CETTE PETITE CHOSE…

CETTE PETITE CHOSE…

La vie…
C’est cette petite chose que l’on savoure avec délectation, quand tout va bien et que nous exécrons quand tout va mal. Qu’une simple minute de joie conserve sa gloire l’instant d’une heure éternelle et qu’une heure triste, s’évade de notre conscience l’espace d’une simple seconde.

La vie…
C’est ce silence étoilé que le soir, nous contemplons, pour comprendre l’absence de clameur qui caractérise l’univers, sourd de nos nombreuses attentes. Le bruit incessant de l’importance que l’on se donne, sachant le regard silencieux du ciel, devant nos frêles bravades.

La vie…
C’est d’essayer d’exister en dehors de nous, sachant très bien que l’univers intérieur est plus vaste encore. Que la vie physique soit impossible sans l’action qui la complète, que l’esprit soit invivable sans la vibration qui l’accompagne.

La vie…
C’est le plaire et le déplaire pour mieux sentir que la réalité nous échappe, indifférente reste-t-elle, devant notre amour-propre blesser par tant de jugement sur une valeur tronquée par nos propres limitations.

La vie…
C’est ce silence naturel devant la mort d’une fourmi et le fourmillement inlassable devant l’éloquence d’une célébrité. Un interminable et médiatique échange de procédés devant la mort d’un homme de guerre abattu pendant son travail et cette nonchalance devant des peuples affligés.

La vie…
C’est de pouvoir crier liberté sans ressentir la gêne de l’irréalisme. L’idée qu’un monde meilleur commence par ceux qui habitent ce monde. Que le renard le plus futé soit-il, ne peut empêcher des milliers de poules d’avoir enfin une tête.

La vie…
C’est des idées hauts et des vides et haut. Des idées devenues prisons, des idées devenues oppressantes, des idées devenues omniprésentes. Se faire des idées sur l’importance des mots décideurs, n’est qu’une idée en l’air de plus…

La vie…
C’est cette diversité qui finalement nous procure l’intime conviction, que nous existons puisque nous réagissons en secret ou en manifestation devant l’inaction des divinités que nous chérissons et qui pourtant attendent dans un troublant sillon sur la mer des tranquillités, nos actes héroïques encore forts peut nombreux.

Bien sûr, nous pouvons toujours justifier que la vie est monotone. Qu’elle est bête à en mourir, que l’homme n’y peut finalement pas grand-chose face à cette petite chose qu’est la vie. Mais alors ! Et si c’était justement le but de la vie…de simplement la vivre.
Michel Alliance

LA PERFECTION RELATIVE.

LA PERFECTION RELATIVE.

Ce soir, en questionnement intérieur, je me demandais ce que signifiait être parfait.
-Est-ce que le cheval est parfait?
-Est que l’arbre est parfait?
-Est-ce qu’un lac est parfait?
-Est-ce que la nature est parfaite?
Alors, pourquoi l’homme n’est-il pas parfait demandais-je?
La réponse ne se fit pas attendre « Parce qu’il croit être imparfait. » répondit la source.

« Voyons ce qu’il y a à dire sur la croyance.
La croyance n’est pas mauvaise si celle-ci permet à un être de se servir d’elle dans un sens de dépassement. D’avoir foi en ses actes et volonté d’agir pour ce qu’il croit être essentiel ou important. Réaliser son être en permettant à son ignorance d’en apprendre un peu plus sur lui-même et son environnement. Avoir la croyance (dans le sens de foi) qu’il vaudrait mieux ne pas rester prit dans une croyance, car elle empêche aussi d’avancer. Avoir la croyance (dans le sens de foi) que la vie sait ce qu’elle fait malgré nos doutes et nos rages.

Quitte le doute inutile qui te laisse sur place en conservant le doute raisonnable…celui qui permet de ne pas être sûr, mais d’avancer et de vérifier par la suite ton chemin. N’hésite jamais de demander aux autres si tu es sur le bon chemin, mais ne crois pas aveuglément leurs réponses, car peu d’humains sont certains de leurs propres routes puisque nous en sommes tous pèlerins. Écoute, observe et fait un choix, le tien, en connaissance de cause et avec la meilleure détermination possible pour ton propre respect et celui des autres.
Donc à la question Pourquoi l’homme ne serait pas parfait? Parce qu’il refuse la responsabilité de ses actes. Il préfère blâmer le ciel et les hommes…comme tu le fais aussi parfois toi-même, dans ta non-compréhension du pourquoi des choses.

-Imagine que le cheval te réponde avec des mots. Demande-lui cheval, es-tu parfait? Tu serais surpris de sa réponse. Il te dira certainement un truc du genre « Non, je ne le suis pas. Regarde le cheval du voisin, il a de plus puissants muscles que les miens. Celui de l’autre voisin gagne toutes les courses et l’autre encore, gagne tous les prix de beauté. »

-Imagine que l’arbre te réponde avec des mots. Demande-lui arbre, es-tu parfait? Il te répondra « Non, je ne le suis pas. Regarde l’arbre à côté, il est plus robuste et feuillu que moi. L’autre est plus droit et l’autre encore beaucoup plus près du ciel que moi. »

-Imagine que le Lac te réponde avec des mots. Demande-lui Lac, es-tu parfait? Il te répondra « Non, je ne le suis pas. Regarde le lac à côté, il est plus profond que moi. Plus large, plus clair et la vie plus abondante que dans le mien. »

En regardant de près, plusieurs cherchent la perfection, mais c’est une recherche et non une découverte, c’est un chemin et non une destination, c’est une quête et non un acquis.
En fait, se croyant imparfaits, ils ont parfaitement raison.

Range de côté la technologie, les enseignements populaires et regarde simplement l’homme d’hier et d’aujourd’hui et dis-moi franchement si on oserait affirmer qu’il s’est amélioré? Les guerres sont toujours d’actualité n’est-ce pas? La pauvreté aussi. Les incompréhensions raciales, la soif de pouvoir, la conquête des terres, le mépris des différences. Seule la culture a vraiment changé. Ne va pas croire que la perfection n’est pas de ce monde. Oui elle l’est, mais elle est rarement dans la conscience du monde. Ce n’est pas parce qu’un diamant est parfait en tant que création, qui ne peut pas être taillé pour améliorer sa propre perfection.
Alliance

PEUT-ON RÉELLEMENT ÊTRE HEUREUX?

PEUT-ON RÉELLEMENT ÊTRE HEUREUX?

« Ce qui est important dans la vie est-ce la carrière, ou est-ce d’être heureux ? » me demandait l’autre jour un de mes amis. Un choix de carrière intéressant peut évidemment rendre heureux, personne n’oserait dire le contraire. Mais qu’est-ce qui importe tant que ça au fond ?
1- Être bien dans sa peau?
2- Avoir un(e) conjoint(te) parfait(e)?
3-Dialogue, attention, compréhension, sexe, amis ?
4- Avoir le travail idéal?

Bon, quand je regarde cette définition, je me dis que j’ai de la chance, ma vie contient un pourcentage de ces choix. Le hic dans tout ça, c’est que je ne suis pas plus heureux que les autres. Peut-être que la raison réelle vient du fait que l’homme n’arrive jamais à se satisfaire et encore plus si l’on est moindrement trop perfectionniste?

Soyons francs, il y a tant de routes qui mènent au bonheur ou au malheur comme; connaître de belles personnes ou de conquérir des possibilités illimitées dans tous les domaines qu’on ne voudrait pas se contenter d’avoir seulement un de chaque quand on pourrait aisément avoir beaucoup plus. D’ailleurs, on nous a motivé (conditionné devrais-je dire) à voir les choses ainsi; ne jamais se satisfaire, acheter toujours plus, poursuivre des buts illusoires de complaisance et même l’amour axée sur des soupapes évasives comme la porno. Honnêtement, on y échappe pas vraiment tellement elles sont omniprésentes dans la vie matérielle et fade d’aujourd’hui. Alors, comment se soustraire à l’étalage publicitaire qui imprime en nous l’idée du manque continuelle, et ce, à tous les niveaux?

Comme d’autres l’expriment également, il faut savoir se contenter d’être heureux de ce que l’on a, mais sans faire abstraction de poursuivre des buts supérieurs. Non dans le but de conquérir des valeurs matérielles ou gratifiantes pour l’ego, mais plutôt comme un concept de confiance pour soi-même de demeurer en mouvement, vivant et conscient de nos réels besoins.
Il est écrit « aide-toi et le ciel t’aidera » j’imagine qu’il faut donc mettre du sien pour obtenir une juste part des merveilles d’en haut n’est-ce pas?
Demande-toi ce que tu ferais si demain tu recevais 3 millions de dollars?
Serais-tu toujours ici?
Aurais-tu toujours cette demeure ?
Serais-tu toujours avec la personne qui habite avec toi?
Aurais-tu toujours ce travail ?
Aurais-tu toujours les mêmes amis ?
Mais surtout, serais-tu réellement plus heureux ?
Et si oui, pour COMBIEN DE TEMPS..?

Et toi qui a déjà une belle richesse monétaire demande-toi si :
Tu fais réellement confiance aux autres?
Si tu es fier de la manière dont ta richesse fut obtenue?
Si tu es fier de toi sur d’autres points?
Si tu as su rester humble devant le succès?
Si la riche t’a apporté le bonheur?
Et si oui, pour COMBIEN DE TEMPS..?

Le pourcentage de tes réponses sera l’indice de ta satisfaction ou insatisfaction de vie. Plusieurs personnes disent que l’argent ACHÈTE une part de bonheur, mais qu’elle n’est pas LE bonheur. Ils ont raison.

Invariablement, l’humanité déteste plusieurs choses comme :
-Se voir vieillir et ne rien pouvoir y changer sauf, réussir à l’éloigner temporairement.
– Ce voir impuissant devant les injustices partout dans le monde.
– Devoir toujours travailler pour se payer des choses ( dans le but d’autosatisfaction temporaire pour se créer l’illusion d’être heureux.)

Ma longue recherche de bonheur à fini par me faire voir la chose ainsi. Le seul moyen pour être heureux, c’est d’être conscient que nous ne le serons JAMAIS totalement.
Pourquoi ? Simplement parce qu’être heureux c’est une émotion et qu’on ne peut pas vivre seulement d’une émotion. « L’électrocardiogramme de la vie », expression que j’ai créée il y a quelques années tant elle se rapproche de nos comportements (éviter d’aller trop haut ou trop bas, juste un équilibre des forces pour vivre bien et en mouvement) nous bouscule continuellement dans les extrêmes pour nous déstabiliser. C’est ainsi que l’Astral fonctionne. Le meilleur équilibre a avoir, c’est de vivre de la satisfaction au même niveau que l’insatisfaction. Autrement dit, l’utilisation de la barre de flottaison haut et bas en harmonie pour être centré avec nous-mêmes dans toutes les situations. Une part égale de toutes choses sera plus profitable que d’atteindre des sommets dans quelques catégories distinctes.

Je donne souvent cet exemple; posez une feuille de papier sur une table et soufflez délicatement entre la feuille et la table. Elle se soulèvera légèrement et avancera sans difficulté par elle-même. Faites le test, vous verrez. Le balancier de la vie fonctionne de la même manière. Apprendre à être centré nous permet d’avancer, mais si nous frappons trop souvent les extrêmes, tout comme l’exemple de mon électrocardiogramme, il sera beaucoup plus difficile d’atteindre la plénitude de notre être.

Pour éviter d’être rongé par les polarités « bon-heure, mal-heure » la corollaire la plus judicieuse est d’atteindre son équilibre centrique (non égocentrique). Être bien, est le prix d’être conscient que le vide intérieur est un passage de l’âme vers la tranquillité de la soif des acquis. Tu n’as donc pas besoin d’être heureux et encore moins malheureux si l’on y regarde bien. Tu as besoin d’un juste équilibre pour prendre ton envol entre l’illusion de tes besoins véritables et celle de tes attentes. Tout ce que tu ressens, provient de ton émotionnel et si ton émotionnel n’est pas pleinement satisfait, tu chercheras irrémédiablement des portes d’évasion pour chasser en toi ce mal qui te ronge. Ce qui est malheureux à l’intérieur de toi, ce n’est pas toi, mais une partie de toi. C’est ton ego qui exprime son besoin d’exister. Regarde-le passer. Ne lui donne pas tant d’importance. Dès que tu le perçois, change ton état d’esprit et le reste suivra. Il faut apprendre à se recentrer. Ce n’est pas si difficile, mais comme dans toute bonne chose, il faut un travail sur soi.

+++++++

« Nous faisons tous les jours de véritables petits miracles fort plus brillants et plus utiles que d’épater les autres et soi-même avec des tours de magicien. Chaque fois que tu te lèves pour aller travailler et que ton coeur n’y voit aucune joie, c’est un miracle. Chaque fois que tu réussis à faire sourire quelqu’un malgré la tristesse des épreuves de la vie, c’est un miracle. D’après mon expérience, tout peut être un miracle de volonté et d’altruisme. C’est l’état d’esprit qui fait la différence. »
All.

QUELQUES PERLES.

Réflexe-ïon et philo mène de croissance.

Quelques textes pondus au fil du temps…

« Dans bien des cas, les autres ne sont que le reflet de nous-mêmes, notre part de peur, insécurité, insuccès, etc. Quand on se regarde dans un miroir c’est pour « s’arranger », et voir si on a pas un petit quelque chose sur la bouche, etc. C’est ainsi qu’il faut voir les autres. Mais…et c’est la beauté de la vie, l’autre est aussi un autre qu’il faut décoder, apprécier, comprendre, car après tout, nous sommes aussi son reflet. »
Alliance.

« L’éducation, c’est relatif.
Vous aurez beau lire tous les magazines à sensations, les nouvelles télévisées et journalistiques, vous en serait toujours au premier stade. Celle d’une information inadaptée, ciblée pour des raisons marketings ou stratégique et le peu qui nourrira votre savoir, ne fera jamais de vous une personne éduquée. Vous serez plutôt un critique qui considère que sa laine est supérieure à celles des autres moutons.
La véritable éducation demande de s’affranchir de croire pour bien savoir. » Alliance.

« Chercher le siège de l’esprit dans le cerveau, reviendrait à chercher le sport dans les tendons. »
Alliance

« Inspire,expire. Avoir de l’inspiration, c’est absorber la vie
pour expirer de nous-mêmes, la création. » All.

« L’homme est, et restera guerrier.
C’est un Demi-Dieu préférant honneurs à modestie.
Quand le sens du mot amour sera enfin compris,
il ne restera…que les pierres à embrasser. » Alliance

« Ne pas connaître ses erreurs, c’est un manque d’expériences.
Vivre de ses erreurs, c’est un manque d’intelligence. »
All.

« La vie fatigue souvent l’homme.
Le sommeil par contre, énergise l’homme.
Comment blâmer ceux qui ne veulent s’éveiller? »
All

« J’ai tellement appris à croire,
Que je ne sais toujours rien. » All.

« Quand on pense avoir découvert,
On découvre qu’on pensait. » All.

« Je ne puis porter mon regard sur le vent,
Oserais-je affirmer qu’il n’est pas?
Je ne puis caresser du doigt mon rêve,
Dois-je le croire illusoire? »
All.

« Nous naviguons fréquemment sur une mer agitée et une mer d’incompréhension si puissante envers les autres, qu’il vaut mieux identifier rapidement, si nous sommes bons nageurs. »
All.

« Je suis ce que je suis, mais suis-je vraiment ce que je crois être?
Si je crois, est-ce que je croîs tout de même?
La croyance éloigne mon savoir car :
1- Comprendre « ajoute » à mon bagage un élément additionnel.
2- Connaître ajoute à mon bagage une notion de « déjà vu ».
3- Savoir apporte à mon bagage « l’intégration totale ».
Conclusion : l’homme parfait est la somme suivante :
Je sais comprendre ma connaissance, sans croire ce que je suis. »
All.

« On reconnaît l’arbre à ses fruits,
Cependant, plusieurs arbres n’en produisent pas! »
All

« Le passé même jolie, est toujours regret ou nostalgie. Le futur est souvent angoisse et questionnement. Le présent est la seule chose qui mérite notre attention, car chaque seconde change les impressions que l’on pourraient avoir, en véritable action. »
All.

« Si tu vois quelqu’un de grand, alors tu te vois petit.
Si tu vois l’autre petit, alors tu te penses grand.
Si tu te vois toi-même, alors tu ES. »
All.

« Nous affirmons tous nos différences haut et fort.
C’est parce que personne n’est vraiment certain.
Nous cherchons à percevoir si dans l’autre,
Ce qui nous anime, est aussi partagé. »
All.

« Quand l’homme ne désir plus, il commence à vivre.
Quand l’homme commence à vivre, il ne croit plus, il sait.
Quand l’homme commence à SA-VOIR,
Il peut enfin VOIR-SA vie. »
All.

« Si l’homme n’avait pas la CHANCE de faire des erreurs,
Il ne pourrait jamais ÉVOLUER.
S’il fallait DICTER à l’homme sa conduite,
Il ne serait jamais AUTONOME.
Si l’homme était juste une autre sorte D’ANIMAL,
Il ne souffrirait pas de sa CONSCIENCE. »
All.

« Sommes-nous parfait?
Selon l’esprit : En progression continuelle.
Selon la détermination : Pas du tout.
Selon l’orgueil : Évidemment.
Selon l’être entier : Aucune importance d’accorder de l’importance à être ou ne pas être…vivons, rions et apprenons.
Le reste viendra bien tout seul. »
All.

« Ce que nous pensons être,
n’a d’intérêt que pour l’ego qui veut être. »
All.

« Celui qui se voit grand, est une plaie pour les autres.
Celui qui se voit petit, est une plaie pour lui-même.
Celui qui se voit pèlerin de sa vie,
est une joie pour l’esprit. »
Alliance.

« Le mépris et l’ignorance volontaire, ont toujours été l’apanage des orgueilleux. Rien ne sert d’expliquer les visions d’Einstein à ton chat. Donne-lui sa nourriture et va te faire un café. »
All.

« Dans cette cité de l’univers, le reflet façonne l’Université de nos vies. »  All.

« La vie est un combat, qui devient agréable quand l’émotionnel s’efface. » All.

« Je suis limité parce que j’y crois. Je suis illimité parce que je peux. »           All

LE MUR DES LAMENTATIONS.

LE MUR DES LAMENTATIONS.

Il y avait un jour, deux hommes vieillissants assis et adossés à un vieux mur de pierre défraîchie, mais toujours solide et infinis d’un côté comme de l’autre. Cette muraille était également immense en hauteur comme en longueur. Elle semblait ne pas connaître de fin, ni de gauche, ni de droite et impossible à contourner.

Le premier homme aux cheveux gris dit :
– Cher ami, je me demande bien et ce, depuis très longtemps, si quelque chose de merveilleux se cache à nos yeux derrière ce rempart insurmontable à première vue?

Le deuxième homme aux cheveux blancs répondit :
– Personnellement, je ne vois pas l’utilité d’en acquérir la connaissance, mais si cela t’intéresse vraiment, regarde à ta gauche, derrière le gros arbre, tu y trouveras une échelle de longueur aussi infinie que cette citadelle. Intimement, j’en connais l’existence, mais ne désire aucunement en bénéficier. Libre à toi de faire selon ta volonté.

Le premier prit donc l’échelle qui était de hauteur suffisante et vint l’appuyer à la cloison rocheuse. D’un pas déterminé et avec lenteur, il gravit une a une les palettes de bois lui donnant accès enfin, à ce savoir nouveau qui nourrissait son cerveau imaginatif depuis un moment. Bien sûr, l’effort était appréciable pour le vieil homme, car l’échelle était vraiment très haute. Plusieurs heures de travail laborieux, mais néanmoins méthodique, un pas en appelant un autre, résolu à conquérir ce ciel si convoité.

Sa détermination fut récompensée. Une fois au sommet, le vieil homme s’illumina. Il y avait à l’horizon des choses merveilleuses. Des couleurs chatoyantes, magnifiques, magiques comme des soleils de pureté enivrants et de suaves expressions d’arc-en-ciel de vie. Des étoiles et des univers illimités…solennité féerique dans un silence patriarcal. Quelle splendeur se dit-il. Calme et beauté sans nom.

Puis, le soleil de ses yeux s’obscurcit soudain et fit place à la tristesse du regard.

Il redescendit donc lentement en se disant :
– Que pourrais-je bien faire de ce savoir nouveau? Je ne puis l’atteindre en sautant de l’autre côté, car cela me tuerait sûrement. Je ne peux passer l’échelle de l’autre côté, trop lourde pour moi. Je ne puis contourner ce mur, je le soupçonne d’être de construction solide et sans failles et de plus, ses fondations sont sûrement très profondes.

Le vieil homme quelque peu déçu, retourna donc auprès de son ami. Celui-ci le regarda avec un sourire plein de tendresse, digne d’une longue amitié et se retourna sans mot dire.
Dès ce jour, les deux hommes n’avaient finalement, plus rien en commun, car celui qui sait, même s’il ne peut l’atteindre, aura toujours dans son cœur ce savoir nouveau, que la vie est bien plus vaste en merveille que le présuppose notre quotidien.

Michel Alliance

+++++++

Prise de conscience :

Croire n’est pas la voix.
Connaître n’est pas la voix.
Savoir n’est pas la voix.
Tout ceci n’est qu’orgueil.
Être attentif au souffle de l’esprit, l’intuition.
Être équilibré comme l’arbre, les cheveux vers le ciel, les racines terre-à-terre et le tronc solide qui distribue les équilibres entre ciel et terre.
Voilà l’arbre de vie. Voilà l’HÊTRE.

LA SAGESSE DU MAÎTRE

J’ai lu un texte il y a plusieurs années qui m’avait touché par son enseignement.
Malheureusement, incapable de le retrouver, je me suis permis d’en ériger un autre dans le même style bien qu’il soit fort différent sur la conclusion.
Voici donc ma petite contribution.

LA SAGESSE DU MAÎTRE
Un jour, un PM ( Petit-Maître) aspirant à devenir GMS (Grand-Maître de Sagesse) demanda audience auprès d’un GMS dont il ne connaissait que le nom et la grande sagesse légendaire.
Il fut reçu quelques jours plus tard au palais. On étudia son parcours et le Grand-Maître très réceptif et accueillant, accepta sans aucune difficulté sa demande. Elle sera pleinement analysée lors des 3 prochains mois. En gage de bonne foi, comme le voulait la coutume, il lui fut donné un nouvel apprenti (mieux formé que celui qu’il avait depuis des mois) qui veillerait à ce qu’il ne manque de rien durant ce temps de validation. Il lui faudrait souvent de l’aide pour mener à bien durant les prochaines semaines, les divers travaux et recettes mystiques à présenter pour acquisition du droit de passage.

Tout se passa merveilleusement bien.
L’apprenti était fort efficace, toujours prêt à service son nouveau Maître sans jamais grognasser, tel que le font les secondes classes bien élevées en sagesse. Il fut d’une aide précieuse pour le Petit-Maître dont les impératifs et devoirs pour l’obtention du poste convoité demandaient souvent le recours d’une autre personne avec au moins une base de science ou de connaissances mystiques.
Le Petit-Maître lui, exigeant le meilleur de son nouvel apprenti ainsi que de lui-même et il était clair qu’il était le seul Maître à bord pour cette réussite. Il n’était pas question de perdre le statut de Grand-Maître et donc, tout fut mis en œuvre pour conclure l’examen de passage. Le Petit-Maître par souci de perfection, se montra souvent très gentil et avenant envers l’apprenti, juste au cas où ce dernier serait de mèche avec le Grand-Maître. Après tout, il fallait ne rien négliger. -C’est souvent dans les détails que l’on juge un homme se -dit-il. Plus l’ambition est prestigieuse, plus imposante doit en être la vigilance. -Mes ordres seront formulés avec douceur, jamais il ne lui viendra l’idée d’être en colère contre moi- se dit-il.

3 mois passèrent et il fut enfin convoqué par le Grand-Maître Suprême. Celui-ci étudia d’un œil furtif ses réalisations et écouta silencieusement les paroles du Petit-Maître en devenir, qui vendit sa cause avec humilité et forte impression.
Puis le Grand-Maître parla : « Nous avons écouté votre discours et il me faudrait maintenant le recours d’une autre personne pour prendre ma décision ». Alors, vint du font de la salle le nouvel apprenti vers le trône du Grand-Maître. Le Petit-Maître fut certes surpris, mais aucunement embarrassé. Après tout, il avait fait bonne figure devant l’apprenti.

Le Grand-Maître laissa l’apprenti s’asseoir sur le trône et l’apprenti dit : « Même si je n’en revendique pas le titre de façon orgueilleuse, je suis le GMS. Celui qui était sur le Trône, c’est mon fidèle apprenti et surtout GA ( Grand-Ami). Bien que tes œuvres soient parfaites ainsi que ta détermination, j’ai pu percevoir ta réelle motivation durant ces 3 mois. J’ai interrogé ton cœur et aussi, celui de ton ancien apprenti. Tu es obnubilé par le pouvoir et tu te vois tout en haut de la tour…seul Roi et Maître. C’est une grossière erreur. Bien entendu, cela pourrait suffire à un Maître du monde civilisé actuel, mais pour devenir un Maître de sagesse, celui-ci doit savoir qu’il n’est rien sans le recours des autres. C’est pourquoi nous disons que le test de passage ne peut se faire seul. Chaque personne est importante, tous on un rôle à jouer, mais le test comporte la prise de conscience suivante; quel que soit le rang, chaque personne est unique et mérite d’être traitée avec autant de respect que les rangs supérieurs. Chaque matériau d’une maison est utile et c’est l’unité des composantes qui forme le TOUT. Vous avez été généreux sur les commandements et les ordres, mais avare sur l’écoute et la collaboration. Quand vous aurez compris ceci, faites une nouvelle demande».
Et le petit Maître quitta la pièce la tête entre les épaules.
Michel Alliance.

ÉCHECS ET MATH-HIER.

ÉCHECS ET MATH-HIER.

Sujet à forte tendance hermétique, dont le profane pourra tout de même soutirer quelques éléments de réflexion.

J’apprécie le jeu d’échecs. Bien que je me débrouille de belle façon, je n’en suis pas nécessairement un grand virtuose. C’est un passe-temps occasionnel comme tant d’autres, mais qui m’a permis un jour, de faire un rapprochement avec les principes de l’homme. J’ai par la suite constaté que les francs-maçons utilisaient beaucoup cet emblème. Il faut croire qu’ils en ont perçu quelques similitudes. Sont-ils conscients de cette dualité ? J’en suis presque certain, car contrairement aux peuples laissés dans l’ignorance, ils en ont le savoir ancestral et ne serait-ce que pour cette raison, ils obtiennent mon respect sur cette facette du jeu.

Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeu, rapidement… l’idée est simple, mettre échec et mat le roi de l’adversaire en utilisant le cavalier, la tour, le fou, le roi, la reine et les pions.
Toutes les pièces conservent leur identité propre tout au long du jeu, sauf le pion (la chenille humaine) qui peut se métamorphoser en reine (papillon) ou en toute autre pièce selon son désir. Le jeu d’échecs est une science des embûches et stratégies. Un des secrets de ce jeu consiste à prévoir les coups de l’adversaire, utiliser une contre-attaque, mentir sur nos intentions en attaquant de revers, préparer des stratégies dans le but de décimer l’armée de l’autre et donc de faire prisonnier le roi adverse, auquel cas vous gagnez la partie. Comme il s’agit d’un jeu à saveur mystique, il est souvent représenté par le blanc contre le noir, le yin et le yang de nos perceptions polarisées. C’est le combat de l’apprenti ( qui détient néanmoins tout le potentiel) à posséder la maîtrise totale de son environnement avec le temps.
Dans ce jeu, la reine est la pièce qui a le plus de flexibilité et le pion est celui qui est le plus limité, il doit avancer une case à la fois et si quelqu’un se met au travers de sa route, sa progression est terminée jusqu’à ce qu’un adversaire lui permette de prendre une route différente.

Maintenant, faisons la comparaison avec l’être humain.
Le pion ici représente l’homme au stade primaire de son évolution.
Il n’est pas un danger pour les forces adverses, tant qu’il n’aura pas franchi une certaine limite. Il avance patiemment case par case et passe souvent de manière inaperçue. La patience est une grande vertu.
Si un autre pion se place devant lui, il ne peut plus avancer.
C’est le face-à-face devant l’obstacle, la réflexion qui le force à s’interroger. Si un pion adverse vient par le côté gauche ou droit, il peut alors attaquer et prendre sa position. De ce fait, il vient de changer de trajectoire dans le plan du match, en se servant de l’adversaire comme tremplin. Il lui faut souvent ses compagnons pour survivre, car il est plutôt fragile. Comme il s’agit d’un jeu d’équipe, chaque pièce représente le même individu sur différents plans de conscience. Il faudra quelquefois être à cheval sur les principes, sembler faire un fou de soi à l’occasion pour tromper l’adversaire, se placer dans la tour pour percevoir le plan d’ensemble et maintenir les rênes avec grande volonté. Mais à force de combativité, il parvient quelquefois à franchir les lignes ennemies. Les pièces adverses se mobilisent alors avec force pour empêcher ce vulgaire pion de devenir une reine sur la dernière rangée du jeu.
Il y a donc deux actions d’importance dans ce jeu.
-Protéger le roi.
-Devenir autonome.

Que signifie ésotériquement parlant, protéger le roi ?
C’est l’étincelle divine qui habite l’homme. Si le roi est mis en échecs, quelles que soient les progressions des autres pièces (qui composent le même corps) la partie s’arrête, car le but de l’homme est d’atteindre sa propre divinité.
Et en même temps, puisqu’il comporte deux énergies en lui, il doit aussi apprendre à devenir une reine (l’équilibre homme-femme), c’est-à-dire savoir utiliser la matière dans toutes les facettes du jeu à son avantage.
Tout jeu comporte ses avantages et ses faiblesses.
Tout jeu comporte des lois et des règlements distincts.
Tout jeu comporte sa propre dynamique de mouvance.
« La vie est un grand jeu. Il faut simplement faire attention de ne pas se faire prendre au jeu » disait Bernard de Montréal, un grand initié. L’univers auquel nous sommes contraints d’exister en tant qu’homme matière est régit par des lois, mais elles ne sont pas immuables, Dieu merci.
Certaines anomalies (dossier inexpliqué, miracle, autres sens, etc.) sont simplement des portes cachées qui donnent accès à une autre réalité du jeu. Le jeu de la vie, le jeu des erreurs (échecs) et le jeu des math ( sciences du savoir) sont des clés de sagesse qui subtilement, propose aux néophytes la maîtrise de son jeu, c’est-à-dire le JE (MOI) suivis du U ( UNIVERS). Le gagnant de ce jeu est tenu d’utiliser les pièces blanches. Cependant, chaque partie perdue force le joueur à utiliser les pièces noires. De cette manière et à force d’épreuves, la spirale des polarités finit par atteindre un certain équilibre avec le temps, ce qui est justement le but recherché.
Quand je parle de subtilités du jeu, il suffit de regarder le mot mat pour comprendre les dimensions. Mat peut tout aussi bien vouloir dire savoir mater quelqu’un, le rendre obéissant, servile ou bien dans le sens d’observer quelqu’un ou encore mât, poteau d’un navire dont le but est parfois de voir venir les bateaux étrangers à l’horizon. Elle peut aussi parler d’une couleur terne.

L’être humain qui développe sa conscience, en arrive à en découvrir les math et math-tics qui le composent. Plus tu avances dans la compréhension de ce jeu et plus tu découvres que parfois tes limitations sont tes forces et l’étendue de tes croyances, ta faiblesse.
Malgré ce que certains en pensent, ce jeu ne permet pas l’autonomie du libre penseur, car elle conserve une stratégie de progression délimitée par son quadrilatère et basée essentiellement sur des codes, des plans de jeu régis par des lois précises qui le font tourner en rond. Il faut donc regarder ce jeu sous trois angles différents.

Ainsi, il permet tout de même d’acquérir une certaine dextérité et de positionner une force en opposition avec une autre. Il est possible d’avoir une nette influence sur les autres, de savoir contrôler sa destinée et même d’acquérir le statut de maîtrise, mais la véritable et essentielle question à se poser est, qui manœuvre les pièces? Qui est véritablement le penseur ?
À ce jeu, il est impossible de gagner avec le cœur, tout se fait par l’intellectualisation, le raisonnement, la logique. Cette froideur qui caractérise le combat dualistique primaire des polarités qui manoeuvrent la conscience de l’homme en évolution, n’a que faire de l’émotionnel qui est perçu la plupart du temps, comme une faiblesse à proscrire de nos expériences humaines.

Mais comme la beauté du jeu est justement de ne pas se laisser prendre au jeu, regardons alors les choses autrement. Celui qui perd la partie peut laisser libre cours à sa colère ou apprendre de ses erreurs avec sagesse. Celui qui gagne la partie peut laisser libre cours à sa dominance ou faire preuve de modestie. Les résultantes sont à peu près les mêmes dans la plupart des autres jeux.
Se servir du jeu pour apprendre à connaître nos propres réactions et ainsi se Dé-Couvrir.
Se découvrir comporte à savoir qui prédomine à l’intérieur de nous ?

Notre ego ?
Le plaisir du jeu ?
Le partage ?

Est-ce intelligent d’écraser l’adversaire quand le combat est inégal ?
Est-ce intelligent de laisser gagner l’adversaire quand le combat est inégal ? Que veut-on prouver? Toutes ces questions font parti essentielle du jeu, car le jeu c’est sérieux ! c’est souvent rendu à cette étape que nous constatons que malgré la froideur du jeu, nous y avons mis malgré tout beaucoup d’émotion et que gagner nous tenait vraiment à cœur. Toute compréhension s’inverse alors et devient mater l’échec.
Il n’est donc pas si fou de faire le tour de soi-même et d’apprendre à chevaucher l’arène de notre enfant-roi blessé par les expériences de la vie.

M. Alliance

INTERACTION DIVINE

INTERACTION DIVINE

Un homme en réflexion méditative avec la source.

-Bonjour Grand Architecte. Puis-je solliciter ta présence un petit instant?

-Bien sûr, je t’écoute.

-Voilà. Mmm, je…je n’arrive pas à comprendre tes aspirations.

-Que veux-tu dire exactement?

-Depuis des années, tu fais en sortes que l’homme ne comprenne absolument pas tes motivations. Pourquoi nous avoir créés…si tu nous laisses dans l’indifférence?

-L’indifférence comme tu le dis, provient de ton attente. As-tu une attente envers moi?

-BIEN SÛR. J’aimerais que tu transformes le monde en perfection. Que tu supprimes les injustices, les maladies, les manipulations.

-Tu voudrais finalement que JE fasse comme TOI tu veux?

-Bennn…oui…un peu.

-Pourquoi ne pas le faire par toi-même?

-Impossible! Je suis juste un homme.

-Impossible pour moi aussi dans ce cas. Je ne suis qu’un architecte de mondes physiques. Si tu construis disons, un pneu demain matin…pourras-tu lui empêcher d’être manipulé par les routes? Les intempéries? Les clous au sol? Les débris de verres? Moi, je suis créateur. Je peux prévoir ce qu’il « risque » d’arriver à ma création, mais aucunement modifier son itinéraire. Ce n’est pas mon boulot. Pourquoi voudrais-tu que je me mêle de ton destin?

-Pour ne plus souffrir, voyons!

-Si tu ne veux plus souffrir, quittes la vie physique et viens me rejoindre. Ici, il n’y a plus de souffrance. Mais il ne se passe rien non plus. C’est la perfection. Ni soif, ni désir, ni dépassement de soi.

-Tu veux rire? J’AIME la vie. Je ne veux pas la perdre.

-Qu’aimes-tu de la vie, si elle t’apporte peines et souffrances?

-Ben…tout le reste. Les belles choses de la vie. Manger, boire, fêter, écouter de la musique, lire, regarder la nature, les vastes colorient qui habite ce monde. Les diversités des créations, les divertissements illimités…

-Donc, ce n’est pas si mal finalement.

-Il y a du bon…c’est vrai. Mais il y a autant de mauvais.

-Donc, tu ne voudrais vivre qu’un côté de la médaille…c’est bien ça?

-Oui, ce serait merveilleux. Un monde sans souffrances.

-Comment pourrais-tu savoir que tu es heureux dans ce cas?

-Que veux-tu dire?

-Et bien sans la souffrance, tu serais ignorant du bonheur et du malheur.

-C’est ce que je veux.

-Donc un pneu qui roulerait dans le vide parfait. Qui ne périme jamais. Qui ne dépasse rien. Qui ne fait que tourner et tourner sans possibilité de connaître les routes et les cheminements. Ceci ressemble à la non-vie physique il me semble.

-En quelque sorte, oui. Que du beau.

-Comment savoir ce qui est beau, si tu n’as jamais perçu le laid?

-Ben, en fait, je sais la différence facilement.

-À cause des horreurs, tu connais les beautés. À cause des souffrances, tu connais les états de bien-être. À cause des peines, tu connais les joies. À cause des manipulateurs, tu connais le respect. À cause de l’orgueil, tu connais la bêtise de l’homme. Comment feras-tu si demain je te retire ton expérience de ces choses?

-Hum, et bien ça m’est égal. Je ne veux plus vivre d’expérience.

-Alors ce sera moi ton unique manipulateur. Tu feras toujours les choses comme moi je te l’ordonne.

Hééé! Attends ! Ce n’est pas correct ça. Pourquoi ferais-je ce que tu ordonnes?

-Parce que je suis parfait et que tu es imparfait. Si je te laisse penser par toi-même, tu referas des bêtises. Si je donne la pensée à mon pneu…il voudra prendre une route par lui-même un jour ou l’autre.

-Impossible! Je connais la différence.

-Pour l’instant. Je n’ai pas encore retiré ton savoir. Mais demain…tu ne sauras rien du vécu. Comment pourras-tu ne pas être tenté d’expérimenter? Le pneu VEUT la route. Il fut construit pour ça. L’homme vit la matière, il est construit pour la vivre non?

-D’accord, tu as raison. Laisse-moi vivre comme je suis, mais épargne-moi les verres brisés, les clous sur la route, les…

-Pourquoi? Tu ES le pneu. À toi d’essayer d’éviter les obstacles. C’est ton boulot. À quoi servirait une course automobile sans les risques et les épreuves?

-Mais… je n’aime pas prendre des risques…

-Ne me fais pas rire. Tous les jours les gens sautent en parachute, prennent des chances incroyables en auto, prennent des chances avec leur santé…mangent mal, fument, vive le stress, ne font pas assez d’exercices. Allons…sois honnête envers toi. Tu tentes le diable à chaque instant.

-Oui, c’est vrai. Peut-être pour bien sentir la vie à travers nous. Dois-je arrêter tout ceci?

-Non. Sois juste équilibré. 50 tablettes de chocolat rendent aussi malade que 50 pommes. Ne te sens pas coupable. Fais ce qui te plaît avec modération et RESPECT et SAGESSE pour toi et pour les autres. Ménage ta monture.
Tu as une durée de vie limitée. Utilise ton pneu avec sagesse et il ira loin.

Texte dicté par ma source.
Michel Alliance

LE DISCERNEMENT

LE DISCERNEMENT

Commençons avec cette petite réflexion sur les états émotionnels changeants de l’homme mû par les impressions et les idées à la mode.

Il y a à peine 60 ans, le chanteur américain bien connu mondialement Elvis Presley fut catalogué de « Diable » parce qu’il bougeait les jambes trop «érotiquement » au goût des décideurs de cette époque. Les parents (en général) refusaient aveuglément que leurs enfants regardent se produire ce phénomène à la télévision. Il chantait certes merveilleusement, mais l’orgueil qu’il semblait avoir et la confiance qu’il dégageait, attaquait les puristes au plus haut degré.

Voyant cela et étant pleinement conscient de ses réelles valeurs catholiques, il se mit à chanter des cantiques religieux pour faire taire ses dénigreurs. En deux temps, trois mouvements, le voilà propulsé à l’opposé total! Ce n’est plus du tout un homme diabolique, c’est un Ange. Une icône aujourd’hui, un être carrément divin. Vous pouvez même, à certains endroits, vous procurer la statuette Elvis et faire une prière qui semble-t-il, pourra exaucer vos voeux comme s’il s’agissait d’un statuette de la vierge Marie. Ceci devrait porter à réflexion sur nos pensées fortement colorées par nos élans de passion du moment.

Personnellement, j’aimais le son de sa voix…sa façon unique d’exprimer ses différences, la puissance des impressions magnétiques qu’il dégageait sur les fidèles franchement fanatiques ou simplement épris de tendresse pour sa voix enchanteresse, le suivant partout aveuglément et s’arrachant les objets lui ayant appartenu ne serait-ce qu’un court instant. Mais tout de même, oublions ce qu’il représenta finalement pour chacun et soyons francs avec nous-mêmes sur ce phénomène de vedettariat parmi tant d’autres. Avouons honnêtement qu’il ne faut pas grand-chose à l’homme, pour transformer un être infernal en divinité spirituelle.

Aujourd’hui, presque tous, admettent, qu’il était franchement ridicule de juger la valeur d’un homme pour de simples mouvements de jambes. Et pourtant… tous les jours, nous commettons encore et encore les mêmes incompréhensions de valeur sur les autres. Il faudrait en être conscient et briser ce cercle vicieux une fois pour toute. Regardons l’autre derrière l’image qu’il produira dans notre esprit. Nos limites déterminent nos perceptions. Quittons alors nos limites. Au lieu de bêtement se faire une conception du personnage, pourquoi ne pas simplement étudier son comportement et prendre le meilleur de ce qu’il donne.

Michel Alliance

+++++++

On ne bâtit pas une demeure
dans le confort de la sécurité
mentale de notre SAVOIR,
mais bien dans la remise en
question de nos fausses croyances
et valeurs. Ayez l’intime conviction
que tout ne sera pas comme
on le VOUDRAIT, mais bien
comme il le FAUDRAIT !

LE CIEL EN POISSON.

LE CIEL EN POISSON.

Un poisson en rencontre un autre :
-Salut mon ami. Toi qui es souvent perçu comme un peu fou par les classes dirigeantes de notre communauté intellectuelle, j’aimerais avoir ton avis. Régulièrement, des amis disparaissent sans laisser de trace. Est-ce un châtiment divin? Une malédiction? Un Dieu punitif selon toi?

-Salut mon ami, tout ce que je sais, c’est qu’on dit dans les branches ésotériques que les victimes auraient, juste avant de disparaître dans un éclair vers le ciel, aperçues quelque chose qui ressemble à un ver ou une mouche, mais qui selon certain, une fois avalé, te propulserait en une seconde vers cet espace sans eau au-dessus de nos têtes. La plupart des gens du village n’y croient pas ou ne veulent pas en parler, mais moi, je connais quelqu’un qui à été témoin de ceci et qui affirme qu’il s’agit de vérité.

-Si ce que tu dis est vrai, je souhaite rencontrer ce ver merveilleux qui me fera voir les cieux et m’approcher de Dieu. En un instant, je serai près de LUI. Ne serait-ce pas merveilleux?

-Moi mon ami, les gens disent que mon orgueil est démesuré en affirmant que Dieu fait partie de moi. Il reste que je préfère reconnaître mon Dieu intérieur, mon instinct me dit que cette voie est plus sage.

Michel Alliance