Ô Macron refuse l’entrée de Molière au Panthéon

Par Lucien SA Oulahbib


La cerise sur le gâteau ou la goutte à faire déborder le vase. Les historiens se perdent encore en conjectures, tant la bêtise (qui n’est donc pas toujours de Cambrai) plane de son stupre effarant, suintant un cauchemar sans fin, celui d’une épaisseur abyssale découpant mécaniquement par date de naissance les Anciens au Pilori en quelque sorte, ânonnant ainsi qu’au Panthéon « toutes les figures qui y sont honorées sont postérieures aux Lumières et à la Révolution ».

Mais dans ce cas, supprimons le terme lui-même qui est, semble-t-il, antérieur à ces dates/périodes qui ont bien par ailleurs des antécédents et racines empêchant de penser qu’elles soient sorties toutes droites de la cuisse de Robespierre…

Nous nageons de plus en plus en plein délire. Au sens même de ne plus savoir lire, dire, penser, puisqu’il ne s’agit même pas d’un problème de temps et d’espace (le Panthéon serait trop ‘petit’), mais d’intelligence : d’où viendrait l’esprit authentiquement français sinon d’un Molière se nourrissant d’un Rabelais, lui-même puisant aux sources d’un Aristophane et d’un Apulée ? …

Ce n’est même plus du dé-lire à vrai dire, mais de l’ignorance crasse, balourde, ricanante, celle de ‘l’emmerdeur’ roi des Éons, fier de son ‘Pantheéon’ comme le dit le député Julien Aubert, dévoilant alors que nous sommes gouvernés par des idiots, mais entêtés, mauvais, de la mauvaise herbe donc, de la ronce ‘emmerdante’. Celle-ci n’est cependant même pas digne de finir en miel, tant elle pue, ‘emmerde jusqu’au bout’, au dire de leur Roi Ubu (Amin Dada plutôt) qui se trouve désormais assis sur son tas de flacons ‘vaccinaux’ avariés et tente (‘continuer à’ car l’affaire n’est pas nouvelle) de faire ainsi le jour et la nuit au sens littéral : indiquer qui appartient aux ‘Lumières’ ou pas. Descartes pas plus que Montesquieu (ou Pascal a souligné Zemmour dernièrement) n’y sont.

Il s’agit bien donc d’un Temple qui refuse de contempler la France du haut de ses 15 siècles, mais seulement de sa République, se hissant à peine sur un peu plus de deux siècles qui ont bien plus imité (mais mal) l’Ancien Régime que créé réellement une nouvelle France ; pour preuve, le fait que celle-ci soit désormais descendue au 7e rang mondial et bien plus bas encore si l’on égrène divers domaines d’excellence.

La France se couche ainsi sur le côté, tel un cheval désormais fourbu, et la République dernière mouture semble bien être devenue son fossoyeur qui chipote sur la grandeur du cercueil, de la tombe et sur le nom du cimetière.

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