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L’enfant et l’oiseau

Sur les bords du petit lac,
Au milieu de l’été,
Sous un soleil doré,
Éclairant un ciel bleu,
Le parfum des fleurs
Et le chant des cigales,
Parvenaient aux passants.
Sur les bords du petit lac,
Sur un chemin de terre,
Sous un soleil de feu,
Chauffant l’herbe dorée,
Le parfum des cœurs légers
Et le chant des enfants,
Parvenaient jusqu’au ciel.
Sur les bords du petit lac,
Au centre du monde,
Sous le regard des passants,
Un enfant promenait,
La main dans la main,
Avec son fort, son grand papa.
Devant lui un oiseau,
De-ci, de-là, picorait,
Devant lui un oiseau,
Par moment, voletait,
Un oiseau sauvage,
Que tout effrayait,
Mais qui devait manger
Et qui devait boire,
Pour survivre à l’été.
Le papa s’approcha,
Quelques miettes en la main,
Le papa s’approcha,
Bien fier devant l’enfant,
De montrer comment pour l’oiseau,
L’amadouer, il pouvait,
L’apprivoiser, se faisait.
Mais l’oiseau recula,
L’oiseau, plus loin, s’envola.
Et plus le papa approchait,
Plus l’oiseau reculait.
Alors l’enfant,
Plein d’amour pour l’oiseau,
De son cœur, à chanter, se mit,
Alors l’enfant,
Confiant dans l’oiseau,
D’un pas sûr, avança.
L’enfant, serviteur des oiseaux,
Offrit sa joie, sa fraîcheur.
L’enfant, porteur de lumière,
Ouvrit sa main pour l’oiseau.
L’être de plumes s’envola,
Non pas au ciel, mais vers l’enfant,
Et celui-ci le caressa…

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Roques

Quel délice ce poëme ! Dans ce monde intéressé que par l’argent et le profit, comme çà fait du bien de lire de telles merveilles. On en veut encore…