dBA Leq. En outre, elle recommande une correction supplémentaire de 5 dBA dans les cas où le son introduit est inhabituel pour le voisinage. Ces niveaux ruraux nocturnes extérieurs, définis avec compétence il y a plus de 40 ans, seraient aujourd’hui considérés comme largement compatibles avec l’expérience et les recommandations récentes en matière d’éoliennes. Pourtant, le rapport de l’AWEA ne transmet aucune de ces informations plus détaillées, rejetant en fait ces aspects comme n’ayant été conçus qu’à titre indicatif. Il donne l’impression que les lignes directrices de l’EPA sont trop prudentes parce qu’elles cherchent à fournir une « marge de sécurité adéquate ». L’auteur n’a jamais vu auparavant un commentaire, en particulier concernant des questions de santé potentielles, où il est approprié de se passer avec autant de désinvolture d’une « marge de sécurité adéquate ».

Il convient en outre de noter que cette recommandation de l’EPA d’un Ldn normalisé = 55 dBA a été largement utilisée à mauvais escient, avec des résultats préjudiciables pour certaines communautés. Un document résumant les directives d’utilisation des terres du Michigan (2007) [25], citant les directives de l’EPA comme source principale, recommandait un Ldn non modifié de 55 dBA comme acceptable pour les installations d’éoliennes. Aucune des modifications associées aux corrections jour-nuit ou rurales n’a été incorporée. Ce chiffre brut de 55 dBA a par la suite été intégré dans certaines ordonnances du Michigan relatives aux éoliennes, mais le rapport AWEA/CANWEA n’a jamais reconnu ces exemples évidents d’utilisation abusive.

En décembre 2009, quelques jours avant l’annonce de ce rapport de l’AWEA, l’auteur avait soumis un document de 5 pages à la Commission des services publics du Michigan [26]. Son rapport a été rédigé en quelques jours afin de respecter un délai prescrit, et s’appuie très largement sur une expérience directe de plusieurs années. Il a notamment souligné l’importance de l’élévation et de l’abaissement automatiques du seuil d’audition en fonction de l’environnement ambiant. En outre (toujours sur la base d’une expérience directe), une exposition fréquente et prolongée à des bruits de basse fréquence peut entraîner une perception beaucoup plus prononcée de ces bruits, avec pour conséquence qu’ils peuvent être perçus de plus en plus facilement.

L’auteur considère que ces deux caractéristiques spécifiques sont parmi les plus importantes dans toute évaluation de la perception du bruit des éoliennes à basse fréquence, mais le rapport de l’AWEA/CANWEA ne mentionne aucune de ces deux caractéristiques. En fait, c’est l’inverse qui est décrit. Il est affirmé que le bruit des éoliennes ne peut pas être nocif, car les gens vivent sans difficulté dans des environnements urbains de 55 dBA, et de nombreuses personnes s’acclimatent à des bruits persistants de faible intensité.

« Si les niveaux sonores des éoliennes étaient nocifs, il serait impossible de vivre en ville, compte tenu des niveaux sonores normalement présents dans les environnements urbains. »

« D’autre part, de nombreuses personnes s’habituent à une exposition régulière au bruit ou à d’autres facteurs de stress potentiels et ne sont plus gênées. »

La première affirmation est totalement trompeuse. C’est l’élévation automatique du seuil d’audition avec l’augmentation du bruit ambiant qui rend la vie en ville facilement tolérable. Dans les zones rurales calmes, où le niveau sonore ambiant est faible la nuit, l’oreille est « grande ouverte », de sorte que le bruit des éoliennes devient très gênant. Ce seuil d’audition variable, qui protège les processus de détection de la cochlée, fonctionne de la même manière que l’iris variable de l’œil qui réagit à la lumière ambiante et protège la rétine.

Le résultat est directement analogue au fait qu’une voiture s’approchant avec ses pleins phares en plein jour est inoffensive, mais éblouit complètement la nuit, lorsque l’iris de l’œil est « grand ouvert ». Personne ne s’en sortirait avec l’affirmation erronée « Les phares ne peuvent pas éblouir la nuit, sinon il serait impossible de s’aventurer dehors en plein jour ! »

A3.2 Les niveaux sonores élevés autorisés pour les éoliennes aux États-Unis

Au début de l’année 2010, le comté de Huron, dans le Michigan, envisageait de modifier ses ordonnances en passant d’un niveau de 50 dBA L10 pour tous les propriétaires fonciers à un niveau réduit de 45 dBA L10 uniquement pour les propriétaires fonciers non participants. L’auteur a assisté à de nombreuses réunions publiques au cours desquelles il a plaidé en faveur de niveaux sonores encore plus bas et de marges de recul plus importantes, mais le rapport de l’AWEA/CANWEA et sa longue liste d’auteurs ont été cités contre lui, justifiant apparemment le point de vue du comté.

Cette situation est d’autant plus exaspérante que l’un de ses auteurs, le Dr Leventhall, a fait une présentation à l’université de South Bank, à Londres, en novembre 2009, un mois avant la publication du document de l’AWEA/CANWEA. Il a été rapporté [27] qu’il avait déclaré lors de cette présentation

« Je pense que les législateurs américains reconnaissent que, dans de nombreux cas, les éoliennes sont trop proches des habitations, mais ils nient publiquement l’existence d’un problème », a déclaré le professeur Leventhall. « Il n’y a pas de problème de santé, mais le bruit renforce l’opposition à l’énergie éolienne.

Pourtant, rien dans le document de l’AWEA/CANWEA n’indique que les marges de recul autorisées pour les USA et les niveaux sonores des éoliennes pourraient être insatisfaisants.

Par la suite, lors d’une communication téléphonique avec le Sénat du Vermont en avril 2013 [28], le Dr Leventhall a souligné le fait qu’il y a beaucoup plus de plaintes concernant les éoliennes en Amérique du Nord qu’en Europe. Il a attribué cela à une » réaction hystérique », mais a complètement omis d’indiquer l’explication selon laquelle les niveaux autorisés d’éoliennes pourraient être significativement plus élevés en Amérique du Nord qu’en Europe.

Cette différence dans les niveaux autorisés est confirmée par la déclaration suivante dans une publication plus récente de novembre 2014, financée par CANWEA et évaluée par des pairs, toujours concernant les éoliennes et la santé, dont trois auteurs sont les mêmes que dans le document original de l’AWEA/CANWEA [29].

« En ce qui concerne les normes de bruit, Hessler et Hessler13 ont trouvé une moyenne arithmétique de 45 dBA le jour et de 40 dBA la nuit pour les gouvernements en dehors des États-Unis, et une moyenne de 47,7 dBA la nuit pour la réglementation sur le bruit et les normes d’implantation de l’État américain. »

Cela indique que les niveaux nocturnes sont en moyenne supérieurs de 7,7 dBA aux États-Unis. Il a été précisé que l’utilisation de différentes mesures (par exemple L90, L50, Leq, etc.) modifie la valeur implicite de ces niveaux. (voir *)

Ce récent document financé par CANWEA conclut également à un moment donné :

« Des plaintes telles que les troubles du sommeil ont été associées à des pressions sonores pondérées A des éoliennes supérieures à 40 ou 45 dB, mais à aucune autre mesure de la santé ou du bien-être. »

On pourrait donc conclure immédiatement qu’étant donné les niveaux moyens autorisés de

47,7 dBA aux États-Unis, il y aurait très probablement un plus grand nombre de plaintes pour troubles du sommeil. Là encore, il ne s’agit pas d’une conclusion explicite. Le fait de ne pas souligner une lacune aussi évidente aux États-Unis, dans des documents qui sont censés fournir des orientations générales, contribue sans aucun doute à « brouiller les pistes » lorsqu’il s’agit d’identifier les raisons pour lesquelles les plaintes des propriétaires prolifèrent.

Enfin, même dans ce rapport très récent, il n’est toujours pas fait mention de la conséquence fondamentale de l’ajustement automatique du seuil d’audition au niveau de fond ambiant, ni du fait qu’une exposition continue à des bruits de basse fréquence peut donner lieu à une sensibilité accrue. Comme indiqué précédemment, l’auteur considère, sur la base de son expérience directe, qu’il s’agit là de deux aspects très importants de la perception des bruits de basse fréquence, mais ils ne semblent toujours pas avoir été largement reconnus par les experts en matière de santé.

*Les différentes mesures représentent en effet des différences dans les niveaux autorisés réels, bien que l’on considère généralement que pour les mesures de dBA à réponse lente (c’est-à-dire 1 seconde) et les temps d’observation longs, les différences appliquées au bruit dominant des éoliennes ne représentent généralement pas plus de 4-5 dBA entre la mesure la plus basse (L90) et le niveau le plus élevé (L10), et ne représentent pas une différence aussi importante que 7,7 dBA. La société américaine Epsilon, qui a réalisé des évaluations sur le terrain de la conformité aux ordonnances dans le comté de Huron (MI), a explicitement appliqué le critère « L10-L90 inférieur à 3,5 dBA » pour l’identification du bruit dominant des éoliennes.)

A3.3 Effets nocebo, agacement, personnalité et activistes

Les affirmations selon lesquelles les infrasons des éoliennes ne peuvent pas représenter un danger pour la santé cherchent de plus en plus à attribuer la responsabilité du nombre croissant de plaintes à quatre processus, à savoir les effets nocebo, la gêne, la personnalité individuelle et l’alarme déclenchée par les activistes.

L’argument selon lequel les effets nocebo, c’est-à-dire la peur d’un résultat spécifique, peuvent donner lieu à des symptômes liés à ce résultat, n’explique pas le fait que certaines communautés ont accueilli favorablement l’introduction d’éoliennes, pour découvrir par la suite des effets négatifs inattendus une fois que les éoliennes ont été mises en service. L’auteur connaît personnellement deux familles, l’une en Angleterre et l’autre dans le Michigan, qui avaient initialement une attitude neutre ou favorable à l’égard des éoliennes, mais qui ont ensuite découvert par elles-mêmes que la réalité pouvait être tout à fait intolérable. Aucune des deux familles n’avait entendu parler de l’autre, mais leur situation, à 4000 miles l’une de l’autre, est devenue presque identique et les a amenées à prendre exactement les mêmes décisions, à savoir louer d’autres logements et, finalement, engager de longues procédures judiciaires contre les promoteurs d’éoliennes. Dans les deux cas, les litiges ont été réglés à l’amiable, sous réserve de confidentialité. À l’époque où ces problèmes ont commencé à se poser, les militants étaient peu nombreux, de sorte que la séquence d’apprentissage de première main de ces deux familles était d’autant plus remarquable qu’elle se déroulait en miroir.

Il convient de noter que de nombreux effets néfastes des infrasons des éoliennes sont étroitement liés aux symptômes du mal de mer, ce qui suggère qu’il peut y avoir une interaction avec les organes vestibulaires (de l’équilibre). L’auteur de ces lignes a beaucoup navigué au large des côtes dans les années 1970. À l’époque, certains participants affirmaient que le mal de mer était purement psychologique et qu’ils n’étaient pas affectés s’ils étaient suffisamment forts d’esprit. Les autres membres de l’équipage éprouvaient souvent un sentiment de satisfaction lorsque ces experts autoproclamés étaient confrontés à la réalité physique et succombaient à la maladie. À cet égard, ils se révèlent souvent moins efficaces que ceux qui ont une vision plus réaliste des choses. En outre, si les effets du mal de mer peuvent parfois se manifester rapidement, il n’est pas rare que leur apparition soit retardée jusqu’à 10 ou 12 heures après l’exposition.

Une étude néo-zélandaise récente [30] a cherché à renforcer l’argument nocebo concernant les infrasons émis par les éoliennes. Un groupe de participants a été divisé en deux groupes distincts et des vidéos décrivant les effets des infrasons des éoliennes ont été projetées à chaque groupe. Pour un groupe, ces vidéos montraient des personnes décrivant les effets néfastes sur la santé qu’elles avaient subis à cause des infrasons des éoliennes, tandis que pour l’autre groupe, on montrait des scientifiques et des experts assurant qu’il ne pouvait y avoir d’effets réels.

Les deux groupes de participants ont ensuite été exposés pendant 10 minutes à des tests en aveugle portant soit sur des infrasons simulés d’éoliennes, soit sur aucun infrason (c’est-à-dire « fictif »), à un niveau extrêmement bas de 40 dB à 5 Hz. On a ensuite constaté une augmentation mineure, mais identifiable, des réponses liées à l’anxiété dans le groupe qui avait été préconditionné par les rapports négatifs, qu’il ait été exposé à des infrasons simulés ou à des infrasons « fictifs ».

Il suffit cependant de considérer l’analogie avec le mal de mer pour comprendre cette expérience. Elle est directement comparable au fait de prendre deux groupes de personnes qui n’ont pas l’habitude d’être à flot, d’informer ces groupes distincts avec des perspectives opposées sur les causes et les effets du mal de mer, puis d’envoyer les participants dans deux bateaux distincts sur un lac intérieur dans des conditions de calme presque plat pendant 10 minutes. Toute conclusion résultant d’une légère anxiété initiale d’un groupe au cours de ce processus n’aurait guère de rapport avec la réalité d’une exposition réelle à des conditions de mer réelles pendant des périodes prolongées !

En ce qui concerne les arguments selon lesquels la gêne et la personnalité jouent un rôle majeur dans la réponse au bruit des éoliennes et aux infrasons, il convient de noter que de nombreuses personnes qui choisissent d’adopter un mode de vie rural le font spécifiquement pour profiter d’un environnement plus tranquille et moins stressant que la vie en banlieue ou en ville. Il est donc fort probable qu’elles aient une personnalité qui valorise ces caractéristiques rurales. Pour ces personnes, cette personnalité peut très bien être celle qui réagit fortement à une intrusion négative imposée de l’extérieur dans leur mode de vie. Les installations d’éoliennes ne doivent pas être telles que « l’absence d’une personnalité appropriée » compromette la composition de la communauté.

L’utilisation du terme « agacement » a deux interprétations communes distinctes. On dit souvent « C’est de sa faute s’il s’est énervé ! », ce qui implique immédiatement une condition imposée par l’intéressé lui-même. Dans le contexte des éoliennes, cependant, il est plus exact d’affirmer que « les éoliennes peuvent gêner les gens ». Cela introduit une perspective complètement différente — il est clair que la situation défavorable a été imposée à l’individu et que toute réaction est une conséquence directe de cette imposition. Cet auteur considère que l’utilisation de la terminologie « souffre de désagréments » est une description beaucoup plus appropriée et nettement moins trompeuse, qui place correctement la responsabilité directement sur la cause, plutôt que sur la réaction de l’individu.

Enfin, un article récent très médiatisé (S.Chapman [31]) a soutenu que la corrélation la plus convaincante concernant les plaintes relatives aux éoliennes découle de la présence d’« activistes » s’opposant à la construction d’un parc éolien. Pourtant, cette étude n’a pas tenté de prendre en compte des questions telles que les reculs immédiats, le bruit, la géographie locale et la configuration du parc éolien, ainsi que l’espacement et la densité des éoliennes. Tous ces facteurs ont une incidence directe sur les conditions de vie à proximité des éoliennes. Une fois de plus, en se référant à l’expérience de l’auteur, dans le comté de Huron, au Michigan, deux parcs éoliens ont été construits à des moments similaires, dans des secteurs similaires de la communauté. L’un d’entre eux a immédiatement donné lieu à un nombre important de plaintes, tandis que l’autre n’a pratiquement pas fait l’objet de plaintes. Sur le papier, ce dernier parc éolien semblait être le plus concentré, de sorte que l’absence de plaintes était d’autant plus surprenante. Mais il suffit de visiter les deux parcs éoliens à quelques reprises pour se rendre compte immédiatement qu’il y a une différence très importante dans les niveaux de bruit entre les deux, et il n’est pas surprenant que le parc éolien qui génère le plus de bruit soit celui qui fait l’objet du plus grand nombre de plaintes.

Dans ce cas, il y avait donc une corrélation évidente entre le bruit et la nature négative de l’environnement du parc éolien et le nombre de plaintes. Cette situation a ensuite donné lieu à une plus grande prise de conscience de la part de l’ensemble de la communauté et à une plus grande opposition exprimée aux parcs éoliens. Ainsi, le processus de cause à effet était complètement inverse à celui proposé dans [31].

A4. Expérience de première main des graves effets néfastes des infrasons

Il y a environ 18 mois, une famille vivant à proximité des éoliennes d’Ubly a demandé à l’auteur de l’aider à installer des instruments et à évaluer les conditions acoustiques dans leur sous-sol, qui est partiellement souterrain, où ils espéraient trouver des conditions de sommeil plus tolérables. En début de soirée, l’auteur est arrivé sur le site, à 460 m sous le vent de l’éolienne la plus proche. C’était une belle soirée, avec très peu de vent au niveau du sol, mais les éoliennes fonctionnaient. Cependant, à l’intérieur de la maison, il était impossible d’entendre le bruit des éoliennes et il a fallu sortir de temps en temps pour s’assurer qu’elles fonctionnaient bien.

L’auteur ne s’attendait pas à obtenir des mesures significatives dans ces conditions, mais il a néanmoins aidé à mettre en place l’instrumentation sous la forme d’un microphone infrasonique B&K 4193-L-004 et de plusieurs microbaromètres Infiltek. L’étalonnage des microbaromètres avait été confirmé précédemment en effectuant des mesures d’infrasons de fond directement côte à côte avec le microphone de précision B&K. L’objectif était de définir les emplacements de mesure, d’établir des gains d’instrumentation avec une marge de manœuvre appropriée, et de convenir et d’appliquer des procédures pratiques afin que les occupants puissent effectuer eux-mêmes d’autres mesures.

Après une période d’environ une heure, pendant laquelle il a installé des instruments dans le sous-sol et utilisé un ordinateur portable dans la cuisine, l’auteur a commencé à ressentir un important sentiment de léthargie. Au fil du temps, ce sentiment s’est transformé en difficultés de concentration accompagnées de nausées, si bien qu’au bout de trois heures environ, il s’est senti très mal. Pendant ce temps, le soleil se couchait, laissant une magnifique lueur rose orange dans le ciel, tandis que la vitesse du vent au sol restait pratiquement nulle et que les conditions de la soirée n’auraient pas pu être plus tranquilles et agréables.

Ce n’est qu’au bout de trois heures et demie environ que l’auteur s’est soudain rendu compte que ces symptômes étaient provoqués par les éoliennes. Comme il n’y avait pas de bruit audible et que les infrasons semblaient suffisamment faibles pour que l’auteur les considère comme peu importants, il n’avait pas envisagé cette possibilité jusqu’à présent.

Plus le temps passait, plus les effets s’aggravaient, si bien qu’au bout de cinq heures, il se sentait extrêmement malade. Il était assez étrange d’essayer de se concentrer sur un ordinateur dans une cuisine très solide, complètement immobile, entourée d’armoires en chêne massif, avec des plans de travail en granit et un évier en fonte, tout en ressentant presque exactement les mêmes symptômes que le mal de mer dans une mer agitée.

Finalement, au bout de 5 heures, il a été considéré que suffisamment d’essais avaient été effectués et analysés pour qu’un long essai de nuit puisse être mis en place, laissant l’instrumentation sous le contrôle des propriétaires de la maison. L’auteur a été immensément soulagé de quitter les lieux et de pouvoir rentrer chez lui sans être gêné par les éoliennes.

Mais ce n’était pas fini. En montant dans la voiture et en quittant le portail, l’auteur a constaté que son équilibre et sa coordination étaient complètement compromis, de sorte qu’il était constamment en survirage et que l’avant de la voiture semblait osciller comme un bateau en mer. Il est devenu très difficile d’évaluer la vitesse et la distance, de sorte qu’il a fallu conduire extrêmement lentement et avec beaucoup de prudence.

En arrivant à la maison 40 minutes plus tard, sa femme a immédiatement remarqué qu’il n’était pas bien — apparemment, son visage était complètement cendré. Il a fallu attendre 5 heures après avoir quitté le site pour que les symptômes disparaissent.

Il est souvent avancé que ces effets associés aux éoliennes sont dus au stress ou à la gêne provoquée par le bruit incessant, mais à cette occasion, il n’y avait aucun bruit audible à l’intérieur de la maison. De plus, il s’agissait d’une soirée remarquablement tranquille avec un coucher de soleil très impressionnant, de sorte que toute idée de problèmes liés aux éoliennes était totalement absente. Ce n’est que lorsque les symptômes sont devenus de plus en plus graves que l’auteur a finalement fait le lien, après avoir envisagé et exclu toutes les autres possibilités. Les explications relatives à l’« effet nocebo » ne semblent donc guère appropriées lorsque la prise de conscience n’a eu lieu que bien après l’événement.

Figure 3 Spectre de puissance moyen des infrasons dans le sous-sol

Les deux figures suivantes montrent les niveaux d’infrasons typiques mesurés dans le sous-sol à l’aide d’un des microbaromètres Infiltek. La figure (3) montre le spectre de puissance, mesuré avec une largeur de bande FFT nominale de 0,1 Hz. Comme on peut le voir, le pic de la composante fondamentale du taux de pales, à 55 dB, ne serait normalement pas considéré comme représentant un niveau particulièrement gênant d’infrasons. Plusieurs harmoniques supérieures d’amplitude progressivement décroissante sont visibles, mais cette caractéristique correspond tout à fait à ce que l’on pourrait attendre d’une turbine à rotor ascendant fonctionnant dans un flux d’air relativement régulier.

Le tracé temporel correspondant est illustré à la figure (4). On constate qu’il n’y a qu’une seule impulsion relativement bien définie par passage de pale, de sorte qu’il semblerait que seule l’éolienne la plus proche contribue de manière significative.

Figure 4 Historique des infrasons dans le sous-sol

Néanmoins, il convient de noter que si l’harmonique fondamentale du passage des pales n’est que de 55 dB, l’effet cumulatif des harmoniques supérieures peut parfois porter le niveau de crête de la forme d’onde à 0,06-0,08 Pascals, ce qui représente 69-72 dB. La plupart des travaux antérieurs de l’auteur se sont concentrés sur l’analyse de l’évolution temporelle de la forme d’onde, conformément à l’observation faite en 2004 par Moller & Pedersen [16] selon laquelle, aux fréquences les plus basses, c’est l’évolution temporelle des infrasons qui est la plus pertinente pour la perception. Le simple fait d’observer des niveaux spectraux distincts à des fréquences discrètes et de les considérer comme des composantes indépendantes peut conduire à une sous-estimation considérable des niveaux réels des infrasons répétitifs.

Le fait que l’équilibre et la coordination aient été compromis pendant le trajet de nuit vers le domicile suggère une interférence avec les organes vestibulaires, comme l’ont proposé Pierpont [5] et, par la suite, Schomer [20]. Une autre observation importante, cependant, est que les effets ont persisté pendant les 5 heures qui ont suivi, alors que l’excitation immédiate n’était plus présente. En revanche, dans le cas du mal de mer, les effets tendent à se dissiper rapidement dès que les conditions de mer s’apaisent. Il est intéressant de noter qu’une étude réalisée en 1984 [32], au cours de laquelle des sujets ont été exposés pendant 30 minutes à une excitation de 8 Hz à des niveaux beaucoup plus élevés de 130 dB, a montré que certains effets néfastes pouvaient persister plusieurs heures après l’exposition.

À ce stade, il convient de se demander si une suggestion du Dr A. Salt peut être pertinente [20]. Il a décrit un processus connu sous le nom de « Hydrops endolymphatique temporaire », une anomalie de l’oreille interne par laquelle l’ouverture de décharge de pression à l’apex de la cochlée (l’hélicotrème) peut être temporairement obstruée par un déplacement membranaire local. Cette obstruction augmente considérablement le déséquilibre de pression à travers la membrane basilaire et, par conséquent, une très forte augmentation de la sensibilité aux infrasons.

Si l’exposition à des infrasons répétitifs d’éoliennes peut parfois induire un tel effet, il faudrait alors un certain temps après l’exposition pour que l’état disparaisse. La suppression de la source d’excitation n’entraînerait donc pas un retour immédiat à une perception normale, mais pourrait entraîner la persistance des symptômes pendant un certain temps.

Une autre observation est que les niveaux d’infrasons montrés dans la figure (3) sont directement comparables à ceux qui ont été rapportés indépendamment par le professeur Hansen et ses collègues de l’université d’Adélaïde [33], et L. Huson [34], à des distances significatives des parcs éoliens australiens de Waterloo et de MacArthur respectivement. Cela semble fournir une corroboration convaincante et indépendante étant donné les rapports d’effets néfastes associés à ces dernières installations. De plus, S. Cooper [35], dans son étude sur le parc éolien de Cape Bridgewater, a montré une corrélation directe entre les sensations documentées des résidents et les caractéristiques de fonctionnement infrasoniques spécifiques des éoliennes.

Par conséquent, l’expérience de l’auteur est tout à fait cohérente avec ce rapport plus récent en Australie, relatif à des travaux effectués par des acousticiens expérimentés. Il ne fait aucun doute que les preuves s’accumulent progressivement pour étayer l’argument selon lequel les infrasons émis par les éoliennes peuvent avoir des effets néfastes sur la santé dans les environnements ruraux.

A5. Références

  1. R.A.Axell & H.B.Woody. Test Status and Experience with the 7.5 Megawatt MOD-2 Wind Turbine Cluster. Proceedings, Large Horizontal Axis Wind Turbine Conference 1981 NASA CP 2230, DOE CONF-8 10752 pp.637-652
  2. R.H.Spencer Noise Generation of Upwind Rotor Wind Turbine Generators The Boeing Vertol Company, Philadelphia PA 19142 (non daté).
  3. K.P.Shepherd, H.H.Hubbard, Noise Radiation Characteristics of the Westinghouse WWG-0600 (600kW) Wind Turbine Generator NASA TM101576, juillet 1989.
  4. H.G.Leventhall, Infrasound from Wind Turbines-fact, fiction or deception. Canadian Acoustics 34 (2006) 29-36
  5. N.Pierpont. WindTurbine Syndrome: A Report on a Natural Experiment. (2009). Livres sélectionnés par K.
  6. G.P.van den Berg. Effects of the Wind Profile at Night on Wind Turbine Sound Journal of Sound & Vibration 277 (2004) 955-970
  7. G.P.van den Berg. Do Wind Turbines Produce Significant Low Frequency Sound Levels? 11th Intl Mtg on Low Frequency Noise & Vibration Control, Maastricht, 2004
  8. H.G.Leventhall. Déclaration de témoin, 22 décembre 2010. Tribunal d’examen environnemental de Chatham Kent.
  9. M.J.Lighthill. On Sound Generated Aerodynamically. I. General Theory Proc. Roy. Soc. Vol 211, No 1107, March 1952
  10. MOD-2 Wind Turbine Field Operations Experience DOE/NASA/20320-69 NASA TM-87233 NASA Lewis Research Center, décembre 1985
  11. A.H.Miller, H.L.Wegley, J.W.Buck. Large HAWT Wake Measurement and Analysis. N95-2793 Pacific Northwest Laboratory, Richland, Washington Collected Papers on Wind Turbine Technology, mai 1995 NASA-CR-195432
  12. M.A.Swinbanks Wind Turbines: Low-Frequency Noise & Infrasound Revisited. Atelier d’un jour sur la protection de l’environnement 9 th septembre 2010, Birmingham, ROYAUME-UNI
  13. M.A.Swinbanks The Audibility of Low Frequency Wind Turbine Noise. Quatrième Réunion internationale sur le bruit des éoliennes. Rome, Italie 12-14 avril 2011
  14. D.G.Stevens, K.P.Shepherd, H.H.Hubbard, F.W.Grosveld, « Guide to the Evaluation of Human Exposure to Noise from Large Wind Turbines », NASA TM83288, mars 1982.
  15. N.D.Kelley. A Proposed Metric for Assessing the Potential of Community Annoyance from Wind Turbine Low-Frequency Noise Emissions SERI/TP-217-3261, novembre 1987.
  16. H.Moller & C.S.Pedersen. Hearing at Low & Infrasonic Frequencies, Noise & Health, Volume 6, Issue 23, April-June 2004.
  17. M.A.Swinbanks Numerical Simulation of Infrasound Perception, with Reference to Prior Reported Laboratory Effects (Simulation numérique de la perception des infrasons, avec référence aux effets rapportés en laboratoire). Inter-Noise, 19-22 août 2012
  18. Yasunao Matsumoto, Yukio Takahshi, Setsuo Maeda, Hiroki Yamaguchi, Kazuhiro Yamada, & Jishnu Subedi, « An Investigation of the Perception Thresholds of Band-Limited Low Frequency Noises: Influence of Bandwidth », Journal of Low Frequency Noise Vibration and Active Control, 2003.
  19. Chen Yuan, Huang Quibai, Hanmin Shi, “An Investigation on the Physiological and Psychological Effects of Infrasound on Persons”, Journal of Low Frequency Noise Vibration and Active Control, 2004.
  20. A.N.Salt, T.E.Hullar. Responses of the ear to low frequency sounds, infrasound and wind turbines. Hearing Research 2010, 268 12-21
  21. Schomer P, Edreich J, Boyle J, Pamidighantam P (2013) A proposed theory to explain some adverse physiological effects of the infrasonic emissions at some wind farm sites. 5Conférence internationale sur le bruit des éoliennes 28-30, août 2013
  22. W.D.Colby, R.Dobie, G.Leventhall, M.Liscomb, R.J.McCunney, M.T.Seilo, B.Sondergaard, Wind Turbine Sound and Health Effects. An Expert Panel Review AWEA/CANWEA, décembre 2009
  23. U.S.Environmental Protection Agency Information on Levels of Environmental Noise Requisite to Protect Public Health and Welfare with an Adequate Margin of Safety (Informations sur les niveaux de bruit ambiant nécessaires à la protection de la santé et du bien-être publics avec une marge de sécurité adéquate). EPA 550/9-74-004 mars 1974
  24. Annexe D. Informations sur les niveaux de bruit ambiant nécessaires pour protéger la santé et le bien-être du public avec une marge de sécurité adéquate. EPA 550/9-74-004 Mars 1974
  25. M.Klepinger, Michigan Land Use Guidelines for Siting Wind Energy Systems. Michigan State University Land Policy Institute, Extension Bulletin WO-1053 octobre 2007.
  26. M.A.Swinbanks Submission to Michigan Public Services Commission, Case No U-15899, December 8th , 2009
  27. H.G.Leventhall Wind Turbine Noise is not a Health Hazard (Le bruit des éoliennes n’est pas un danger pour la santé). M&E Sustainability Report of Lecture at London South Bank University 11th Novembre 2009
  28. www.vce.org/GeoffLeventhall_VT_SHW_042413.mp3 (13.55)
  29. R.J.McCunney,K.A.Mundt,W.D.Colby,R.Dobie,K.Kaliski,M.Blais. Éoliennes et la santé. Une revue critique de la littérature scientifique. Journal of Environmental Medicine Vol.56 No 11 Novembre 2014
  30. F.Crichton,G.Dodd,G.Schmid,G.Gamble,K.J.Petrie. Can Expectations Produce Symptoms from Infrasound Associated with Wind Turbines ? Université d’Auckland. Health Psychology, American Psychological Association, mars 2013.
  31. S.Chapman, A. St George, K. Waller, V. Cakic Différences spatio-temporelles dans l’historique des plaintes relatives à la santé et au bruit des parcs éoliens australiens : preuves de l’hypothèse psychogène de la « maladie communiquée ». 15 mars 2013
  32. D.S.Nussbaum, S.Reinis (1985) Some Individual Differences in Human Response to Infrasound UTIAS Report No 282, CN ISSN 0082-5255, janvier 1985
  33. K.Hansen,B.Zajamsek,C.Hansen. Comparaison des niveaux de bruit mesurés à proximité d’un parc éolien dans des conditions d’arrêt et d’exploitation. Inter-noise14, 16-19 novembre 2014
  34. W.L.Huson. Stationary Wind Turbine Infrasound Emissions and Propagation Loss Measurements (Émissions infrasonores d’éoliennes stationnaires et mesures de la perte de propagation). 6th International Conference on Wind Turbine Noise, Glasgow 20-23 avril 2015
  35. S.Cooper. Étude acoustique du parc éolien de Cape Bridgewater. Sensation as an Impact from Wind Turbines (La sensation en tant qu’impact des éoliennes). The Acoustic Group Pty, Ltd, Sydney, NSW 2040 (2015).

1 Voir https://www.cirrusresearch.fr/blog/2013/06/que-representent-les-filtres-par-bandes-doctave-et-tiers-doctave-sur-un-sonometre/ – NdT


Annexe B1 : Biographie de l’auteur

Malcolm Swinbanks a passé son doctorat sous la direction de Sir James Lighthill, professeur de mathématiques à l’université de Cambridge. Deux des réalisations de Lighthill — l’aéroacoustique, les procédures mathématiques pour la réduction du bruit des moteurs à réaction, et l’étude de la dynamique de la cochlée (oreille interne) — sont aujourd’hui directement liées à la compréhension et à la perception récentes du bruit des éoliennes.

Bien qu’il ait obtenu une bourse du titre A du Trinity College pour poursuivre ses recherches en mathématiques, Swinbanks a choisi d’y surseoir pour acquérir de l’expérience dans des applications plus pratiques, en travaillant d’abord avec le département de recherche du chantier naval Yarrows à Glasgow, dans le domaine du bruit et des vibrations dans les navires et les sous-marins. Il a poursuivi avec succès le contrôle actif des bruits de basse fréquence, se familiarisant ainsi avec les questions relatives à la perception des bruits de basse fréquence et des infrasons par la population. Il a acquis une expérience supplémentaire en travaillant avec plusieurs divisions de Rolls-Royce sur la dynamique des moteurs aéronautiques et le bruit des turbines à gaz industrielles.

En 1994, le Congrès américain lui a demandé de transférer aux États-Unis ses recherches sur les vibrations et les sons sous-marins à basse fréquence, en devenant scientifique principal d’une société américaine sous contrat avec l’Office américain de la recherche navale. Les domaines de recherche comprenaient l’isolation des vibrations de très haute précision et l’atténuation des chocs. Plus récemment, il a été contacté par des personnes qui rencontrent des problèmes très réels liés au bruit des éoliennes et qui, dans certains cas, ont été chassées de chez elles. Il a passé beaucoup de temps dans plusieurs parcs éoliens où le bruit est un problème important, ce qui lui a permis d’acquérir une expérience de première main et des données pratiques concernant les conditions extrêmement défavorables auxquelles certaines personnes sont maintenant soumises.




Le missile Sarmat ne peut détruire que 1 % du territoire de la France

[Source : Gérard Chevrier]

Les effets d’une explosion nucléaire de plusieurs mégatonnes et mesures de protection possibles.

[Voir aussi :
« La force de dissuasion française n’existe plus que dans les rêves »]




Cour d’appel de Californie (9e district) : « le vaccin Covid n’est pas un VACCIN… s’il ne protège pas de la transmission »

[Source : francesoir.fr]

[Illustration : Pixabay France-Soir]

D’après un jugement de la cour d’appel de Californie (9e circuit), le « vaccin Covid » n’est PAS UN VACCIN. En effet, la Cour a déclaré dans son ordonnance « qu’il ne s’agissait pas d’un vaccin s’il ne résistait pas à l’allégation qu’il ne visait pas à prévenir la transmission ». Les vaccins étaient censés « réduire les symptômes » et prévenir l’hospitalisation. Ils devraient donc être considérés comme un TRAITEMENT.

La cour d’appel a jugé que « l’obligation vaccinale contre la Covid-19 au risque de perdre leur emploi interférait avec leur droit fondamental de refuser un traitement médical. » Cette décision contribuerait à priver les injections d’ARNm de toute protection en matière de responsabilité juridique.

Les requérants pourront désormais utiliser cette décision au fur et à mesure que les dossiers avancent tel que l’on peut le lire dans un tweet sur X :

Aux États-Unis, l’affaire opposant l’association Health Freedom Defense Fund du Wyoming, des personnes physiques et éducateurs californiens pour la liberté médicale au Chef du district scolaire, à la directrice des ressources humaines ainsi qu’aux membres du conseil d’administration du district scolaire de Los Angeles (LAUSD) tourne à l’avantage des requérants dans le cadre de l’obligation vaccinale imposée comme règle.

La cour d’appel a donc annulé l’ordonnance du tribunal de district. Elle a ainsi jugé que l’obligation vaccinale contre la Covid-19, au risque de perdre son emploi, interférait avec le droit fondamental d’une personne de refuser un traitement médical.

Les requérants avaient comme avocats John Howard de San Diego et George Wentz de Louisiane devant les juges Nelson, Collins et Hawkins. Un observateur averti note que Nelson et Collins sont des « Trumpiste » alors que le juge Hawkins du camp Clinton désapprouvait la décision.

De manière inhabituelle, un résumé a été préparé par le tribunal pour faciliter la compréhension du lecteur.

Le tribunal a conclu que l’exception de cessation du caractère de motivation s’appliquait.

Le fait que le LAUSD a retiré puis a rétabli sa politique de vaccination a suffi à laisser un questionnement juridique dans cette procédure. En effet, la procédure a permis de conclure que le LAUSD a attendu de voir comment se déroulait la plaidoirie avant de décider s’il fallait maintenir la politique vaccinale ou procéder à l’abrogation préparée par anticipation. LAUSD s’était expressément réservé la possibilité d’envisager d’imposer de nouveau un mandat de vaccination.

En conséquence, le LAUSD n’a pas apporté la preuve critique qui lui incombait de démontrer qu’il n’y a aucune possibilité raisonnable qu’il revienne à imposer une telle politique.

Examinant le fond, la Cour d’appel a conclu que le tribunal de district avait mal appliqué une décision de la Cour suprême (jurisprudence Jacobson v. Massachusetts, 197 U.S. 11 [1905], en concluant que la décision n’avait pas satisfait à l’examen du fondement rationnel. La jurisprudence Jacobson montrait que l’obligation vaccinale contre la variole avait un lien causal avec la prévention de la propagation de la maladie.

Dans le cas présent, les requérants ont plaidé avec succès que le vaccin n’empêche pas efficacement la propagation [de la Covid-19], mais qu’il atténue seulement les symptômes de la personne injectée ; et qu’en conséquence, il s’apparente donc à un traitement médical, et non à un vaccin « traditionnel ».

En considérant que les éléments apportés sur le vaccin Covid-19 étaient corrects, les requérants ont allégué de manière plausible que le vaccin Covid-19 n’empêche pas efficacement la propagation de la Covid-19. Ainsi, la cour a estimé que la jurisprudence Jacobson ne s’applique pas.

En suivant le même raisonnement, le juge R. Nelson a évalué que la décision du tribunal de district selon laquelle le LAUSD avait droit à l’immunité souveraine devrait être réexaminée en renvoi à la cour de district. (Affaire Kohn v. State Bar of California, 87 F.4th 1021 (9th Cir. 2023).

Le juge Collins, un des trois magistrats de la Cour Supreme a séparément abordé un point crucial que le tribunal de district avait négligé. Conformément à la jurisprudence plus récente de la Cour suprême,

« le traitement obligatoire pour le bien de la santé de la personne traitée — par opposition au traitement obligatoire pour le bien de la santé d’autrui — englobe le droit fondamental de refuser un traitement médical. »

Les éléments présentés des requérants sont suffisants pour invoquer ce droit fondamental. La partie défenderesse, pour LAUSD, a fait valoir que l’obligation vaccinale a été imposée simplement comme une « condition d’emploi », mais cela ne suffit pas à justifier l’application par le tribunal de district d’un examen rationnel.

En opposition, le juge Hawkins a écrit que, parce qu’il n’y a plus de politiques vaccinales (en place) que ce tribunal puisse interdire, il soutiendrait, comme ce tribunal l’a toujours fait dans les actions contestant les politiques annulées au début de la pandémie, que cette action est donc sans objet, révoquant ainsi la décision du tribunal de district et qu’il renverrait l’affaire au tribunal de district avec instruction de rejeter l’action sans préjudice.

Une des limites à l’opinion délivrée est qu’il s’agit d’une motion de rejet où le tribunal a considéré comme vraies les allégations faites par les requérants que les injections sont des traitements et pas des vaccins. La question épineuse est de savoir si oui ou non et dans quelle mesure les injections préviennent de l’infection et surtout pendant combien de temps. Jusqu’à présent, les politiques sanitaires se sont basées sur des études des fabricants qui ne confirmaient pas ces hypothèses. Il faudra aussi et surtout savoir comment balancer tout cela avec les libertés fondamentales, dont le consentement libre et éclairé et le droit d’aller et venir.

Lire la décision complète traduite en français.




L’hypothèse des germes — partie 2

[Source : mikestone.substack.com]

Par Mike Stone

Dans la première partie de cette enquête sur l’hypothèse des germes, nous avons établi ce qu’est exactement une hypothèse en matière de sciences naturelles, c’est-à-dire une proposition d’explication d’un phénomène naturel observé. Nous avons brièvement évoqué ce qui a conduit Louis Pasteur à élaborer son explication de la maladie par les germes en plagiant les travaux sur la fermentation qu’il avait empruntés à Antoine Béchamp. Nous avons également examiné les preuves expérimentales qu’il a produites pour le choléra des poules et la rage afin de voir si son hypothèse sur les germes a jamais été scientifiquement prouvée et validée. Il est apparu clairement que les expériences de Pasteur ne reflétaient pas ses hypothèses sur la manière dont les germes étaient censés envahir un hôte pour provoquer une maladie, telle qu’elle était « observée » dans la nature, ce qui invalidait ses résultats. En outre, Pasteur a également mal interprété ce avec quoi il travaillait en ce qui concerne le choléra des poules, et il n’a pas réussi à isoler un microbe comme agent causal de la rage, ce qui a encore invalidé ces expériences puisqu’il n’avait pas de variable indépendante valable (agent causal supposé) avec laquelle il travaillait. Les vaccins produits par Pasteur ont également posé des problèmes : son vaccin contre le choléra des poules a été jugé inefficace, tandis que son vaccin contre la rage a été associé à la maladie même qu’il était censé prévenir.

Quoi qu’il en soit, Pasteur est régulièrement considéré comme un véritable héros et un savant scientifique, avec des titres tels que « le père de la microbiologie », « le père de l’immunologie », « le père de la bactériologie », etc. Il est considéré comme un sauveur pour avoir repris de vieilles idées, les avoir dépoussiérées et les avoir revendues au public comme étant les siennes. Cependant, si Pasteur est reconnu pour avoir développé et popularisé l’hypothèse des germes, il n’a pas « prouvé » que les germes étaient à l’origine des maladies. Selon le livre Science, Medicine, and Animals publié par le National Research Council et la National Academy of Sciences, cette gloire revient au médecin et microbiologiste allemand Robert Koch. Il est indiqué que les découvertes de Robert Koch ont conduit Louis Pasteur à décrire comment de petits organismes appelés germes pouvaient envahir le corps et provoquer des maladies. Le livre poursuit en disant que c’est Koch qui a établi de manière concluante que des germes particuliers pouvaient causer des maladies spécifiques, et qu’il l’a fait en commençant par ses expériences sur le charbon (anthrax). Cette affirmation est confirmée par la Curiosity Collection de l’université de Hardvard, qui affirme que Koch est « reconnu pour avoir prouvé que des germes spécifiques étaient à l’origine de l’anthrax, du choléra et de la tuberculose ». Elle souligne que les postulats de Koch, les quatre critères destinés à établir une relation de cause à effet entre un microbe et une maladie, « sont fondamentaux pour la théorie des germes » et qu’ils « prouvent à la fois que des germes spécifiques provoquent des maladies spécifiques et que des germes pathogènes transmettent la maladie d’un corps à l’autre ».

Bien que Pasteur ait également cru à cette idée, c’est à Robert Koch que l’on attribue le développement du concept « un agent pathogène pour une maladie ». Sans surprise, l’Institut Robert Koch affirme également que c’est Koch, et non Pasteur, qui a été « le premier à prouver qu’un micro-organisme était la cause d’une maladie infectieuse ».

Ainsi, alors que l’on pourrait affirmer que Louis Pasteur a falsifié son hypothèse sur les germes, on peut facilement dire que son travail, en lui-même, était insuffisant pour prouver son hypothèse sur les germes. Pour « prouver » l’hypothèse des germes, les travaux de Robert Koch sont considérés comme essentiels en raison de ses techniques novatrices impliquant de nouvelles pratiques de coloration permettant une meilleure visualisation, et de son utilisation de milieux « appropriés » pour cultiver les bactéries sous une forme pure. Les quatre postulats logiques développés au cours de ses travaux, connus sous le nom de Postulats de Koch, constituent depuis deux siècles « l’étalon-or » pour établir l’étiologie microbiologique des maladies « infectieuses ». Les postulats sont considérés comme tellement essentiels que, selon un article publié en 2015 par Ross et Woodyard, ils sont « mentionnés dans presque tous les manuels de microbiologie débutants » et « continuent d’être considérés comme une norme importante pour établir des relations de cause à effet en biomédecine ». Lester S. King, médecin formé à Harvard et auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire et la philosophie de la médecine, a écrit dans son article de 1952 intitulé Dr Koch’s Postulates que la contribution de Koch a consisté à « forger une chaîne de preuves reliant une bactérie spécifique à une maladie donnée ». King a déclaré que cette chaîne était si solide et si convaincante « que ses principes ont été exaltés en tant que “postulats” et considérés comme un modèle pour tous les travaux futurs ».

Étant donné que la contribution de Koch à la « démonstration » de l’hypothèse des germes semble encore plus importante que celle de Louis Pasteur, nous examinerons les trois principales contributions qu’il a apportées à cet effort, en nous concentrant tout d’abord sur ses travaux sur le charbon, puis sur la tuberculose et le choléra. Nous examinerons son approche expérimentale afin de voir si elle reflète quelque chose qui se produit naturellement dans le monde physique. Nous verrons si les preuves expérimentales de Koch répondent réellement à ses propres postulats logiques pour prouver que les microbes sont la cause de la maladie. Au terme de cette enquête, il apparaîtra clairement que les efforts combinés de Louis Pasteur et de Robert Koch n’ont pas suffi à confirmer l’hypothèse des germes et que, contrairement à la croyance populaire, ils ont en fait conduit à la réfutation de l’ensemble de la doctrine.

Anthrax

« Finalement, en 1876, Koch a prouvé que la maladie du charbon est déclenchée par un seul agent pathogène. Il a découvert le stade dormant de l’agent pathogène, les spores du charbon, et a ainsi élucidé la chaîne d’infection jusqu’alors inexpliquée et la forte résistance de la bactérie aux facteurs environnementaux. Robert Koch a ainsi été le premier à prouver qu’un micro-organisme était à l’origine d’une maladie infectieuse. »

https://www.rki.de/EN/Content/Institute/History/rk_node_en.html

Robert Koch a commencé ses recherches sur le charbon en 1876, alors qu’il était médecin de district et dirigeait un cabinet médical à Wöllstein. À l’époque, on attribuait à la maladie la mort de 528 personnes et de 56 000 têtes de bétail sur une période de quatre ans. L’hypothèse la plus répandue était qu’il s’agissait d’une maladie d’origine tellurique, car certains pâturages étaient réputés « dangereux » pour le bétail qui y paissait et pouvaient le rester pendant des années. D’autres chercheurs, dont le biologiste français Casimir Davaine qui, selon Koch, a fait des déclarations « décisives », avaient signalé que certaines bactéries en forme de bâtonnets étaient présentes dans le sang des animaux malades et que la maladie pouvait être transmise en inoculant du sang d’animaux malades à des animaux sains. Davaine a proposé que la maladie du charbon, qui s’est développée sans transmission directe démontrable chez les humains et les animaux, était due à la propagation d’une bactérie dont il avait découvert qu’elle restait viable pendant longtemps à l’état sec, par les courants d’air, les insectes et autres. Toutefois, comme l’a noté Koch dans son célèbre article de 1876 intitulé Die Ätiologie der Milzbrand-Krankheit, begründet auf die Entwicklungsgeschichte des Bacillus Anthracis (L’étiologie de la maladie du charbon, fondée sur l’histoire du développement de Bacillus Anthracis), ces rapports ont été réfutés par d’autres chercheurs qui ont obtenu des résultats contradictoires : la bactérie en forme de bâtonnet n’a pas été retrouvée dans le sang après des injections mortelles de la bactérie, et des injections de sang sans la bactérie ont également pu provoquer la maladie.

« Cependant, ces propositions de Davaine ont été contredites de diverses manières. Certains chercheurs ont affirmé avoir obtenu un charbon mortel après inoculation de sang bactérien sans qu’aucune bactérie ne soit retrouvée dans le sang par la suite, et à l’inverse, la vaccination avec ce sang sans bactérie a pu induire un charbon dans lequel des bactéries étaient présentes dans le sang. »

Koch note qu’il a été souligné que le charbon ne dépend pas uniquement d’un contage1 qui se propage en surface, mais que la maladie est indubitablement liée aux conditions du sol, précisant qu’elle est « plus importante dans les années humides et se concentre principalement dans les mois d’août et de septembre, lorsque la courbe de chaleur du sol atteint son apogée ». Il a ajouté que « ces conditions ne peuvent être expliquées par l’hypothèse de Davaine, et leur inadéquation a conduit de nombreuses personnes à nier l’importance des bactéries pour l’anthrax ». Cela a conduit Koch à déclarer que Davaine n’avait « que partiellement raison » dans son hypothèse selon laquelle la bactérie était résistante à la chaleur et à d’autres conditions, et que ses propres expériences montreraient que la bactérie modifiait son état en fonction des conditions environnementales. Il s’agissait de la forme sporulée de la bactérie que Koch avait découverte au cours de ses recherches et qui, selon lui, était dormante et beaucoup plus résistante aux facteurs environnementaux que la forme « végétale » active. Selon Koch, c’est cette forme sporulée de la bactérie que le bétail ingère en broutant et qui, privée d’oxygène à l’intérieur du corps, devient pathogène. C’était donc les conditions de l’environnement dans lequel se trouve la bactérie qui déterminaient si elle est pathogène ou non. Koch pensait que l’anthrax était très certainement une « maladie infectieuse dépendant du sol » et, en tant que telle, il serait logique de supposer que ses expériences reflétaient cette observation et impliquaient de nourrir le bétail affecté avec la bactérie dans son état pathogène supposé. Les expériences de Koch ont-elles reflété son hypothèse et reproduit la maladie telle qu’elle est censée se manifester dans la nature ? C’est ce que nous allons découvrir.

Tout d’abord, Koch a déclaré que, selon le professeur F. Cohns, « dans le sang et les fluides tissulaires de l’animal vivant, les bacilles se multiplient extraordinairement rapidement de la même manière que ce qui est observé chez diverses autres espèces de bactéries ». Cependant, Koch a admis qu’il n’avait pas observé directement ce phénomène lui-même, mais qu’il estimait qu’il pouvait être déduit de ses expériences.

« Cependant, je n’ai pas réussi à voir ce processus directement, mais il peut être déduit des expériences d’inoculation que j’ai souvent réalisées et répétées de la manière suivante. »

Pour comprendre comment cette « maladie du sol » affectait le bétail, notamment les moutons, Koch a eu recours à des expériences sur des souris. Il a commencé par prélever la rate des carcasses « infectées » et en a extrait le sang. Il injectait le sang à des souris saines en utilisant des éclats de bois comme seringue. Au début, il a tenté d’inoculer les souris par les oreilles ou le milieu de la queue, mais il a jugé cette méthode « dangereuse », car la bactérie pouvait être éliminée par frottement et léchage. En d’autres termes, les souris peuvent consommer la bactérie, ce qui est la voie naturelle proposée pour l’« infection ». La raison pour laquelle cette méthode a été jugée « dangereuse » pour les souris alors que l’objectif était de les « infecter » et de les tuer est laissée à l’imagination, à moins que Koch n’ait jugé dangereux pour lui-même de répandre la bactérie dans son laboratoire. Quoi qu’il en soit, il a fini par créer des plaies à l’arrière de la queue des souris et y a fait tomber la bactérie.

« Comme objet d’inoculation très pratique et facile à avoir, j’ai surtout utilisé des souris. Au début, je les vaccinais par les oreilles ou au milieu de la queue, mais j’ai trouvé cette méthode peu sûre, car les animaux peuvent enlever le matériel vaccinal en se frottant et en se léchant. Plus tard, j’ai choisi l’arrière de la queue, où la peau est déjà mobile et couverte de longs poils. À cette fin, la souris placée dans un grand bocal couvert est inoculée par la queue à l’aide d’une longue pince à épiler et cette dernière est retirée d’un espace étroit entre le couvercle et le bord du bocal, de sorte qu’une incision transversale peu profonde est pratiquée dans la peau de l’arrière de la racine de la queue et que la plus petite goutte possible du liquide contenant le bacille peut être introduite dans la petite blessure. »

Après avoir tué une souris, on procédait à une série consécutive de plusieurs injections au cours desquelles on inoculait à de nouvelles souris la substance de la rate qui avait été incubée dans le sérum de bœuf des souris qui venaient d’être tuées.

« …les souris ont été inoculées plusieurs fois de suite de manière à ce que, sans interruption, la souris suivante soit toujours inoculée avec la substance de la rate de la souris récemment décédée de l’anthrax. »

Bien que Koch ait affirmé avoir réussi à tuer les souris, la question de savoir ce qui les a réellement tuées, à savoir l’acide carbonique présent dans le sang ou les produits de clivage toxiques des protéines, est restée sans réponse. Koch préférait cette dernière explication.

« Il serait également excessif d’aborder la question de la cause réelle de la mort des animaux mourant du charbon, à savoir si elle a été provoquée par l’acide carbonique développé lors de la croissance intensive des bacilles dans le sang ou, ce qui est plus probable, par les produits de clivage toxiques des protéines consommées par les parasites pour leur alimentation. »

Il est intéressant de noter que c’est peut-être un autre acide qui aurait pu nuire aux animaux sur lesquels Koch a fait des expériences, car il a admis avoir utilisé de l’acide carbolique (alias phénol) comme désinfectant au cours de ses expériences. L’acide carbolique est un dérivé du goudron de houille, un composé toxique qui peut affecter divers systèmes biologiques, même à faible concentration. Bien qu’il ait été popularisé par Lord Joseph Lister dans les années 1860 et utilisé comme antiseptique pendant des décennies, le phénol n’est plus couramment utilisé comme antiseptique en raison de ses propriétés irritantes et corrosives ainsi que de sa toxicité systémique potentielle. Même Lord Lister a regretté d’avoir recommandé son utilisation et abandonné le spray d’acide carbolique en déclarant dans les années 1890 : « J’ai honte d’avoir recommandé ce spray pour détruire les microbes dans l’air ». Koch était connu pour avoir testé l’acide carbolique en ce qui concerne son pouvoir de destruction des spores. Les traces d’acide carbolique qu’il savait rester sur son matériel après l’avoir désinfecté pouvaient-elles contribuer à l’apparition de maladies chez les animaux observés lors de ses expériences ?

« Les petits détails qui peuvent être importants ici sont visibles dans le fait qu’au début, certaines cultures ont échoué parce que j’ai immergé toutes les lamelles couvre-objet dans une solution d’acide carbolique après utilisation et, malgré un nettoyage soigneux, des traces d’acide carbolique reconnaissables à l’odeur sont parfois restées sur les bocaux. »

Dans son article de 1879 intitulé Investigations into the Etiology of Traumatic Infectious Diseases, (Recherches sur l’étiologie des maladies infectieuses traumatiques), Koch a déclaré que le matériel de la rate devait être utilisé car le sang contenait peu de bacilles, ce qui est plutôt étrange puisque le CDC déclare que le sang est utilisé pour la culture bactérienne et le diagnostic de la maladie du charbon (anthrax).

« Pour obtenir des résultats constants, le matériel d’inoculation doit être prélevé sur la rate, car le sang des souris atteintes de la maladie du charbon contient souvent très peu de bacilles. »

Il semblerait donc que, selon Koch, le matériel de la rate soit la source principale des spores pathogènes du charbon nécessaires pour tuer les animaux expérimentalement. Toutefois, l’injection de matériel de rate à des souris ne reflète pas l’hypothèse selon laquelle une « infection » naturelle par la bactérie se produirait dans la nature parmi le bétail en pâture. Sachant cela, Koch a tenté de démontrer la pathogénicité de la bactérie du charbon d’une manière qui refléterait plus fidèlement son hypothèse sur la façon dont les moutons contracteraient la maladie… en utilisant à nouveau des souris. Pour refléter la voie d’exposition qu’il avait supposée, Koch a décidé de nourrir les souris avec la bactérie. Néanmoins, cette exposition « naturelle » consistait à nourrir les souris avec des rates de lapins et de moutons morts de la maladie, ce qui n’est évidemment pas un élément naturel du régime alimentaire d’une souris. Il a déclaré que les souris avaient mangé plus que leur poids en anthrax, car elles sont des mangeurs « extrêmement voraces ». Malgré l’alimentation non naturelle et la grande quantité de bactéries ingérées, aucune des souris n’est tombée malade. Cette tentative ayant échoué, il a essayé d’ajouter un liquide contenant des spores à leur nourriture, et les souris ont à nouveau consommé plus que leur poids corporel, sans aucun effet néfaste. Des lapins ont également été nourris avec des masses contenant des spores et sont restés en bonne santé. Par conséquent, dans ces expériences, Koch a réfuté son hypothèse selon laquelle la bactérie de l’anthrax pouvait provoquer la maladie en cas d’ingestion par une voie d’« infection » naturelle plus étroitement simulée (sans l’utilisation de rates malades provenant d’autres animaux) sur la base du phénomène naturel observé.

« Pour vérifier si le bacille du charbon peut pénétrer dans l’organisme par le canal alimentaire, j’ai d’abord nourri des souris pendant plusieurs jours avec de la rate fraîche de lapins et de moutons morts du charbon. Les souris sont extrêmement voraces et mangent en peu de temps plus que leur poids en charbon, de sorte que des quantités considérables de bacilles ont traversé l’estomac et les intestins des animaux testés. Mais je n’ai pas réussi à les infecter de cette manière. J’ai ensuite mélangé un liquide contenant des spores à la nourriture des animaux. Ils l’ont également consommé sans inconvénient ; l’ingestion de plus grandes quantités de sang contenant des spores, séché peu de temps auparavant ou des années auparavant, n’a pas non plus provoqué l’anthrax chez eux. Les lapins qui ont été nourris à différents moments avec des masses contenant des spores sont également restés en bonne santé. Pour ces deux espèces animales, une infection par le tractus intestinal ne semble pas possible. »

Koch semblait se rendre compte que ses preuves n’étaient pas concluantes, au mieux, et qu’il manquait encore beaucoup de choses pour comprendre l’étiologie complète de la maladie, mais il essayait toujours de faire bonne figure tout en admettant quelques fautes flagrantes. Tout d’abord, il a reconnu que ses expériences avaient toutes été menées sur de petits rongeurs et non sur les gros bovins atteints par la maladie. Cependant, Koch a tenté de rassurer le lecteur en affirmant que les différences entre les animaux étaient peu probables. Ironiquement, il s’est ensuite contredit lorsqu’il a tenté d’expliquer les résultats négatifs des expériences sur l’alimentation des souris et des lapins en affirmant qu’ils n’étaient pas pertinents pour les bovins, beaucoup plus gros, en raison des différences entre les systèmes digestifs des animaux. Il a également admis que les preuves d’une « infection » par inhalation faisaient toujours défaut.

« Reprenons maintenant les faits que nous avons obtenus jusqu’à présent et essayons, à l’aide de ceux-ci, de déterminer l’étiologie de l’anthrax. Il ne faut pas se cacher que pour construire une étiologie complète, il manque encore beaucoup de choses. Il ne faut surtout pas oublier que toutes les expérimentations animales ont été réalisées sur de petits rongeurs. Or, il est peu probable que les ruminants, qui sont les véritables hôtes du parasite qui nous intéresse, se comportent très différemment des rongeurs. »

« En outre, les expériences d’alimentation avec des bacilles et des spores chez les rongeurs, qui ont donné des résultats négatifs, ne sont pas du tout pertinentes pour les ruminants, dont l’ensemble du processus digestif est considérablement différent. Les tests d’inhalation avec des masses contenant des spores font encore défaut. »

L’article initial de Koch sur le charbon montre que non seulement il n’a pas prouvé son hypothèse selon laquelle la bactérie du charbon, lorsqu’elle est ingérée, provoque une maladie, mais qu’il a en fait réfuté son hypothèse par ses expériences sur les souris et les lapins, car il n’a pas pu montrer que l’ingestion de spores de charbon pouvait provoquer une maladie. La seule façon pour Koch de provoquer une maladie était de procéder à des injections artificielles et non naturelles de diverses manières dans des petits animaux et des rongeurs en utilisant différentes substances qui ne correspondaient pas à son hypothèse basée sur le phénomène naturel observé. La seule réussite que l’on peut attribuer à son article est la description du cycle pléomorphe d’une bactérie qui peut être modifié sous l’influence de l’environnement.

Quoi qu’il en soit, Koch et ses partisans ont annoncé qu’il avait réussi à prouver la cause de la maladie du charbon. Pourtant, malgré l’enthousiasme et les louanges dont son travail a fait l’objet, de nombreuses objections et critiques ont été formulées à l’encontre de son article sur l’anthrax et de l’idée selon laquelle les bactéries sont à l’origine des maladies. En fait, selon le professeur de philosophie K. Codell Carter, qui a traduit pour la première fois de nombreux articles de Koch en anglais, il est clair que Koch n’a pas prouvé de manière convaincante la causalité dans son article.

« De plus, en dépit de ce que Koch lui-même a affirmé plus tard et de ce qui est aujourd’hui largement admis, si on lit attentivement l’article de Koch, on trouve remarquablement peu de preuves directes de causalité, et les preuves que l’on trouve ne sont pas d’un type qui aurait persuadé ses contemporains. »

Carter a ajouté que Koch n’avait pas démontré que l’inoculation de bacilles isolés provoquait la maladie et qu’il n’avait pas établi que ses cultures de la bactérie étaient des cultures pures. Les travaux ont été réalisés avant que Koch ne mette au point sa technique d’ensemencement pour la croissance des colonies et ont donc été effectués sans que des cultures pures aient été isolées. Koch a simplement supposé, par un examen microscopique, que s’il ne voyait pas de contamination, ses cultures étaient pures. Carter a noté que les contemporains de Koch n’auraient certainement pas trouvé cet argument convaincant. À l’époque, tout le monde considérait qu’il était essentiel d’avoir des cultures pures, et cette exigence est devenue le principe central des postulats de Koch dans les années qui ont suivi. En fait, en 1881, Koch a déclaré : « La culture pure est le fondement de toute recherche sur les maladies infectieuses ». Cependant, lorsqu’il a publié son article sur le charbon, Koch a répondu à ses détracteurs en déclarant que « l’exigence selon laquelle les bacilles inoculés doivent être totalement retirés de toute substance associée susceptible de contenir des éléments dissous de la maladie » était « impossible… Personne ne peut prendre au sérieux une telle entreprise ». Ainsi, son travail de 1876 sur la maladie du charbon était dépourvu de cet élément essentiel. Comme il semblait plus intéressé par la description du cycle de vie du bacille que par la démonstration de la causalité à l’aide d’une culture pure, les critiques n’étaient toujours pas convaincus que Koch avait prouvé que les bacilles étaient la cause de l’anthrax.

Joli dessin de Koch.

Carter a fourni encore plus d’éléments contre les travaux de Koch de 1876 sur l’anthrax en tant que preuve de causalité dans un document séparé qu’il a écrit pour explorer la création des postulats de Koch. Il y affirme que Koch n’a fourni aucune preuve originale significative que les bacilles étaient nécessaires ou suffisants pour l’anthrax naturel, et que son travail était centré sur l’anthrax induit artificiellement.

« Koch n’a fourni aucune preuve originale significative que les bacilles étaient nécessaires ou suffisants2 pour la maladie du charbon naturelle. Sa discussion repose presque exclusivement sur l’anthrax induit artificiellement chez les animaux de laboratoire. Koch a mentionné qu’il avait souvent examiné des animaux morts de la maladie du charbon naturelle. Toutefois, parmi ces examens, il a seulement indiqué avoir trouvé des bacilles dans la rate d’un cheval atteint de la maladie du charbon — le seul cheval qu’il ait examiné. Koch a cité des chercheurs antérieurs qui avaient identifié des bacilles dans des cas naturels, mais il a également mentionné d’autres chercheurs qui ne les avaient pas trouvés. »

Carter a souligné que Koch savait que la présence d’anthrax chez un animal ne signifiait pas que l’animal tomberait malade, que l’ingestion d’anthrax ne produisait pas la maladie, que certaines procédures d’inoculation ne fonctionnaient pas et que divers facteurs étaient importants pour déterminer si un animal exposé tomberait malade ou non. Koch a ensuite mis au point des procédures d’inoculation qui tuaient toujours les animaux testés, montrant ainsi que les procédures d’inoculation étaient le facteur le plus important dans l’apparition de la maladie. Toutefois, il n’a pas affirmé qu’il s’agissait d’une preuve directe que la bactérie du charbon était à l’origine de la maladie.

« Tout d’abord, il savait que la simple présence de bacilles du charbon dans un animal ne garantissait pas qu’il deviendrait malade ; l’ingestion de bacilles du charbon n’induisait pas invariablement le charbon, certaines procédures d’inoculation n’étaient pas fiables et, même parmi les animaux sensibles exposés, la vulnérabilité dépendait de divers facteurs. Koch ne pouvait donc pas affirmer que les bacilles suffisaient à eux seuls à provoquer l’anthrax. Comme nous le verrons, dans des documents ultérieurs, Koch a adopté divers critères de causalité similaires à la stricte suffisance, mais plus faibles. Cependant, dans les premiers articles sur l’anthrax, on ne trouve aucun critère de ce type. Après quelques échecs, Koch a mis au point des procédures d’inoculation qui induisaient invariablement un anthrax mortel chez certains animaux de laboratoire. Mais en décrivant sa procédure, il s’est contenté d’observer qu’elle était importante parce qu’elle permettait de tester la viabilité des cultures de bacilles. Nulle part dans l’article de 1876, il n’a suggéré que ces inoculations, qui tuaient de manière fiable les animaux testés, apportaient la preuve directe que les bacilles étaient la cause de l’anthrax. »

Ainsi, Carter a déterminé que tout ce que Koch avait accompli dans son article de 1876 était de montrer que les bacilles ou les spores étaient nécessaires pour les cas artificiels de maladie. Son travail ne prouvait pas que la bactérie du charbon causait la maladie telle qu’elle était observée dans la nature. D’après le témoignage de Carter, il est clair que les premiers travaux de Koch sur l’anthrax n’ont pas résisté aux fameux postulats qu’il a établis quelques années plus tard et qui sont considérés comme nécessaires pour prouver qu’un microbe est à l’origine d’une maladie spécifique.

Ironiquement, la première tentative de Koch de prouver l’hypothèse des germes avec l’anthrax a conduit à une rivalité amère avec Louis Pasteur, la personne même à qui l’on attribue l’établissement de la version moderne de l’hypothèse. Selon Carter, Pasteur considérait les travaux de Koch comme non concluants, et il soulignera plus tard dans une réponse à Koch que plusieurs autres observateurs étaient, comme lui, parvenus à la même conclusion au sujet des premières preuves de Koch concernant la maladie du charbon. Pasteur estime également avoir été le premier à démontrer la causalité dans un article qu’il a publié en 1877.

« Quelques mois plus tard, au printemps 1877, Pasteur publie le premier d’une longue série d’articles sur le charbon. Après avoir insisté sur le fait que Davaine avait précédé Pollender dans l’observation des bactéries du charbon, Pasteur affirme que lui-même, en étudiant les maladies des vers à soie, a été le premier à identifier les spores et à reconnaître qu’elles restaient viables pendant de longues périodes. Pasteur mentionne favorablement l’article de Koch et reconnaît que ce dernier a été le premier à retracer le cycle de vie de l’organisme et à identifier ses spores. Il fait remarquer que les travaux de Koch n’ont pas persuadé les détracteurs que les bacilles sont la cause de la maladie du charbon, et déclare que son propre objectif est de fournir une démonstration concluante. »

Peut-être Pasteur a-t-il fait de l’ombre aux travaux de Koch après avoir pris connaissance de l’article de ce dernier sur la bactérie du charbon, et s’est-il senti poussé à participer à la course à la découverte et à la lutte contre de nouveaux microbes afin de revendiquer la priorité dans le processus de découverte. Quoi qu’il en soit, la première rencontre entre Robert Koch et Louis Pasteur fut apparemment cordiale lorsqu’ils se rencontrèrent à Londres à la demande de Lord Joseph Lister, qui avait invité Koch à assister au septième congrès médical international qui s’est tenu pendant l’été 1881.

« Pasteur assiste également au congrès médical de Londres, où il présente une communication sur ses résultats concernant l’atténuation de la maladie du charbon et la vaccination réussie des moutons, réalisée au début du printemps. Koch a présenté une démonstration en laboratoire de sa technique des plaques et de ses méthodes de coloration des bactéries. Pasteur assiste à cette séance de démonstration et déclare avec admiration : “C’est un grand progrès, Monsieur. Cet éloge était un grand triomphe pour Koch, qui avait 20 ans de moins que Pasteur. »

L’histoire raconte qu’au cours d’un discours de Pasteur, le traducteur de Koch a mal traduit une phrase du discours de Pasteur portant sur les travaux de Koch, transformant une phrase signifiant « une collection de travaux allemands » en une phrase signifiant « l’arrogance allemande ».

« Mais cette fois, c’est un problème de traduction qui aurait provoqué la réponse agressive et inattendue de Koch, selon un document conservé au musée de l’Institut Pasteur à Paris. Le problème est que les deux hommes ne parlent ni ne comprennent la langue de l’autre. Pasteur qualifie les travaux publiés par Koch de recueil allemand, ce qui signifie collection ou compilation d’ouvrages allemands. Le professeur Lichtheim, qui était assis à côté de Koch et convertissait rapidement le français de Pasteur en allemand, traduisit incorrectement “recueil allemand” par “orgueil allemand”, ce qui signifie “arrogance allemande”. Il n’est donc pas surprenant que Koch proteste avec colère contre cette insulte involontaire, tandis que Pasteur, ignorant que sa phrase inoffensive avait été transformée par erreur en une insulte cinglante, reste d’un calme extraordinaire. »

http://www.antimicrobe.org/h04c.files/history/Microbe%202007%20Pasteur-Koch.pdf

Cette erreur de traduction a poussé un Koch enflammé à attaquer les travaux de Pasteur sur le charbon, critiquant son « atténuation » de la bactérie du charbon pour la vaccination, tout en accusant Pasteur d’utiliser des cultures impures et de mener des études d’inoculation erronées. En fait, selon Carter, au cours de son argumentation, Koch a insinué que Pasteur falsifiait les résultats de ses expériences d’inoculation. Koch et le microbiologiste germano-suisse Edwin Klebs reprochent à Pasteur de ne pas apporter de nouvelles preuves, puisqu’il n’a fait que répéter les expériences menées par le botaniste Ernst Tiegel seize ans plus tôt. Dans sa réponse de 1882, Ueber die Milzbrandimfung (À propos de la vaccination contre l’anthrax), Koch a eu des mots très durs à l’égard des méthodes de Pasteur, affirmant que ses recherches n’avaient rien apporté à l’étiologie de la maladie : « Seules quelques-unes des croyances de Pasteur sur le charbon sont nouvelles, et elles sont fausses ». Selon Carter, Koch estimait que les expériences de Pasteur étaient « sans valeur et naïves » et il refusa de répéter une expérience de Pasteur qu’il qualifiait d’« expérience inutile ». Koch a accusé Pasteur de confondre les bacilles du charbon avec d’autres organismes similaires, et il a souligné que, contrairement à la revendication de priorité de Pasteur (chose pour laquelle Pasteur était tristement célèbre), ses propres travaux sur le charbon avaient précédé ceux de Pasteur d’un an.

« Pasteur pense avoir découvert l’étiologie du charbon. Cette étiologie ne pouvait être établie qu’en identifiant les formes durables des bacilles du charbon, les conditions de leur origine, leurs caractéristiques, leur relation avec le sol et l’eau. Bien que je ne sois pas intéressé par les querelles de priorité, ces questions sont tellement évidentes que je ne peux pas les ignorer. Je ne peux répondre aux affirmations de Pasteur qu’en me référant à ma publication de 1876 qui décrit la génération des spores du charbon et leur relation avec l’étiologie du charbon. Le premier travail de Pasteur sur le charbon a été publié un an plus tard, en 1877. Cela n’appelle pas d’autres commentaires. »

Tout en contestant les travaux de Pasteur sur la rage, Koch a critiqué les méthodes défectueuses utilisées par Pasteur pour l’étude de la rage et du charbon, ce qui, ironiquement, peut lui être reproché, car Koch n’a pas non plus utilisé de cultures pures ni d’animaux de laboratoire appropriés.

« Ainsi, en raison de l’absence d’examen microscopique, de l’utilisation de substances impures et de l’emploi d’animaux d’expérience inadaptés, la méthode de Pasteur doit être rejetée comme défectueuse. Elle ne peut aboutir à des résultats concluants. On ne peut pas reprocher à Pasteur lui-même l’interprétation qu’il a faite de ses résultats. Ses préjugés l’ont emporté et il a raconté des choses merveilleuses sur les maladies trouvées chez ses animaux d’expérience et sur les restes de leurs cadavres. Après tout, Pasteur n’est pas médecin et on ne peut pas attendre de lui qu’il porte des jugements solides sur les processus pathologiques et les symptômes des maladies. »

Koch a également critiqué Pasteur pour le secret de ses méthodes expérimentales, notant que Pasteur les a gardées cachées, s’assurant ainsi que son travail ne pouvait pas être reproduit et vérifié de manière indépendante par d’autres chercheurs.

« Pasteur mérite d’être critiqué non seulement pour ses méthodes défectueuses, mais aussi pour la manière dont il a rendu publiques ses recherches. Dans l’industrie, il peut être permis, voire nécessaire, de garder secrètes les procédures qui conduisent à une découverte. En revanche, dans le domaine scientifique, les usages sont différents. Quiconque veut être accepté dans la communauté scientifique doit publier ses méthodes, afin que chacun puisse vérifier l’exactitude de ses affirmations. Pasteur n’a pas respecté cette obligation. Même dans ses publications sur le choléra des poules, il a tenté de garder secrète sa méthode de réduction de la virulence. Seule la pression de [Gabriel Constant] Colin l’a incité à révéler ses méthodes. Il en est de même pour l’atténuation du virus du charbon. À ce jour, les publications de Pasteur sur la préparation des deux matières à inoculer sont si imparfaites qu’il est impossible de répéter ses expériences et de tester ses résultats. Ayant adopté une telle procédure, Pasteur ne peut se plaindre de la méfiance et des vives critiques qu’il rencontre dans les milieux scientifiques. La science rend publiques ses méthodes sans réserve. À cet égard, Toussaint et [Augusta] Chauveau, qui travaillent dans le même domaine, contrastent agréablement avec Pasteur. »

Koch s’en est pris au vaccin contre l’anthrax de Pasteur, déclarant que « tout ce que nous avons entendu, ce sont des données complètement inutiles » et que le simple fait d’indiquer le nombre d’animaux ayant résisté à l’inoculation par rapport au nombre d’animaux morts ne prouvait pas que les animaux survivants étaient par conséquent « immunisés ». Pasteur n’avait pas réussi à démontrer l’« immunité », et les rapports s’accumulaient sur le fait que son vaccin n’avait pas atteint l’objectif souhaité, alors que Pasteur « ignorait complètement les nombreux échecs qui lui étaient connus ».

« Selon Pasteur, en France, au début du mois de septembre, 400 000 ovins et 40 000 bovins avaient été inoculés. Pasteur estime les pertes à environ trois moutons pour mille et à environ 0,5 bovin pour mille. Bien sûr, je ne contesterai pas ces chiffres, mais il est nécessaire qu’ils soient accompagnés d’un commentaire. De ces chiffres, on sait seulement qu’un nombre relativement important d’animaux a résisté à l’inoculation. Mais Pasteur ne dit rien de notre préoccupation principale, à savoir si les inoculations ont rempli leur rôle et immunisé les animaux. La valeur des inoculations préventives est déterminée par le nombre d’animaux immunisés. Qu’aurait-on dit de Jenner s’il n’avait pu revendiquer aucun avantage pour l’inoculation, si ce n’est que sur des milliers d’enfants inoculés, seul tel ou tel pourcentage est mort ? Il est certain que rien ne ferait mieux accepter les inoculations contre le charbon que de savoir que des milliers d’animaux ont été protégés contre le charbon. Jusqu’à présent, Pasteur n’a pas été en mesure de le démontrer. Au contraire, les plaintes sur les échecs de l’inoculation s’accumulent et ses faiblesses deviennent de plus en plus évidentes. »

« D’autre part, il est très surprenant que Pasteur, qui a consciencieusement inclus les animaux inoculés avec un vaccin faible afin d’arriver au plus grand nombre d’inoculations avec le plus petit nombre de pertes, ait complètement ignoré les nombreux échecs qui lui étaient connus. »

Koch reproche à Pasteur d’ignorer les résultats défavorables à ses expériences et de ne retenir que ceux qui lui permettent de vanter ses « succès ».

« Ainsi, Pasteur suit la tactique de ne communiquer que les aspects favorables de ses expériences, et d’ignorer les résultats défavorables, même décisifs. Un tel comportement peut être approprié pour la publicité commerciale, mais en science, il doit être totalement rejeté. »

C’est comme Donkey Kong !!!

Il est intéressant de noter que dans son attaque contre les méthodes et les résultats défectueux obtenus par Pasteur, Koch a déclaré que, contrairement à son article de 1876, il avait essayé de reproduire la maladie de manière naturelle en donnant aux moutons des matériaux contenant du charbon. Cependant, il a fait part de certains problèmes liés à ses méthodes. Tout d’abord, les moutons ont reçu des morceaux de pommes de terre, qui ne font pas partie du régime alimentaire naturel des moutons, et les pommes de terre sont connues pour être toxiques pour les moutons, car elles contiennent de la solanine et de la chaconine, qui peuvent être toxiques lorsqu’elles sont consommées. La raison la plus probable pour laquelle Koch a utilisé des pommes de terre est qu’à l’époque, il s’en servait pour cultiver sa bactérie, mais cela posait des problèmes car les tranches étaient souvent envahies par des moisissures. Quoi qu’il en soit, il nourrissait un groupe de moutons avec la rate fraîche d’un cochon d’Inde récemment décédé, enveloppée dans des pommes de terre, et l’autre groupe de moutons était nourri avec des tranches cultivées avec les spores de la bactérie. Alors que les moutons nourris avec les rates ont survécu, les autres moutons nourris avec les pommes de terre cultivées ont succombé à la maladie. Mais c’est là que se pose le deuxième problème. C’est dans la rate que, selon Koch, se trouve la matière de l’anthrax. Dans un autre article datant de 1884, il affirmait que « les spores ne se forment jamais dans le corps » et qu’en prélevant une partie des organes, « on savait que c’étaient les bacilles seuls qui étaient introduits ». En d’autres termes, Koch supposait que la rate ne contenait pas de spores, mais uniquement des bacilles. Or, le bactériologiste italien Giuseppe Sanarelli a démontré que les spores de la maladie du charbon peuvent rester dormantes dans les tissus de l’hôte. Koch ne peut donc pas prétendre que les rates données aux moutons qui ont survécu étaient exemptes de spores dormantes. Ils auraient très bien pu être nourris de spores du charbon dans les matériaux de la rate et survivre, réfutant ainsi une fois de plus son hypothèse.

« J’ai donné à plusieurs moutons du fourrage contenant des bacilles du charbon, mais pas de spores. Quelques autres moutons ont été nourris avec des masses d’anthrax contenant des spores. J’ai nourri les moutons en plaçant soigneusement des morceaux de pommes de terre dans leur bouche. Ces morceaux étaient remplis de matière infectieuse. Ils ont été introduits de manière à ce qu’il n’y ait aucune possibilité de blesser la muqueuse. Un morceau de pomme de terre ne peut certainement pas être considéré comme un aliment piquant. Par ailleurs, les moutons n’étaient nourris que de foin tendre. Les conditions d’infection définies par Pasteur étaient donc totalement exclues. Comme substance exempte de spores, nous avons utilisé la rate fraîche d’un cobaye qui venait de mourir de la maladie du charbon. Comme substance contenant des spores, nous avons utilisé une culture de bacilles du charbon sur pomme de terre qui produisait des spores. Les moutons nourris avec des rates sans spores sont restés en bonne santé. En l’espace de quelques jours, les moutons nourris avec des cultures de bacilles contenant des spores sont tous morts de la maladie du charbon. »

Dans une autre expérience, Koch a tenté de montrer que les moutons qui mangeaient une petite quantité de spores succombaient à la maladie. Dans ce cas, dix moutons ont reçu des pommes de terre auxquelles étaient attachés des fils de soie contenant des spores d’anthrax. Deux moutons témoins n’ont reçu que des pommes de terre. Au cours de l’expérience, quatre des dix moutons nourris avec les fils de soie sont morts. Les deux témoins sont restés en bonne santé. Cependant, une fois de plus, certains problèmes se posent au-delà de l’utilisation de pommes de terre potentiellement toxiques. Tout d’abord, la taille de l’échantillon est extrêmement réduite, avec seulement dix moutons expérimentaux et deux témoins. Il aurait fallu au moins utiliser 10 moutons de contrôle. Deuxièmement, les moutons de contrôle n’ont pas été nourris avec des fils de soie. Pour que la situation soit exactement la même dans les deux groupes, il aurait fallu utiliser des fils de soie dépourvus de spores. Troisièmement, seuls quatre moutons sont morts, tandis que les six autres sont restés en bonne santé. Comment expliquer que 60 % des moutons nourris avec des spores d’anthrax soient restés indemnes de la maladie ?

« Il était donc nécessaire de déterminer si une infection naturelle pouvait également se produire en mangeant une petite quantité de spores de charbon mélangées à du fourrage sous forme de poussière ou de boue provenant d’un marécage ou d’un cours d’eau en crue. C’est pourquoi nous avons entrepris l’expérience suivante : chaque jour, dix moutons ont reçu des morceaux de pommes de terre auxquels étaient attachés des fils de soie contenant des spores de la maladie du charbon. Chaque fil mesurait à peine un centimètre de long. Un an auparavant, chaque fil avait été imprégné d’une petite quantité de spores d’anthrax et séché. Deux moutons, qui ont servi de témoins, ont été gardés dans la même stalle que les autres moutons et ont été soignés de la même manière. Ils n’ontcependant reçu aucun filcontenant des spores. Quatre des dix moutons sont morts. Ces décès sont survenus aux cinquième, sixième, onzième et dix-neuvième jours du test. Les tests d’alimentation ont alors été interrompus. Les deux animaux témoins sont restés en bonne santé. Dans ce test, les cas d’anthrax qui se sont produits sur plusieurs jours et les résultats de la dissection étaient parfaitement conformes à l’anthrax naturel. L’infection naturelle se produit généralement — par temps froid peut-être toujours — lorsque du fourrage contenant des spores d’anthrax pénètre dans l’intestin. Si les moutons mangent du fourrage contenant beaucoup de spores, ils meurent après quelques jours ; s’ils mangent moins de spores, ils meurent plus lentement. »

Bien que Koch ait pu penser que ses expériences reflétaient une voie d’exposition naturelle prouvant que l’ingestion de spores d’anthrax entraînait la maladie, d’autres chercheurs n’ont pas confirmé cette hypothèse. En fait, il est bien connu que « les bacilles du charbon ou les spores en grand nombre peuvent être donnés à des animaux de laboratoire sans produire le charbon, alors qu’ils sont très sensibles à l’inoculation cutanée ». En d’autres termes, les voies d’exposition naturelles aux spores n’entraînent pas de maladie, alors que les injections artificielles non naturelles en entraînent. Ce fait a été confirmé par Sanarelli en 1925, qui a déclaré que de grandes quantités de bacilles ou de spores du charbon peuvent être ingérées sans provoquer de maladie, et que même les injections de sang ne sont pas nocives. En 1922, Holman a essayé de donner des capsules de gélatine contenant des spores « virulentes » à des souris et à des cobayes, ce qui n’a pas eu d’effet nocif, bien que des spores « virulentes » aient été retrouvées dans les excréments :

« Sanarelli (1925) a constaté qu’un grand nombre de bacilles du charbon ou de spores peuvent être administrés par la bouche à des animaux de laboratoire sans les infecter, et que le sang d’un animal infecté peut être injecté par l’anus sans dommage. Des spores virulentes de charbon enfermées dans de petites capsules de gélatine peuvent être avalées par des souris et des cobayes sans dommage, bien que des spores virulentes puissent être retrouvées dans les fèces pendant une semaine (Holman, 1922). »

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/books/NBK310481

Dans son article de 1925 intitulé The Pathogenesis of « Internal » or « Spontaneous » Anthrax (Pathogenèse de l’anthrax « interne » ou « spontané »), Sanarelli est allé jusqu’à dire que, même si les opinions de Koch sur le charbon avaient été généralement acceptées, d’autres études sur l’ingestion de spores de charbon contredisaient ses résultats et que personne ne pouvait reproduire la « mycose intestinale du charbon » de l’école de Koch.

« Les vues de Koch ont été très généralement acceptées, mais d’autres observations sur les effets de l’ingestion de bacilles ou de spores du charbon ont donné des résultats contradictoires, et l’auteur considère qu’aucun travailleur n’a réussi à reproduire expérimentalement la “mycose intestinale du charbon” de l’école de Koch.

On constate donc que l’hypothèse selon laquelle les animaux nourris avec des spores d’anthrax tomberaient malades et mourraient de la maladie a été réfutée à plusieurs reprises, non seulement par Koch, mais aussi par divers chercheurs indépendants. En fait, la manière dont un animal contracte l’anthrax dans la nature est toujours considérée comme une inconnue. Elle est considérée comme une théorie, c’est-à-dire une supposition non prouvée, plutôt qu’une théorie scientifique étayée par une hypothèse prouvée. Il existe différentes explications, mais elles varient toutes et sont purement spéculatives.

Si les éléments ci-dessus montrent que Koch n’a pas pu prouver son hypothèse sur les germes par des méthodes naturelles, nous pouvons encore démontrer les failles de ses preuves sur l’anthrax en appliquant ses propres postulats à son travail.

Dans son article de 1882 critiquant Pasteur, Koch a comparé et opposé ses propres méthodes à celles de Pasteur. Il affirme que, dès le départ, il faut examiner “toutes les parties du corps qui sont altérées par la maladie pour établir la présence des parasites, leur répartition dans les organes malades et leur relation avec les tissus du corps”. Ensuite, on peut “commencer à démontrer que les organismes sont pathogènes et qu’ils sont la cause de la maladie. À cette fin, il faut les cultiver purs et, après les avoir entièrement libérés de toutes les parties du corps malade, les inoculer à nouveau à des animaux, de préférence de la même espèce que ceux chez lesquels la maladie a été observée à l’origine”. En guise d’exemple, Koch a cité la tuberculose comme la maladie pour laquelle il avait pleinement satisfait à ses critères. Pourtant, comme le note Carter, il n’a pas suivi ces étapes pour identifier la cause de l’anthrax, et ses articles de 1876 et 1881 révèlent qu’il a suivi une stratégie sensiblement différente. La stratégie utilisée par Koch pour étudier l’anthrax n’a pas seulement réfuté son hypothèse, elle a également échoué à prouver que le microbe était la cause de la maladie, conformément aux critères qu’il s’était fixés.

Tuberculose

« Tous ceux qui côtoient des tuberculeux sont infectés, mais restent en bonne santé tant qu’ils se soignent et maintiennent le sol dans des conditions défavorables à la croissance de la graine. »

Sir William Osler

S’il est clair que Robert Koch n’a pas prouvé son hypothèse concernant l’anthrax et que les preuves qu’il a produites n’ont pas été à la hauteur de ses propres postulats, ce sont ses travaux sur la tuberculose, quelques années plus tard, qui ont finalement valu à Koch d’être considéré comme le “grand chasseur de microbes”. Selon Carter, c’est la découverte par Koch de la bactérie de la tuberculose qui “a probablement fait plus que toute autre réalisation pour établir la domination de la théorie des germes”. En fait, ses travaux sur la tuberculose ont valu à Koch le très convoité prix Nobel en 1905 pour “ses recherches et ses découvertes sur la tuberculose”. C’est dans le cadre de ces travaux que Koch a formulé ses célèbres postulats, qui constituent depuis lors l’étalon-or pour prouver que les microbes sont à l’origine des maladies. Comme j’ai déjà écrit sur les preuves de la tuberculose de Koch, je ne vais pas tout reprendre ici. Cependant, je souhaite examiner son travail pour voir si les expériences reflètent une hypothèse basée sur un phénomène naturel observé et s’il a pu satisfaire ses propres postulats.

Pour “découvrir” la bactérie de la tuberculose au début des années 1880, Robert Koch a inventé des procédures de coloration spéciales afin de pouvoir facilement visualiser la bactérie dans les organes des hôtes malades. Au début de son article de 1882 intitulé “L’étiologie de la tuberculose, Koch a déclaré que le but de son étude était de “démontrer l’existence d’une structure parasitaire étrangère dans l’organisme, qui peut éventuellement être désignée comme l’agent causal”. Cependant, Koch savait que la corrélation n’est pas synonyme de causalité et que, par conséquent, la “corrélation entre la présence d’affections tuberculeuses et de bacilles” ne signifiait pas nécessairement que ces phénomènes étaient liés par un lien de causalité. Cependant, Koch estimait qu’ » un haut degré de probabilité de cette relation causale peut être déduit de l’observation que les bacilles sont généralement plus fréquents lorsque le processus de la tuberculose se développe ou progresse, et qu’ils disparaissent lorsque la maladie devient silencieuse ». Contrairement à l’opinion de Koch, il s’avère, comme l’a noté le Dr Herbert Snow, que la bactérie est régulièrement absente lorsque la maladie se développe, et qu’elle n’est pas rarement absente chez les personnes à un stade très avancé de la maladie.

« Le germe ne fait pas son apparition dans les expectorations des malades avant que la maladie n’ait duré plusieurs mois. Le Dr H. J. Loomis (Medical Record, 29 juillet 1905) donne la date moyenne de sa détection à trois mois et un tiers après le début de la maladie, tel que déterminé par les signes physiques. La longue expérience du Dr Muthu au Mendip Sanatorium lui permet d’affirmer qu’il n’est pas rare qu’elle soit absente de l’expectoration des patients à un stade très avancé de la maladie et présentant des “lésions pulmonaires étendues”. » (Tuberculose pulmonaire et traitement au sanatorium, 1910.)

« Le professeur Middendorp nie l’existence du bacille dans les nodules tuberculeux de formation récente, avant l’apparition des processus dégénératifs. Spina, Charrin et Kuskow n’ont absolument pas réussi à le détecter dans la tuberculose miliaire aiguë, où, si la théorie causale de Koch était vraie, il devrait être particulièrement abondant. »

Curieusement, Koch a même noté qu’il avait lui-même trouvé des cas de tuberculose où la bactérie n’était pas présente, ce qui semble contredire son affirmation d’un « haut degré de probabilité de la relation de cause à effet ».

« Afin de me faire une opinion sur la présence de bacilles tuberculeux dans les expectorations de phtisie3, j’ai examiné à plusieurs reprises les expectorations d’une grande série de malades et j’ai constaté que, dans certains cas, il n’y avait pas de bacilles et que, cependant, dans environ la moitié des cas, il y avait des bacilles extraordinairement nombreux, dont certains étaient sporogènes. »

Selon Koch, pour prouver que le bacille de la tuberculose est la véritable cause de la maladie, il faudrait l’isoler, le débarrasser de tous les contaminants et le cultiver dans un état de pureté. Cette culture pure devrait ensuite être introduite dans un animal sain et provoquer exactement la même maladie.

« Pour prouver que la tuberculose est provoquée par la pénétration des bacilles et qu’il s’agit d’une maladie parasitaire définie provoquée par la croissance et la reproduction de ces mêmes bacilles, les bacilles doivent être isolés du corps et cultivés si longtemps en culture pure qu’ils soient débarrassés de toute production malade de l’organisme animal qui pourrait encore adhérer aux bacilles. Ensuite, les bacilles isolés doivent transmettre la maladie à d’autres animaux et provoquer le même tableau pathologique que celui qui peut être obtenu par l’inoculation à des animaux sains de matières tuberculeuses se développant naturellement. »

Koch pensait que la source « la plus essentielle » d’« infection » était « l’expectoration des malades » et qu’il s’agissait de la principale source de transmission de la maladie, affirmant que les patients atteints de tuberculose laryngée ou pulmonaire qui expectoraient de grandes quantités de bacilles étaient particulièrement « infectieux ». Ainsi, si la voie hypothétique de l’« infection » naturelle est l’expulsion de grandes quantités de bacilles par la toux, il serait logique d’essayer d’« infecter » des hôtes sains de la même manière par la voie de l’aérosolisation. Cependant, afin de démontrer que les bacilles sont à l’origine de la maladie, Koch s’est tourné vers les cochons d’Inde, un animal dont il a admis qu’il n’avait jamais vu de cas de tuberculose naturelle après avoir examiné des centaines de cochons d’Inde achetés. Il n’a constaté la maladie qu’après avoir gardé les cobayes en captivité pendant des mois, et la maladie observée ne ressemblait qu’occasionnellement à celle observée chez l’Homme.

« Sur des centaines de cochons d’Inde achetés et parfois disséqués et examinés, je n’ai jamais trouvé un seul cas de tuberculose. La tuberculose spontanée ne se développe qu’occasionnellement et jamais avant un délai de trois ou quatre mois après que les autres animaux de la pièce ont été infectés par la tuberculose. Chez les animaux qui sont tombés malades à la suite d’une tuberculose spontanée, les glandes bronchiques deviennent très enflées et pleines de pus et, dans la plupart des cas, les poumons présentent une grande masse chique avec une décomposition étendue au centre, de sorte qu’elle ressemble parfois aux processus similaires dans le poumon humain… »

Pour « infecter » les cobayes, plutôt que de tenter une exposition naturelle par aérosolisation de la bactérie, Koch leur a injecté la bactérie cultivée dans l’abdomen, près de la glande inguinale. Il est évident que l’injection d’une bactérie cultivée dans l’abdomen d’un animal n’est pas la voie d’exposition naturelle supposée. Il est intéressant de noter que Koch a constaté que les animaux auxquels il avait inoculé la bactérie de manière expérimentale ont développé une maladie complètement différente. Les animaux injectés expérimentalement ont succombé à la maladie beaucoup plus rapidement et présentaient un tableau pathologique différent, ce qui, selon Koch, permettait de faire plus facilement la différence entre les cas de tuberculose induits artificiellement et les cas de tuberculose spontanée observés chez les animaux.

« Les animaux auxquels on a inoculé la tuberculose présentent une image complètement différente. L’inoculation des animaux a lieu dans l’abdomen, près de la glande inguinale. Celle-ci commence par gonfler et donne une indication précoce et indubitable du succès de l’inoculation. Étant donné qu’une plus grande quantité de matériel infectieux est présente au début, l’infection progresse beaucoup plus rapidement que l’infection spontanée, et dans les coupes de tissus de ces animaux, la rate et le foie présentent des changements plus importants dus à la tuberculose que les poumons. Il n’est donc pas du tout difficile de différencier la tuberculose induite artificiellement de la tuberculose spontanée chez les animaux de laboratoire. »

Koch a indiqué qu’il avait injecté les animaux de différentes manières : sous la peau, dans la cavité péritonéale, dans la chambre antérieure de l’œil ou directement dans la circulation sanguine.

« Les résultats d’un certain nombre d’expériences d’inoculation de cultures de bacilles à un grand nombre d’animaux, inoculés de différentes manières, ont tous abouti aux mêmes résultats. De simples injections sous-cutanées, ou dans la cavité péritonéale, ou dans la chambre antérieure de l’œil, ou directement dans le flux sanguin, ont toutes produit la tuberculose, à une seule exception près. »

Il a mentionné que, pour que la maladie se déclare avec le plus de succès possible, les animaux doivent recevoir des injections qui pénètrent le tissu sous-cutané, la cavité péritonéale et la chambre oculaire de l’œil. Si la blessure n’est que superficielle, elle n’entraîne pas régulièrement la maladie.

« Si l’on veut rendre un animal tuberculeux avec certitude, le matériel infectieux doit être introduit dans le tissu sous-cutané, dans la cavité péritonéale, dans la chambre oculaire, bref, dans un endroit où les bacilles ont la possibilité de se propager dans une position protégée et où ils peuvent se focaliser. Les infections provenant de plaies cutanées superficielles ne pénétrant pas dans le tissu sous-cutané, ou de la cornée, ne réussissent qu’exceptionnellement. »

La nécessité d’une pénétration profonde pour réussir à « infecter » et à provoquer une maladie est la façon dont Koch a rationalisé la raison pour laquelle les gens pouvaient régulièrement se couper les mains avec des matériaux « infectieux » et rester absolument exempts de maladie. Il estimait qu’« il serait difficilement compréhensible que la tuberculose ne soit pas beaucoup plus fréquente qu’elle ne l’est en réalité, étant donné que pratiquement tout le monde, en particulier dans les endroits densément peuplés, est plus ou moins en contact avec la tuberculose ». Koch a noté que, contrairement à l’anthrax, la bactérie de la tuberculose « ne trouve les conditions de son existence que dans le corps de l’animal » et non « à l’extérieur de celui-ci dans les conditions habituelles et naturelles ». On peut donc dire que la bactérie de la tuberculose n’est pas un envahisseur pathogène extérieur, mais plutôt un microbe qui n’existe qu’à l’intérieur de l’organisme vivant.

Il est clair, à la lecture de l’article de Koch sur la tuberculose, qu’il n’a jamais tenté de recréer les conditions supposées, à partir du phénomène naturel observé, pour qu’un hôte sain devienne « infecté ». Comme Pasteur avant lui, Koch s’est plutôt attaché à créer une maladie artificielle ressemblant à ce que l’on appelait la tuberculose, en procédant à diverses injections non naturelles de bactéries cultivées, d’une manière que les animaux n’auraient jamais connue dans la nature. La création d’une maladie artificielle par injection ne dit rien sur ce qui se passe dans la nature et ne prouve absolument pas que ce qui est injecté est à l’origine de la maladie par rapport à la procédure invasive et au traumatisme infligé aux animaux.

Si certains considèrent les travaux de Koch sur la tuberculose comme « l’une des déclarations les plus définitives de l’histoire de la médecine », ceux-ci ne sont pas acceptés par tous. En fait, comme beaucoup critiquaient ses découvertes, Koch a décidé en 1883 de répondre à ses détracteurs dans un document intitulé Kritische Besprechung der gegen die Bedeutung der Tuberkelbazillen gerichteten Publikationen (Analyse critique des publications sur le rôle de la tuberculose). Koch commence par déplorer que son travail n’ait pas été reconnu par les « représentants renommés de l’anatomie pathologique ». Il supposait qu’ils liraient son travail, mais admettait que « cette supposition, cependant, était erronée. Jusqu’à présent, du moins, rien n’a été annoncé et il faut s’attendre à de telles annonces dans un avenir proche ». Koch estimait que ses détracteurs s’accrochaient à de vieilles traditions et « s’agrippaient à des pailles pour se sauver des flots entrants » de son travail. Il était irrité par la satisfaction qu’ils éprouvaient à trouver des cas où les bacilles étaient observés chez des personnes en bonne santé ou apparaissaient dans d’autres maladies, contredisant ainsi son premier postulat.

« Avec quelle joie a-t-on appris que des bacilles tuberculeux avaient également été trouvés dans le contenu intestinal de personnes saines ou dans un seul cas de bronchectasie. »

Dans un cas, Koch a tenté d’affirmer que la découverte par Cramer de la bactérie de la tuberculose chez 20 personnes en bonne santé était un cas d’erreur d’identité, tout en soulignant à nouveau que cette découverte avait été saluée par de nombreuses personnes.

« Il est facile de voir à quel point les prétendues découvertes de Crämer étaient loin d’ébranler la nouvelle doctrine de la tuberculose, et pourtant la nouvelle que le bacille tuberculeux avait été trouvé chez 20 personnes en bonne santé a été accueillie de toutes parts comme une parole rédemptrice. »

Koch reconnaît que le Dr Rollin Gregg lui a envoyé un article exprimant sa conviction « que la phtisie n’a pour cause qu’une perte d’albumine dans le sang », Koch déclarant que le Dr Gregg lui a dit que « des fils de fibrine sont censés apparaître dans chaque tubercule et j’ai manifestement pris ces fils pour des bactéries ». Faisant référence aux conclusions de Max Schottelius selon lesquelles le tableau clinique de la tuberculose varie d’une espèce animale à l’autre, Koch a fait remarquer qu’il en allait de même pour l’anthrax, le tableau clinique étant très différent chez l’Homme et chez l’animal, ce qui empêche d’appliquer à l’Homme les résultats de l’expérimentation animale, car ils ne reflètent pas la maladie telle qu’elle est observée chez l’Homme.

« Je voudrais également rappeler la même situation en ce qui concerne l’anthrax. L’évolution clinique et anatomique de l’anthrax est tellement différente chez l’Homme que, sans tenir compte de la même cause, à savoir le bacille du charbon, il faudrait en faire des tableaux cliniques complètement différents, et qu’en outre, les formes d’anthrax chez l’Homme diffèrent considérablement de celles des animaux et les unes des autres. »

Tout en essayant de défendre le fait que les gens pouvaient manger de la viande contaminée par la bactérie de la tuberculose sans effets néfastes, Koch a jeté une ombre supplémentaire sur ses propres découvertes concernant l’anthrax, en notant : « Car je connais, par ma propre expérience, de nombreux cas dans lesquels de la viande contaminée par l’anthrax a été consommée sans aucun dommage ». Koch s’est ensuite opposé au médecin allemand Peter Dettweiler, qui considérait les bacilles comme un effet secondaire de la maladie plutôt que comme la cause de celle-ci. Dettweiler estimait que les expériences d’injection de Koch ne prouvaient rien puisque les animaux n’avaient jamais contracté la maladie typique de la tuberculose. Koch a déclaré qu’il pensait que si l’on cherchait, on pourrait trouver un animal qui, en inhalant la bactérie, contracterait la même maladie que celle observée chez l’Homme. Cependant, Koch ne l’a jamais démontré lui-même.

« Il considère également les bacilles tuberculeux comme un effet secondaire de la tuberculose et non comme sa cause, bien qu’il ait trouvé des bacilles chez 87 phtisiques presque sans exception. Selon lui, les résultats de la vaccination obtenus avec les bacilles ne peuvent rien prouver, car chez les animaux, on n’obtient qu’une tuberculose miliaire et jamais le tableau typique de la phtisie. »

« Je ne doute pas que si l’on voulait le rechercher, on finirait par trouver des espèces animales qui, après avoir inhalé de si petites quantités de substance tuberculeuse qu’elles ne présentent qu’un ou quelques foyers d’infection dans les poumons, présenteraient également le tableau typique de la phtisie humaine. »

Au lieu de cela, Koch a commencé à injecter de diverses manières sa bactérie cultivée à des animaux afin de prétendre que c’était la bactérie qui était à l’origine de la maladie. Or, Koch savait pertinemment que l’injection d’autres substances à des animaux, comme le verre, le métal, le bois, etc., entraînerait également la tuberculose. En d’autres termes, les bacilles ne sont pas nécessaires à l’apparition de la maladie. Il insiste également sur la différence entre « tuberculose vaccinale et tuberculose spontanée », soulignant une fois de plus que la maladie artificielle n’est pas le reflet de la maladie « naturelle ».

« Lors des essais d’infection, destinés à vérifier l’efficacité des cultures, je n’ai jamais laissé les animaux en vie pendant 86 jours, mais je les ai tués au plus tard à la fin de la quatrième semaine. Car, comme on le sait, les lapins, qu’ils soient vaccinés avec du verre, du bois, du métal, etc. ou pas du tout, s’ils sont laissés suffisamment longtemps dans des clapiers infectés, peuvent finir par devenir tuberculeux. J’insiste sur cette distinction entre la tuberculose vaccinale et la tuberculose spontanée. »

Le fait que l’injection de matériaux autres que la bactérie de la tuberculose dans les animaux puisse provoquer la même maladie a été noté par le Dr Rollin Gregg dans son livre de 1889 intitulé Consumption : Its Cause and Nature (La tuberculose pulmonaire : sa cause et sa nature). Il y présente des extraits du travail du professeur Henry Formad sur des centaines d’animaux qu’il divise en deux classes : les scrofuleux4 et les non-scrofuleux. Le lapin et le cochon d’Inde, couramment utilisés par Koch, appartiennent à la classe des animaux scrofuleux. Chez ces animaux, toute substance injectée sous la peau provoque la tuberculose. L’injection de la bactérie sous la peau chez des animaux non scrofuleux (tels que les chats, les chiens et d’autres animaux plus grands) n’entraînera pas la maladie, mais si les injections sont faites dans la chambre antérieure de l’œil, les animaux non scrofuleux développeront la maladie. Cependant, si d’autres types de matières sont introduits dans les mêmes parties de l’œil, même du sable ordinaire, la même maladie se produira. Comme l’a souligné le Dr Gregg, ces faits annihilent l’affirmation selon laquelle le bacille de la tuberculose est la cause spécifique de la maladie, car toute substance injectée de la bonne manière dans l’animal concerné entraînera la tuberculose.

« Le 18 octobre 1882, le professeur H. F. Formad, de l’université de Pennsylvanie, a lu une communication, sur invitation, devant la Philadelphia County Medical Society, sur “Le bacille de la tuberculose et certains points anatomiques qui suggèrent la réfutation de sa relation étiologique avec la tuberculose”, publiée dans le Philadelphia Medical Times du 18 novembre 1882. Après avoir indiqué qu’il avait examiné “au microscope les tissus d’environ cinq cents animaux” pour le National Board of Health, “ainsi que ceux d’un nombre similaire ou encore plus important d’animaux divers utilisés par les membres” de ses “classes de pathologie expérimentale dans le laboratoire de l’université au cours des cinq dernières années”, il divise tous les animaux en deux classes, les scrofuleux et les non-scrofuleux, de la manière suivante :

La classe des scrofuleux comprend incontestablement le lapin et le cochon d’Inde apprivoisés, ainsi que tous les animaux enfermés, tandis que la classe des non-scrofuleux comprend le chat, le chien et les animaux en liberté.

Il dit ensuite que si les animaux scrofuleux sont inoculés, ou si on leur introduit sous la peau une matière quelconque, qu’elle soit tuberculeuse, diphtérique ou autre, même du “verre en poudre chimiquement propre”, et qu’ils survivent aux premiers résultats de l’expérience, un grand nombre d’entre eux meurent de la tuberculose. Mais l’inoculation d’animaux non scrofuleux de la même manière, c’est-à-dire sous la peau, même avec du pus tuberculeux pur, ne produira pas de tuberculose. Cette classe exige l’introduction de la matière inoculante dans le péritoine ou dans la chambre antérieure de l’œil, qu’il s’agisse de pus tuberculeux ou de ce qu’on appelle les bacilles de la tuberculose, afin de produire des tubercules chez ces animaux. Et là encore, si l’on introduit d’autres types de matières dans les mêmes parties, même du sable ordinaire, les résultats sont les mêmes que si l’on utilisait de la matière tuberculeuse. Comme on le verra, cela annihile toute prétention à une cause spécifique des tubercules. Ses affirmations sont si positives et sans équivoque qu’elles sont abondamment citées, et même l’ensemble de la conférence pourrait être cité avec avantage, tant elle est importante et directement applicable à notre sujet. »

Le Dr Gregg a souligné les failles des méthodes de Koch, notant qu’il n’a jamais eu besoin d’utiliser de cultures de sa bactérie pour produire la maladie chez les animaux. Koch savait qu’il lui suffisait d’injecter les animaux non scrofuleux dans l’œil et les animaux scrofuleux où il le souhaitait pour créer la maladie.

« Koch a incontestablement produit la tuberculose dans le péritoine de ses chats et de ses chiens ». Et il « aurait tout aussi bien pu utiliser du sable pour l’inoculation et conserver ses précieuses cultures du bacille de la tuberculose pour les inoculer dans d’autres parties du corps des chiens, des chats, des rats, etc. qui ne sont pas atteints de la maladie de Crohn. »

« Pourquoi le Dr Koch a-t-il inoculé ces derniers animaux uniquement dans le péritoine et la chambre antérieure de l’œil, alors qu’il a inoculé les animaux scrofuleux (lapins et cochons d’Inde) dans n’importe quelle partie du corps ? C’est un mystère. Essayons de le résoudre. »

Le Dr Gregg a poursuivi en citant d’autres déclarations accablantes du professeur Formad concernant ses travaux sur la diphtérie. Le professeur Formad a souligné, comme l’a également fait Koch, que l’inoculation à des lapins de matières étrangères non tuberculeuses et parfaitement inoffensives, telles que des morceaux de verre, de métal, de bois, etc. entraînait la mort par tuberculose. Le professeur Formad a déclaré que le Dr Wood et lui-même avaient vu plus de 100 lapins mourir de la tuberculose sans que la bactérie leur ait été injectée et sans qu’ils aient eu l’intention de provoquer la maladie. Leurs résultats ont été confirmés par les travaux du Dr O. C. Robinson.

« Les expériences sur la diphtérie menées par le professeur H. C. Wood et moi-même ont montré que les lapins qui ne succombaient pas à la maladie au bout de quelques jours mouraient presque tous de la tuberculose au bout de quatre à six semaines ou plus. Afin de voir si la matière diphtérique agissait spécifiquement dans la production de la tuberculose ou si cette dernière était simplement le résultat d’un processus inflammatoire, nous avons expérimenté en inoculant aux lapins des matières étrangères non tuberculeuses et parfaitement inoffensives, telles que des morceaux de verre, de métal, de bois, etc. Le résultat a été, dans la majorité des cas, des masses chiques et suppurantes au point d’inoculation, suivies dans le courant d’un mois ou plus par la mort due à la tuberculose. »

« Aujourd’hui, je peux témoigner avec certitude que le Dr Wood et moi-même avons vu mourir de la maladie tuberculeuse plus de cent lapins sur cinq ou six cents opérés, sans qu’un seul de ces animaux ait été sciemment inoculé avec une matière tuberculeuse quelconque, et sans que nous ayons eu l’intention d’étudier la tuberculose chez eux. Tous les lapins et cobayes soumis à des blessures sur une partie quelconque du corps au cours des diverses expériences et survivant aux effets immédiats ou aigus de celles-ci, n’ont eu, à quelques exceptions près, qu’un seul destin, celui de mourir de tuberculose, à condition qu’ils aient vécu assez longtemps après une interférence traumatique pour développer la lésion en question. »

« Ces faits ont également été particulièrement bien mis en évidence par les résultats d’une série soigneusement menée de cent expériences spéciales sur la tuberculose, exécutées par le Dr O. C. Robinson, dans le laboratoire de pathologie de l’université de Pennsylvanie. »

« Chez les animaux non scrofuleux, c’est-à-dire autres que les lapins et les cobayes, ni Robinson, ni Wood, ni moi-même, ni aucun autre expérimentateur n’avons jamais réussi à produire la tuberculose par inoculation, sauf dans le péritoine ou la chambre antérieure de l’œil. »

Le professeur Formad a fait remarquer que personne, y compris Koch, n’avait jamais produit la tuberculose chez des animaux qui n’étaient pas prédisposés à la maladie par le biais d’injections dans la peau. Koch changeait sa méthode d’injection en sachant comment obtenir le résultat qu’il souhaitait en fonction de l’animal sur lequel il expérimentait.

« Personne, y compris Koch, n’a jamais produit la tuberculose chez des animaux qui n’y étaient pas prédisposés, par inoculation dans la peau, par exemple. Les comptes rendus des expériences de Koch le prouvent et montrent que lorsqu’il voulait produire la tuberculose chez le lapin ou le cobaye au moyen de son bacille, il inoculait indistinctement dans n’importe quelle partie du corps ; mais s’il voulait démontrer les effets de son parasite chez des animaux non scrofuleux, il inoculait promptement dans la chambre antérieure de l’œil ou, de préférence, dans le péritoine. Après ce qui a été expliqué à propos de l’inflammation des membranes séreuses, il est évident que ces expériences ne prouvent pas que le bacille soit la cause de la tuberculose. »

Le Dr Gregg a résumé les points soulevés par le professeur Formad, en déclarant que la capacité de produire la tuberculose avec des injections de substances non tuberculeuses prouvait que le bacille n’était pas la cause de la maladie, et que les médecins devaient cesser de perdre leur temps à poursuivre la tuberculose en tant que maladie contagieuse.

« Et pourtant, l’insertion de “morceaux de verre, de métal, de bois, etc.” dans les mêmes parties produirait la tuberculose tout aussi facilement que le pus tuberculeux ou le bacille de la tuberculose ; tandis que la simple insertion des mêmes matériaux non tuberculeux sous la peau des animaux scrofuleux produisait identiquement les mêmes résultats que la matière tuberculeuse sur cette classe. Peut-on prouver plus positivement et plus absolument le caractère non spécifique de la matière tuberculeuse ou du bacille de la tuberculose en tant qu’agent infectieux ? Si le bois, le verre, etc., produisent exactement les mêmes résultats que le soi-disant parasite des tubercules, lorsqu’ils sont utilisés de la même manière, les médecins feraient mieux de consacrer leur temps à d’autres choses que de le gaspiller à essayer de prouver que la tuberculose est une maladie contagieuse spécifique. »

Ironiquement, Koch lui-même a confirmé la nature non contagieuse de la tuberculose, déclarant en 1884 que des tentatives « ont été faites à plusieurs reprises pour prouver la nature contagieuse de la phtisie, mais elles doivent être considérées comme des échecs, car de telles opinions n’ont jamais été acceptées par les scientifiques ». Il admet que « dans l’ensemble, les médecins considèrent la phtisie comme une maladie non contagieuse, résultant d’anomalies constitutionnelles ».

Dans son article de 1884 intitulé The Bacillus Tuberculosis and the Etiology of Tuberculosis-Is Consumption Contagious (Le bacille de la tuberculose et l’étiologie de la tuberculose — la tuberculose pulmonaire est-elle contagieuse ?), le professeur Formad énumère les nombreux chercheurs qui ont obtenu les mêmes résultats en produisant la tuberculose avec d’autres substances que la bactérie de la tuberculose :

Les observateurs suivants font tous référence à des expériences plus ou moins nombreuses, dans lesquelles la tuberculose a résulté de l’inoculation de substances inoffensives ou de matières spécifiques autres que tuberculeuses :

Comme le montrent clairement les déclarations du Dr Gregg et du professeur Formad, les travaux de Koch sur la bactérie de la tuberculose étaient essentiellement un écran de fumée destiné à étayer la « théorie » des germes. Peu importe que Koch ait utilisé une culture pure de son bacille de la tuberculose ou des débris de verre, de métal, de sable, etc. puisque c’est le fait même d’injecter des substances étrangères de la bonne manière dans les animaux qui a provoqué la maladie. S’il avait concentré ses travaux sur la sciure de bois, Koch aurait pu démontrer de manière convaincante qu’elle était à l’origine de la tuberculose grâce à ses injections expérimentales. Comme ses expériences ne reflétaient pas la voie naturelle d’« infection » qu’il supposait, Robert Koch a été induit en erreur par les résultats pseudo-scientifiques qu’il a obtenus grâce à ses méthodes non naturelles qui ont créé des maladies artificielles chez les animaux.

Comme Koch n’a pas tenté d’étayer son hypothèse par des preuves scientifiques valables reflétant un phénomène naturel observé, on peut dire que son hypothèse, au mieux, n’a pas été prouvée. Toutefois, lorsque nous examinons si les preuves qu’il a apportées concernant la tuberculose satisfont aux postulats mêmes qu’il a établis, nous pouvons fermer la porte à l’hypothèse selon laquelle le bacille de la tuberculose est la cause de la maladie, car elle n’a pas satisfait aux critères de Koch dès le départ. Le bacille a été trouvé chez des hôtes sains (même par Koch lui-même), absent chez des hôtes malades et trouvé dans des cas d’autres maladies, échouant ainsi au tout premier postulat. Nous savons aujourd’hui que la bactérie est présente chez environ un quart de la population mondiale et que le « risque » de tomber malade au cours de la vie n’est que de 5 à 10 %. La bactérie se trouve donc le plus souvent chez des personnes en bonne santé. Bien que Koch ait réussi à obtenir une culture pure, les résultats obtenus par l’injection non naturelle du bacille dans des animaux, recréant la maladie et montrant qu’il en était la cause principale, ont été réfutés à plusieurs reprises par de nombreux autres chercheurs qui ont obtenu les mêmes résultats sans utiliser le bacille. Ces résultats réduisent à néant les preuves utilisées par Koch pour étayer les troisième et quatrième postulats. En fin de compte, le travail « monumental » de Koch sur la tuberculose, qui lui a valu le prix Nobel, n’était pas si monumental que cela et, comme il l’a admis dans les commentaires de la réimpression de son article de 1882, son travail sur les cobayes n’a pas prouvé de manière concluante que la bactérie était à l’origine de la maladie chez l’Homme.

« Koch a également eu la chance que la souche du bacille tuberculeux pathogène pour l’Homme puisse être transférée aussi facilement à des cobayes. Sans un animal de laboratoire présentant des symptômes caractéristiques lors de l’inoculation de matériel tuberculeux, son travail aurait été beaucoup plus difficile. Il aurait pu cultiver l’organisme avec succès, mais il aurait été beaucoup plus difficile de prouver que cet organisme était l’agent causal de la tuberculose. Il convient de noter que, dans cet article, il n’apporte pas la preuve définitive que l’organisme qu’il a isolé en culture pure est réellement la cause de la tuberculose humaine. Cette preuve ne pourrait être apportée que par des inoculations chez l’Homme. Comme cela n’est pas possible, nous ne pouvons que déduire que l’organisme isolé est à l’origine de la maladie humaine. Un tel dilemme se pose toujours à l’investigateur des maladies humaines. Il doit apprendre à vivre avec. »

Choléra

« La seule possibilité d’apporter une preuve directe que les bacilles virgules causent le choléra est l’expérimentation animale. Il faut montrer que le choléra peut être généré expérimentalement par des bacilles virgules. »

Robert Koch
Koch, R. (1987f). Conférence sur le choléra [1884]. Dans Essais de Robert Koch. Praeger.

Lorsque Robert Koch s’est mis à la recherche du microbe qu’il pourrait présenter comme la cause des symptômes de la maladie connue sous le nom de choléra, il a déclaré que la seule possibilité de fournir une preuve directe était de procéder à des expériences sur des animaux qui recréaient la maladie. John Snow avait déjà émis l’hypothèse que l’eau contaminée par les eaux usées et les matières en décomposition était à l’origine des épidémies de choléra. Il serait donc logique de conclure que la consommation d’eau contenant des cultures pures de l’agent supposé responsable serait, au minimum, le moyen de prouver qu’il est la cause de la maladie à laquelle il est associé. Il est intéressant de noter que, dans le cas du choléra, Koch a presque réussi à faire quelque chose de similaire dans ses expériences sur les animaux. Il a en effet tenté d’« infecter » divers animaux en leur donnant des substances cholériques pures et impures. Il a également eu recours à des injections sous-cutanées et intraveineuses, ainsi qu’à des injections dans le duodénum de selles à l’eau de riz et de cultures pures de bacilles virgules. Il a détaillé un grand nombre des méthodes qu’il a utilisées pour tenter de rendre les animaux malades dans son article Erste Konferenz zur Erörterung der Cholerafrage am 26. Juli 1884 in Berlin (Première conférence pour discuter de la question du choléra, le 26 juillet 1884 à Berlin).

Dans cet article, Koch a noté que la seule façon de fournir des preuves directes de l’effet cholérique du bacille virgule était de procéder à des expériences sur les animaux, ce qui, selon lui, « si l’on suit les informations données par les auteurs, est simple et devrait également pouvoir être réalisé sans difficulté ». Cependant, les preuves qu’il a apportées ont en fait montré qu’il y avait pas mal de difficultés. Pour commencer, M. Koch a admis qu’il n’existait « aucun exemple fiable d’animaux contractant spontanément le choléra en période de choléra ». Par conséquent, la recherche d’un animal de laboratoire capable de contracter la maladie relevait essentiellement de la conjecture. Koch a donc décidé de commencer à tenter de recréer expérimentalement la maladie à l’aide de 50 souris, en essayant de les « infecter » de toutes les manières possibles. Il a nourri les souris avec les excréments de victimes du choléra ainsi qu’avec le contenu des intestins de cadavres. Il leur a donné aussi bien des matières « fraîches » que des matières en décomposition. Cependant, malgré les tentatives répétées de rendre les souris malades en leur donnant le contenu des victimes du choléra, elles sont restées en bonne santé. Koch a essayé d’« infecter » des singes, des chats, des poulets, des chiens et divers autres animaux, sans succès, même en leur donnant des cultures pures du bacille virgule.

« J’ai emmené 50 souris de Berlin et j’ai effectué toutes les expériences possibles sur les infections. Tout d’abord, elles ont été nourries avec les matières fécales de patients atteints de choléra et le contenu intestinal de cadavres de cholériques. Nous avons respecté au plus près les procédures expérimentales et les avons nourris non seulement avec du matériel frais, mais aussi après la décomposition des fluides. Bien que les expériences aient été répétées à plusieurs reprises avec du matériel provenant de nouveaux cas de choléra, nos souris sont restées en bonne santé. Des expériences ont ensuite été menées sur des singes, des chats, des poulets, des chiens et divers autres animaux que nous pouvions nous procurer, mais nous n’avons jamais réussi à obtenir quelque chose de semblable au processus du choléra chez les animaux. Nous avons également réalisé des expériences avec des cultures de bacilles virgules. Nous les avons également nourris à tous les stades de développement possibles. »

Les expériences d’alimentation n’ayant rien donné de semblable au processus du choléra chez les animaux, Koch a décidé d’essayer des méthodes plus invasives qui consistaient à ouvrir l’abdomen des animaux et à injecter les liquides directement dans les intestins grêles. Il a même essayé d’utiliser un long cathéter pour injecter des cultures pures à des singes aussi haut que possible dans l’intestin. Cependant, même en utilisant ces voies d’exposition invasives et non naturelles, aucun des animaux n’est tombé malade.

« Il a fallu en conclure que l’échec des expériences d’alimentation pouvait être dû à ce comportement des bacilles virgules. C’est pourquoi l’expérience a été modifiée de manière à ce que les substances soient administrées directement dans l’intestin des animaux. L’abdomen a été ouvert et le liquide injecté directement dans l’intestin grêle à l’aide d’une seringue Pravaz. Les animaux ont très bien supporté cette procédure, mais ils ne sont pas tombés malades. »

« Nous avons également essayé d’injecter le choléra aux singes le plus haut possible dans l’intestin à l’aide d’un long cathéter. Cela a également très bien fonctionné, mais les animaux sont restés en bonne santé. »

Une seule expérience avait donné à Koch l’espoir de produire la maladie chez les animaux, et elle consistait à injecter le bacille virgule directement dans la circulation sanguine des lapins et dans la cavité abdominale des souris. Les lapins sont tombés malades, mais ils ont fini par guérir. Les souris sont mortes dans les 24 à 48 heures. Cependant, pour obtenir cet effet « pathogène », Koch a admis qu’ils avaient dû utiliser des quantités assez importantes, ce qui ne correspondait pas aux observations faites lors d’expériences antérieures sur d’autres maladies, où les quantités les plus faibles étaient appliquées pour obtenir un effet. Voulant savoir si l’effet qu’il produisait était observé dans la nature, les indigènes ont assuré à Koch qu’il n’avait jamais été observé dans les populations animales résidant dans les régions où la maladie se déclarait chez l’Homme. Ainsi, malgré sa capacité à créer une maladie artificielle chez les lapins et les souris dans ce cas particulier, Koch a finalement conclu qu’un véritable processus de choléra ne pouvait pas être induit artificiellement chez les animaux et que cette preuve devait être écartée.

« La seule expérience dans laquelle les bacilles virgules ont eu un effet pathogène, et qui m’a donc donné au départ l’espoir d’un résultat, a consisté à injecter des cultures pures directement dans le sang de lapins ou dans la cavité abdominale de souris. »

« Les lapins sont apparus très malades après l’injection, mais se sont rétablis après quelques jours. Les souris, en revanche, sont mortes 24 à 48 heures après l’injection et les bacilles virgules ont pu être détectés dans leur sang. Cependant, il faut administrer aux animaux des quantités assez importantes ; ce n’est pas comme dans d’autres expériences d’infection, où l’on applique les plus petites quantités et où l’on obtient tout de même un effet. Afin d’obtenir la certitude qu’il est possible d’infecter des animaux avec le choléra, je me suis renseigné partout en Inde pour savoir si des maladies similaires avaient déjà été observées chez les animaux. Au Bengale, on m’a assuré que rien de tel ne s’était jamais produit. Dans cette province, la population est extrêmement dense et de nombreux animaux cohabitent avec les habitants. On pourrait s’attendre à ce que dans ce pays, où le choléra est partout et constamment présent, les animaux transportent assez souvent l’agent infectieux du choléra sous une forme aussi efficace que celle de l’Homme dans leur tube digestif, mais on n’a jamais observé que les animaux avaient des accidents semblables à ceux du choléra. Je pense donc également que tous les animaux dont nous disposons pour de telles expériences, ainsi que ceux qui sont habituellement en contact avec l’Homme, sont tous immunisés contre le choléra et qu’il est impossible d’induire artificiellement chez eux un véritable processus cholérique. Nous devons donc nous passer de cette preuve. »

Avec son incapacité à reproduire le choléra chez les animaux, ce qui, selon Koch dans une dépêche du 2 février 1884, aurait été souhaitable mais s’est avéré impossible, il a abandonné le critère essentiel qu’il considérait quatre mois auparavant comme le seul moyen de prouver directement que le bacille virgule était la véritable cause du choléra.

« Dans sa cinquième dépêche du 7 janvier 1884, Koch annonce qu’il a réussi à isoler le bacille en culture pure. Les résultats de l’autopsie étaient les mêmes qu’en Égypte, et s’il était possible de confirmer que le bacille se trouvait exclusivement chez les patients atteints de choléra, il ne serait guère possible de douter de sa relation de cause à effet avec la maladie, même s’il n’était pas possible de reproduire une maladie similaire chez les animaux. Koch renonce ici à l’un des éléments de preuve qu’il avait lui-même stipulés près de quatre mois plus tôt dans sa première dépêche. »

Par conséquent, la seule façon pour Koch d’affirmer que le bacille de la virgule était la cause du choléra était de trouver le bacille chez les patients atteints de choléra. En d’autres termes, Koch s’est appuyé sur une corrélation équivalente à une causalité, ce qu’il avait déjà souligné par le passé comme n’étant pas suffisant pour conclure à une causalité, car il est bien connu qu’une corrélation n’équivaut pas à une causalité. Des découvertes ultérieures ont prouvé qu’il s’agissait d’une corrélation très faible, comme l’a noté Henry Raymond Rogers, M.D., en 1895. Non seulement le bacille virgule a été trouvé régulièrement chez des personnes en bonne santé, mais il a également été trouvé dans des cas d’autres maladies diarrhéiques. Koch lui-même en était conscient, puisqu’il a déclaré en 1893 que « l’absence ou plutôt la non-détection de bactéries cholériques dans un cas suspect de choléra » était due au manque de compétence des enquêteurs et que ce n’était pas parce qu’on avait trouvé des bactéries cholériques dans les dépôts solides de personnes apparemment en bonne santé qu’il ne s’agissait pas de « véritables cas de choléra ». Ainsi, le bacille n’a pas répondu au premier postulat de Koch, puisqu’il a été trouvé dans d’autres maladies et également chez des personnes non malades.

Robert Koch et sa théorie germinale du choléra

Dunkerque, N. Y., juin 1895.

Robert Koch a cherché à expliquer la cause de certaines maladies en partant de l’hypothèse de l’action de germes pathogènes, invisibles à l’œil humain. Lors de l’examen microscopique des selles des malades atteints de choléra, il a trouvé différentes formes et sortes de germes, dont un en forme de virgule, qu’il a cru être la cause de cette maladie. Grâce au processus de « culture » et d’« expérimentation » sur les animaux inférieurs, il affirme avoir démontré que ce germe est la cause réelle de la maladie. Il était tellement convaincu que cet objet en forme de virgule nouvellement découvert était la cause du choléra que, pendant plusieurs années, il a continué à affirmer avec la plus grande assurance que la présence de ces bacilles en forme de virgule dans les déjections d’une personne soupçonnée d’être atteinte de cette maladie constituait une preuve positive qu’il s’agissait d’un cas de choléra asiatique pur.

Mais cette théorie du bacille en forme de virgule du choléra s’est avérée un échec. Ces germes invisibles en forme de virgule se révèlent aujourd’hui universels et inoffensifs. On les trouve dans les sécrétions de la bouche et de la gorge des personnes en bonne santé, ainsi que dans les diarrhées courantes de l’été partout dans le monde ; ils pullulent dans les intestins des personnes en bonne santé et on les observe également dans les écoulements fécaux durcis. Le Dr Koch affirme aujourd’hui que ces bacilles sont universellement présents. Il nous dit même que : « L’eau, quelle que soit sa provenance, contient fréquemment, pour ne pas dire invariablement, des organismes en forme de virgule. »

Les docteurs Pettenkofer de Munich et Emmerich de Berlin, médecins de grande renommée et experts de cette maladie, ont bu chacun un centimètre cube de « bouillon de culture » contenant ces bacilles, sans éprouver un seul symptôme caractéristique du choléra, bien que la consommation ait été suivie dans chaque cas de selles liquides grouillantes de ces germes.

Le Dr Koch s’est tenu au courant des faits susmentionnés, ainsi que d’autres tout aussi significatifs, et s’il avait accepté les preuves qui, année après année, lui ont été imposées, sa théorie pernicieuse du germe du choléra, avec ses conséquences les plus désastreuses pour l’humanité, aurait été inconnue à ce jour.

Henry Raymond Rogers, M.D.
https://jamanetwork.com/journals/jama/article-abstract/453342

Koch ne pouvait pas prouver son hypothèse par l’expérimentation et il l’avait en fait réfutée à plusieurs reprises en étant incapable de reproduire la maladie par des voies d’exposition naturelles. Lors de la « Conférence pour la discussion de la question du choléra » qui s’est tenue en juillet 1884 à Berlin et au cours de laquelle Koch a présenté ses preuves, Rudolf Virchow, considéré comme le père de la pathologie moderne, a conseillé la prudence en soulignant l’absence de preuves absolues de l’hypothèse de Koch. Or, non seulement les preuves manquaient, mais elles étaient complètement réfutées. Comme le souligne le Dr Rogers, Koch n’a pas été le seul à réfuter son hypothèse. D’autres chercheurs, tels que Max von Pettenkofer, le Dr Rudolph Emmerich, le Dr Emmanuel Edward Klein et Ilya Metchnikoff, ont tous fait des expériences sur eux-mêmes avec des cultures pures de bacilles virgules et ont obtenu des résultats négatifs, réfutant ainsi davantage l’hypothèse. Ferrau et Haffkine ont inoculé à plus d’un demi-million d’Hommes des cultures vivantes du vibrion cholérique sans provoquer un seul cas, ce qui a apparemment conduit à l’adage « on peut manger le choléra, on peut boire le choléra, mais on ne peut pas l’attraper ». Un article sur l’histoire du choléra affirme même que Koch a fait une expérience sur lui-même en buvant une culture pure, avec des résultats négatifs. Je n’ai toutefois pas pu vérifier cette affirmation, et l’auteur a peut-être confondu Koch et Pettenkofer. Quoi qu’il en soit, il est clair que Robert Koch a échoué de manière spectaculaire à prouver son hypothèse, et qu’il n’a pu satisfaire qu’un seul de ses quatre postulats logiques (produire une culture pure) qui sont considérés comme nécessaires pour prouver qu’un microbe est à l’origine d’une maladie. Comme l’a admis le professeur Dr Albert Johne en 1885, « le lien étiologique entre la virgule de Koch et le choléra asiatique reste encore à prouver par une expérience directe ». Il est facile de constater que, de toutes les manières possibles, Koch n’a pas réussi à prouver son hypothèse.

Qu’il s’agisse de l’anthrax, de la tuberculose ou du choléra, Robert Koch a involontairement réfuté toute hypothèse pouvant être établie à partir d’un phénomène naturel observé sur la manière dont ces maladies étaient censées se propager dans la nature. Comme Koch n’était pas en mesure de recréer la maladie par des voies d’exposition naturelles, il s’est contenté de créer une maladie artificielle chez les animaux par le biais de diverses procédures grotesques et invasives qui impliquaient de torturer et d’injecter des substances à des animaux de laboratoire de différentes manières. Bien qu’il n’ait pas réussi à fournir de preuves scientifiques valables à l’appui de son hypothèse, Koch a été salué comme le « grand chasseur de microbes » et récompensé généreusement pour ses efforts. Il a été célébré pour les techniques pionnières qu’il a introduites, permettant la culture et l’identification pures des bactéries, et ses postulats logiques ont été adoptés comme essentiels pour prouver que n’importe quel microbe était la cause d’une maladie particulière.

Malgré la logique pure qu’exigeaient ses postulats pour identifier un agent causal, Koch a fini par les abandonner lorsqu’il est apparu clairement qu’il était incapable de prouver ses hypothèses en s’en tenant à ses propres critères logiques. Koch devait admettre qu’il s’était trompé et risquait de perdre la célébrité, la fortune et le prestige qui accompagnaient son nouveau statut de chasseur de microbes. Robert Koch a donc tourné le dos à la méthode scientifique et abandonné ses propres règles logiques, jetant les bases nécessaires à l’essor de la pseudoscience avec la création de scénarios irréfutables5 qui ont été utilisés comme moyens de sauvetage pour sauver l’hypothèse réfutée des germes. Les personnes en bonne santé pouvaient être considérées comme malades. Les « agents pathogènes » n’avaient pas besoin d’être obtenus à partir d’une culture pure. Il n’était pas nécessaire de recréer expérimentalement la même maladie. Suivant l’exemple de Koch, des preuves défiant la logique ont pu être présentées comme des « preuves » valables qu’un agent pathogène supposé était la véritable cause d’une maladie donnée, alors que les preuves montraient le contraire. Cela a permis d’élever frauduleusement l’hypothèse réfutée des germes au rang de « théorie », afin qu’elle puisse s’imposer comme le paradigme dominant.

Quoi qu’il en soit, cette enquête en deux parties sur les preuves utilisées pour affirmer que l’hypothèse des germes a été prouvée par Pasteur et Koch devrait montrer clairement que rien n’est plus éloigné de la vérité. L’hypothèse des germes, telle qu’elle a été élaborée sur la base d’un phénomène naturel observé, n’a pas pu être prouvée par des expériences reflétant la voie hypothétique de l’exposition naturelle. Pasteur et Koch ont dû recourir à des méthodes contre nature et grotesques pour tenter de rendre les animaux malades. Ils ont tous deux été incapables de satisfaire aux quatre postulats logiques essentiels attribués à Robert Koch, qui sont censés prouver que tout microbe peut réellement causer une maladie. Ils ont dû contourner et enfreindre les règles afin de faire concorder leurs preuves. Pourtant, dans de nombreux cas, des chercheurs indépendants ont présenté des preuves qui contredisaient complètement ce que les deux hommes avaient avancé. Ainsi, l’hypothèse des germes n’a jamais été prouvée par des preuves issues de la méthode scientifique et conformes à la logique des postulats de Koch. L’hypothèse des germes a été réfutée involontairement par Pasteur et Koch, ainsi que par les divers chercheurs indépendants qui l’ont mise à l’épreuve. Elle n’aurait jamais dû être élevée au rang de théorie scientifique. Au contraire, elle devrait être reléguée dans la corbeille à papier avec toutes les autres hypothèses réfutées.


1 Support matériel de la contagion — NDT.

2 NDT Pour les conditions nécessaires et suffisantes permettant de démontrer un lien de causalité entre deux phénomènes, voir :
https://nouveau-monde.ca/lenterrement-de-la-theorie-virale/#causalite

3 Tuberculose pulmonaire — NDT.

4 Susceptibles de subir des lésions torpides (c.-à-d. non évolutives) de la peau, des ganglions lymphatiques ou des os — NDT.

5 Et donc non scientifiques, puisque toute théorie scientifique doit être par essence réfutable — NDT.




Rebondissement dans l’affaire de la gestion de la crise Covid : une sénatrice dévoile tout !




Anthony Fauci avoue qu’il a « inventé » des règles pour les « covidés »

[Source : lelibrepenseur.org]

[Illustration : Le Dr Anthony Fauci, ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a déclaré que la règle des six pieds de distance sociale était « apparue comme ça » et qu’il avait « peut-être » examiné des études sur les enfants masqués, mais que « ce n’était pas encore décidé ».]

Anthony Fauci avoue qu’il a « inventé » des règles pour les « covidés », y compris une distance sociale de 2 mètres et le masquage des enfants.

A. Fauci a déclaré qu’il ne savait pas d’où venait la règle des 2 mètres de distance sociale. Il a également déclaré ne pas avoir connaissance d’études recommandant l’utilisation de masques pour les enfants.

Par Aguellid — 6 juin 2024

Ce type anglo-saxon nous démontre à quel point la presse française est dans les choux ; en réalité elle n’existe pas. Personne ne fait d’enquête de terrain, et encore moins lorsqu’il s’agit de contredire la Doxa, la version officielle de n’importe quel sujet important que ce soit la santé, l’économie…

Alors que le responsable en chef américain de la gestion de la crise sanitaire Covid-19, Anthony Fauci, est en train d’être cuisiné au niveau de la chambre des représentants US, alors que des déclarations explosives sont faites quasiment chaque jour, aucun média parisien n’estime utile d’en parler. Ils sont tous rivés sur l’actualité locale, les faits divers, les JO… Pourtant, les révélations sont assez spectaculaires comme vous allez vous en rendre compte.

Le DailyMail nous apprend, dans l’article ci-dessous, qu’Anthony Fauci ne sait absolument pas d’où sort cette règle de distanciation sociale de 2 m et encore moins si le masquage des enfants est utile. Une chose est certaine, lui-même n’y croyait pas beaucoup puisque tout le monde l’a vu dans les tribunes d’un stade de base-ball entre 2 amis sans respecter la distanciation tout en ayant retiré son masque. Pendant ce temps, l’Amérique entière était confinée, terrorisée par le [supposé1] virus. Cette seule image est la démonstration du complot, de l’arnaque.

Ensuite, nous apprenons que cette même crapule restée à la tête du NIH près d’un demi-siècle, ce qui est en soi une anomalie, avoue que le virus peut très probablement venir du laboratoire P4 de Wuhan2 ! Pourtant c’est ce qu’il avait combattu dès le début en publiant un article dans Nature affirmant l’inverse et accusant toute personne osant le dire d’infâme « complotiste » !

Le témoignage retentissant du Dr Anthony Fauci révèle qu’il a inventé la règle de l’éloignement social d’un mètre cinquante et d’autres mesures visant à « protéger » les Américains contre le virus du SIDA.

Les républicains ont publié la transcription intégrale de l’entretien qu’ils ont eu avec M. Fauci en janvier, quelques jours seulement avant sa déposition publique très attendue de lundi.

Ils ont l’intention de l’interroger sur les restrictions qu’il a mises en place pour lutter contre le virus, dont il a admis qu’elles n’avaient pas beaucoup contribué à « ralentir la propagation » du virus.

La perte d’apprentissage et les difficultés sociales des enfants ont été bien documentées. Une étude du National Institute of Health (NIH) a qualifié de « très négatif » l’impact de l’utilisation de masques sur l’alphabétisation et l’apprentissage des élèves.

Selon une autre étude du NIH, les effets de la distanciation sociale entraînent « dépression, anxiété généralisée, stress aigu et pensées intrusives ».

S’adressant aux avocats au nom de la sous-commission de la Chambre des représentants sur la pandémie de coronavirus au début de l’année, M. Fauci a déclaré aux républicains que la règle de la distance sociale de six pieds était « apparue comme ça » et qu’il ne se souvenait pas de la manière dont elle avait été élaborée.

« Vous savez, je ne m’en souviens pas. Elle est en quelque sorte apparue comme ça », a-t-il déclaré selon les transcriptions de la commission lorsqu’on lui a demandé comment cette règle avait vu le jour.

Il a ajouté qu’il « n’était pas au courant des études » qui soutenaient la distanciation sociale, concédant que de telles études « seraient très difficiles » à réaliser.

Outre le fait qu’il ne se souvient d’aucune preuve à l’appui de la distanciation sociale, M. Fauci a également déclaré à l’avocat de la commission qu’il ne se souvenait pas d’avoir lu quoi que ce soit prouvant que le fait de masquer les enfants permettrait de prévenir l’infection à COVID.

Il lui a été demandé : « Vous souvenez-vous d’avoir passé en revue des études ou des données en faveur du masquage des enfants ? »

« Je l’ai peut-être fait », a-t-il répondu avant d’ajouter « mais je ne me souviens pas de l’avoir fait ».

Le patriarche de la pandémie a également déclaré qu’il n’avait suivi aucune étude a posteriori concernant l’impact du port forcé de masques sur les enfants, comme il y en a eu de nombreuses.

Et sa réponse a pris la forme d’un jeu de mots ironique à la COVID : « Je pense toujours que la question n’est pas tranchée », a déclaré M. Fauci à propos de la question de savoir si le fait de masquer les enfants était un moyen efficace de prévenir la transmission du virus.

En outre, l’ancien directeur de l’Institut national des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) a déclaré à l’avocat qu’il pensait que la théorie de la fuite du laboratoire — l’idée que le COVID a commencé à l’Institut de virologie de Wuhan (WIV) — était une véritable « possibilité ».

« Je pense que les gens en ont tiré des aspects conspirationnistes », a-t-il déclaré, ajoutant qu’« il pourrait s’agir d’une fuite de laboratoire ».

« Je pense donc que cela n’est pas en soi une théorie du complot, mais certaines personnes en tirent des conclusions un peu folles ».

Son aveu que le COVID pourrait avoir débuté à la WIV intervient quatre ans après qu’il a soutenu la publication d’un article qui a jeté un froid sur la théorie de la fuite de laboratoire, l’article « Origine proximale »

La commission sur le coronavirus a consacré des mois à la découverte des origines du virus qui a bouleversé tant de vies et entraîné la mort de 6 millions de personnes dans le monde.

Récemment, elle a découvert que l’ancien principal collaborateur de Fauci, le Dr David Morens, travaillait régulièrement sur son compte de messagerie électronique personnel et supprimait des fichiers pour éviter les lois sur la transparence du gouvernement en vertu de la loi sur la liberté de l’information (FOIA).

Son mépris pour les demandes de FOIA était si flagrant qu’il s’est vanté dans des courriels adressés à ses collègues d’avoir appris à faire « disparaître » la correspondance officielle et de supprimer des éléments qu’il ne voulait pas « voir dans le New York Times ».

Les courriels de Morens découverts par la commission révèlent en outre qu’il s’est vanté de disposer d’un « canal secret » vers Fauci lui permettant de communiquer clandestinement avec l’ancien directeur du NIAID.

Cette révélation a tellement choqué le président de la commission, Brad Wenstrup, R-Ohio, qu’il a exigé de Fauci qu’il remette à l’organisme d’enquête ses courriers électroniques et ses relevés téléphoniques personnels.

Il est également choquant que M. Fauci ait admis devant la commission en janvier qu’il ne regardait « jamais » les subventions qu’il avait approuvées, dont certaines se chiffrent en millions de dollars du contribuable.

« Vous savez, techniquement, je signe chaque conseil, mais je ne vois pas les subventions et ce qu’elles sont. Je ne regarde jamais quelles sont ces subventions », a-t-il déclaré à l’avocat de la commission.

En outre, il a déclaré qu’il n’était « pas certain » que les laboratoires étrangers qui reçoivent des subventions américaines, comme le WIV — qui étudiait les coronavirus avec l’argent du contribuable américain au moment où la pandémie a commencé — fonctionnent selon les mêmes normes que les laboratoires américains.

M. Fauci a également déclaré que l’argent qu’il a distribué dans le cadre du processus d’octroi de subventions du NIAID n’a fait l’objet d’aucun examen au titre de la sécurité nationale.

En outre, l’ancien directeur a déclaré qu’il n’était au courant d’aucun conflit d’intérêts au sein de son personnel, qui comprenait son conseiller principal, le Dr Morens.

Cependant, M. Morens a déclaré devant la commission le 22 mai qu’il avait aidé son « meilleur ami », le Dr Peter Daszak, président de l’Alliance EcoHealth, dans le cadre des activités de son organisation à but non lucratif.

M. Morens a déclaré qu’il avait participé à la rédaction des communiqués de presse d’EcoHealth et qu’il s’était efforcé de rétablir les subventions accordées à l’association après l’arrêt de son financement à la suite de l’épidémie de fièvre catarrhale ovine en 2020.

Les NIH, qui emploient M. Morens, ont financé EcoHealth de M. Daszak à hauteur de plusieurs millions de dollars.

Pourtant, M. Fauci a déclaré qu’il n’était pas au courant des conflits d’intérêts de M. Morens.

La commission cherchera certainement à clarifier le « canal secret » de communication entre Fauci et Morens lors de l’audition du 3 juin.

JON MICHAEL RAASCH, POLITICAL REPORTER IN WASHINGTON, D.C., FOR DAILYMAIL.COM
Titre de l’article original en anglais : REVEALED: Dr. Anthony Fauci confesses he “made up” covid rules including 6 feet social distancing and masking kids
Traduction : lelibrepenseur.org avec DeepL Translator





Covid-19 : bilan d’une surveillance massive

[Source : lejournal.cnrs.fr]

La France fait partie des pays qui ont adopté en mars 2020 les règles de confinement les plus strictes pour lutter contre la pandémie1 de Covid-19. Historien et sociologue, Nicolas Mariot s’est interrogé sur cette expérience d’obéissance de masse.

Nicolas Mariot2, vous avez coécrit avec Théo Boulakia3 un ouvrage sous forme d’enquête, L’Attestation (Anamosa, 2023), qui dresse un bilan de ce versant coercitif de l’enfermement national. Face à une même menace sanitaire, les pays n’ont pas du tout adopté les mêmes mesures de lutte contre le [supposé4] virus ?

Nicolas Mariot. Effectivement, au printemps 2020, tous les gouvernements se sont retrouvés au même moment dans la même situation : il fallait prendre 100 % des décisions avec 50 % d’informations, comme l’a dit alors le Premier ministre néerlandais. Or, les États ont adopté des politiques radicalement différentes. Pour s’en tenir à l’Europe, cinq pays du Sud — la France, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et Chypre — ont adopté les mesures parmi les plus strictes, avec attestation, soumettant toute circulation de leur population à des règles sévères, contrôlées par les forces de l’ordre. Dans le même temps, les pays nordiques comme la Suède, la Finlande, le Danemark, la Norvège, les Pays-Bas, mais aussi la Suisse ou la Bulgarie ont adopté comme partout des mesures sanitaires (port du masque, interdiction des rassemblements, recommandation de lavage des mains, etc.), mais ont laissé les sorties totalement libres. Résultat, en France, la fréquentation des espaces verts au printemps 2020 a diminué de moitié par rapport à l’hiver, tandis qu’au Danemark, à la même période, elle a été multipliée par deux.

Des soldats patrouillent rue de Rivoli, à Paris, le 20 mars 2020. Sortir sans attestation est passible d’une amende de 135 euros.
Dmitry Kostyukov/The New York Times-REDUX-RÉA

Dans la façon de s’adresser aux populations également, le ton fut différent. Alors que le président Emmanuel Macron répète à quatre reprises, le 16 mars, dans son allocution aux Français le fameux « Nous sommes en guerre5 », contre « un ennemi sanitaire certes », mais « insaisissable et qui progresse », de son côté, le président de la République fédérale d’Allemagne Frank-Walter Steinmeier déclare que « non cette pandémie n’est pas une guerre ». Les autorités néerlandaises publient, elles, un manuel de communication sur le virus proscrivant tout langage guerrier pour préférer des messages insistant sur la dimension collective de la lutte contre le Covid.

En France, les autorités locales ont même durci les mesures nationales ?

N. M. Effectivement, par un décret du 23 mars, les préfets et les maires ont été encouragés à « utiliser la totalité de leurs pouvoirs de police » et à « adopter des mesures plus restrictives — que celles prises au niveau national — lorsque les circonstances légales l’exigent ». Et ils n’ont pas hésité à user de ce pouvoir ! Dix-sept préfectures ont instauré des couvre-feux pour les personnes, trente pour les commerces, neuf départements ayant opté pour les deux ; plus de deux cents municipalités ont également instauré leurs propres couvre-feux qui se superposaient — ou pas — à ceux des préfectures. La limitation des sorties a aussi été durcie : quatre-vingt-trois départements ont énoncé des restrictions d’accès aux lieux de nature et de détente, avec parfois une justification incongrue, comme « Le confinement, ce n’est pas les vacances ! ». Ou avec des mentions saugrenues, comme « l’interdiction d’acheter une baguette ou un seul journal à la fois », ou encore « l’interdiction de s’asseoir sur les bancs publics ». Ces différentes mesures complémentaires ont souvent conduit à rompre avec l’un des principes fondamentaux de légitimation du confinement : l’égalité de tous face aux interdits.

« Le confinement, ce n’est pas les vacances ! », ont argué certaines autorités politiques pour justifier la fermeture des espaces verts.
Alain Pitton/NurPhoto via AFP

Comment expliquer que la France ait choisi d’adopter une politique si coercitive ?

N. M. Si l’Italie a été le premier pays européen exposé au virus à prendre des mesures drastiques, les pays qui ont ensuite adopté les règles les plus strictes n’étaient pas plus à risque, du point de vue sanitaire, que les autres. La différence de réaction est clairement liée aux habitudes coercitives des gouvernements : nous montrons que plus les États européens comptent de policiers par habitant, ou plus ils ont l’habitude de s’affranchir des libertés publiques, plus ils ont enfermé leur population. À l’occasion de cette pandémie, on a donc vu ressurgir de vieilles habitudes de gestion punitive des populations. Pour la France, cette politique a sans doute aussi témoigné du manque de confiance des autorités dans la capacité des habitants à suivre la politique recommandée. Le pays sortait de la crise des « gilets jaunes » et des manifestations contre la réforme des retraites, nos gouvernants ont probablement craint une réaction hostile.

Les contrôles de police ont-ils été beaucoup plus fréquents en France qu’ailleurs ?

N. M. Nous sommes un des rares pays à avoir introduit la fameuse « attestation de sortie », présentée comme un dispositif de responsabilisation, mais vite devenue un outil de contrôle massif. Transformer chacun en gendarme de soi-même : c’est ce dispositif (emprunté aux Italiens) qui a permis de vider l’espace public. Selon l’enquête « La vie en confinement » (Vico6), que nous avons lancée dès avril 2020 et à laquelle ont participé 16 000 personnes, 28 % des gens déclarent avoir été contrôlés au moins une fois du 17 mars au 11 mai 2020, donc en 55 jours seulement !

En deux mois, 21 millions de personnes ont été contrôlées en France. Dans certains départements, il y a eu autant de contrôles que d’habitants adultes !

Le ministère de l’Intérieur a avancé pour la même période le chiffre de 21 millions de contrôles sur la France entière (pour 67 millions d’habitants), incluant des personnes qui peuvent avoir été contrôlées plusieurs fois. Dans des départements comme la Sarthe ou le Lot, police et gendarmerie ont réalisé autant de contrôles qu’il y avait d’habitants adultes. Et pour le Lot, on relève même plus de contrôles (153 000) que d’habitants âgés de 15 ans et plus (149 000) ! Mais l’important, c’est d’appréhender ce que nous avons appelé le « choc moral » du contrôle. Alors que de nombreuses enquêtes montrent qu’en temps « normal » ce sont très majoritairement les hommes, jeunes et d’aspect « étranger » dont on vérifie l’identité. Cette fois ce sont les femmes, les cadres, les personnes âgées de 30 ans et plus, quasiment jamais concernés, qui ont été très largement contrôlés.

Certains départements ont beaucoup contrôlé et peu verbalisé (le Lot), d’autres ont peu contrôlé mais beaucoup verbalisé (la-Seine Saint-Denis).
Aurélie Boissière/Éditions Anamosa

Ces contrôles ont-ils donné lieu à des verbalisations ?

N. M. Cela dépend. Dans le Lot, pour poursuivre sur cet exemple, les policiers ont quadrillé en permanence, mais peu verbalisé. En Seine-Saint-Denis, les contrôles étaient plus rares, mais 17 % ont donné lieu à des verbalisations, un des taux les plus élevés de France. De plus, les verbalisations se sont concentrées sur quatre zones : la façade méditerranéenne, le Nord et l’Île-de-France, l’Est et les départements d’outre-mer, instaurant encore une fois une inégalité de fait entre les citoyens. Au niveau européen, nous avons pu récupérer le nombre d’amendes dans quelques pays. L’Espagne est en haut du podium, avec 2 157 amendes pour 100 000 habitants, suivie de près par la France (1 630), puis l’Italie (709), les Pays-Bas arrivant en queue, avec 77 amendes pour 100 000 habitants. Tout le monde n’a donc pas vécu le même confinement, loin s’en faut.

Comment expliquer que la population ait largement obéi à ces règles très contraignantes ?
N. M.
Nous avions deux hypothèses pour expliquer que 80 % de la population ait accepté de rester enfermée à domicile : la peur du virus et la peur du gendarme. L’enquête Vico nous a montré que durant toute cette période, il n’y a jamais eu plus de 50 % des gens qui respectaient les recommandations sanitaires (mettre un masque, se laver les mains, etc.). Donc la crainte du virus ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’obéissance massive aux règles.

Une famille profite des espaces verts à Copenhague, au Danemark, le 3 mai 2020. Dix personnes peuvent se retrouver dans une limite de 40 m² tracée au sol.
Ida Guldbaek Arentsen/EPA/Newscom/MaxPPP

Par ailleurs, il faut mettre en avant une dimension plus horizontale de l’obéissance, celle qui a trait à la comparaison avec autrui. Le fait est que beaucoup de gens se sont préoccupés de donner l’exemple et/ou de s’assurer que leurs voisins ne disposaient pas d’un privilège, si menu soit-il. L’explosion des dénonciations durant la période (adressées aux maires, aux commissariats ou aux radios locales) est le signe de cette préoccupation fondamentale : les règles ne sont pas mises en cause dès lors que leur application semble ne pas laisser place à l’arbitraire. Enfin, il faut insister sur l’expulsion de toute présence humaine de l’espace public : bars et parcs sont fermés, plages et forêts sont interdites, l’éclairage nocturne est souvent supprimé. Toutes ces mesures ont abouti à ce que nous avons appelé un « inquiètement du dehors ». Pour les femmes notamment, il est devenu angoissant de s’aventurer dans un espace déserté, par peur d’un dehors devenu trop étrange.

Au niveau international, d’autres pays ont-ils adopté des mesures plus draconiennes ?

N. M. Nous avons tous vu des images terrifiantes de Chinois enfermés, ou violemment expulsés de leur logement. Mais il faut noter une différence notable entre la Chine et la France : dans le premier pays, c’est toujours un motif sanitaire qui préside à l’édiction de nouvelles règles. Le confinement est appliqué dans différentes provinces successivement en fonction de la propagation de l’épidémie, et différemment selon le statut « négatif », « cas contact » ou « infecté » des personnes. Il ne touche jamais tous les citoyens en même temps et de la même façon, contrairement à ce qui se passe en France.

Grâce aux données de géolocalisation de Google, rendues anonymes, les chercheurs ont pu comparer la fréquentation des espaces verts lors du confinement, entre mars et juin, par rapport à janvier 2020. L’Europe est alors clairement divisée en deux : les pays où l’on peut sortir et ceux où les habitants sont enfermés.
Aurélie Boissière/Éditions Anamosa

Finalement, si c’était à refaire, dans quel pays serait-il préférable de résider ?

N. M. Dans les pays qui ont connu un déficit de mortalité durant la période (oui, il y en a), sans imposer d’assignation à domicile. Par exemple le Japon, Taïwan, le Danemark. Inversement, nous n’irions pas au Koweït, en Équateur ni au Pérou. Mais la France n’est pas tellement plus attrayante. Et l’Espagne a été le pays qui a connu la plus grave surmortalité, 40 %, alors qu’elle est aussi le pays qui a le plus confiné ses habitants… pour déclarer finalement ce confinement inconstitutionnel, et proposer un remboursement des amendes à ses citoyens.

Qu’est-ce qui vous a surpris dans cette enquête ?

N. M. J’ai été très étonné de voir qu’aucun grand média, mais également qu’aucune équipe de recherche, en France et même, sauf erreur, en Europe, ne se soit intéressé à dresser un bilan de cette période du point de vue non pas sanitaire, mais réglementaire. Il y a pourtant beaucoup de leçons à tirer de cette expérience, car nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle pandémie7. Par ailleurs, avec le recul, on constate que ce confinement, qui était accepté, car il concernait tout le monde quels que soient sa classe sociale, son âge, son niveau de revenu, son lieu de résidence, fut en fait relativement inégalitaire dans ses modalités d’application, du fait de la grande liberté laissée aux autorités locales et aux forces de l’ordre. Enfin, en tant qu’historien spécialiste de la guerre de 14-18, j’ai déjà étudié une telle expérience d’obéissance à grande échelle. Et j’ai été surpris qu’une nouvelle forme d’union sacrée justifiant suspension des libertés et gouvernement sans contrôle ait pu se répéter presque un siècle après à l’identique. ♦

À lire
L’Attestation. Une expérience d’obéissance de masse, printemps 2020, Théo Boulakia et Nicolas Mariot, Éditions Anamosa, septembre 2023, 400 p., 25 euros.

Pour aller plus loin
Retrouvez l’enquête « La vie en confinement » (Vico), ses sources, ses méthodes, mais aussi des analyses statistiques ou encore des vidéos sur https://l-attestation.github.io/

Notes