Gérard Delépine

Gérard Delépine

Gérard Delépine, MD est oncologue, chirurgien orthopédiste et statisticien à l’hôpital Raymond Poincaré à Paris. Depuis les années 1980, le Dr Gérard Delépine a développé des méthodes chirurgicales innovantes qui traitent les tumeurs osseuses et les tissus mous. L’équipe indépendante et créative de médecins de l’Unité d’oncologie pédiatrique (UOP) a acquis une réputation internationale pour combiner chimiothérapie individualisée avancée et chirurgie conservatrice. Au fil des décennies, une association de parents solidaires et militants, des interventions de politiciens, de nombreux reportages de journalistes et le soutien de nombreux médecins français et étrangers ont permis à l’UOP de résister aux pratiques de traitement du cancer sous influence pharmaceutique et dictées par des protocoles.

L’équipe composée de Nicole Delépine, MD, pédiatre, oncologue, chirurgien et Gérard se bat contre la bureaucratie française de la santé depuis 30 ans au nom des patients atteints de cancer et au nom des médecins traitants qui ont été mis à l’écart par les protocoles bureaucratiques de traitement du cancer influencés par les intérêts des sociétés pharmaceutiques. Les docteurs Delépine se battent pour améliorer les options de traitement et la prise en charge des patients atteints de cancer en tenant compte non seulement de la réponse de la tumeur, mais également de la réaction du corps aux médicaments, et en prescrivant des ajustements posologiques individualisés des chimiothérapies, si nécessaire.

Les docteurs Delépine critiquent ouvertement la «tyrannie» médicale dictée par l’État en France, où les agences régionales de la santé dictent des protocoles de traitement du cancer qui sont formulés pour gonfler les profits de l’industrie du traitement du cancer (par des protocoles et des campagnes de dépistage dont il est démontré qu’ils causent du tort aux patients). Par exemple, ils citent l’étude canadienne de suivi de 25 ans sur la mortalité par cancer du sein publiée dans le BMJ [British Medical Journal]. L’étude démontre que le dépistage du cancer du sein n’a pas réduit les taux de mortalité — comme il est largement affirmé — au lieu de cela, il a entraîné un surdiagnostic du cancer du sein, entraînant une chirurgie inutile.

« Appliquons le principe de précaution ! Respectons le droit de chaque être humain à un choix/consentement éclairé pour des interventions médicales ! »

Nicole et Gérard Delépine sont auteurs de livres et de plus de 100 articles de revues, dont :

Médicaments anti-cancer peu efficaces, souvent toxiques et hors de prix (2017) :
Ce livre est une mise en accusation contre l’industrie pharmaceutique, dont les intérêts se heurtent souvent à ceux des patients.
Le problème fondamental des thérapies dites «innovantes» est que les patients et les médecins n’ont plus le choix du meilleur traitement sur la base des acquis de la science.

« La tragédie d’aujourd’hui est que les patients n’ont plus la possibilité de faire un choix éclairé concernant leur traitement. Aujourd’hui, il n’y a pas de contact direct et sensible avec le patient. Nous sommes passés d’une médecine individualisée, la médecine d’Hippocrate, qui exigeait la compassion et l’empathie du médecin, à une batterie de tests standardisés et à l’impression informatique d’un protocole de traitement standardisé. Défendre le droit au choix thérapeutique de nos enfants atteints de cancer, pour leurs parents dans ce cas, c’est donner les meilleures chances de survie à long terme à ces enfants en recourant à des traitements éprouvés et efficaces, même s’ils suivent un test thérapeutique.

On ne peut plus le faire aujourd’hui, car tous les cancers de l’enfant sont traités dans le cadre de protocoles standardisés, au nom du «progrès». C’est faux, car contrairement à ce qui est largement diffusé, il n’y a pas de progrès notable dans le traitement des cancers de l’enfant, et parce que cette standardisation des pratiques conduit à l’utilisation de nouveaux traitements (déclarés «innovants»), mais en réalité inefficaces et hors de prix. Cette protocolisation est appliquée de manière extrêmement rigoureuse depuis 2010. Les médecins qui ne la suivent pas perdent leur agrément médical. »

Le Dr Delépine note que les patients ont le droit de dire non. Un patient adulte a le droit de poser des questions et de refuser un protocole de traitement. Cependant, si le patient est un enfant, le droit légal de dire non disparaît. Si un parent refuse le traitement de son enfant — même pour des raisons médicales tout à fait légitimes — le parent peut perdre la garde et l’enfant peut être placé sous tutelle par un juge.

Le site Internet des docteurs Delépine : https://docteur.nicoledelepine.fr