Le vieux grimoire

« Comment alchimiser notre réalité ? »

Le vieux grimoire paraissait bien vieux, mais contrairement à ce que je croyais, ce n’était pas un livre d’alchimie, mais juste un très très vieux livre de jardinage dont je pus quand même lire le titre en partie effacé : Jardiner avec la lune, exclusivement réservé aux Jardiniers de la Lune ! Mais comment reconnaître un Jardinier de la Lune ? Il doit bien y avoir d’autres précisions à l’intérieur, mais ouvrir ce livre sans l’abimer relevait déjà d’une gageure. La moindre des précautions : se montrer extrêmement précautionneuse. Mais tiens, oui ! Pour un vieux livre aux feuilles et à la couverture bien épaisses, il me parait étrangement léger, j’ai même la sensation qu’il y a du vide à l’intérieur ! Sensation confirmée, car en le secouant doucement, un petit bruit confirme qu’il y a bien quelque chose dedans ! Mais attention, trop d’empressement pour son grand âge pourrait se montrer néfaste, donc, commençons par l’ouvrir délicatement… Une délicieuse odeur de vieilles choses envahit mes narines ! La première page se laisse décoller sans difficultés. Quelques lettres à peine lisibles semblent danser sur le vieux parchemin : P.O.E.T.E.S, poètes ! Voilà donc un livre, à première vue, réservé aux Jardiniers de la lune, qui plus est poètes ! Pour moi, rien de bien étonnant, un jardinier fait du vert avec les légumes. De là à les cultiver en vers… et certainement pas contre tous ! Les timides vers de terre, eux qui donnent vie au sol, souvent piétinés, niés, oubliés, qui les beaux soirs de mai, de préférence de pleine Lune, sortent de terre pour concrétiser leurs amours, ne sont-ils pas ses petits laboureurs préférés ? Nous nageons en pleine poésie ! Alors les jardiniers de la Lune ne peuvent qu’être poètes… Après ces digressions, et pour faire avancer notre enquête, préoccupons-nous des pages suivantes. Sur la deuxième, rien, du moins en apparence, oui ! J’ai beau regarder de tous côtés, elle me semble bel et bien vierge. La troisième porte une inscription assez lisible : Devant l’adversité ! A petits pas, nous avançons… Là c’est ennuyeux, car les pages suivantes sont toutes collées, soudées entre-elles, impossible de les ouvrir. Zut ! J’espère ne pas rater une partie du message, tant pis, je continue, et soulève précautionneusement le paquet de pages collées. Surprise ! En fait elles sont collées à dessein, et servent de couvercle à une petite cavité soigneusement découpée dans les pages en plein milieu du livre ! Ouf ! Jusque là, je n’ai rien raté, alors voilà ce qui explique la légèreté et le bruit que j’entendais, car dans cette cavité, il y a quelque chose… Jauni et racorni, une sorte de petit sachet, miraculeusement intact vu l’état du livre ! Mais que peut-il bien contenir ? Armée d’une loupe, il me faut maintenant tenter de lire les lettres à peine visibles et qui semblent danser sur le papier du sachet. Ah oui ici pas de doutes ! Avec la transparence du temps qui passe, le mot poètes réapparait dans tout son mystère et sa grandeur ! Je pense tout de suite à mon propre père, grand jardinier (qui d’ailleurs n’a jamais cultivé avec la Lune), poète devant l’éternel vantant son athéisme à qui voulait l’entendre, qui signait ses livres de poésies : Louis Giordano, le jardinier poète ! Mon petit papa, je sais que là où tu te trouves maintenant, tu as finis par comprendre que le néant n’existe pas ! Et pour que ma pensée d’Amour arrive jusqu’à toi, vois, je te dédie cette nouvelle !
Mais revenons à notre sachet ! Autour de la découpe, et même bien lisible avec un minimum d’attention, je peux lire :
Mode d’emploi du sachet « Impression et senteurs de la forêt, haies, prairies sauvages et autres chemins habités par les lutins», à l’usage des Jardiniers de la Lune, Poètes épanouis au crayon rayonnant, mais aussi valables pour banals pousseurs de brouettes, manipulateurs de bêches et autres râteaux et bien sûr, des prisonniers au cœur pur (autres, s’abstenir) même devant l’adversité, à la recherche de la dimension cosmique de la transformation…
Mais que peut bien contenir ce sachet ? L’ouvrir comme cela bêtement sur un coup de tête serait facile, mais aussi peut-être dangereux pour le contenu qui, à n’en pas douter, doit être très précieux ! Il est aussi question de s’assumer devant cette adversité, alors méfiance ! Bref, je vous livre ce que j’ai pu déchiffrer dans les pages suivantes se rapportant au sachet et ce fameux mode d’emploi :
– Avant toute chose, se sentir prêt, et laisser sur le chemin toutes pensées parasites pouvant pervertir les effets du sachet.
– Prendre le sachet,
– Le faire passer d’une main à l’autre,
– Bien le regarder,
– Le retourner dans tous les sens,
– Le secouer près de l’oreille,
– Le regarder encore et encore un peu, et un peu plus.
– Puis se décider à prendre la décision d’ouvrir le sachet.
– Ne pas se presser,
– Ne pas se précipiter,
– Prendre son temps (la réussite de l’opération en dépend).
– Faire le silence, et là ! maintenant ! Ouvrir le sachet, en faisant bien attention que rien ne tombe, ni ne s’envole…
– Verser doucement le contenu dans le creux d’une main.
– Tout d’abord, retenir sa respiration pour ne pas volatiliser le précieux mélange.
– Puis le contempler, encore, et encore un peu, et un peu plus…
– Bien détailler le contenu (il est préférable d’en déterminer soi-même la composition plutôt que de bêtement la lire sur la notice) ; mais, toutefois, le prisonnier de longue date, aux sens un peu émoussés, pourra parcourir du regard la composition suivante, bien entendu non exhaustive :
Douceur de mousse, brins d’herbe séchée, feuilles envolées, humus frais, poils d’écureuils, chants d’oiseaux, pétales de violettes odorantes, tintement de clochettes de muguet, gouttes de rosée avec reflets, bruissements, murmures (de la forêt), brise fraîche et douce, 0,001% concentré de lumière sous forme de copeaux de rayons de soleil, ou de lune (selon l’heure), caresses de branches basses, ailes d’insectes, crottes de mulots, racine d’espoir, graines de liberté, germes d’amour, baisers de jouvence, zeste de volupté, souffle d’éternité, lueur de transcendance, larmes d’émotion, aria de la suite N°3 de Bach, BWW 1068, un poil de raton laveur, excipient : 99,998%.
– Observer,
– Ecouter,
– Fermer les yeux,
– Se vider tranquillement de son air,
– Ne pas se presser,
– Prendre son temps.
– Puis doucement, lentement, calmement, inspirer sans bruit, sans froisser l’air au passage, le contenu du sachet.
Si vous avez scrupuleusement suivi la notice d’utilisation, votre vie doit se transformer comme le recherchaient les alchimistes des temps jadis, comme ceux des temps présents. Tout ce qui fait votre réalité matérielle saute de toutes parts, votre conscience s’élargit à tout ce qui vit. Vous devez sentir toute la forêt pénétrer en vous, vous ensorceler, vous bercer, vous caresser. Vous devez entendre les arbres respirer et battre leur cœur, voir la danse sacrée des violettes, le soleil animer toutes choses ! Vous devez entendre le brame du cerf, le vagissement des souriceaux nouveau-nés, les fleurs rirent et danser, sentir la caresse du vent sur et dans votre corps, et enfin vous laisser gagner par le plus grand calme qui soit, grand ouvert sur toutes les réalités de tout ce qui vit sur Terre, tout les règnes, qu’il soit animal, végétal, minéral. Et bien d’autres choses encore…
Alors bien sûr, je n’ai pas hésité une seule seconde (surtout que le bien d’autres choses encore m’interpellait !). Confortablement installée là, dans le jardin, juste à la frontière entre l’herbe coupée et celle réservée au petit peuple de l’herbe, herbes folles diraient d’aucuns, royaume des sauterelles, mantes religieuses, criquets et autres petits batraciens, où je laisse l’herbe pousser, domaine de ce petit peuple qui nous enchante de ses harmoniques champêtres, et celle que je tonds en position la plus haute possible, pour mon propre espace, essayant du mieux que je peux, d’attraper, qui une verte sauterelle, un criquet, un grillon potelé, une araignée avec sa grosse poche d’œufs, une petite reinette, tous fuyant avec effroi devant l’horrible machine de mort. D’après les gens aveugles, « c’est plus propre ! », plus vert peut-être, mais mort ! Bien sûr, je n’ai pas la même idée de ce qui est « propre », c’est comme la guerre et les armes. Il y en a des « propres », parait-il, avec des bombes ou des missiles sortant directement des plus belles usines d’armement immaculées, avec des employés et des patrons impeccables aussi, et d’autres qui sont sales comme les armes chimiques : vous préférez quoi, pour mourir à la guerre, le fer ou le poison ?
Mais laissons cela aux êtres humains ordinaires, et revenons à notre sachet. Je me sentais prête, et j’ai laissé sur le chemin toutes pensées parasites pouvant pervertir ses effets. Je l’ai pris, fais passer d’une main dans l’autre, bien regardé, retourné, secoué près de mon oreille, et regardé encore et encore un peu, et là ! J’ai pris la décision, peut-être la plus importante de ma vie ; sans me presser, sans me précipiter, je me suis retrouvée dans le plus grand silence… Alors devant moi le sachet s’est mis à flotter, devenu transparent, il a disparu ne laissant que le contenu : un minuscule nuage mouvant, lumineux, vivant qui s’est approché de mon visage, plus près, plus près, je louche… S’arrêtant soudain avant de reprendre son avancé pour pénétrer juste là, entre mes deux yeux…
Ce qui s’est passé ensuite, je voudrais bien l’écrire, mais comment écrire ce qui est indicible, ce qui n’est pas de cette « réalité terrestre » ? Une magnifique lumière est apparue derrière mes paupières closes ! Tout est dans Un et Un est dans Tout, plus de séparation. Je vois la Terre, infime point de ce si vaste univers, si vivante, encore si gaie il n’y a pas si longtemps, avant l’arrivée de l’être humain. Pourtant, elle est de la plus haute importance pour nous, car elle est le support matériel de nos expériences terrestres quelles qu’elles soient ! Et le temps ? Une illusion ! Nous croyons être une individualité seule et unique, un simple point dans ce que nous pensons être son défilement. Nous croyons être beaux ou laids, malheureux ou heureux, etc. Mais en fait, la dualité est à la source de tout ! Nous croyons n’être que ce savant assemblage de cellules qui arrivent par hasard, et quitte la scène après sa brève apparition ?
J’ai vu la profondeur du ciel, je suis allée jusqu’au point zéro, j’ai vu l’Univers d’où nous venons, celui de la création instantanée. J’ai vu la vie partout, partout, l’Emotion, l’Amour, trame de cet Univers matériel. Je ne peux pas vous dire tout ce que j’ai vu. Puis l’espace qui s’était déployé à l’infini, a fini par se contracter autour de moi, et j’ai perdu connaissance… Quand je suis revenue à moi, j’étais toujours allongée dans l’herbe, à la limite entre la haute et la basse : quel rêve ! Quel voyage ! Le ciel, égale à lui-même, transportait quelques nuages, et le soleil en profitait pour s’y cacher. Ce rêve incroyable me laissait pourtant un étrange goût de réalité… M’asseyant, j’aperçois quelque chose dans l’herbe haute ? On dirait un vieux livre, dont toutes les pages jaunies doucement volent sous l’action de la brise qui soudain s’arrête, laissant deux pages offertes à la lecture :
Jardiniers de la Lune, devant l’adversité, respirez, souriez, écrivez…
Vous êtes la LUMIERE, vous êtes AMOUR, vous ETES…
Et voletant là-haut dans la brise revenue, un petit sachet jauni monte vers le ciel…
Oh, ne faites pas cette tête-là ! Et puis après tout, croyez bien tout ce que vous voulez. Créez ce que vous voulez pour votre vie après celle-ci ; votre croyance vous donnera toujours raison !

L’incongruité (humour)

L’incongruité

 

Il était une fois…“un quelque chose, non défini mais accompli”, une sorte de principe, omnipotent, indescriptible, une conscience, toute puissante, transcendante, quelque chose, au commencement des commencements, d’inimaginable ! Ce quelque chose, dont on aurait pu croire qu’il se suffisait à lui-même, et que certains, avec cette manie de classer, d’étiqueter, de mettre un nom sur tout appelèrent « Dieu ». Un nom c’est un nom, et plus pratique que pas de nom, car l’on se retrouve sans y prendre garde, avec des Truc et des Machin en veux-tu en voilà !

Donc Dieu, puisque c’est son nom le plus courant, se prit de l’envie de créer. Très étrange ! Car quand on est transcendant, indicible, avoir une envie, cela sent un peu le dérapage ! Et le pire, c’est qu’apparemment, Il ou Elle ne savait pas trop quoi créer ! Sans doute pour montrer, et on se demande bien à qui, sa toute puissance. Le dérapage sentait le roussi.

L’ennui, le très gros ennui avec ce principe, cette Pure Conscience, c’est qu’Elle ne pouvait faire des brouillons que l’on jette à la poubelle après les avoir bien froissés, ou que l’on brûle, pour être sûr que personne n’ira voir vos bêtises. Non ! Cette Immanence ne pouvait faire autrement, une fois le processus enclenché, que de donner forme réelle à ses idées. Il fallait donc bien réfléchir avant, pour ne pas faire n’importe quoi ! Mais quand on est tout puissant, omnipotent, sans distraction, et pas vraiment pressé par le temps, c’est simple ; l’éternité ! Facile pour plancher, même en mordant son crayon !

Bref, il s’agissait de concevoir un plan bien défini, qui pourrait par la suite, avec l’étincelle de départ, s’auto alimenter à partir d’un certain degré d’évolution. Il fallait, pour le jaillissement premier, une dose de concentration absolument impensable et inimaginable pour des petits cerveaux.

Alors, avec une soudaineté infinie, dans une déflagration tout autant infinie, le « quelque chose » finit par se produire. La description du processus relève de l’imagination, qui comme on vient de le voir, peut avoir force de création et de réalité. Alors de rien, de cette chose non définie, non exprimée, non manifestée, naquit l’accomplissement, la Manifestation.

L’univers que nous connaissons, avec ses galaxies, ses étoiles et leurs planètes, le tout soumis à toutes sortes de forces qui font que le ballet final est assez réussi, était né. Dieu se perdait dans la contemplation de son œuvre… Et le temps passait, passait… Si bien qu’au bout d’une petite éternité, Dieu trouva que le minéral, c’était bien joli, mais d’un triste !

Il ou Elle convoitait quelque chose de plus vivant, un petit objet, qui pourrait exprimer, par exemple, son admiration et sa vénération envers son Créateur. Dieu se prit de l’envie d’être reconnu comme l’Artisan de cet univers, le grand thaumaturge omniscient, que sa création pourrait reconnaître comme tel, et louer comme son Seigneur et Maître incontesté.

Et pour ce petit objet-personnage, il fallait créer un environnement où il puisse s’épanouir. Inutile de dire qu’une telle réalisation ne pose aucun problème à un dieu ou déesse ayant déjà créé tout un univers. Cinq petits jours rondement remplis, et l’affaire est au point.

D’aucuns pourraient objecter que l’environnement de la petite chose vivante n’avait pas été mûrement réfléchi, et aurait pu paraître un peu brouillon pour un observateur ayant l’esprit critique. Mettant sans cesse un coup de barre à gauche, à droite, cherchant sans cesse un équilibre précaire dans ce qu’il est de bon ton d’appeler « l’évolution »… Facile de répondre que ce petit objet vivant ne représentait pas grand-chose dans cet univers-là. Une sorte de jouet, sans doute bientôt délaissé ; il était donc superflu d’y consacrer une trop grande dose d’énergie.

Le décor étant planté, restait la conception. Devant l’argile immaculée, avec l’impossibilité de faire des erreurs, Dieu, avec une extrême concentration, se mit donc à créer un personnage, modelant, lissant, galbant, se reculant pour mieux voir l’effet d’ensemble. La créature achevée, avec ses formes harmonieuses, ses seins et ses fesses galbées, ses longs cheveux brillants et soyeux, sa peau lisse, ses yeux bien dessinés ombrés de longs cils, attirait le regard par son charme et sa grâce.

Il ne lui restait plus qu’à la reproduire encore une fois, histoire d’avoir la paire, et le tour serait joué.Mais tous ces travaux, et surtout cette dernière création, avaient demandé bien des efforts. Pour un observateur averti, il semblait que la « main », salie par de petits morceaux d’argile, n’avait plus aussi belle assurance que pour la première création. La fatigue peut-être ?

Les traits, aussi bien du visage que du corps, étaient plus accentués, la peau, délibérément lisse de la première créature, présentait ici le système pileux d’une fourrure usagée, sauf sur la figure, où des poils se serraient en rang hirsute ! Drôle d’idée ! La silhouette plus massive et moins harmonieuse accusait des muscles saillants, et il se dégageait de ce deuxième exemplaire, comme une expression d’agressivité, une attitude belliqueuse, un air de domination qui paraissait prêt à se manifester à la première occasion, et contrastait avec la douceur, la sensibilité, la bienveillance, l’altière sérénité de la première créature.

C’est alors qu’au moment de terminer le galbe situé tout en haut des cuisses, rien en somme qui n’eut dû poser problème, arriva l’incongruité ! Peut-être un peu trop d’eau dans l’argile ? Des souillures dispersées ? L’impatience d’en finir et de voir l’objet s’animer ? Toujours est-il que : plaff ! Les petits morceaux d’argile épars sur le dos de « la Main » se collent intempestivement là ! oui ! Juste à l’entrejambe ! Une sorte de boudin surmontant deux petites boules fripées et parsemées de poils rares et anémiques. Quelle catastrophe ! Dieu essaya bien de modeler du mieux qu’Il le pu cet ensemble incongru, et se perdit un temps en conjecture pour y trouver une quelconque utilité. Voilà qui était bien contrariant. Vite ! Cachons cela avec une touffe de poils, du plus joli effet sur la première création, mais bien insuffisante pour cacher l’appendice, qui en dépassait, lamentablement !

Les deux créatures, au lieu d’être semblables, devaient maintenant se compléter, avec le risque qu’elles entrent dans la dualité. Comment vont-elles évoluer ? Dans l’amour ? La haine ? La tendresse ? Le désir ? Ou vivre ces sentiments en alternance ? La plus rustique ne risquera-t-elle pas d’imposer à l’autre ses façons brutales ? Ou le libre arbitre donné à chacune, leur fera-t-il chercher, au contact mutuel, l’unité intérieure ? Il fallait maintenant accorder toute la nature de ce petit monde à ce modèle.

Laissons-les se reproduire avec cette incongruité, on verra bien ce que cela donnera ! La reproduction sexuée était née, et Dieu décida qu’ils y prendraient du plaisir…

Voici une autre façon de voir la création, et comment Dieu, contraint, après avoir créé la femme, créa l’homme (à son grand dam), inventa le sexe… sans le faire exprès ! Est-ce Lui ou Elle qui choisit la femme pour porter les fruits de cette sorte de reproduction, ou est-ce l’homme qui imposa cette tâche à sa compagne pour mieux la dominer ? La question reste entière !

 

Elisabeth Giordano

 

 

Etre humain…

 ÊTRE HUMAIN, arrête un peu ton bras, Arrête tes pensées… Écoute !

Écoute la voix de la Nature, de la Terre, du Ciel.

Écoute ta voix intérieure, celle qui te parle,

Mais que tu n’entends pas. Regarde,

Regarde avec les yeux du cœur,

De l’émotion,

De la compassion,

De l’Amour.

Alors tu verras cette autre réalité,

Plus vraie, plus réelle,

Celle qui transcende la vie et la mort.

Alors les choses n’auront plus la même valeur,

Tu ne vivras plus la jalousie, l’envie, la peur, la haine,

La beauté de l’âme te sera révélée,

Tu connaîtras la Réalité,

Tu connaîtras la JOIE