Comment le néonazisme, surtout venu de « gauche », gangrène nos démocraties

23/05/2022 (2022-05-23)

Par Lucien SA Oulahbib

Soit ces thèses (de mai 2022) :

  • Est néonazi le discours qui prône des manipulations biologiques et mentales pour être conforme à une certaine idée jugée non seulement supérieure, mais unique de l’espèce humaine et du vivant habitant « la » Terre en soi et non plus des « États-Nations » effacés, mais maintenus sous pneuma artificiel.
  • Tous les propos parlant par exemple de manipulations génitales, sanitaires, climatiques au profit d’une « race unique » et au détriment d’approches mesurées déjà expérimentées et s’appuyant surtout sur le « libre arbitre » sont des propos scientistes et hygiénistes, donc néonazis.
  • Le nazisme originel avait pour idée de purifier la race blanche des composites métèques, en particulier juifs, tziganes et slaves.
  • Le néonazisme, issu du néo-léninisme (Derrida, Deleuze, Lyotard), lui-même revigoré par des post-maurrassiens (Blanchot), staliniens (Bataille), maoïstes (Althusser, Bourdieu, BHL), sadiens (Foucault), avance masqué en se battant pour les « minorités » et la « destruction » des Institutions alors que diverses « variétés » militent pour une « autre » purification basée sur l’effacement de la « différence » — diff-errance — (de la singularité) au profit d’une unicité organique du mouvement perpétuel ou le « sans, cent » (patrie, identité, sexe) en trans(e) frénétique autour de figurines (néo-vaudou) façon automatisme surréaliste, réalisme socialiste et architecture monumentale fasciste et nazi.
  • Cela s’accélère même avec le nouveau gouvernement Macron. Un exemple ? La montée de l’impunité quant aux violences faites aux personnes (comme dernièrement la requalification d’un crime mortel sur un chauffeur de bus en « non-intentionnalité de tuer »).
  • Cette montée de la violence faite aux personnes n’est pas sans rappeler celle des SA nazies qui au fur et à mesure attaquaient dans la rue les commerces, toute personne non « völkisch » (aryenne). De même aujourd’hui dans les bus, métros, rues, toute remarque, tout regard désapprobateur quant à une « incivilité » est tout de suite violemment réprimandé par ces néonazis qui frappent, insultent au nom de l’antiracisme.
  • Qui sont-ils ? Ils relèvent de plusieurs catégories : les « antifas » de plus en plus « queer » et qui considèrent toute critique sur la manipulation génitale des enfants comme du « zemmourisme » — ils sévissent principalement dans les manifestations de la vieille gauche alibi et paravent de leurs méfaits ; puis les « lumpen » shootés à la « diff-errance » et de plus en plus djihadisés à force de fréquenter les bandes de malfrats issues d’une scolarité et d’une éducation ratées et en rupture avec leurs parents et surtout grands-parents (souvent immigrés, mais qui étaient reconnaissants d’avoir été accueillis en France malgré la difficulté de vivre et travailler dans un pays autre que le sien).
  • Cette dernière, l’« éducation », a été ratée parce que d’une part les parents eux-mêmes ayant vécu dans des quartiers tenus par les « rouges » ont été élevés par les institutions de plus en plus noyautées dans un tiers-mondisme revanchard qui explique leurs propres troubles existentiels comme l’oscillation entre deux cultures, l’une permissive issue de « 68”, l’autre restrictive issue de la ré -arabo-islamisation suite à la prise de pouvoir des nassériens et baathistes du FLN en « Algérie ». Ceci fait que leurs ouailles n’ont pu déjà « intégrer » la culture d’accueil jugée de toute façon « bourgeoise » par les « rouges » (et « roses »), puis « impérialiste » par les ultra-rouges (dite « extrême gauche » d’où vient LFI), enfin aujourd’hui « blanche, machiste… » ou « l’extension du domaine de la lutte » vers la « race » essentialiste au sens fixiste du « non-blanc » posé comme modèle pur à imiter (tout comme le nazisme « classique »).
  • Cette dernière matrice est en effet la réplique quasi exacte du nazisme « canal historique » pour lequel les malheurs de l’Allemagne provenaient de la « race » juive et de divers autres composants, de même que le communisme bolchevique qui, lui, aurait pu être un allié de poids contre la « ploutocratie enjuivée du capitalisme libéral » s’il n’était pas commandé par des juifs comme le déplorait Hitler.
  • Aujourd’hui les malheurs du monde, généraux et individuels, sont considérés par les néonazis comme provenant de la seule domination blanche du sionisme global qu’il s’agit de dénoncer, puis de boycotter dans un premier temps avant l’expulsion des universités et des médias comme cela se passe de plus en plus et pas seulement aux USA (SciencePo de Grenoble par exemple).
  • Un exemple plus global de néonazisme s’observe chez les Verts allemands qui sont un conglomérat au départ anarchiste puis gauchiste (bande à Baader soutenu par Sartre, ensuite les » plutôt rouges que morts » contre l’installation des Pershing II face aux SS.2O soviétiques), enfin plutôt rétrograde pédophile avec sa hargne antinucléaire, son refus des frontières, son hygiénisme (ayant soutenu la campagne anti-C-19 en droit-fil avec le nazisme classique adepte du végétarisme et d’odes enthousiastes à la « Nature »).
  • Tout cela est bien entendu aussi bien maquillé, effacé, que le sont les couleurs du régiment Azov regroupant les nervis anti-russes en Ukraine et travaillant de plus en plus pour le compte de la version néonazie occidentale (et, pour une part, une fraction du post-maoïsme chinois en pleine guerre de clans ces temps-ci), ces divers variants étant regroupés au sein d’une Secte informelle que j’ai appelée S.H.A (prononcez « Chat ») Scientiste-Hygiéniste-Affairiste parce que cette Secte opère la fusion de tous ces groupements qui proviennent donc, pour résumer, du néo-léninisme, du libéral-libertaire des années Yéyé, des courants post-hippies (comme les Amis de la Terre), des courants techno-scientistes ayant créé par exemple le LSD et tous ces psychotropes faisant office de prothèses mentales pour ceux qui refusent la méditation transcendantale « classique » sans oublier toutes les sphères de la production et de la reproduction mentale et intellectuelle (l’immatériel, pour aller vite) dans lesquelles sévissent tous les adeptes transis du technicisme sans limites.
  • Tous ces courants ainsi regroupés dans une sorte de scientisme hygiéniste béat (mais affairiste) ont été les premiers à vanter les mérites d’injections expérimentales (une Caroline Fourest en France par exemple) alors que la médecine allopathique classique (antibiotiques) et dite « douce » est toujours autant capable comme il a été vu lors de ladite crise de la « C-19 » pour pallier les attaques virales.
  • D’autre part, ces courants vantent maintenant de plus en plus ouvertement la fabrication « trans » et « in vitro » de l’espèce humaine (ce qui ne plaît pas aux orthodoxes slavophiles et à tous les amoureux de la vie créée naturellement), ce qui va là aussi dans le droit-fil des demandes (insatiables) de la Secte S.H.A désireuses de basculer d’une consommation de biens classiques dépendants thermiquement vers des biens électro-numérisés sinon indépendants du moins autonomes, comme ces diverses prothèses dont la miniaturisation va permettre de plus en plus une implantation en interne pour le meilleur comme pour le pire.
  • Ce fond au départ disparate, mais de plus en plus homogène est en train de remonter à la surface et s’observe maintenant dans toute son horreur.
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