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ÉCHECS ET MATH-HIER.

ÉCHECS ET MATH-HIER.

Sujet à forte tendance hermétique, dont le profane pourra tout de même soutirer quelques éléments de réflexion.

J’apprécie le jeu d’échecs. Bien que je me débrouille de belle façon, je n’en suis pas nécessairement un grand virtuose. C’est un passe-temps occasionnel comme tant d’autres, mais qui m’a permis un jour, de faire un rapprochement avec les principes de l’homme. J’ai par la suite constaté que les francs-maçons utilisaient beaucoup cet emblème. Il faut croire qu’ils en ont perçu quelques similitudes. Sont-ils conscients de cette dualité ? J’en suis presque certain, car contrairement aux peuples laissés dans l’ignorance, ils en ont le savoir ancestral et ne serait-ce que pour cette raison, ils obtiennent mon respect sur cette facette du jeu.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, rapidement… l’idée est simple, mettre échec et mat le roi de l’adversaire en utilisant le cavalier, la tour, le fou, le roi, la reine et les pions.
Toutes les pièces conservent leur identité propre tout au long du jeu, sauf le pion (la chenille humaine) qui peut se métamorphoser en reine (papillon) ou en toute autre pièce selon son désir. Le jeu d’échecs est une science des embûches et stratégies. Un des secrets de ce jeu consiste à prévoir les coups de l’adversaire, utiliser une contre-attaque, mentir sur nos intentions en attaquant de revers, préparer des stratégies dans le but de décimer l’armée de l’autre et donc de faire prisonnier le roi adverse, auquel cas vous gagnez la partie. Comme il s’agit d’un jeu à saveur mystique, il est souvent représenté par le blanc contre le noir, le yin et le yang de nos perceptions polarisées. C’est le combat de l’apprenti ( qui détient néanmoins tout le potentiel) à posséder la maîtrise totale de son environnement avec le temps.
Dans ce jeu, la reine est la pièce qui a le plus de flexibilité et le pion est celui qui est le plus limité, il doit avancer une case à la fois et si quelqu’un se met au travers de sa route, sa progression est terminée jusqu’à ce qu’un adversaire lui permette de prendre une route différente.

Maintenant, faisons la comparaison avec l’être humain.
Le pion ici représente l’homme au stade primaire de son évolution.
Il n’est pas un danger pour les forces adverses, tant qu’il n’aura pas franchi une certaine limite. Il avance patiemment case par case et passe souvent de manière inaperçue. La patience est une grande vertu.
Si un autre pion se place devant lui, il ne peut plus avancer.
C’est le face-à-face devant l’obstacle, la réflexion qui le force à s’interroger. Si un pion adverse vient par le côté gauche ou droit, il peut alors attaquer et prendre sa position. De ce fait, il vient de changer de trajectoire dans le plan du match, en se servant de l’adversaire comme tremplin. Il lui faut souvent ses compagnons pour survivre, car il est plutôt fragile. Comme il s’agit d’un jeu d’équipe, chaque pièce représente le même individu sur différents plans de conscience. Il faudra quelquefois être à cheval sur les principes, sembler faire un fou de soi à l’occasion pour tromper l’adversaire, se placer dans la tour pour percevoir le plan d’ensemble et maintenir les rênes avec grande volonté. Mais à force de combativité, il parvient quelquefois à franchir les lignes ennemies. Les pièces adverses se mobilisent alors avec force pour empêcher ce vulgaire pion de devenir une reine sur la dernière rangée du jeu.
Il y a donc deux actions d’importance dans ce jeu.
-Protéger le roi.
-Devenir autonome.

Que signifie ésotériquement parlant, protéger le roi ?
C’est l’étincelle divine qui habite l’homme. Si le roi est mis en échecs, quelles que soient les progressions des autres pièces (qui composent le même corps) la partie s’arrête, car le but de l’homme est d’atteindre sa propre divinité.
Et en même temps, puisqu’il comporte deux énergies en lui, il doit aussi apprendre à devenir une reine (l’équilibre homme-femme), c’est-à-dire savoir utiliser la matière dans toutes les facettes du jeu à son avantage.
Tout jeu comporte ses avantages et ses faiblesses.
Tout jeu comporte des lois et des règlements distincts.
Tout jeu comporte sa propre dynamique de mouvance.
« La vie est un grand jeu. Il faut simplement faire attention de ne pas se faire prendre au jeu » disait Bernard de Montréal, un grand initié. L’univers auquel nous sommes contraints d’exister en tant qu’homme matière est régit par des lois, mais elles ne sont pas immuables, Dieu merci.
Certaines anomalies (dossier inexpliqué, miracle, autres sens, etc.) sont simplement des portes cachées qui donnent accès à une autre réalité du jeu. Le jeu de la vie, le jeu des erreurs (échecs) et le jeu des math ( sciences du savoir) sont des clés de sagesse qui subtilement, propose aux néophytes la maîtrise de son jeu, c’est-à-dire le JE (MOI) suivis du U ( UNIVERS). Le gagnant de ce jeu est tenu d’utiliser les pièces blanches. Cependant, chaque partie perdue force le joueur à utiliser les pièces noires. De cette manière et à force d’épreuves, la spirale des polarités finit par atteindre un certain équilibre avec le temps, ce qui est justement le but recherché.
Quand je parle de subtilités du jeu, il suffit de regarder le mot mat pour comprendre les dimensions. Mat peut tout aussi bien vouloir dire savoir mater quelqu’un, le rendre obéissant, servile ou bien dans le sens d’observer quelqu’un ou encore mât, poteau d’un navire dont le but est parfois de voir venir les bateaux étrangers à l’horizon. Elle peut aussi parler d’une couleur terne.

L’être humain qui développe sa conscience, en arrive à en découvrir les math et math-tics qui le composent. Plus tu avances dans la compréhension de ce jeu et plus tu découvres que parfois tes limitations sont tes forces et l’étendue de tes croyances, ta faiblesse.
Malgré ce que certains en pensent, ce jeu ne permet pas l’autonomie du libre penseur, car elle conserve une stratégie de progression délimitée par son quadrilatère et basée essentiellement sur des codes, des plans de jeu régis par des lois précises qui le font tourner en rond. Il faut donc regarder ce jeu sous trois angles différents.

Ainsi, il permet tout de même d’acquérir une certaine dextérité et de positionner une force en opposition avec une autre. Il est possible d’avoir une nette influence sur les autres, de savoir contrôler sa destinée et même d’acquérir le statut de maîtrise, mais la véritable et essentielle question à se poser est, qui manœuvre les pièces? Qui est véritablement le penseur ?
À ce jeu, il est impossible de gagner avec le cœur, tout se fait par l’intellectualisation, le raisonnement, la logique. Cette froideur qui caractérise le combat dualistique primaire des polarités qui manoeuvrent la conscience de l’homme en évolution, n’a que faire de l’émotionnel qui est perçu la plupart du temps, comme une faiblesse à proscrire de nos expériences humaines.

Mais comme la beauté du jeu est justement de ne pas se laisser prendre au jeu, regardons alors les choses autrement. Celui qui perd la partie peut laisser libre cours à sa colère ou apprendre de ses erreurs avec sagesse. Celui qui gagne la partie peut laisser libre cours à sa dominance ou faire preuve de modestie. Les résultantes sont à peu près les mêmes dans la plupart des autres jeux.
Se servir du jeu pour apprendre à connaître nos propres réactions et ainsi se Dé-Couvrir.
Se découvrir comporte à savoir qui prédomine à l’intérieur de nous ?

Notre ego ?
Le plaisir du jeu ?
Le partage ?

Est-ce intelligent d’écraser l’adversaire quand le combat est inégal ?
Est-ce intelligent de laisser gagner l’adversaire quand le combat est inégal ? Que veut-on prouver? Toutes ces questions font parti essentielle du jeu, car le jeu c’est sérieux ! c’est souvent rendu à cette étape que nous constatons que malgré la froideur du jeu, nous y avons mis malgré tout beaucoup d’émotion et que gagner nous tenait vraiment à cœur. Toute compréhension s’inverse alors et devient mater l’échec.
Il n’est donc pas si fou de faire le tour de soi-même et d’apprendre à chevaucher l’arène de notre enfant-roi blessé par les expériences de la vie.

M. Alliance

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