Catégorie :Poèmes

Être humain…

Par Élisabeth  ÊTRE HUMAIN, arrête un peu ton bras, Arrête tes pensées… Écoute ! Écoute la voix de la Nature, de la Terre, du Ciel. Écoute ta voix intérieure, celle qui te parle, Mais que tu n’entends pas. Regarde, Regarde avec les yeux du cœur, De l’émotion, De la compassion, De l’Amour. Alors tu verras cette autre réalité, Plus vraie, plus réelle, Celle qui transcende la vie et la mort. Alors les choses n’auront plus la même valeur, Tu ne vivras plus la jalousie, l’envie, la peur, la haine, La beauté de l’âme te sera révélée, Tu connaîtras la Réalité, Tu connaîtras la JOIE

Lire la suite

Jumelles

Âme prisonnièreDes rivages obscurs,Sous les feux de Satan,Sous l'éclat du Soleil,Au fond des abysses,Tu as chu pleurant,Au fond de la chair,Tu restes gisant.Toi qui sans vieLes mondes imagines,Pour cacher ta peineEt calmer ton regretDe ne pouvoir allerOù hier tu vivais,Toi qui ne connais plusQue la peur d'être seule,Depuis toujours tu cherchesTa moitié disparue,Éternellement tu souhaitesTa jumelle retrouver,Pour ne former plus qu'un,Pour enfin l'aimer !

Lire la suite

Le Sans Nom

Il est le temps qui passe,Le ruisseau qui s'écoule,La montagne qui s'élèveEt la mer qui s'étend.Il est le vol d'un oiseau,La course du guépard,Toile d'araignée,Coquillages sur le sable.Il est le sourire d'une femme,Le regard d'un homme,La voix d'un enfantEt la peau d'un vieillard.Il est celui qui aime,Il est celui qui crée ;Chant est son nom,Lumière son message.Tu le verras partoutOù se poseront tes yeux,Tu l'entendras partout,Quand sauras écouter.Mais d'abord, ouvre ton cœur ;Il t'y attend,De toute éternité.

Lire la suite

L’Homme et l’enfant

Ô homme ! animal nuisible !Combien de tes frères,Combien de tes sœurs,Sur ta mère la Terre,Pourchasseras-tu ?Sur ta mère la Terre,Extermineras-tu ?Si souvent, tu fermes les yeux,Si souvent, tu fermes ton cœur,À ton enfant qui crie,À ton enfant qui pleure !Empli de ton importance,Du haut de ta morgue,Comment pourrais-tu,Pourquoi voudrais-tuTe pencher sur les êtresQue tu as mutilés,Te pencher sur les êtresQui appellent dans la nuitUne aide, un secours,Qui attendent dans la nuitUne réponse d'amourQui jamais ne vient ?

Lire la suite

Gaïa

Ô, vestige de Gaïa,Ton soleil s'en est allé !Ô, Gaïa la splendide,Au fond de tes océans sans vaguesSeul un noir silence existe ;Au fond de tes océans sans âge,Seule la mort repose !Dans leur aveuglement maudit,Dans leur orgueil insensé,Les hommes ont fait leurs œuvres,Les hommes t'ont détruite !Et nul ne connaîtra plusTes forêts enchantées,Ta faune chamarrée.Et nul ne connaîtra plusTes vertes collines,Tes montagnes blanches.Nul ne connaîtra plusTon ciel azuré,Tes nuages de coton,Et tes parterres fleuris…Tes mers se sont vidées,Tes océans se glacentEt tes continents figés,Tes sols vitrifiésCraquent,Se lézardent,Se déchirent,Sous les météores…Même la Lune t'a quittée,Lasse d'observer ta ruine,Triste pour ton sort cruel.Monde hostile et pestiféré,Seule, déchiquetée, ravagée,Dans l'obscurité spatiale,Entre les galaxies,Tu erres désormais,À jamais…À cause des hommes !À cause des hommes qui se sont suicidés,Jamais plus la vie n'accueillerasEt pour les siècles des siècles,Ton nom signifie…Mort !À cause des hommes !

Lire la suite

L’arbre

Dans le jardin d'Eden,Vivait un arbre immense,Le témoin éternel,La sagesse infinie.Cet arbre portait des fruits,Depuis l'aube des temps,Et les nourrissait,Comme une mère ses enfants.Cet arbre aimait ses fruits,Pommes d'or par myriades,Et ceux-ci étaient l'arbre,Et ceux-ci s'entraimaient.Univers à lui seul,Il n'était qu'harmonie,Et son sein vibrait,Et son cœur chantait,Vers le grand CréateurDont il émanait,Vers le Un cosmiqueQu'il était aussi.Mais un jour, mais une nuit,Il y eut un éclair,Il y eut un nuage.Mais un jour, une nuit,Naquit l'ombre en ses branches,Et ses fruits dans la lumière,De mille feux resplendirent,Ses fruits dans la lueur,L'un l'autre découvrirent.Peaux lisses et nues sous l'informe,Chairs dorées sur le vide,Ses pommes virent l'ailleurs,Respirèrent l'infiniEt souhaitèrent s'y fondre.Un instant translucide,Dans une goutte de temps,Les deux tiers quittèrent l'arbre,Pour tomber vers quoi ?Pour tomber jusqu'où ?Les deux tiers quittèrent l'arbreEt churent longtemps,Longtemps.Et un jour ou une nuit,Le sol, elles heurtèrentEt amèrement s'y meurtrirent.Et un jour d'une nuit,Elles se coupèrent, se déchirèrent,Et furent depuis lorsSéparées, désunies,Et furent depuis lorsPar moitiés, perdues…

Lire la suite

Après avoir exploré les horizons du monde

Après avoir exploré les horizons du monde, L'univers des songes et celui des chimères, Les chemins escarpés, les déserts de feu, les flots en furie Et les terres enneigées, je demeure. Après avoir cherché, longtemps, dans le silence de la foule, Dans le bruit de la nuit, et dans les lointains espaces, La clef des mystères, les clefs de la vie, En moi-même, j'ai trouvé, ce que nul livre ne disait, En moi-même, j'ai rencontré, ma plus belle source, Celle de l'amour, de la lumière et de la vie, En moi-même, j'ai trouvé… qui j'étais. Et maintenant, je demeure, et maintenant je suis, Je ne cherche rien d'autre que la plus grande Lumière, La lumière ultime, le divin essentiel, Qui par ma vie, sera, exprimé dans ma chair.

Lire la suite

À celle qui sait

Par delà les mondes chimériques de la lune Alpha,Vallée engloutie aux mystères insondables,Révolte passée d'un empire disparu,Dans les cavernes froides de l'ancienne mémoire,Gisait la belle aux yeux de jade, au cœur rayonnant,La femme solitaire dans son tombeau ouvert,La femme solidaire des soldats perdus,L'éternelle flamme du grand Jalussen,Le Dieu immortel aux mille visages,Le Dieu d'une reine qui n'attendait plus.Cent siècles déjà, d'un long tourment issu,La beauté incarnée irradiait d'or et pourpre,Espérant le prince qui la comprendrait,Inconnu des lointaines terres,Des collines et monts délétères,Sur son cheval ailé arrivant enfin.Surgi un jour d'hiver, un moment magique,Dans ses bottes salies par la neige grise,L'homme avançait, en infinie paix,Sûr de son destin, de la rencontre ultime,Avec sa promise moitié, sa sœur de toujours,Avec sa promise moitié, il vivrait l'Amour,Le seul, le vrai, l'infini, l'immortel…Les deux moitiés s'unirent d'une puissante étreinte,Leur joie vibrait partout où le regard portait,Ils étaient là, enfin complets, enfin unis,Et aucune distance ne compterait plusCar le lien établi l'était à jamais.Ils s'étaient libérés, êtres lumineux au cœur pur,Ils s'étaient libérés, homme et femme au cœur sûr,Passant l'épreuve du temps, le dernier défi,Passant l'épreuve du vent, de l'illusion subtile,Et plus rien ne pouvait, plus rien de voulait,Les empêcher en eux, de vivre l'éternité.

Lire la suite

Peu importe où elle est

Peu importe où elle est,Peu importe où elle va,Le roi la connaît, le roi la verra.Son âme est en lui, son âme est en elle,Et d'un chemin au suivant,De carrefours en impasses,Seul ce qui compteEst l'essence de l'amour.Libres comme l'air,Le vent et la vie,Chacun poursuit son but,Chacun donne son être,À son destin humain,À son frère et sa sœur.Et dans l'immense clameurDe ceux qui cherchent encoreÀ ne plus souffrir,À ne plus avoir peur,Ils marchent d'un pas sûr,Par la force de leur cœur,Jusqu'à ce que tombe la nuitSur un monde qui demeure,Jusqu'à ce que monte l'envieD'un avenir meilleur.Ils sont Homme, ils sont Femme,Tant que leur corps les soutient,Et demain verra naîtreL'Esprit en leur sein,Et demain sera jourPour le genre humain.

Lire la suite