Note sur la science, la magie et la religion

Note sur la science, la magie et la religion

23/01/2021 (2021-01-23)

Par Joseph Stroberg

Réalité ou fiction spéculative ?

(Les points suivant pourraient au moins servir pour un roman de science-fiction).

Analogies préalables

L’âme est considérée ici comme pourvoyeur de conscience morale et de vigilance (ou attention). Sa tendance naturelle est l’organisation des formes et structures dans les mondes denses (matières physique, substance émotionnelle ou affective, et pensées).

Par analogie avec l’univers informatique, elle peut être grossièrement comparée au système d’exploitation ou OS d’un ordinateur, ce qui lui permet l’organisation et le fonctionnement des données, fichiers et logiciels.

La personnalité (qui comprend notamment le corps physique, la sensibilité émotionnelle et l’intellect) est comparable à la partie matérielle de l’ordinateur (le « hardware ») : carte mère, mémoire vive, disques durs, périphériques tels que la souris et le clavier, etc..

L’Esprit est alors l’utilisateur de l’ordinateur, celui qui pourra notamment l’utiliser pour jouer le rôle de personnages divers dans des jeux vidéo tels que ceux de type « MMO » (jeux dans lesquels de nombreux joueurs se rencontrent en ligne au cours d’aventures individuelles ou communes).

Histoire ou mythologie ?

Dans les temps anciens, religion et magie ne faisaient qu’un. Puis la magie se scinda en deux branches : la blanche et la noire. La magie blanche resta incorporée dans la religion, en tant que science de la création du lien entre âme et personnalité, puis entre âme et Esprit, ou plus synthétiquement en tant que science de l’âme.

La magie noire, principalement axée sur la maîtrise de la matière par la personnalité, s’est progressivement perdue ou transformée en Occident au profit de la science matérialiste et de l’occultisme. La science matérialiste cherchait et cherche encore à découvrir les lois de la matière tangible et par son biais à inventer des machines de plus en plus complexes pour s’affranchir des limitations du corps physique de l’Homme pendant que l’occultisme s’occupe plutôt de la maîtrise de cette matière et de la destinée de l’Homme par des techniques plus mentales ou psychiques.

  • L’alchimie peut être vue comme la dimension ésotérique de l’occultisme.
  • La métaphysique est alors la dimension ésotérique de la science.
  • Et la magie blanche est la dimension ésotérique de la religion.

L’alchimie a caché son véritable objectif de travail intérieur de l’initié derrière une symbolique tirée de la matière. Ainsi, celui qui chercherait, par exemple, à littéralement et concrètement transmuter le plomb en or s’égarerait sur des chemins qui l’éloigneraient de facto de l’objectif véritable : la transmutation de sa personnalité grossière en être purifié dont la lumière intérieure éclaire alors naturellement son chemin et ceux qui l’y croisent ou l’y rencontrent. Celui qui chercherait l’immortalité du corps par la découverte d’une pierre philosophale tangible diminuerait grandement la possibilité de découvrir l’immortalité de son âme, et donc ensuite de s’y connecter de manière consciente. Les alchimistes ont caché l’objectif de leur travail pour écarter les imprudents devant les dangers potentiels d’une démarche alchimique : diverses formes de folie les attend s’ils s’y aventurent inconsidérément.

Par l’analogie et des approches méditatives, la métaphysique a cherché à découvrir les lois de la conscience et des plans subtils pendant que la science matérialiste s’occupait de celles de la matière dense.

Alors que la religion extérieure sombrait dans l’idolâtrie, la superstition, le fanatisme, la dévotion aveugle et le dogmatisme collectifs, la science de l’âme se découvrait individuellement par les sentiers mystique et de sainteté.

Dessein divin et destinée

Occultisme, science et religion passent par le même processus alchimique de purification et de transmutation que celui connu par l’Homme et l’Humanité sur le sentier de l’évolution. Ils évoluent respectivement en se transformant en alchimie, métaphysique et science de l’âme.

À la fin, ils ne formeront plus qu’Un : occultisme, science et religion fusionneront pendant que l’Humanité réalisera son corps unitaire mystique, purifié et sanctifié, redécouvrant alors la magie du monde et y vivant en symbiose.

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