La société non genrée est une société narcissique, manipulée et fascisante

13/11/2023 (2023-11-13)

[Source : RL]

La société non genrée de Peillon est une société narcissique, manipulée et fascisante

Par Jean Saunier

Le narcissisme est la contemplation de soi, l’attention exclusive portée à soi, l’amour exclusif porté à l’image de soi, associant survalorisation de soi et dévalorisation de l’autre.
Le fascisme est un mouvement politique, une organisation qui s’appuie
sur un pouvoir imposé par la force au sein de la classe dominante, ici le règne des médias,
sur la persécution d’une classe ennemie, ici opposants blancs,
sur la répression arbitraire de l’opposition, ici arrestations, jugements, condamnations partiaux,
sur le recours à la violence, ici charges policières, emplois de gaz à l’encontre de manifestants,
sur le contrôle politique extensif de la société civile, ici les Français blancs de souche,
sur un parti unique, ici l’entente et la coopération gauche-centre-droite,
sur un chef nanti de tous les pouvoirs, ici un président qui a laminé tous les autres pouvoirs.
Une pensée unique politiquement correcte et une caste dirigeante acquise à cette pensée, tendent et orientent notre société vers le fascisme.

Par ses caractères, la théorie du genre est le symptôme d’une société narcissique, manipulée et fascisante.
Premier caractère. La théorie du genre assume une pulsion de mort et a des rapports avec la violence. Deux principes vont le montrer.
Premier principe : Le vivant et l’humain reposent sur la discrimination, entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux… sur la différence. La vie fonctionne ainsi, la pensée fonctionne ainsi.
Supprimer la distinction homme-femme revient à ne plus nommer la différence. Si on empêche de penser, c’est presque la mort de l’humanité. L’interdiction de penser, de nommer les choses est un aspect extrêmement mortifère et assumé. À partir de la non-définition, on débouche sur la non-pensée et sur quelque chose qui tue l’humanité. Et c’est revendiqué, c’est endossé et désiré.
Les théoriciens du genre assument ce qu’ils disent, sont du côté de la pulsion de mort. Non pas la mort physique, mais la mort intellectuelle, la mort sociale.

Deuxième principe : On peut glisser rapidement de l’amour du groupe à la haine des autres groupes. Le nazisme, c’est typiquement ça, l’amour des Allemands et la haine des Juifs, des
Tsiganes. Le communisme, c’est typiquement ça, l’amour des prolétaires, du moins en apparence, et la haine des bourgeois oppresseurs.
Dans notre société, il y a des oppresseurs, les blancs hétérosexuels de souche, et des opprimés, des victimes, les femmes, les homos, les immigrés. Alors, on célèbre les minorités, on divinise, on loue les minorités. Les oppresseurs méchants perdent leur statut d’humain. On peut les massacrer, intellectuellement, culturellement, psychiquement, socialement, moralement, physiquement. Les médias arrivent à nous faire détester les gens opprimés, c’est-à-dire nous-mêmes, et à nous faire aimer ceux qui nous oppriment, c’est-à-dire les minorités.

Deuxième caractère. La perversité du Genre se reconnaît à son analogie avec le communisme.
Le communisme a massacré des paysans, des bourgeois, des millions de personnes. Il était censé faire le bien et il a fait le mal. C’est pervers au sens étymologique du terme, car c’est retourner la logique naturelle.
Le Genre promet une société sans sexe, puisqu’il y aura une infinité de genres. Au départ, il soulève une ambition légitime : aider les gens qui ne tombent pas facilement dans une catégorie homme ou femme, homosexuels, hermaphrodites. Ensuite, il transcende ce désir, cette aspiration vers le bien. Pour que ces gens trouvent leur place, il faut détruire la structure psychique de tous les autres qui trouvent naturellement leur place en homme et femme et hétérosexuels. Cette attitude est perverse. Au nom de la libération d’une petite quantité de personnes, on opprime la majorité. On prétend faire le bien et on fait le mal. Nous sommes là dans une pathologie du narcissisme. Je libère les gens, mais je ne tolère pas qu’ils aient un avis différent du mien. Cela s’appelle du narcissisme. Je réorganise le monde, je libère le monde, mais uniquement dans le sens de mon idéal. Pas question que l’autre ait aussi son avis.

Troisième caractère. Le Genre incarne l’esprit narcissique de notre époque. Aucun obstacle à mes désirs n’est entendant, car « mon corps m’appartient », et je veux « jouir sans entraves », selon des slogans de Mai 68, et sans tenir compte d’autrui. Le Moi surpasse et élimine toutes les contraintes.
Ici, le déni du réel et de ses contraintes, général aux dérives narcissiques, s’applique à la différence des sexes. Cette attitude est typique du narcissisme. Nous avons affaire à des pervers narcissiques. Ils racontent des mensonges, ils sont incapables d’avouer leurs torts.

Par ses objectifs, le Genre est le symptôme d’une société narcissique, manipulée et fascisante.
Premier objectif. Le genre dénonce la domination masculine, vise la destruction de la personne, la destruction des stéréotypes.
L’éducation conditionne les garçons à être dominants, et les filles à être soumises. Donc il faut empêcher les garçons d’être différents des filles.
Dans l’idéologie du Genre, la personne, le sujet n’existe pas. Nous sommes juste un petit noyau de vie manipulé par des rapports de pouvoir qui nous font homme ou femme. Dire que la personne n’existe pas est digne d’un État totalitaire fascisant.
La croisade a aussi pour objectif de déconstruire l’hétérosexualité et respire la haine. Haine de la nature. Haine de la réalité avec la négation du sexe biologique. Haine de l’autre en tant qu’hétérosexuel.

Deuxième objectif. Le Genre a un ennemi privilégié, l’Église catholique, obstacle à la propagation du Genre [Il semble que ce ne soit plus le cas depuis Bergoglio, NDLR]. La foi catholique est très attachée à la notion de personne. La foi transcende les autres opinions et rend les gens inmanipulables. L’idée de Dieu, c’est-à-dire que je ne suis pas tout, pas tout puissant, constitue une limite minimale symbolique à la toute-puissance du narcissisme. Le lien avec la croyance en Dieu permet de lutter contre ces délires. L’Église catholique reste très fidèle à la famille, un père, une mère, des enfants, à la morale fondée sur les dix commandements, sur l’amour et le respect du prochain, à la distinction entre le spirituel et le temporel. Les concepts de Création et de Créateur constituent un frein à l’autoémancipation de l’homme. Le Genre refuse ce frein. Des notions chrétiennes permettent la régulation : la grandeur de Dieu, le péché originel qui signifie que le mal est présent en tout le monde. Le Genre refuse la régulation, le clivage entre bons et mauvais. Il investit les gentils d’un côté, et massacre les autres.
À cet effet, un véritable travail de sape est engagé : édifices religieux catholiques pillés, saccagés, profanés, catholiques ringardisés, moqués, discriminés. Les idéologues du Genre ne supportent pas cette conception chrétienne de l’homme, de la morale, de la famille. Ils interviennent dans le domaine politique au nom d’une laïcité pervertie, le laïcisme. Le laïcisme tente l’absorption du spirituel par le temporel, la liquidation du spirituel. Le laïcisme a pour but la création d’une religion séculière, la religion républicaine.

Troisième objectif. La théorie du genre, instrument politique et idéologique, défend des thèses féministes, homosexuelles et transgenres. On peut être de sexe masculin ou féminin et se vivre autrement que par son sexe biologique. Les progressistes opèrent une révolution des mentalités, une destruction des mœurs traditionnelles en rééduquant les enfants. Ils affirment la reconnaissance sociale et juridique de toutes les identités et de toutes les orientations sexuelles.
L’oppression liée à l’hétérosexualité est toujours dans le sens des hommes envers les femmes, des hétérosexuels envers les homosexuels, de la société envers les transgenres, jamais l’inverse.
Un militant dit : « Notre rôle est de combattre ceux qui croient à la biologie ». Ici, la croisade combat les scientifiques, il s’agit d’obscurantisme. Les beaux esprits prétendent détrôner les scientifiques.
Les pro-Genre considèrent que la société a été construite par les hommes, au seul bénéfice des hommes. Leur objectif est de déconstruire la société. Ils manipulent le corps social. Il s’agit bien d’un fascisme insidieux et durable.

Par sa démarche philosophique, la théorie du genre est le symptôme d’une société narcissique, manipulée et fascisante.
L’idéologie de la désexualisation procède d’une démarche purement philosophique apparentée à l’école de la déconstruction popularisée par Jacques Derrida et Michel Foucault : le réel social fluide est sujet à perpétuelle contestation.
La posture de négation de la réalité, de la différence des sexes, s’inscrit dans une vieille tradition philosophique occidentale : le nominalisme (on ne peut faire un accord avec la réalité), la table rase de Descartes, la réorganisation de Rousseau, la déconstruction du réel par le post-modernisme. Les approches du genre, essentiellement destructrices, infirment plutôt qu’elles n’affirment.

Le rêve de l’oligarchie gauchiste est de faire table rase du passé, d’établir un pouvoir absolu totalitaire assis sur une masse aseptisée et uniformisée. La gauche libertaire s’appuie sur un rationalisme fermé à toute transcendance. La liberté individuelle est conçue comme une liberté d’indifférence. Au nom de la dictature du relativisme, ou « Tout se vaut », on prétend légiférer pour toujours, imposer à la postérité des comportements sociétaux réputés apporter à l’humanité un progrès irréversible.
Avec la théorie du genre, l’obsession de la recherche de déconstruction se manifeste sans ambiguïté. Déconstruction des stéréotypes, déconstruction de la différence des sexes. Dans un tel contexte, l’homme peut devenir irrespectueux et barbare.
La théorie du genre se situe bien dans une optique postmoderniste : déni du réel, dérision, transgression, relativisme, inversion des valeurs, normalisation des pathologies, des déviances, pathologisation du normal, dictature des minorités, transhumanisme.

Par ses contradictions, la théorie du genre est le symptôme d’une société narcissique, manipulée et fascisante.
La théorie du genre affirme le primat de la culture sur la nature, la supériorité du culturel sur le naturel. Mais le culturel, chez l’humain, comprend les deux instances, d’une part le psychologique et le sociétal, d’autre part, le naturel, c’est-à-dire la physiologie. Les militants du Genre sont aussi militants écologistes. Or, le naturalisme écologique est en opposition formelle avec les affirmations antinaturalistes de la théorie du genre.
Les militants du Genre sont aussi partisans du principe de précaution, interdisant toute prise de risque, notamment toute expérimentation risquée. Or, l’introduction de la théorie du genre dans les législations, dans l’éducation publique des enfants, est une expérimentation risquée.
La plupart des adeptes de la théorie queer adorent les pratiques sexuelles comme la sodomie, le transsexualisme, la pédocriminalité, la zoophilie, le sadomasochisme, et le revendiquent. Pourtant, le puritanisme du genre se veut totalement antisexe et implique par exemple la suppression de la prostitution.
Les partisans de l’idéologie du genre se mobilisent pour assurer la fécondité des paires homosexuelles, et militent pour la contraception et l’avortement quand il s’agit de couples hétérosexuels.
Les militants du Genre stigmatisent l’Église catholique, accusée de discriminer et asservir les femmes. Pourtant, aucune religion n’a porté à un aussi haut degré la dignité des femmes dans leur spécificité. Les mêmes restent muets devant le traitement que l’islam inflige aux femmes, ainsi qu’aux homosexuels.

Le Genre est un mouvement politique mondial. Il veut la destruction de la personne humaine, de l’Humanité, de la Civilisation.

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