Bientôt, tous les moutons seront dans leur enclos !

[Source : autochtonisme.com]

Par Antonin Campana

C’est ainsi, dès lors qu’on est dans le multiple, il y a une relation étroite entre la concentration et le contrôle : on ne contrôle bien que ce qui est rassemblé. Tout ce qui nécessite un contrôle et une surveillance (notre argent, notre collection de timbres, nos “papiers“….) est ainsi rarement éparpillé. De la même manière, le chien de berger regroupe les moutons pour mieux les tenir à l’œil. Louis XIV concentre les Grands à Versailles afin de les avoir davantage sous son autorité. Et les Britanniques inventent le camp de concentration afin de contrôler et contraindre la population boer….

Autrement dit, un dictateur qui voudrait contrôler sa population ferait en sorte de la regrouper !

[Voir aussi :
Les villes sont le cancer de la Terre
et
L’asservissement des peuples par le contrôle des ressources]

Le taux d’urbanisation de la France est actuellement de 79.7%. Près de 8 résidents sur 10 habitent donc dans une ville. Rappelons qu’une ville « est à la fois un milieu physique et humain où se concentre une population », ou bien, selon le géographe Pierre George, « un groupement de populations agglomérées » (Cf. Wikipedia). « Concentration », « groupement », « aggloméré » (qui donnera le mot « agglomération ») : la ville est évidement un agrégat de gens faciles à contrôler grâce aux caméras de vidéosurveillance, à la technologie de reconnaissance faciale, où à celle des objets connectés et des capteurs de données. A un certain niveau de contrôle, on dira d’ailleurs que la ville est une « smart city », une ville intelligente, c’est-à-dire un maillage de réseaux interconnectés qui ne laissera à l’individu aucun espace d’intimité, encore moins de liberté. Les promoteurs de la smart city nous font valoir que ce type de ville est « sûr » et surtout qu’elle préserve l’environnement, ce qui reste à prouver.

Il va de soi qu’un pouvoir qui aurait l’ambition de contrôler la population aurait donc tout intérêt à  faciliter la concentration de celle-ci dans des villes, laissant les zones rurales à la disposition des multinationales de l’agroalimentaire. Nous y sommes.

Souvenez-vous, le 14 octobre 2021, dans une conférence intitulée « Habiter la ville de demain », la ministre du Logement Emmanuelle Wargon a expliqué que « le pavillon avec jardin est un non-sens écologique, économique et social », que c’est « un modèle derrière nous », un modèle qui pour l’environnement « n’est pas soutenable et nous mène à une impasse », avant de conclure, très soviétique : « il faut en finir avec la maison individuelle ».

Emmanuelle Wargon préfère la ville  « plus intense qui ne transige pas avec la qualité et qui tient sa promesse en matière de services », dit-elle. Elle préfère (pour les sans-dents, il va sans dire, la ministre possède quant à elle une belle villa avec jardin) les concentrations de logements collectifs : « C’est ce que j’appelle “l’intensité  »heureuse » : une densité d’habitat qui crée des quartiers dynamiques, vivants et chaleureux » ! Aurons-nous le choix ? Pas le moins du monde, dit Wargon : « Nous sommes face à une urgence climatique qui ne se négocie pas » ! Bref, pour sauver la planète il nous faut habiter la ville…

Vous pouvez penser ici que la volonté délirante d’interdire la maison individuelle et de concentrer les gens dans des logements collectifs au nom de “l’intensité heureuse“ et du climat est propre à Wargon et n’exprime pas une tendance politique lourde. Ce serait être bien peu “complotiste“, à l’heure où le complotisme montre qu’il ne s’est trompé sur rien. Il faut voir plus loin. En Espagne par exemple…

En mai 2021, soit quelques mois avant Wargon, Pedro Sanchez, premier ministre espagnol, a présenté son plan national pour 2050 (« Espagne 2050, fondements et propositions pour une stratégie nationale de long terme »). Qu’annonce-t-il aux Espagnols ? La fin de la maison individuelle et même la nécessité de cohabiter tous ensemble dans des appartements (au nom du climat bien entendu) !

Notons également que la question se pose aussi en Allemagne. Le maire écologiste d’Alsterdorf, près de Hambourg, agit pour la planète et interdit désormais toute nouvelle construction de maison individuelle.

Du côté de l’UE, il ne faut pas s’attendre à un discours très différent. Le vice président de la commission européenne Maros Sefcovic a ainsi déclaré que le plan de Pedro Sanchez (un clone de Macron et de Trudeau) était un « excellent exemple », un « modèle » qui « montre la voie » et qui est conforme aux objectifs stratégiques de l’UE. Etonnant, non ?

En vérité, pour ce qui concerne la France, la fin de la maison individuelle est déjà inscrite dans la loi.

La « loi climat » d’août 2021 encadre « l’artificialisation des sols », c’est-à-dire le fait de construire sur le sol naturel des choses artificielles comme des entrepôts, des voies ferrées, des routes, des maisons… toutes choses qui nuisent au climat selon le ministère de la Transition écologique. En 2030, le processus d’artificialisation doit être réduit de moitié (article 191) et en 2050 il doit être égal à zéro. Comprenons bien ce que cela signifie : à terme, plus aucune nouvelle construction ne sera possible ! La maison individuelle est donc condamnée, mais aussi la ruralité dans son ensemble. Il ne sera plus possible de bâtir sa maison sur un bout de terrain hérité de ses parents, ni de construire les locaux d’une nouvelle entreprise, ni d’implanter une zone artisanale, ni de désenclaver une région. Les logements vont s’empiler les uns sur les autres en zone urbaine : c’est ce qu’Emmanuelle Wargon appelle « l’intensité heureuse ».

On voit bien que l’objectif est de faire perdre leur indépendance aux 20% de Français qui, sortes de moutons égarés dans la campagne, n’ont pas encore regagné leur enclos. Mais au-delà de ça, je suis toujours étonné par la capacité du Système à raisonner en décennies (quand ce n’est pas en siècles) alors que la Résistance ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Evidemment, la pression va s’accentuer très progressivement, prenant la forme d’une augmentation des prix des terrains, des bâtiments et des constructions jusqu’à ce qu’il ne soit plus possible d’échapper à la ville, au contrôle urbain et à la surveillance de masse. « Artificialisation des sols » avez-vous dit ? A peine un petit pion déplacé sur le vaste échiquier ! Mais il faut voir plus loin : cette loi passée presque inaperçue pourra avoir, dans dix ou quinze ans, des conséquences radicales sur notre capacité à échapper au Système.

Tout cela pour dire, qu’on me pardonne le détour, que nous sommes dans une guerre totale d’une ampleur inouïe. Une guerre qui touche tous les aspects de nos vies. Les fronts sont multiples (sanitaires, migratoires, économiques, géopolitiques avec la guerre en Ukraine, monétaires avec l’Euro numérique ou même urbanistiques comme ici) et la Caste joue avec plusieurs coups d’avance. Face à cette Caste de psychopathes assistée du larbinat gouvernemental, les peuples se conduisent comme des troupeaux de moutons. Non contents de s’être fait tondre, ils vont maintenant se faire pucer avant de se faire volontairement enfermer, stade terminal du processus de domestication, dans des enclos urbains sous surveillance numérique.

Le camp de concentration comme avenir de l’humanité ?

N’ayez crainte, Davos et Wargon nous le prédisent : « vous serez heureux » !

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