Naulleau, Raoult… Victimes françaises de la Secte

04/06/2023 (2023-06-04)

Par Lucien SA Oulahbib

Ce qui caractérise semble-t-il une secte bien plus qu’une caste ou une mafia consiste à imposer un discours de telle sorte qu’il devienne le seul disponible alors que les deux dernières n’en ont cure à partir du moment où les « affaires » roulent. C’est ce qui aussi différencie la tyrannie ou une dictature d’un totalitarisme : ce dernier veut que tout le monde intériorise jusqu’aux mots convenables à employer, y compris intimement, tandis que les deux premières peuvent le tolérer à partir du moment cependant où cela se dit en privé et ne suscite pas de révoltes.

Nous sommes juste au milieu, pour l’instant : la secte informelle des anti-démocrates agit ; elle peut ainsi faire taire, chasser en meute, harceler, tuer socialement, mais n’a pas encore le moyen de déporter réellement comme au temps des régimes totalitaires soutenus d’ailleurs par certains de ses membres, mais restant toujours impunis. Deux poids, deux mesures…

Nous sommes, de « fait » (pas encore en « droit ») sous tyrannie et dictature, mais de façon informelle, en ce sens où la mise à mort reste encore médiatique et sociale, pas encore physique (sauf par suicide, chute de tension à force d’être torturé moralement tel Allègre, Bérégovoy aussi), car le visage légal de la secte actuelle au pouvoir n’en a pas besoin pour régner sans vergogne.

Néanmoins, il peut en sous-main téléguider quelques chiens de garde qui de toute façon n’ont jamais su ce que le mot démocratie veut dire, puisqu’ils sont issus d’un courant qui s’en est toujours moqué. Ils y accolent par exemple le terme de « bourgeoise » pour signifier que nous ne vivons pas la « vraie » démocratie, sans que l’on sache cependant ce que cela peut recouvrir sinon peut-être la « démocratie » des Soviets ou de la République espagnole dans lesquels pourtant tout opposant à la « ligne » était marginalisé, puis exclu avant d’être abattu comme « contre-révolutionnaire », aujourd’hui taxé d’extrême droite. Ceci est un comble alors que ce qui caractérisait, du moins autrefois, celle-ci était précisément le refus de la démocratie en tant que telle, un refus aujourd’hui brandi pourtant par tous ces gens qui s’en prennent à tous ceux qui leur font de l’ombre en réalité…

Car ce n’est en effet même pas une « lutte contre l’extrême droite », une « lutte des classes » à l’ancienne, mais bien l’éternelle lutte des places, comme l’avait bien analysé Claude Lefort dans La Complication : les avides aux visages d’ange, mais au ton accusateur, se rangent ainsi du côté des partisans léninistes qui ont accédé à, grignoté peu à peu, la chose publique depuis la scission de 1920 en France (avec l’accélération de la Libération en 1945) parce qu’il y avait ces places à prendre dans les « appareils idéologiques d’État » dont la culture, l’enseignement, les médias, etc..

Mais aujourd’hui, la prégnance de ce courant léniniste sectaire n’est plus de mise, tant son projet politique est devenu périmé, hors cependant surenchère hygiéniste (industrialisation des anticorps, des sexes, des naissances, transformation des humains en OGM) et nihiliste (abolition des frontières, droits sociaux ouverts au monde entier, la France se substituant à l’ONU).

Le sachant, perdant de plus en plus par exemple toute emprise sur l’opinion, tandis que leurs outils de pouvoir (films, médias, livres…) sont surtout tenus à bout de bras par les finances publiques (qui soutiennent également par ailleurs tout un service public de l’information et de la culture ayant certes encore une audience, mais de moins en mois et surtout faute de mieux), tous les sbires de cette secte, tous ces chiens de garde qui poussent leur avidité jusqu’à squatter des logements sociaux alors qu’ils n’en ont pas le « droit », font de plus en plus feu de tout bois, crachent leur venin, montrent leurs crocs cocaïnés et sous opiacés pour éliminer sans fard la concurrence. Celle-ci par contre gagne des parts de marché dans l’opinion, ce qui les enrage, d’où la réaction de tous ces fauves blessés mortellement et hurlant à qui mieux mieux qu’il faut en finir avec le débat, la liberté d’expression jusqu’à vouloir supprimer Twitter, etc..

La bave fielleuse, fiévreuse, coule ainsi de leurs babines tordues en plus par l’envie tant ils ne sont plus que des déchets de l’Histoire dont la Roue si bien décrite par Soljenitsyne est en train de broyer, le tout sous nos yeux hilares (et tristes : la Roue est sans pitié), mais leurs moignons de pensées peuvent impulser (sans IA façon Laurent Alexandre) des « bras longs » qui peuvent alors écrire des tribunes contre Raoult, voire porter plainte contre lui (alors qu’il utilisait des médicaments connus et non pas « sauvages » à la différence de l’injection émulsifiant quelques anticorps, trois petits tours et puis s’en vont), tandis que leurs mains façon zombie iront expulser Naulleau d’un jury de festival (alors qu’il avait pourtant bien défendu l’injection) tout en forçant un Ruffin à admettre que le sexe fait bien désormais partie de l’ingénierie industrielle de troisième type, ou pousser enfin un Houellebecq à admettre que l’islam, mais oui, n’est pas aussi une doctrine politique incitant à la conquête de tous ceux qui n’en accepte pas la » paix », celle du couteau quotidien « donné » en guise de pain, nouveau credo…

Reste à conclure peut-être ceci : le « débat d’idées » n’a en effet plus lieu d’être avec ces ennemis de la liberté… Mais comme il ne s’agit pas de faire comme eux, il faudrait plutôt inciter, par le boycott et les protestations diverses, à ce que tout ce qui relève du financement public soit subordonné à une réelle politique de quotas, dans les rédactions, les jurys, les commissions diverses filtrant l’affectation…

Il s’agit là d’un nécessaire sursaut, a minima, celui du Salut Public pour démocratie en danger… Mais l’on peut toujours rêver… Pastille bleue ou rouge ?…

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