France — Un village normand de 64 habitants dépense une fortune pour sauver son église

11/08/2023 (2023-08-11)

[Source : ouest-france.fr]

Par Fabienne GÉRAULT

En vingt-cinq ans, la commune de Comblot (Orne) a dépensé l’équivalent de dix fois son budget annuel pour sauvegarder son église et sa chapelle. Une action qui vaut à ce village du Perche ornais, de concourir au prix Trévise 2023 de la fondation La sauvegarde de l’art français. Candidature que le public est invité à soutenir par un vote avant le 25 août.

Comblot, 64 habitants, son église, sa chapelle. Deux petits édifices qui mobilisent toutes les énergies de ce village du Perche ornais depuis vingt-cinq ans. Plus de 420 000 € ont été investis pour les sauvegarder. L’équivalent de dix fois le budget annuel actuel de la commune. Et, grâce à la restauration de la voûte, une dotation de 5 000 € pourrait encore être décrochée.

La voûte de la nef et du chœur restaurée

Six édifices religieux briguent le prix Trévise 2023 de la fondation La sauvegarde de l’art français, basé sur le vote du public. L’église Saint-Hilaire est la seule à avoir été retenue en Normandie. Aussi, Xavier Goutte et Béatrice de Villaine, maire et adjointe au maire, aimeraient mobiliser autour de leur candidature. En effet, ce n’est pas la soixantaine de villageois qui fera pencher la balance…

Cette femme enthousiaste est, avec son époux Roland aujourd’hui décédé, à l’origine de la création, en 1996, de Comblot sauvegarde. « Notre association de défense du patrimoine a été la première de ce type dans l’Orne », souligne-t-elle. Elle est également devenue déléguée pour l’Orne de La sauvegarde de l’art français.

Béatrice de Villaine, présidente de l’association Comblot sauvegarde
et Xavier Goutte, maire de Comblot,
devant l’une des portes de l’église Saint-Hilaire.
(Ouest-France)

Plusieurs décennies de mobilisation

Depuis la fin des années 1990 donc, l’église dont la construction a commencé à la fin du XIIe siècle, est l’objet de toutes les attentions. « Il a fallu d’abord consolider le clos et le couvert car les murs s’écartaient et la toiture fuyait », rappelle Xavier Goutte. Des travaux de gros œuvre qui se chiffraient, à l’époque, en centaines de milliers de francs. 

Ensuite, à l’intérieur, le chevet et le retable ont été restaurés, pour un montant d’environ 66 000 € hors taxes chacun. Puis, les deux autels latéraux, presque 16 000 €. Les tableaux, près de 20 000 €. « D’autres travaux ont permis de remettre en état les baies, les vitraux, le lutrin, la chaire, le confessionnal… » énumère Béatrice de Villaine. On avoisine encore les 20 000 €.

« Il fallait réunir l’argent »

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