Silence Radio, il a coulé ! Naufrage du Cargo « Felicity-Ace » Porte-Voitures Électriques

31/07/2023 (2023-07-31)

[Source : fr.linkedin.com]

Par Jean-Louis Blairvacq

Le 28 février 2022, ce cargo chargé de 4108 voitures des marques du Groupe VW a pris feu. Ce feu aurait pris parmi les 3000 voitures électriques de Luxe à son bord. Il a coulé le 1er mars par 3000 m de fond dans l’Atlantique ! … Vous en avez entendu parler ? Non ? Étrange ! C’est Le Canard enchaîné qui ose le dire !

Le Felicity Ace est un cargo porte-conteneurs-roulier panaméen appartenant à la compagnie Mitsui O.S.K. Lines. Mis en service en 2005, il subit un important incendie en février 2022 dans l’océan Atlantique avant son naufrage au large des Açores le 1er mars 2022.

Le navire reliait l’Allemagne aux États-Unis, il contenait notamment des véhicules de luxe, l’incendie est déclaré le 16 février 2022 et se serait déclenché sur des batteries lithium-ion présentes sur les véhicules. Les 22 membres d’équipage sont évacués du navire sains et saufs, la procédure de remorquage débute le 24 février, cependant le navire subit une gîte et coule le 1er mars 2022, il repose à environ 3 000 m de profondeur1.

Le Canard enchaîné, sous la plume de Jean-Luc Porquet, publie un article au vitriol sur l’absurdité des directions écologiques dans lesquelles s’est engagée la France. Il ne faut pas oublier en ligne de mire :

La voiture électrique censée être la solution d’avenir pour sauver la planète.2

On ne cesse de nous rabâcher que la voiture électrique, c’est la solution d’avenir… et surtout la seule voie pour sauver la planète. À cette fin, la France s’est engouffrée tête baissée dans le Tout électrique, mais sans aucun discernement. Pourtant, nos gouvernants ont enjoint aux constructeurs automobiles de tout miser sur l’électrique. Soit ! Mais qu’est-ce que cela signifie ?

D’abord, l’installation de multiples bornes de recharge le long de nos routes, car les véhicules les plus performants à l’heure actuelle ne peuvent prétendre à une autonomie supérieure à 500 km. Et encore sans faire usage des phares, du chauffage, des essuie-glace, du dégivrage ou de la climatisation !

Ensuite, cela implique la conception de batteries capables de stocker cette énergie. Et là, il faut s’attarder un instant. À l’heure actuelle, les batteries équipant les véhicules sont très lourdes, très coûteuses et… bourrées de métaux rares.

Dans celle de la Tesla Model S par exemple, la plus performante du marché, on ne trouve pas moins de 16 kg de nickel. Or le nickel est plutôt rare sur notre terre. Ce qui fait dire au patron de Tesla France que « le goulet d’étranglement de la transition énergétique se fera sur le nickel ». Extraction du nickel à Goro en Nouvelle-Calédonie. Il sait parfaitement que le nickel est très difficile à trouver. Il faut aller le chercher en Indonésie ou en Nouvelle-Calédonie et son extraction est une vraie galère, car on ne le trouve jamais à l’état pur. Dans les minerais, il n’existe qu’en très faible proportion. Par conséquent, il faut creuser et creuser, encore, broyer, cribler, hydrocycloner3 pour un résultat tout juste à la hauteur des besoins. Or tout cela entraîne de colossales montagnes de résidus que l’on déverse la plupart du temps dans la mer ! Mais qu’importe la biodiversité pour les Khmers verts qui ne jurent que par la « mobilité verte », laquelle n’a pas de prix pour eux. Il n’y a pas que le nickel en jeu.

Il y a aussi le lithium. Extraction du lithium en Bolivie. Il en faut 15 kg par batterie (toujours pour la Tesla Model S). Celui-ci provient des hauts plateaux des Andes. Pour l’extraire, on pompe sous les salars (les lacs salés asséchés), ce qui entraîne une migration de l’eau douce vers les profondeurs. Une catastrophe écologique selon les autochtones qui souffrent déjà du manque d’eau.

Et puis, il y a le cobalt : 10 kg par batterie qu’on va chercher au Congo. Et là, on touche au travail des enfants qui creusent à mains nues dans des mines artisanales pour seulement 2 € par jour (les échos du 23/09/2020). Ça gêne un peu aux entournures nos constructeurs qui, néanmoins, veulent à tout prix rattraper la Chine, déjà championne du monde dans ce secteur. Alors, le travail des enfants, ça reste un détail ! …

Pour couronner le tout, les batteries étant terriblement lourdes (1/4 du poids de la Tesla Model S), il faut alléger au maximum le véhicule.

On fait donc des carrosseries en aluminium dont l’extraction génère ces terribles boues rouges, déchets insolubles (issus du traitement de l’alumine avec de la soude) et qui sont composés de plusieurs métaux lourds, tels que l’arsenic, le fer, le mercure, la silice, et le titane, que l’on déverse aussi, dans la mer, au mépris des questions d’environnement, comme à Gardanne dans les Bouches-du-Rhône.

Voilà ce qu’est le développement « durable » selon nos écologistes.


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