La faillite en vrille de la « solution à deux États » sidère tous les camps…

12/10/2023 (2023-10-12)

Par Lucien SA Oulahbib12 octobre 2023

Qu’il s’agisse d’un René Bourlanges sur BFM business (ancien second couteau de l’actuel préposé au « Plan »…) en passant par les Dupont et Dupond Philippot & Rougeyron, voire l’économiste Olivier Delamarche (sur YouTube) renvoyant, lui, dos à dos les belligérants, sans parler bien sûr des mélenchonistes djihadisés, mais aussi de tous ces faux souverainistes si déracinés qu’ils en viennent à s’apitoyer sur le « blocus de Gaza », tous, en martelant encore cette « solution à deux États », oublient allègrement ou minimisent que c’est bien principalement le Hamas (et Arafat en coulisses, comme l’explique bien Shmuel Trigano en disséquant la Charte de… l’OLP (chapitre 36 et suivants), qui bloquèrent au tout départ cette « solution ». Ils l’ont plutôt manipulée (lire Bill Clinton dans ses mémoires à ce sujet, en particulier sa discussion sur ce sujet avec Arafat à Camp David à propos d’Oslo II) pour la refuser ensuite, avançant qu’il s’agissait d’une solution intenable — façon « Bantoustan » c’est-à-dire d’un « territoire qui aurait été juste une peau de léopard » donc sans continuité territoriale…

Pourtant, il aurait été fort loisible de choisir (en théorie) cette politique dite « des petits pas » au sens positif et non pas négatif ou la « technique du salami » (voir Paul Giniewski Le contentieux Israélo-Arabe, 2007, p.116) et donc de progressivement suivre les étapes non pas d’Oslo II, mais de tout processus de paix à vrai dire : vérifications sur le terrain ; ce qui fait que celles-ci étant franchies, il aurait été alors loisible de lever peu à peu les barrières sous supervision internationale afin d’œuvrer vers une sorte d’union confédérale à la Suisse, voilà le projet, si naïf après-coup, mais qui à l’époque apparaissait réaliste…

Qu’est-ce qui aurait flanché dans ce cas ?… La question des « réfugiés » en réalité bien plus que le territoire à garder ou à rendre ; c’était une question prioritaire et non pas secondaire comme l’avouait Arafat lui-même en creux à Bill Clinton (voir aussi Giniewski, p. 51 faisant référence au « discours à Naplouse » d’Arafat en janvier 1996) alors que ses sponsors saoudiens (car il y avait aussi un « plan saoudien ») lui promettaient de payer des indemnités à ceux qui parmi ces « 4 millions » (et quelques, le Hamas parle de 7 millions…) auraient accepté de ne pas « revenir » en Israël même, mais plutôt à côté, dans le futur giron « palestinien » ; et il y avait aussi un « plan israélien » assez « réaliste » au dire même du pro-palestinien Alain Gresh (Monde diplomatique du 4 janvier 2007)…

Ces « réfugiés » étaient entre 650 000 et 360 000 [13. p. 89] en 48, bel et bien partis en effet sous la contrainte… des armées arabes qui refusaient la partition onusienne de 1947 et leur conseillaient de fuir pour éviter les dommages collatéraux de la guerre. Il s’agissait d’un exode nourri aussi par le refus de vivre avec des Juifs indépendants ou « dominants », et également par peur de représailles parce que les massacres, viols et décapitations de bébés opérés par les djihadistes de l’époque ont déjà eu lieu entre 1947-1948 (idem, Giniewski, 2007, pp. 109-110) et ce aussi bien avant dans les années 30 au plus fort de la fascination perverse entre djihadisme et nazisme… N’oublions pas enfin qu’un million de Juifs aura été chassé des pays occupés par les arabo-musulmans, le tout dans l’indifférence générale, et il s’avère qu’ils fuient encore, en particulier des banlieues… « françaises »…

Oslo aura donc échoué — tout est mort, éteint —, et le Hamas vient d’y mettre la dernière pelle. Les dirigeants palestinistes sont ainsi de plus en plus djihadisés (avec même parfois des drapeaux de Daesh dans les poches aux dires de certains témoignages). Ils ont donc préféré sacrifier leurs ouailles au profit de la corruption et de l’inféodation aux wahhabites et khomeynistes. Aussi, le fait de dire aujourd’hui, en 2023, que la guerre actuelle [somme toute mesurée, car Gaza n’est pas actuellement rasée sous un tapis indifférencié de bombes…] ne fera qu’alimenter « la haine » antijuive et va « donc » fabriquer des tonnes de djihadistes est un non-sens…

Déjà parce qu’ils sont fabriqués en nombre, et leur désir de « tuer du juif » a toujours été l’alpha et oméga djihadiste hormis exceptions dans le quotidien du peuple islamo-arabisé (d’où le mythe de la cohabitation heureuse) et surtout lorsque les dirigeants n’étaient pas arabo-musulmans ou Turcs (la fameuse cohabitation arabo-juive ne fut possible que sous administration française en Afrique du Nord) ; ensuite, au vu de tout ce qui s’est passé depuis les années 90 avec les diverses Intifadas l’on voit bien que le refus de la paix s’avère être surtout du côté « arabe » avec ses exigences intenables en particulier sur Jérusalem ; d’où l’idée d’ailleurs de déplacer leur mosquée afin de ne plus les tenter à revendiquer l’impossible ou du moins d’en ouvrir l’Esplanade à tous (et toutes…).

Et puis il y a la réalité des faits de guerre : ce qui est repris n’est plus à rendre, surtout lorsque les dirigeants palestinistes utilisent cette cause pour des objectifs qui n’ont rien à voir avec la « paix », mais l’extension djihadiste et alors que par exemple dans les années sous Traité d’Oslo certains implantés juifs israéliens (et non pas « colons » puisque c’est leur terre à la base) étaient même prêts à prendre la citoyenneté de ce nouvel État (avoir une double nationalité donc) à partir du moment où ils n’auraient pas été obligés de parti. Or, que leur ont proposés les dirigeants palestinistes sinon à nouveau un « judenrein », comme également à Gaza : refus de toute présence juive dans le futur État, surtout en tant que citoyen à part entière alors que l’arabe israélien a, lui, beaucoup de droits y compris de se faire élire à la Knesset…

On le voit, même cette solution aujourd’hui encore fantasmée par nos globalistes et souverainistes en chambre reste définitivement impossible, car les arabo-musulmans veulent, eux, la domination totale sinon rien. Eh bien c’est le rien qui maintenant se présente à eux, les abysses infinis de l’enfer dans les termes déjà écrits à l’avance par Dante, même si les alliés dhimmis du néo-léninisme queer cherchent à les effacer…, à effacer les écrits de Dante !… en bons supplétifs djihadistes…

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