Le Tétralogue — Roman — Chapitre 2

17/09/2022 (2022-09-10)

Par Joseph Stroberg

[Voir Le Tétralogue — Roman — Prologue & Chapitre 1]

​2 — Vers l’aventure

En l’absence de Matronix, la nuit était noire et fraîche. Comme sur de nombreuses autres planètes de la galaxie, les animaux nocturnes emplissaient l’air de leurs cris ou de leurs chants variés. Le torrent situé à moins d’une centaine de pas de l’abri portable ajoutait sa touche fluide à l’ensemble. Tulvarn dormait paisiblement, inconscient de ce qui se passait à l’extérieur de son minuscule havre de fortune. Pourtant, une forme sombre en approchait. Un humanoïde avançait doucement en semblant traîner la jambe. Dans l’obscurité, sa présence était à peine discernable à seulement quelques pas de distance. Seuls les distirns velus, habitués à chasser la nuit et dotés d’yeux amplificateurs de lumière, auraient pu en faire leur repas. Mais ils ne vivaient pas sur ce continent, ni d’ailleurs dans les régions montagneuses.

Lentement, mais implacablement, l’ombre approchait. Elle marchait silencieusement sur l’herbe humide. Elle n’était plus qu’à quelques pas de l’abri lorsqu’elle posa malencontreusement le pied sur une brindille qui risquait de révéler sa présence. Mais le dormeur ne sembla pas s’en trouver le moins du monde perturbé. Il continua à dormir d’un sommeil profond. Cela permit à l’ombre de s’approcher jusqu’à l’ouverture et, après quelques tâtonnements, d’en tirer la glissière pour l’ouvrir. L’intrus plaqua fermement sa main droite sur la bouche du dormeur, puis le secoua rudement de l’autre main.

— S’il vous plaît ! Réveillez-vous ! chuchota alors la Vélienne, car il s’agissait d’une femme. Mais le dormeur demeurait inébranlable tandis qu’il poursuivait son sommeil.

— S’il vous plaît ! Réveillez-vous ! répéta-t-elle doucement.

Désorienté, Tulvarn émargea lentement du sommeil. Il ne réalisa pas immédiatement qu’on lui appuyait sur la bouche, ni même qu’on lui parlait. Après quelques instants, il commença à prendre conscience de son environnement et de la menace. Son premier réflexe fut de prendre son sabre, mais celui-ci était dans le fourreau partiellement coincé sous son corps. Voulant se lever, il se rappela qu’il se trouvait dans l’abri et qu’il pouvait à peine s’y mouvoir. Ne pouvant parler, il tenta de prendre la main qui lui appuyait sur la bouche, mais celle-ci s’y fit plus ferme, en même temps qu’il entendit une voix féminine lui adresser les propos suivants :

— Doucement ! S’il vous plaît, aidez-moi.

— Mmmmm… ne put que répondre Tulvarn qui avait toujours la bouche fermée par la main étrangère.

— Oh ! Excusez-moi, répondit la femme en enlevant sa main. Je devais éviter que vous fassiez du bruit. Nous sommes peut-être en danger. J’ai été blessée à la jambe par quelque chose. J’ai besoin de votre aide. Si vous acceptez, il vous faudra d’abord sortir de votre actuelle prison.

— Prison ? Ce n’est pas une prison !

— Vous trouvez ? Si j’avais été mal intentionnée, vous y seriez mort à l’heure qu’il est.

— Hum. Je dois avouer que vous avez probablement raison. Comment n’ai-je pas été plus prudent ?!

— Peut-être êtes-vous trop confiant ? Mais trêve de bavardages ! J’ai besoin de votre aide. Je ne peux me soigner seule ni rentrer chez moi.

— Vous soigner ? J’ai bien eu quelques notions de soin lors de mes leçons de survie, mais je doute que ce soit suffisant ici, car je n’ai pas de matériel pour cela. On nous a enseigné à tirer parti de ce que nous trouvions dans la nature et ça risque de prendre du temps. Est-ce que vous saignez ?

— Oui, et même un peu trop à mon goût !

— Nous ne voyons rien ici, il va falloir se risquer à faire du feu, en espérant que ce qui vous a blessé ne traîne pas dans le coin. Mais d’abord, si vous le permettez, je dois sortir de là-dedans.

— D’accord, dit la Vélienne en se reculant.

— Bien ! Maintenant que c’est fait, reprit Tulvarn après s’être extrait de l’abri, prenons les quelques morceaux de bois mort que j’avais repérés avant de me coucher. Il va seulement falloir tâtonner pour les trouver. Ils ne doivent pas être loin, légèrement sur la gauche. Laissez-moi faire. Vous devriez maintenant éviter le plus possible de bouger, tant que nous n’aurons pas fait un pansement.

— Entendu, mais faites vite, s’il vous plaît. Je me sens de plus en plus faible.

— Ce ne devrait pas être très long, la rassura Tulvarn avant de s’éloigner. Essayez seulement de maintenir la pression sur la veine proche de votre blessure.

Il trouva le combustible convoité assez rapidement aux environs de l’endroit ciblé, puis revint faire du feu près de la Vélienne et de l’abri. À cette fin, il avait emporté un petit allumeur basé sur un curieux effet de certains cristaux et fabriqué par un habile artisan d’un village environnant dont il avait oublié le nom. Les vives étincelles obtenues par l’allumeur permirent d’enflammer rapidement les morceaux de bois et au moine d’apercevoir enfin le visage de l’inconnue. Les traits réguliers et assez fins, elle lui paraissait plutôt jolie et plus jeune que lui de quelques cycles. Sous le faible éclairage, le cuir de son crâne luisait comme si elle l’avait couvert d’une substance huileuse. C’était l’indication qu’elle passait probablement beaucoup de temps dehors sous les rayons de Dévonia, auquel cas il devait être plus pâle. La femme était assise et revêtue d’un simple pagne clair dont il ne parvenait pas à distinguer la couleur. Ses quatre mamelles coniques et fermes étaient visibles et ne portaient pas la marque d’allaitement, ce qui indiquait qu’elle n’avait probablement pas encore eu d’enfants. Ceux-ci venaient au monde généralement par quatre, dans des œufs dont l’éclosion n’intervenait pas avant trois révolutions de Veguil autour de Matronix. Le pagne était couvert de sang au niveau de la cuisse gauche, là ou la femme maintenait sa main fermement appuyée. Tulvarn le souleva délicatement pour mettre en évidence la blessure dont le sang continuait à couler à flot continu et bien trop important pour que l’inconnue survive longtemps. Il fouilla rapidement dans son sac à portée de mains près de l’abri et en retira un des vêtements de rechange. Il le déchira en deux puis l’enroula sur lui-même avant de s’en servir pour faire un bandage compressif sur la plaie. Au moins, ça stopperait l’hémorragie ! La femme étouffa un cri de douleur, mais le remercia vivement avant de s’évanouir, basculant vers l’arrière. Il l’a retint pour lui éviter de se blesser à la tête et l’allongea par terre, cherchant dans le même temps comment la soigner mieux.

Alors que l’inconnue gisait toujours inconsciente, il réfléchissait à la meilleure chose qu’il pouvait faire maintenant. Et il ne trouvait rien d’autre que d’attendre la lumière de Dévonia. Celle-ci ne devrait pas tarder à se manifester. Il s’allongea donc par terre près de son abri, espérant qu’il ne tomberait pas d’eau au cours du reste de la nuit. Il sombra sans difficulté dans le sommeil, accompagnant ainsi la blessée dans les limbes oniriques.

Il ignorait combien de temps il avait dormi avant que la lumière matinale ne le réveille. Mais comme il se sentait plutôt reposé, cela devait faire un assez grand nombre d’heures. Sur Veguil, personne ne mesurait le temps de manière plus précise que celle basée sur les cycles apparents de Matronix et de Veguil, la journée visible étant divisée en quartiers, ceux-ci comptés chacun approximativement en heures galactiques standard, unité dont on avait depuis longtemps perdu la signification réelle. On se souvenait seulement qu’un quartier de jour représentait à peu près cinq de ces heures. Zénovia et la gloire de son empire étaient loin, très loin, presque complètement ravalées au rang de légendes.

Dès qu’il eut repris ses esprits, Tulvarn s’assura que la femme était toujours vivante avant de s’éloigner dans les environs à la recherche de baies sitjiennes. Celles-ci étaient connues pour leurs grands pouvoirs nutritifs et soignants. Avec cela, il devrait pouvoir la requinquer, de sorte qu’elle soit suffisamment forte pour repartir chez elle, au besoin avec son aide. Les herbes et les feuilles des buissons s’étaient couvertes de rosée à la faveur de la nuit. L’air sentait la fraîcheur et l’odeur de quelques essences végétales. À part l’inconnue, il n’y avait pas âme qui vive. Il ne semblait pas non plus y avoir de dangereux prédateurs, mais Tulvarn se tenait sur ses gardes, prêt à dégainer son sabre.

À quelques dizaines de pas, il trouva un buisson porteur des fameuses baies et s’empressa d’en cueillir plusieurs pleines poignées qu’il déposait au fur et à mesure sur l’autre moitié de sa pièce d’étoffe déchirée. Une fois suffisamment pourvu pour deux personnes, il referma le morceau de tissu autour des baies et termina par un nœud pour éviter d’en perdre en chemin, puis il se dirigea vers l’abri. Le plus délicat resterait à faire : réveiller la blessée, du moins si elle était toujours vivante, ce qu’il espérait.

Le trajet du retour fut rapide, alors que Dévonia était maintenant pleinement visible. La femme respirait toujours et il lui tapota délicatement le sommet du crâne dans l’espoir de la réveiller. Maintenant qu’il la voyait mieux, elle lui paraissait plus belle. Malgré son état de faiblesse et sa blessure, son visage reflétait douceur et paix. Il se demandait pourquoi elle s’était trouvée dans ce coin sauvage. Il se trouvait nettement à l’écart de Tilnern et des quelques bourgades environnantes. La vallée était vaste, presque entièrement entourée de montagnes. L’accès le plus facile s’y trouvait au sud-ouest. Les deux autres voies d’accès étaient des cols étroits, dont celui qu’il avait dû emprunter pour venir jusqu’ici.

Après quelques légères tapes qui ressemblaient plus à des caresses qu’à des coups, Tulvarn finit par obtenir une réaction de l’inconnue. Il lui tapota alors les joues pour stimuler d’autres nerfs et augmenter la probabilité de son réveil. Elle ouvrit enfin les yeux. Soulagé de la voir consciente, il l’interrogea :

— Comment vous sentez-vous ?

— … Bien. Du moins pas trop mal, même si je me sens toujours très faible et si la blessure de ma jambe se rappelle à moi. Cela pourrait être pire. Sans vous, je serais certainement morte à l’heure qu’il est. Merci.

— Pouvez-vous vous asseoir ?

— … Oui, répondit-elle simplement en le faisant péniblement.

— Tenez : mangez ceci pour vous redonner de l’énergie, lui conseilla Tulvarn en lui tendant une bonne poignée de baies sitjiennes.

— Merci, murmura-t-elle en prenant doucement les baies dans le creux de sa main gauche, puis saisissant délicatement l’une d’elles avec la droite.

— Comment vous appelez-vous ?

— Jiliern, répondit-elle dans un souffle entre deux bouchées.

— Eh bien, Jiliern, que faisiez-vous en pleine nuit dans ce coin isolé ?

— Je cherchais des cristaux. Je suis cristallière.

— Par ici ?

— Oui, il y a une grotte pas très loin et j’en ai déjà trouvé plusieurs dans quelques-unes de ses salles. Cette grotte est immense.

— Mais pourquoi en pleine nuit ? Vous ne pouvez rien voir, surtout dans une grotte !

— Je ne les cherche pas avec ma vue.

— Comment alors ?

— Par mes mains. Elles sentent les roches et je parviens ainsi à les différencier.

— Oh ! Mais ça ne vous empêcherait pas de tomber ni de heurter des parois rocheuses plus ou moins tranchantes.

— Si. Je sens non seulement la composition ou les propriétés des roches, mais aussi leur volume, l’espace qu’elles occupent.

— Vous ne croyez pas cependant que ce serait moins dangereux en pleine journée. Vous y verriez davantage, non ?

— Non. Cela me gênerait plutôt qu’autre chose. Je capte beaucoup mieux les pierres et les cristaux en pleine nuit, lorsque je n’y vois rien avec mes yeux.

— Quel genre de cristaux cherchiez-vous ?

— Des cristaux guérisseurs, pour les thérapeutes. Ils n’en ont jamais assez.

— Nous avons beau apprendre beaucoup de choses au temple, j’ignorais tout cela.

— Vous venez du temple ? Il est vrai que vous en portez une tenue.

— Oui, je suis encore apprenti. À mon âge, j’aurais dû déjà passer deux grades.

— Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?

— Je ne sais pas. Mon maître ne me l’a jamais proposé. Peut-être ne suis-je pas prêt. Ou pas assez doué ? Ou encore trop maladroit ? Je fais souvent des gaffes. Tiens, comme le fait que j’ai oublié de leur dire au revoir !

— En tout cas, vous avez été suffisamment adroit pour me sauver la vie !

— Je vous ai juste fait un bandage, rien d’autre !

— C’est énorme pour moi. Je vous suis redevable.

— Vous ne me devez rien. Un moine doit donner tout ce qu’il peut. S’il réclame quelque chose pour ce qu’il fait, ce n’est plus un don.

— Alors, c’est un peu comme les cristalliers. Nous ne demandons jamais rien pour les cristaux que nous offrons. Les gens nous donnent à manger et le gîte sans que nous leur réclamions. Ce n’est pas comme la Horde sauvage qui demande toujours un paiement pour son gibier et ses peaux.

— La Horde… Elle a tué mes parents !

— Comment ça ? J’ignorais que les membres de la Horde tuaient les gens.

— Eh bien, il y en a deux qui ont tué mes parents. Je m’en souviendrai toute ma vie !

— Êtes-vous sûr qu’ils faisaient partie de la Horde ?

— Ils en avaient l’apparence et s’en revendiquaient en tout cas.

— Est-ce suffisant pour conclure ?

— … Comment ça ?

— On ne vous apprend pas ça au temple ? À faire la différence entre l’apparence et la réalité derrière ?

— Euh… Si. Du moins, il me semble, oui.

— Pourquoi ne l’appliquez-vous pas à ce souvenir particulier ?

— Depuis le début, j’étais persuadé qu’il s’agissait bien de la Horde sauvage.

— C’est ce qu’on a voulu vous faire croire alors. Et si c’était deux membres de la guilde des assassins ?

— La guilde des assassins ? Je n’ai jamais entendu parler d’eux !

— Je commence à me demander ce qu’on vous apprend au temple.

— Je commence à me demander la même chose, figurez-vous, répondit-il avec consternation.

— Peut-être le saurez-vous un jour. Certains enseignements devraient avoir leur utilité, du moins c’est à espérer.

— J’espère, oui. Au moins une partie a été utile pour vous soigner.

— Oui, je dois le reconnaître, et c’est un très bon début.

— Dites-m’en plus sur ces assassins, si vous voulez bien. Pourquoi auraient-ils tué mes parents ?

— Ça, je l’ignore. Possédaient-ils quelque chose de valeur ? Un genre de trésor, par exemple ?

— Pas à ma connaissance. Ils passaient tout leur temps à planter des arbres et à soigner des plantes. Ils ne disposaient que d’une toute petite maison pratiquement vide. Nous mangions les fruits, les feuilles et les racines des plantes dont ils s’occupaient. Ils échangeaient le reste contre les rares vêtements dont nous avions besoin.

— C’est étrange alors. Les assassins ne tuent jamais gratuitement. Je veux dire : ils le font par contrat, toujours pour récupérer quelque chose de valeur ou au minimum pour empêcher à certains événements d’avoir lieu. Et dans votre cas, il n’y avait rien de spécial à récupérer. Et je ne vois pas ce qu’ils auraient pu chercher à empêcher… À moins que… Non, c’est absurde !

— Quoi ? Qu’est-ce qui est absurde ?

— Ce à quoi je pensais.

— Quoi donc ?

— Rien, je vous dis !

— Si ! Vous avez pensé à quelque chose ! Je suis curieux, trop curieux. J’aimerais savoir.

— C’est absurde, je vous dis. Ça n’a guère de sens. Ce n’est qu’une… qu’une vieille prophétie racontée parfois par les anciens aux visiteurs de Tilnern.

— Quelle prophétie ?

— Il est question d’un temple d’où viendrait le salut des Véliens par le biais d’un orphelin. Mais cette prophétie n’est que partielle. L’autre partie avait été confiée à un village dont nul chez nous ne sait le nom ni le lieu.

— Le salut contre quel danger ?

— Nous l’ignorons. La prophétie laisse seulement entendre que ça viendrait du ciel.

— En quoi cela pourrait-il me concerner, même si je suis orphelin et que je viens d’un temple ? Ça n’explique pas pourquoi mes parents ont été tués? Et si quelqu’un, venu par exemple de l’espace, avait voulu empêcher qu’elle se réalise, ce ne sont pas mes parents qu’ils auraient dû tuer, mais moi-même. Ceci en supposant qu’ils aient eu un moyen de deviner qu’un jour je serais recueilli dans un temple. Et puis non, c’est complètement absurde ! En tuant mes parents, c’était le meilleur moyen de me rendre orphelin !

— Effectivement, ça n’explique pas pourquoi vos parents ont été tués. Tout ce que je sais est que votre situation m’a soudainement rappelé cette prophétie. Le fait est que vous êtes orphelin et êtes un moine en provenance d’un temple. Vous devez donc avoir certaines capacités de combat défensif et peut-être que cela pourrait être utile contre quelque chose venant du ciel.

— Attendez ! Votre prophétie parle du salut des Véliens, pas juste de quelques villageois ! Je vois mal comment mes capacités pourraient nous sauver tous d’une telle menace. De plus, je suis encore trop maladroit dans bien des secteurs, trop étourdi, pas assez concentré.

— Vous vous sous-estimez peut-être.

— Non, je ne pense pas. Mon maître a bien vu les progrès qu’il me restait à accomplir, tellement certaines de mes lacunes sont visibles.

— Vous avez l’air de lui faire une grande confiance,

— Oui, et celle-ci me paraît méritée.

— Je ne le connais pas et ne peux donc en juger.

— Je comprends. Pour changer de sujet, comment vous sentez-vous maintenant ?

— Mieux. Ces fruits m’ont vraiment fait du bien. Je vous remercie.

— C’est inutile. Vous auriez certainement fait de même si les rôles avaient été inversés. Sur cette planète, je ne connais pas beaucoup de monde qui n’en aurait pas fait autant. Seuls ces mystérieux assassins peut-être ?

— Même eux ne tuent pas sans raison et ne laissent pas mourir un individu qui ne serait pas la cible d’un de leurs contrats. Ils ont leur code d’honneur, d’après ce que l’on dit.

— Il reste à savoir s’ils s’y tiennent toujours. Ou si certains d’entre eux ne l’ont pas abandonné. En attendant d’avoir peut-être un jour une réponse, vous sentez-vous assez forte pour que je vous raccompagne chez vous ? Vous n’auriez qu’à vous appuyer sur moi pour éviter d’avoir à trop le faire sur votre jambe blessée.

— Ça devrait pouvoir aller dans ces conditions. Encore merci.

— Ne me remerciez pas. Cela fait partie des tâches d’un moine. Allons-y, Jiliern !

(Suite : Le Tétralogue — Roman — Chapitre 3)

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