1

La députée française Yaël Menache violemment agressée dans l’indifférence générale

Par Lucien SA Oulahbib

Aucun média de grand chemin ne s’en est offusqué bien sûr (hormis BFM et RMC cependant et quelques locaux), tout occupé à la chasse au Raoult ou au poutiniste. Rien de surprenant. Ces ex-médias à vrai dire ne sont plus que des organes propagandistes, des torchons hésitant seulement au-dessus de quel caniveau se vautrer au mieux, à l’instar de la presse collabo sous Vichy.

C’est que ces pré-cyborgs — qui font de moins en moins concurrence aux robots de l’IA — n’ont évidemment, vu leurs parcours, aucune connaissance de ce que c’est une démocratie et surtout son esprit.

Issus d’un sérail de bric et de broc qui a toujours identifié « démocratie » à « bourgeoisie », cette faune de la lumpen-intelligentsia encanaillée dans les quelques bastions résiduels de parvenus aristocratiques anoblis à la va-vite (presse de « droiche ») ou de la haute fonction publique diplômée façon pochette surprise (presse de « gaute ») n’a comme savoir être et faire que le mépris, en plus vulgaire (en moins godardien) celui des tâcherons petits-bourgeois au rire gras jouissant en faisceaux de fait sous la caresse (sonnante et trébuchante également, mais pas que…) du Maître de ces Sàlo.

Ces vauriens sont de plus en plus semblables à ces machines tueuses de Matrix (les « Sentinelles ») qui traquent tout chercheur de vérité s’appuyant sur le doute, et tout défenseur réel de la liberté d’expression qui aura fait sien le principe dit voltairien stipulant que la question même de la démocratie au sens non seulement grec, mais biblique consiste à pouvoir dire non, et, ainsi, défier toute parole, aussi sacrée soit-elle…

Aujourd’hui, l’accouplement de tous les anti-démocrates entre-eux (qui se ressemble s’assemble) explique bien le sens de ce silence assourdissant autour non seulement de cette agression mais de toutes celles qui sont classées par ces propagandistes de “faits divers” alors qu’il s’agit de faits accomplis illustrant le degré d’effondrement de la chose publique et du devoir d’État, notions qui ont désormais disparu dans le trou noir occidental de l’antirationalité érigé en esthétique et politique.