Durendal – L’épée magique du chevalier Roland qui coupait les blocs de pierre d’un seul coup

[Source : anguillesousroche.com]

L’une des épées les plus célèbres de l’histoire de l’humanité est la légendaire Durendal, qui a appartenu à Roland, le champion chevalier de Charlemagne, et le héros de nombreuses ballades, légendes et chansons françaises.

Fragment présumé de Durendal à Rocamadour.
Crédit image : Patrick Clenet – CC BY-SA 3.0

La mystérieuse épée « Joyeuse«  de Charlemagne contenait des reliques de saints. De même, la redoutable Durendal avait des trésors comme les cheveux de Dionysos de Paris (également Denis de Paris, martyr et saint chrétien du IIIe siècle), une dent de saint Pierre, une partie du vêtement de la Sainte Vierge Marie et le sang de saint Basile, cachés dans la poignée de cette épée magique.

Ces reliques importantes et sans doute religieuses convainquaient l’utilisateur/le possesseur des valeurs extraordinaires de l’arme dans le combat, notamment l’invincibilité.

Le nom « Durendal » provient du mot français : « durer » (« endurer »), mais l’ensemble de la combinaison peut même être (durant – dail), en anglais, « strong scythe » avec de superbes qualités dont le pouvoir de supporter les épreuves ou le stress, et la résistance. Il est intéressant de noter que « Durendal » est un nom féminin, et que c’est dans la féminité que le chevalier fait référence à son arme dans les ballades.

Fabriquée à partir des meilleurs alliages de métaux, l’épée Durendal a aidé Roland à faire face à l’armée de musulmans qui l’attaquait. Elle a également contribué à d’autres réalisations inhabituelles ; par exemple, elle pouvait facilement couper des blocs de pierre d’un seul coup.

Crédit : Lansing, Marion Florence,
1883 – Domaine public

Selon une légende du 12e siècle de la ville française de Rocamadour, Roland aurait jeté l’épée dans une falaise, et sa réplique se trouve là, encastrée dans la falaise près du sanctuaire de la ville.

Le chevalier Roland a reçu la magnifique arme Durendal du roi Charlemagne, roi des Francs et empereur du Saint-Empire romain germanique lui-même, lorsque le jeune chevalier a prêté serment. L’épée aurait appartenu au jeune Charlemagne à un moment donné et serait finalement entrée en possession de Roland.

La célèbre « Chanson de Roland » nous laisse croire que la légendaire Durendal a d’abord été donnée à Charlemagne par un ange, mais il existe plusieurs théories sur l’origine de cette épée.

L’une d’elles propose qu’elle ait appartenu à Hector de Troie et qu’elle ait ensuite été donnée à Roland. Hector était un prince troyen et le plus grand guerrier de Troie lors de la guerre de Troie dans les mythologies grecque et romaine. Il a mené son peuple et ses alliés à la défense de Troie, tuant d’innombrables guerriers grecs. Il a finalement été tué en combat singulier par Achille. Il ne fait aucun doute qu’Hector avait ses armes puissantes, mais Durendal ne pouvait pas appartenir à ce héros car toutes les épées datant de l’époque d’Hector étaient en bronze.

Il est communément admis que Durendal a été créée par Wayland le Forgeron, reconnu comme un artisan hautement qualifié, souvent mentionné dans les romans héroïques, répandu dans les cours nobles de l’Europe du haut Moyen Âge et du début de l’époque moderne.

Ce célèbre forgeron a participé à la forge d’armes incroyables telles que l’épée Miming forgée pour son fils Heime, et connue des poèmes anglo-saxons, la précieuse épée Balmung pour Sigmund, une autre pour le héros Volsung, et bien d’autres armes magiques. Une invincible Durendal, forgée dans la même barre de fer que la lame « Joyeuse » du roi Charlemagne.

Un poème épique du 11e siècle, La Chanson de Roland, décrit la tentative de Roland de détruire sa Durendal en la frappant contre des blocs de marbre pour l’empêcher d’être capturée par les Sarrasins qui attaquaient. Mais le destin de Durendal n’était pas d’être détruite. Une fois de plus, l’épée s’est avérée indestructible et, après avoir été mortellement blessé, Roland l’a cachée sous son corps alors qu’il agonisait avec l’oliphant, un cor de chasse en ivoire utilisé pour alerter les forces de Charlemagne.

Une autre légende, datant du XIIe siècle, raconte que Roland aurait jeté son épée dans la roche pour la protéger de ses ennemis, et que la lame serait restée fermement plantée dans la pierre. Néanmoins, les habitants de la ville de Rocamadour, dans le sud-ouest de la France, croient toujours qu’une épée rouillée plantée dans la roche dans l’un des monastères locaux est… Durendal.

Une version plus officielle généralement donnée aux touristes en visite est que l’épée encastrée dans un mur de falaise est une réplique de Durendal.

Lire aussi : La vérité sur le Saint Graal : Les calices magiques dans le monde

Source : Ancient Pages – Traduit par Anguille sous roche

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