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PEUT-ON RÉELLEMENT ÊTRE HEUREUX?

PEUT-ON RÉELLEMENT ÊTRE HEUREUX?

« Ce qui est important dans la vie est-ce la carrière, ou est-ce d’être heureux ? » me demandait l’autre jour un de mes amis. Un choix de carrière intéressant peut évidemment rendre heureux, personne n’oserait dire le contraire. Mais qu’est-ce qui importe tant que ça au fond ?
1- Être bien dans sa peau?
2- Avoir un(e) conjoint(te) parfait(e)?
3-Dialogue, attention, compréhension, sexe, amis ?
4- Avoir le travail idéal?

Bon, quand je regarde cette définition, je me dis que j’ai de la chance, ma vie contient un pourcentage de ces choix. Le hic dans tout ça, c’est que je ne suis pas plus heureux que les autres. Peut-être que la raison réelle vient du fait que l’homme n’arrive jamais à se satisfaire et encore plus si l’on est moindrement trop perfectionniste?

Soyons francs, il y a tant de routes qui mènent au bonheur ou au malheur comme; connaître de belles personnes ou de conquérir des possibilités illimitées dans tous les domaines qu’on ne voudrait pas se contenter d’avoir seulement un de chaque quand on pourrait aisément avoir beaucoup plus. D’ailleurs, on nous a motivé (conditionné devrais-je dire) à voir les choses ainsi; ne jamais se satisfaire, acheter toujours plus, poursuivre des buts illusoires de complaisance et même l’amour axée sur des soupapes évasives comme la porno. Honnêtement, on y échappe pas vraiment tellement elles sont omniprésentes dans la vie matérielle et fade d’aujourd’hui. Alors, comment se soustraire à l’étalage publicitaire qui imprime en nous l’idée du manque continuelle, et ce, à tous les niveaux?

Comme d’autres l’expriment également, il faut savoir se contenter d’être heureux de ce que l’on a, mais sans faire abstraction de poursuivre des buts supérieurs. Non dans le but de conquérir des valeurs matérielles ou gratifiantes pour l’ego, mais plutôt comme un concept de confiance pour soi-même de demeurer en mouvement, vivant et conscient de nos réels besoins.
Il est écrit « aide-toi et le ciel t’aidera » j’imagine qu’il faut donc mettre du sien pour obtenir une juste part des merveilles d’en haut n’est-ce pas?
Demande-toi ce que tu ferais si demain tu recevais 3 millions de dollars?
Serais-tu toujours ici?
Aurais-tu toujours cette demeure ?
Serais-tu toujours avec la personne qui habite avec toi?
Aurais-tu toujours ce travail ?
Aurais-tu toujours les mêmes amis ?
Mais surtout, serais-tu réellement plus heureux ?
Et si oui, pour COMBIEN DE TEMPS..?

Et toi qui a déjà une belle richesse monétaire demande-toi si :
Tu fais réellement confiance aux autres?
Si tu es fier de la manière dont ta richesse fut obtenue?
Si tu es fier de toi sur d’autres points?
Si tu as su rester humble devant le succès?
Si la riche t’a apporté le bonheur?
Et si oui, pour COMBIEN DE TEMPS..?

Le pourcentage de tes réponses sera l’indice de ta satisfaction ou insatisfaction de vie. Plusieurs personnes disent que l’argent ACHÈTE une part de bonheur, mais qu’elle n’est pas LE bonheur. Ils ont raison.

Invariablement, l’humanité déteste plusieurs choses comme :
-Se voir vieillir et ne rien pouvoir y changer sauf, réussir à l’éloigner temporairement.
– Ce voir impuissant devant les injustices partout dans le monde.
– Devoir toujours travailler pour se payer des choses ( dans le but d’autosatisfaction temporaire pour se créer l’illusion d’être heureux.)

Ma longue recherche de bonheur à fini par me faire voir la chose ainsi. Le seul moyen pour être heureux, c’est d’être conscient que nous ne le serons JAMAIS totalement.
Pourquoi ? Simplement parce qu’être heureux c’est une émotion et qu’on ne peut pas vivre seulement d’une émotion. « L’électrocardiogramme de la vie », expression que j’ai créée il y a quelques années tant elle se rapproche de nos comportements (éviter d’aller trop haut ou trop bas, juste un équilibre des forces pour vivre bien et en mouvement) nous bouscule continuellement dans les extrêmes pour nous déstabiliser. C’est ainsi que l’Astral fonctionne. Le meilleur équilibre a avoir, c’est de vivre de la satisfaction au même niveau que l’insatisfaction. Autrement dit, l’utilisation de la barre de flottaison haut et bas en harmonie pour être centré avec nous-mêmes dans toutes les situations. Une part égale de toutes choses sera plus profitable que d’atteindre des sommets dans quelques catégories distinctes.

Je donne souvent cet exemple; posez une feuille de papier sur une table et soufflez délicatement entre la feuille et la table. Elle se soulèvera légèrement et avancera sans difficulté par elle-même. Faites le test, vous verrez. Le balancier de la vie fonctionne de la même manière. Apprendre à être centré nous permet d’avancer, mais si nous frappons trop souvent les extrêmes, tout comme l’exemple de mon électrocardiogramme, il sera beaucoup plus difficile d’atteindre la plénitude de notre être.

Pour éviter d’être rongé par les polarités « bon-heure, mal-heure » la corollaire la plus judicieuse est d’atteindre son équilibre centrique (non égocentrique). Être bien, est le prix d’être conscient que le vide intérieur est un passage de l’âme vers la tranquillité de la soif des acquis. Tu n’as donc pas besoin d’être heureux et encore moins malheureux si l’on y regarde bien. Tu as besoin d’un juste équilibre pour prendre ton envol entre l’illusion de tes besoins véritables et celle de tes attentes. Tout ce que tu ressens, provient de ton émotionnel et si ton émotionnel n’est pas pleinement satisfait, tu chercheras irrémédiablement des portes d’évasion pour chasser en toi ce mal qui te ronge. Ce qui est malheureux à l’intérieur de toi, ce n’est pas toi, mais une partie de toi. C’est ton ego qui exprime son besoin d’exister. Regarde-le passer. Ne lui donne pas tant d’importance. Dès que tu le perçois, change ton état d’esprit et le reste suivra. Il faut apprendre à se recentrer. Ce n’est pas si difficile, mais comme dans toute bonne chose, il faut un travail sur soi.

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« Nous faisons tous les jours de véritables petits miracles fort plus brillants et plus utiles que d’épater les autres et soi-même avec des tours de magicien. Chaque fois que tu te lèves pour aller travailler et que ton coeur n’y voit aucune joie, c’est un miracle. Chaque fois que tu réussis à faire sourire quelqu’un malgré la tristesse des épreuves de la vie, c’est un miracle. D’après mon expérience, tout peut être un miracle de volonté et d’altruisme. C’est l’état d’esprit qui fait la différence. »
All.

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Les 4 nobles vérités du Bouddha : Au départ, la vie est souffrance et insatisfaction (outre la naissance, la vieillesse et la mort, la maladie est souffrance, ne pas avoir ce que l’on veut est souffrance, être séparé de ce que l’on aime est souffrance, être associé à ce que l’on n’aime pas est souffrance). La cause de la souffrance est l’avidité égoïste, le désir ou la « soif » que tout être humain porte en lui. Cette « soif » peut-être de trois sortes: la soif des plaisirs des sens, la soif du devenir ou soif d’existence, et enfin… Lire la suite »