La conscience humaine et l’ego

Pour résumer ou paraphraser une partie de l’article (Constitution ésotérique de l’Homme) et en déduire un point de vue concernant l’ego :

L’Homme dispose d’un corps physique équipé de sens pour lui faire percevoir son extérieur;

Il dispose d’un équipement ou véhicule sensible (le corps « astral ») pour réagir aux perceptions sensorielles, pour les éprouver à l’intérieur de lui en les y laissant pénétrer, et ceci représente déjà une forme de conscience;

Il dispose d’un véhicule mental qui lui permet d’observer ses réactions aux perceptions (et donc de connaître les relations entre les choses et les êtres observés).

Cette capacité à observer les réactions aux perceptions représente un premier aspect de la conscience de soi ou conscience individualisée;

L’ensemble des trois véhicules physique, sensible et mental représente la personnalité. La conscience de soi qui en est issue ne comporte aucune tendance morale, car elle est seulement produite à partir de sensations physiques, d’impressions astrales, et de perceptions mentales.

Le développement du corps physique le renforce, le rend plus résistant, afin d’offrir une meilleure capacité d’emprise à la volonté qui se sert de lui.

Le développement du corps astral le rend plus perméable afin d’être pénétré de toutes réalités.

Le développement du corps mental le rendre fluide afin que la tendance naturelle du mental à séparer, différencier, analyser, juger… les réalités soit compensée par la capacité à percevoir les points communs qui les unissent, à établir leur synthèse.

La résistance du corps physique, la perméabilité de son corps astral et la fluidité de son corps mental permettent à l’être humain de s’exprimer comme :

  • un être d’action dont la volonté ne rencontre pas d’obstacle en lui-même. 
  • un être de sensibilité qui ne se limite plus à ce qu’il éprouve, mais est devenu conscient de ce que toute chose et tout être ressentent.
  • un être de compréhension dont l’intelligence rassemble au lieu de discriminer.

Le développement de la personnalité amène la coordination de ces trois corps afin qu’ils fonctionnent ensemble dans l’unité, ceci par l’établissement de multiples relations réciproques entre eux. Il en émerge la Raison. Celle-ci amène les émotions d’un individu à suivre la direction imprimée par ses pensées et à traduire celles-ci en acte.

Cependant, l’Homme dispose d’un autre véhicule, le corps causal (celui qui est la cause des trois précédents, l’auteur de leurs fonctions psychologiques et psychiques). Le corps Causal est l’Identité (l’être) qui réside au centre de la psyché de l’Homme. Cet être de l’Homme est doté de trois facultés : la Volonté (cause du corps physique), la Sensibilité (cause du corps astral) et l’Entendement (cause du corps mental).

Par sa volonté, l’Homme est capable d’initiative, par sa sensibilité il cultive des valeurs et par son entendement il peut émettre des jugements (évaluations, appréciations…).

Son libre arbitre provient de sa capacité à agir en fonction de jugements de valeur (ou de discernement de qualités) sur les choses et les êtres. Un enfant ne possède généralement pas une telle capacité de jugement, évaluation, appréciation ou discernement sur la base de valeurs et donc aucune capacité à agir autrement que de manière automatique ou réactive, sans libre arbitre.

L’Homme est aussi une créature dont la sensibilité est observée par son propre entendement et dont l’entendement est armé de volonté. C’est à cette condition que l’homme est « conscient d’être conscient ».

Le corps Causal est donc la structure de substance subtile qui renferme ces trois facultés et les fait coopérer pour que l’homme soit libre et soi-conscient. C’est pourquoi ce corps est aussi l’âme de l’homme, l’essence de toute pensée vraie, de tout sentiment compatissant, de toute action libre.

C’est parce que ce corps cherche à transmettre sa triple capacité de comprendre, de ressentir et de vouloir, dans des mondes plus denses que celui dans lequel il habite, qu’il s’associe avec les trois corps physique, astral et mental. Ces corps ne sont donc que des véhicules.

La soi-conscience provenant du corps causal résulte de la combinaison de la volonté, la sensibilité et l’entendement qu’elle infuse aux véhicules correspondants (physique, astral et mental, dans l’ordre). Elle est d’essence morale, par la puissance de la vertu de l’âme.

De l’opposition entre la conscience de soi instinctive provenant de la personnalité et de la soi-conscience morale provenant de l’âme naît un combat intérieur entre le « Bien » et le « Mal ».

À force de persévérance, le corps causal amène progressivement la conscience qui réside dans la personnalité au même degré de moralité que lui. Lorsque ceci est atteint, la personnalité est alors « transfigurée » et l’Homme pénètre sur le « sentier de sainteté ».

D’un certain point de vue, l’ego de l’Homme n’existe pas vraiment. Il ne s’agit pas d’une entité ou d’un système spécifique au même titre qu’un des corps évoqués. Il s’agit plutôt d’une conséquence du processus de conscientisation de la personnalité sous la directive de l’âme. Cet effet se manifeste surtout à partir du moment où le mental de l’individu est actif et tant que la personnalité n’est pas transfigurée ou proche de l’être.

L’effet d’ego se manifeste notamment tant que la coopération entre le corps mental et le corps causal n’est pas suffisamment harmonieuse. Dans cette coopération, le corps causal fournit « l’intuition d’être » puis le corps mental dote l’individu de pensées qui permettent de refléter cette intuition dans des perceptions de soi, répétées. Cependant, en absence de synergie suffisante, et donc lorsque l’influence de l’âme reste secondaire, les perceptions de soi sont déformées par la « matière », les mirages et les illusions qui perturbent encore les perceptions sensorielles, les réactions sensibles à ces réactions, ainsi que les observations, interprétations et déductions mentales établies sur la base de ces réactions.

L’ego existe surtout par l’incapacité relative et transitoire de l’être humain à se laisser pénétrer des réalités extérieures et à les observer de manière fluide.

Le sentiment d’importance de l’ego, sa surestimation, provient du mouvement dont il procède : du plan physique dense (représentant la multitude, en raison notamment du fait du grand nombre de molécules ou d’atomes dans un objet solide) vers le mental plus aérien (représentant davantage l’unité en raison de l’état dispersé des substances gazeuses qui pour un même volume que le solide comportent bien moins d’éléments). Il s’élève de la multitude vers la singularité et depuis le plan mental tend alors à se percevoir de manière plus universelle (dans le sens unitaire) par rapport à la multiplicité et la différenciation des formes de la matière dense. De son point d’observation dans le mental, il se voit alors plus universel et important que toute la multitude des formes différenciées existant dans le plan physique. Et, de ce point de vue, plus un individu est mental, plus son ego se sent important.

À l’inverse, la soi-conscience provenant de l’âme se perçoit comme une singularité dans une universalité. Car sur le plan causal (des causes notamment de son incarnation), la conscience naît du mouvement de l’universel (ou de l’unité) vers le particulier (ou le monde des multiples singularités). Elle se ressent en quelque sorte comme une simple goutte d’eau dans un océan universel, une simple étincelle d’un grand feu cosmique. D’où l’humilité (« je ne suis qu’un aspect du Tout »), le service (dévouement de la partie au Tout), la décentralisation et l’impersonnalité (« je ne suis pas au centre du tout ») … qui sont toutes des qualités de l’âme, opposées à l’ego.

Alors que l’ego naît du multiple pour aller vers l’unité (et s’y sentir universel, très important, au point de se prendre pour un dieu), l’âme naît de l’unité pour se diffuser dans le multiple (et s’y sentir singulière, insignifiante). Il faut donc que l’ego entretienne un rapport très intime avec l’âme pour que la conscience de sa propre universalité (de sa propre importance) se mue en la conscience décentralisée de l’âme : ce n’est qu’au stade final de développement de la personnalité que celle-ci s’unit à l’âme par le biais du mental ; c’est l’étape de la transfiguration de la personnalité, telle que vécue symboliquement par le Christ sur la montagne de l’initiation.

Entendre et écouter pour communiquer, maintenant et dans l’Humanité future

Dans la langue française, deux mots sont utilisés pour représenter les trois étapes d’une véritable communication. Le mot « entendre » s’y trouve dans la première et dans la dernière étape, alors qu’« écouter » représente la phase intermédiaire de la communication.

Lorsqu’un être humain reçoit un message audible émis par un autre, que ce soit directement ou par l’intermédiaire d’un appareil tel qu’un téléphone ou une radio, il commence par l’entendre si le volume sonore reçu est suffisamment important au niveau de ses oreilles. Il commence donc par percevoir le message par son système sensoriel, et plus spécialement par le système auditif du corps physique.

Dans une seconde étape, initialement par un acte de volonté, il doit s’approprier l’information et la laisser pénétrer en lui-même. Il doit se montrer volontairement attentif à ce qu’il entend. Il n’entend pas seulement le message, mais l’écoute. Il y réagit d’une manière ou d’une autre en utilisant sa sensibilité.

Enfin, dans une dernière étape, celle de l’entendement, il utilise son mental pour comprendre le sens de l’information reçue, et aussi pourquoi elle a pu provoquer en lui-même telles réactions sensibles plutôt que telles autres. Il peut maintenant dire à son interlocuteur : « je t’entends bien », je te comprends.

Dans le Nouveau Monde, les êtres humains de la prochaine Humanité, celle qui suivra les Homo Sapiens, parviendront de plus en plus à mettre en œuvre une communication d’une qualité telle qu’elle existe rarement de nos jours. Non seulement leurs sens physiques pourront être plus affinés, comme c’est le cas pour les autistes qui sont littéralement agressés par les sons dès qu’ils dépassent un niveau sonore pourtant acceptable pour les autres. Mais ils disposeront d’un véhicule sensible ou « astral » beaucoup plus transparent ou perméable aux impressions en provenance du monde extérieur.

Les précurseurs actuels, êtres humains atypiques et encore très minoritaires, se trouvent ici aussi en difficulté. Leur capacité naturelle à intégrer en eux toutes les réalités extérieures captées, par le biais de leurs sens affinés et par leur transparence astrale, fait qu’ils doivent trouver des stratégies pour se protéger de la négativité ambiante dont l’absence de moralité n’est pas le moindre facteur. Le plus souvent, ils n’ont pas d’autre choix que de se replier sur eux-mêmes, parfois jusqu’à se mettre en position fœtale. De surcroît, non seulement par leur hyper sensibilité, mais aussi par leur inadaptation relative au monde actuel (étant précurseurs de la future Humanité et adaptée à celle-ci), ils tendent à souffrir particulièrement, d’autant plus que leur mode de communication n’est pas encore compris. Pour diminuer drastiquement leur souffrance inhérente à leurs spécificités, ils doivent fournir un travail d’adaptation soutenu, souvent pendant de longues années, ceci en utilisant leur force de volonté en provenance directe de l’âme.

Les caractéristiques sensorielles et sensibles de tels précurseurs font qu’ils vivent le plus souvent une bonne partie de leur vie ou au moins de leur jeunesse comme une période d’angoisse ou de terreur profonde face au monde actuel étranger à leur nature.

Sur le plan mental, les êtres humains de la future humanité auront, comme leurs précurseurs actuels, une fluidité rarement expérimentée de nos jours. Celle-ci leur donne la capacité à se déplacer d’un point de vue à l’autre sans s’y attacher outre mesure, et donc à globalement acquérir une perception mentale multiforme ou multidimensionnelle. Dans le même temps, ils montreront une grande acuité mentale et une capacité à gérer un grand flot d’informations différentes, à les relier entre elles, à voir leurs points communs, à percevoir leurs contradictions apparentes ou réelles, les erreurs de logique, l’absence ou la présence de « raison », leur caractère illusoire ou réaliste…

Simultanément, leur inspiration leur fournira un appui essentiel pour leurs créations et leurs échanges relationnels transparents. De tels êtres ne peuvent en effet fonctionner dans le mensonge. Ce qu’ils créent est le reflet de leur être profond, de leur âme, de la même manière que ce qu’ils disent. Ils ne peuvent vivre dans la demi-mesure, les faux-semblants, l’hypocrisie, la superficialité… qui sont contraires à leur nature. Ils sont entiers, et non pas morcelés en parcelles physiques, émotionnelles, et mentales dispersées aux quatre vents.

Sur le plan de la communication, l’aboutissement de la prochaine humanité sera la télépathie mentale généralisée.

La fin des temps

[Source : Urantia Gaïa]

La Fin des Temps

Publié le 28 octobre 2015 par Le Passeur

Robert Venosa13

Par Bernard de Montreal. (En 1988)

La prochaine époque remplacera l’involution, et la fin de cette dernière annoncera une nouvelle garantie de vie sur Terre, issue d’une transformation profonde du mode d’existence que nous connaissons aujourd’hui. La fin de la civilisation moderne se fera sentir graduellement, à mesure que grandira l’escalade des conflits, insolubles dans les conditions actuelles de l’entendement humain. Viendra le temps où les gouvernements n’auront plus de solutions devant les problèmes grandissants de l’humanité ; ce temps commence déjà à se faire sentir, mais beaucoup de souffrances alourdiront encore la vie avant la fin de cette période.

De même que dans la vie personnelle l’homme vit des situations qui semblent insolubles, de même sur le plan international l’humanité vivra des conflits dont l’opposition d’intérêts rendra la résolution difficile ; cela est dû à l’ignorance des peuples et à l’absence d’intelligence créative de la part des gouvernements. Cette période sombre sera suivie d’une nouvelle forme de civilisation au coeur de laquelle l’homme découvrira des forces créatives différentes. Dans la vie personnelle, un changement de cap nécessite une crise profonde pour que se manifestent de nouvelles énergies. Il en sera ainsi à la fin du cycle présent. L’humanité connaîtra une crise tellement grave que l’homme saura, sans le moindre doute, qu’il est sur le point de vivre quelque chose de neuf dont il ignore la puissance créative et transformationnelle.

La crise mondiale et planétaire prendra son origine dans ces forces psychiques de l’humanité, qui doivent être profondément transformées pour que naisse une civilisation totalement modifiée dans ses principes de vie et d’évolution. L’humanité verra sa conscience renversée. La crise mondiale permettra à l’homme de s’élever sur une plus haute échelle d’évolution, selon des principes nouveaux engendrés par la crise, qui mettra en jugement toutes les formes d’idéologies qui divisent les peuples. De cette crise profonde naîtra une nouvelle vision de la vie planétaire, et les peuples s’uniront contre la mort de l’esprit. L’homme est totalement inconscient des forces de vie sur Terre, car il n’a aucune compréhension du fonctionnement évolutif d’une planète expérimentale en voie de développement psychique. La crise mondiale, déjà amorcée dans son mouvement, servira de fondation à la reconnaissance des forces dans l’univers qui alimentent l’évolution de l’homme, et son esprit s’élèvera au-delà de ses conceptions limitatives actuelles.

La fin du cycle servira de point de départ pour une nouvelle réconciliation avec la vie, à laquelle les peuples adhéreront à tout prix, car la crise aura terni dangereusement la conscience de l’humanité en lui faisant vivre les horreurs de sa propre initiation planétaire. Le mental humain doit s’éveiller et s’élever au-delà des idéologies sectaires, et les grandes connaissances de l’humanité doivent être données aux masses afin qu’elles bénéficient de ce qui est grand et noble dans l’esprit et qu’elles aient l’explication finale de la nature de la vie et de l’évolution. La connaissance ne pourra plus être refusée aux pauvres de la Terre, puisqu’elle est à l’esprit ce que la nourriture est au corps matériel. Le corps émotif de l’humanité souffrira intensément. Cette souffrance existe déjà chez l’homme, mais elle n’a pas encore atteint son paroxysme. Une grande loi de l’évolution des systèmes veut que tout changement dans la nature des choses soit accompagné ou précédé d’une grande souffrance, c’est-à-dire une grande énergie qui transforme. Les conditions de cette transformation ont été établies depuis la fondation des sphères et font partie de la force interne de la conscience collective en évolution.

La crise mondiale impliquera toutes les nations et affectera tous les hommes. C’est l’universalité de la crise et son insolubilité apparente qui éveilleront la conscience, en faisant réfléchir l’homme de la rue et l’homme de l’état avec plus de rigueur et de concret. La crise mondiale mettra un terme aux illusions politiques des nations, selon lesquelles l’homme peut faire face à toutes les éventualités. Les conséquences de ces illusions ont déjà été révélées dans certaines oeuvres hermétiques, mais l’homme ne les a pas encore vécues et ne peut encore en comprendre la portée réelle.

La fin du cycle engendrera des forces qui détermineront l’orientation future de l’humanité. Ceux qui font partie de la nouvelle conscience humaine perçoivent déjà les bienfaits de la crise mondiale à long terme, mais peu en connaissent les conséquences sur le plan vital. L’homme est trop inconscient pour voir ce qui ne se voit pas à partir des yeux de l’ego ; doté d’une conscience éveillée, il pourra facilement sentir que l’avenir de l’humanité ouvrira toutes grandes les portes de l’impossible. À partir de la vision de l’impossible, la conscience future pénétrera dans les secrets de la vie, qui lui permettront de comprendre ce qui est réservé aux initiés de la nouvelle alliance, entre l’homme et le double. Celle-ci lui donnera accès à la destinée des nations, alors que lui-même pourra voir concrètement son rôle créatif dans la vie future des nations en évolution rapide.

Il faudra encore un peu de temps pour que l’humanité saisisse la réalité nouvelle de la prochaine époque. Des événements clés, dont l’ordre dépasse la logique purement matérielle de l’homme, renverseront les conceptions du mental inférieur, afin que l’homme puisse entrer dans une nouvelle phase d’évolution devant transformer profondément la conscience de l’humanité, à tous les niveaux de la conscience planétaire. Les masses humaines connaîtront des choses qu’aujourd’hui l’homme de la rue se refuse à contempler, car il a été trop conditionné par l’involution. Les conceptions présentes de la vie doivent être fracassées pour qu’une vie nouvelle prenne racine. L’homme devra réaliser que le cosmos est une vaste entreprise évolutive, à des niveaux d’expérience dépassant l’imagination involutive. Les nations de la Terre ne pourront être asservies au passé lorsque viendront frapper à la porte de leur conscience les forces nouvelles.

Les prochaines générations connaîtront des événements que l’homme pressent, mais qu’il ne pourra affronter qu’avec une intelligence fondée sur une volonté réellement créative. Les nations se complaisent à vivre les jeux astralisés de la conscience planétaire, mais le prix de ces jeux sera élevé ; les forces de vie astrales atteindront en effet un niveau de puissance qui fera pâlir les actions démoniaques des pires démagogues que l’humanité aura connus. Le choc sera tel que l’homme devra reconnaître enfin que la vie future de l’humanité ne pourra pas être fondée sur les principes de l’ancienne civilisation.

Susan Seddon Boulet13

La fin du cycle coïncidera avec la présence de forces occultes dont le pouvoir sera mondial. La terminaison du rôle purement politique des gouvernements fera ressortir de la conscience planétaire une énergie créative nouvelle, suffisamment puissante pour détourner, pendant une très longue période à venir, les courants d’énergies inférieures qui paralysèrent la conscience de l’homme depuis le début de l’involution. Le caractère mondial de la crise renversera les valeurs humaines à un tel point que les hommes reconnaîtront que la vie a plusieurs dimensions, et qu’un aspect de ces dimensions est actif sur Terre pour permettre à l’être de poursuivre son évolution dans un cadre de vie de plus en plus équilibré. L’humanité devait auparavant se suffire à elle-même, tandis qu’à l’avenir elle sera aidée des sphères éveillées, et cette aide sera reconnue mondialement. L’époque de l’involution sera remplacée par une grande vision fondée sur le rassemblement des forces psychiques de la planète.

La crise ne sera pas refusée par les hommes de lumière, car ils savent déjà qu’elle doit être vécue afin que le choc élève l’humain ; mais son sens hermétique sera rendu public pour que ceux qui ont suffisamment de lumière puissent bénéficier de ce qui fait partie du savoir universel, et que l’homme éveillé puisse subir ces grands événements sans en souffrir sur le plan psychologique. Comme la fin du cycle sera démystifiée, l’homme conscient pourra y reconnaître les éléments de base dont furent construites les grandes prophéties de l’humanité.

Un de ces éléments de base prophétisé par les grands voyants de l’histoire sera le contact imminent entre les hommes de la Terre et d’autres êtres vivants venant des profondeurs de la galaxie. Ce contact avec l’homme ne pourra plus être camouflé psychologiquement, car l’évolution nécessitera un tel contact, qui provoquera un affrontement entre différents niveaux de la réalité. Tant que ce contact ne sera pas établi officiellement, les hommes demeureront des êtres englobés par la petitesse de leur vision, et continueront à vivre selon les lois involutives d’une civilisation qui a perdu le sens du réel. Que l’homme ignore la réalité, c’est une chose explicable par son ignorance millénaire, mais qu’il demeure dans cette ignorance est impossible, car la vie exerce tous les pouvoirs sur la conscience de l’humanité, tant que l’homme n’aura pas atteint un niveau de conscience lui permettant de la contrôler dans son évolution.

Les hommes ont débattu longtemps la réalité du phénomène ovni, alors que ceux qui expérimentèrent ce phénomène virent leur propre vie et leurs attitudes changer face à l’expérience qui en dit long sur l’univers en général. La fin du cycle éclairera ce contact entre l’homme et d’autres espèces, et le choc de vie qui en résultera forcera l’homme à s’éveiller à une autre dimension du réel, pour contempler un avenir avantageux à tous les points de vue de sa conscience planétaire et universelle.

La fin d’une époque représente pour l’humanité une grande transformation dans son mode de penser, et celle-ci à lieu lorsque les forces en évolution ont atteint la limite possible de leur perfectionnement. Une nouvelle dynamique est alors créée et établie par les forces vivantes et invisibles de la vie, à travers un nouveau réseau de consciences. Une telle transformation requiert que les formes présentes au sein de la civilisation soient profondément touchées au cours du nouvel âge, période qui suit la fin d’un cycle. L’évolution future de la Terre répondra à une baisse profonde du niveau d’énergie spirituelle sur le globe, entraînant ainsi un besoin des plans d’injecter dans la conscience de l’humanité une nouvelle force mentale pour obliger l’humanité à réévaluer ses conceptions à partir d’une prise de conscience reliée à des événements d’ordre cosmique qui s’abattront sur le globe et feront réagir l’homme devant le constat de son inconscience. L’humanité passera d’un niveau d’évolution à un autre et entreprendra son passage de l’involution à l’évolution, qui l’amènera à la réalisation de sa seconde fondation, celle qui représentera le nouvel âge de l’homme.

L’éclatement de la conscience humaine et son ascension vers d’autres plans de perception s’accentueront à mesure que l’homme découvrira que l’intellect, ou le mental inférieur, le limite dans le développement de sa vie intégrale. Son inconscience va de pair avec l’activité du mental subjectif. La fin du cycle involutif changera cette condition dans la vie de l’homme, mais seulement auprès d’un nombre restreint d’êtres au début de l’évolution ou de la période de croissance réelle du moi. La fin des temps, dans son aspect le plus voilé et cosmique, permettra à l’homme nouveau de dépasser les limites actuelles du mental et lui ouvrira de nouveaux horizons, vers lesquels l’humanité se dirigera pour goûter de la vie sur Terre en tant qu’expérience reliée à la vie de l’éther, quand la conscience sera parfaitement éveillée à ses possibilités multidimensionnelles. La victoire sur la mort sera le premier exploit de l’homme nouveau, reconnu objectivement dans le monde. Autant le passé aura envoûté l’homme et mystifié son mental naïf, autant l’avenir de la race-racine fera éclater chez lui des parcelles de la réalité qui feront de lui un être de lumière.

Robert Venosa14

La fin du cycle mettra un terme définitif à l’inhabileté de l’homme de voir au-delà de ses sens matériels. Il deviendra voyant extraordinaire, avancé sur ses frères spirituels de l’involution qui voyaient pour les autres mais ne voyaient pas pour eux-mêmes, car ils ne possédaient pas la clé au mental supérieur, qui délie les mémoires et fait du mental nouveau une assise de la lumière. L’homme nouveau entrera dans une période de croissance psychique qui évoluera en fonction des besoins de l’évolution de la race-racine et des forces nouvelles descendues sur Terre pour l’acheminement de nouvelles vagues de vie ; celles-ci viendront vers le globe pour bénéficier d’une ouverture à l’éther du mental, c’est-à-dire au mental-lumière de l’homme cosmique. Avec son appartenance psychologique et psychique à la mémoire de l’humanité, l’âme coupe l’homme de sa réalité fondamentale et de son droit de connaître l’au-delà immatériel. Que l’homme involutif soit né des ténèbres et plongé dans la matière pour l’évolution de l’âme, c’est une chose, mais qu’il soit une parcelle cosmique non réalisée, c’en est une autre. Les tables de la vie se retourneront un jour en sa faveur, et il reconnaîtra son appartenance à un monde dont la définition ne peut être spiritualisée, de crainte de retarder l’évolution du mental supérieur.

La galaxie est plus qu’un monde d’étoiles brillantes au firmament. Elle représente la demeure d’êtres dont la nature s’entrecroise avec celle de l’homme, dans des domaines de la vie que ce dernier ne peut contempler aujourd’hui à cause de son lien avec le passé de l’âme, cette mémoire qui fut pour lui, depuis toujours, la cause de son ignorance face à la définition du réel. L’homme ne peut réaliser qu’il est différent en nature de ce qu’il est en perception. Il a tellement traité avec ses sens qu’il ne perçoit plus le sens de sa réalité au-delà de sa sensibilité physique. La fin du cycle est inévitable, car l’homme doit croître au-delà de ses limites et finalement reconnaître son appartenance à l’infinité. Cette conscience intégrale fera de lui un être dont la sommation des facultés psychiques élèvera la conscience de la Terre pour rendre compte qu’il est plus grand que l’homme ancien. Imprégnés de cette conscience, les siècles cesseront de battre au rythme des années et un autre temps apparaîtra sur Terre, alors que d’autres êtres venant d’ailleurs participeront créativement à l’actualisation d’une nouvelle civilisation.

Les paramètres psychologiques ou historiques de l’humanité involutive ne conviennent pas à la mesure d’un nouveau cycle, car celui-ci invite la conscience à déborder de ses limites pour découvrir dans l’infini de ses possibilités. Ces dernières s’épanouiront à mesure que l’humanité terminera son cycle involutif, faussé par le mental inférieur de l’homme divisé contre lui-même et en quête d’une solution dont il ne pourra découvrir la réponse qu’à travers la fusion de son énergie avec les plans supérieurs de vie, qui sont à l’origine de sa conscience mentale. Alors que l’involution fut truffée d’illusions appartenant à l’expérience de l’âme, l’évolution sera la clarté même, une grande ouverture sur l’infinité du savoir universel. La fin du cycle instruira l’homme de la décadence de son mental et de la nécessité de vivre un revirement absolu face aux formes et aux valeurs qu’il a créées au cours de l’involution pour affirmer sa conquête sur la matière. Mais la vie aussi doit être conquise, et la conquête fera partie de la nouvelle étendue de la conscience humaine au-delà des sphères purement matérielles de la connaissance rationnelle.

L’intransigeance de l’intellect sera remplacée par l’élévation de plus en plus forte de la pensée humaine. Les générations à venir ne chercheront plus à limiter l’accès de l’homme à sa propre définition universelle à travers les structures angoissantes d’un mental qui veut se fixer dans une permanence qui ne cesse de lui échapper à cause de l’absence de lumière en lui.

L’homme nouveau évitera l’assaut psychique qui déferlera sur l’humanité à la fin du cycle, car il aura compris sa relation intime avec le double dont il utilisera la lumière pour se dissocier de la puissance des reflections subjectives qui assailliront son ego lorsque la vie de la Terre sera remise en question. Il comprendra que la nouvelle vague de vie qui s’installe sur le globe fait partie de la descente des forces cosmiques sur une planète qui n’a connu que l’isolation temporelle et spatiale depuis l’origine de la conscience égoïque. Les intrusions furtives de forces venues d’ailleurs pour l’étude de l’homme et l’aide nécessaire à l’évolution de sa société ne furent que de maigres ressources sur lesquelles l’humanité put compter. Totalement ignorant des lois cosmiques, l’homme fit de ces rencontres des expériences d’ordre spirituel qui retardèrent une fois de plus l’évolution de sa conscience mentale. L’ordre universel demande que toute conscience en voie d’évolution en arrive à rejeter, absolument et à long terme, le besoin d’être dominé par des forces étrangères à sa conscience. Processus applicable seulement lorsque la conscience supramentale sera implantée sur le globe et qu’elle aura commencé à libérer l’homme de sa conscience involutive. L’évolution de la sixième race-racine préparera cette condition future de l’humanité. Elle informera objectivement l’homme des lois universelles et construira son autosuffisance psychologique et psychique, nécessaire pour qu’il puisse passer d’un temps à un autre, d’une dimension étroite de la conscience à une ouverture totale vers la conscience cosmique.

La fin du cycle deviendra évidente lorsque la nouvelle conscience se sera manifestée sur le globe. Les événements mondiaux prendront une tangente de plus en plus inquiétante pour l’homme lorsque la Terre passera à un autre âge où la conscience et les forces psychiques entreront en contact.

Nicholas Roerich49

Les forces psychiques font partie de ces mondes parallèles qui s’ouvriront à l’homme objectivement, afin qu’il puisse comprendre l’ordre universel et les sous-plans de ce même ordre, qui confinent sa conscience actuelle à un processus de reflection subjective plutôt qu’à un acte de création mentale. L’homme nouveau établira un lien avec des plans de vie qui ne risqueront plus de faire de lui un être secondaire. Ayant dépassé les valeurs sociales de sa civilisation, il entraînera avec lui les êtres supérieurement évolués afin de créer une nouvelle configuration psychique qui deviendra le siège du pouvoir occulte sur la conscience de la Terre. Pour que la fin du cycle coïncide avec l’expression des besoins réels de l’humanité, l’homme devra constater la réalité occulte de son moi et comprendre que le lien universel, tel qu’il la connaîtra au tout début de sa fusion, ne représente qu’une infime partie de sa réalité future et universelle. Les hommes de demain connaîtront des niveaux d’expérience tellement étrangers à la conscience des masses qu’il seront obligés de vivre en un lieu en marge de l’humanité involutive. L’élévation du taux vibratoire de la conscience se fera par voie interposée, c’est-à dire que les hommes déjà prêts à entrer en contact avec les mondes parallèles seront amenés par télépathie à rencontrer ceux qui auront en main les clés d’accès à ces mondes.

La Terre n’appartient pas à l’homme tel qu’il le croit. Elle fait partie d’un patrimoine maintenu en évolution de conscience par des forces dont l’intelligence dépasse le petit homme, cet être qui croit que la logique seule peut lui faire comprendre les mystères de la vie. Les temps viennent où ce petit homme prendra conscience que l’invisible de la vie est maître de ses sens et qu’il s’étend à des niveaux d’organisation qui demandent plus que la logique d’un mental inférieur pour se révéler à lui dans toute leur splendeur et toutes leurs formes. Le développement d’une conscience supérieure ne pourra venir qu’à travers l’expérience de chocs suffisamment grands pour élever sa conscience malgré elle, car l’homme moderne est orgueilleux de son intelligence. Il fut trop longtemps coupé de la source universelle pour bénéficier encore d’une intelligence fondée sur la réalité de ses principes, intégrés à un axe de vie qui traverse son psychisme et se fond avec lui à tous les niveaux de son être réel.

La fin du cycle coïncidera avec l’impression ultime d’un autre temps de la conscience, qui fera partie de la descente sur Terre d’une nouvelle énergie créative étrangère à son expérience antérieure. L’homme deviendra de plus en plus perceptif du réel, la logique de ses sens servira à la compréhension des phénomènes inférieurs de la vie, et une autre forme de perception et d’entendement le rapprochera de l’infinité, ces zones d’énergie appartenant à des sphères d’expériences situées au-delà des sens matériels. Lorsqu’il aura compris parfaitement que la mort ne fait pas partie de la conscience humaine intégrale, l’homme entrera dans un temps où la vie n’a plus de fin ; sa conscience s’éthérisera et son rapport avec l’invisible deviendra objectif.

La conscience de l’humanité doit grandir en science. Elle doit s’intégrer à la vie cosmique pour que l’homme prenne sa juste place dans l’univers. Le cosmos est une vaste conscience et l’homme en fait partie. Mais ses sens doivent être libérés de leur lourdeur, car la matière n’est qu’un aspect de la conscience humaine. Au-delà s’étend un monde dont les fondations reposent sur le rapport étroit entre l’esprit et la conscience en évolution. Tant que cette dernière n’aura pas conquis sa propre intelligence, elle devra vivre de la matière et souffrir de l’esprit, car l’esprit ne pourra être intégré que lorsque l’homme aura compris la réalité qui s’étend au-delà de sa reflection égoïque. Cette réalité s’unira à lui, elle l’instruira des autres dimensions et lui rendra l’invisible réel. L’homme découvrira que l’évolution représente son retour à la source ; au cours de son cheminement à travers l’invisible de la vie, il rencontrera des intelligences n’appartenant pas à l’évolution de la Terre mais à celle de l’homme et de sa conscience. L’évolution de la Terre sera assurée et l’homme fera de sa planète un nouveau paradis.

L’évolution de la conscience est reliée à l’ouverture des centres psychiques. L’homme nouveau passera d’un état mental à un autre avant de bénéficier de sa relation avec l’invisible. La fin du cycle favorisera cette ouverture des centres et l’homme verra que la vie et sa réalité s’étendent au-delà de ce que la raison peut entrevoir. La fin du cycle et l’avènement d’une science nouvelle sont deux aspects profondément troublants de la nouvelle évolution. L’homme fera face à des possibilités qu’il aurait crues, il y a seulement quelques générations, le produit d’une imagination fertile. Ces choses se produiront en un clin d’oeil, et le choc qu’elles feront alors sera grand.

La conscience puisera dans cette nouvelle expérience une énergie qui le libérera du connu pour le projeter dans un avenir irréconciliable avec le passé. L’évolution de la race humaine est indissociable des forces de l’invisible, qui serviront l’homme nouveau dans la mesure où il aura le pouvoir de les recevoir et de les soumettre à sa volonté créative. La fin du cycle ne peut être perçue par l’humanité en général, car les centres psychiques de l’homme ne sont pas suffisamment ouverts à l’énergie en évolution. Les êtres évolués et sensibles à leur intelligence intérieure verront se définir la courbe des événements qui mèneront la civilisation actuelle à son rendez-vous final. Ils auront accès à des perceptions de plus en plus objectives de l’avenir de la race, et sauront se protéger en conséquence.

La fin du cycle de vie planétaire conduit toujours la race à supporter un lourd fardeau sur ses épaules affaiblies par la souffrance et l’angoisse d’un avenir incertain. Par contre l’homme nouveau, de plus en plus conscient de l’interpénétration du réel et du planétaire, élèvera sa vision des événements et verra que l’avenir est grand et prometteur. La grande capacité de vivre sa conscience de façon permanente sera le meilleur secours de l’homme et la source de sa plus solide force. Le développement de cette permanence se raffermira à mesure qu’il percevra la nature des événements de la fin du cycle, en fonction de sa sensibilité intérieure. Il sentira descendre en lui une plus grande lumière et une compréhension plus vaste des événements majeurs qui changeront le cours de la civilisation. Ces êtres, qui se retireront de plus en plus de la vie humaine involutive, se réuniront à la fin du cycle dans un espace créé par les forces cosmiques pour leur protection et leur indemnité ; car alors de grands vents secoueront la Terre, dernier signe témoignant de l’apparition de l’âge d’or.

Bernard de Montreal

Bernard de Montréal – Extrait de « La Génèse du Réel » – Editions de la Science Intégrale. (épuisé)

Ouvrage introuvable car non reédité depuis 1988. Il existe toutefois un livre audio/pdf non officiel.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

Note sur Le grand débat

Dépendre d’un grand débat organisé par le Pouvoir en place pour espérer sortir du Système est totalement illusoire. Ceci revient au contraire à se maintenir dans les filets de ce dernier. Et celui-ci est organisé d’une manière telle qu’on ne peut pas en sortir sans accepter une grande insécurité, l’incertitude, le renoncement au confort matériel et l’abandon des repères de la « modernité ». Les rouages du Système nous en rendent autrement étroitement dépendants. Ne plus l’alimenter, au besoin en refusant d’en payer ses Impôts, c’est en effet risquer fort de passer par la case Prison.

Les élites richissimes sont parvenues à construire un Système qui contrôle pratiquement le moindre aspect de nos vies :

– il gère notre santé par l’obligation vaccinale, la Sécurité sociale, les ordonnances médicales, les dossiers médicaux… ;

– il programme nos études par le système éducatif, les examens, les concours et les diplômes… ;

– il oblige à avoir un compte bancaire pour recevoir un salaire et maintenant pour la plupart des transactions financières ;

– il réclame le remplissage de documents « officiels » pour construire ou détruire une maison particulière, être locataire d’un appartement, posséder un chien ou un chat, avoir un enfant, s’occuper d’un proche parent mort, conduire une voiture, etc. ;

– dans beaucoup de pays, il impose le service militaire au moins pour les hommes ;

– il empêche de nous déplacer librement d’un pays à un autre sans la possession d’un passeport ;

– etc.

Et même les écovillages appartiennent encore au Système, car notamment il faut toujours des permis de construire pour les créer.

Sortir d’un tel système est devenir marginal, paria ou hors-la-loi. Cela demande beaucoup de courage ou une foi inébranlable, ainsi que la capacité à renoncer au confort, à la sécurité, au « progrès », à une vie sociale normale… Pourtant, le Nouveau Monde ne sera réellement « nouveau » que si nous sommes capables, individuellement et collectivement, de nous diriger résolument et créativement dans une telle direction, ou si nous bénéficions d’un miracle. Et encore, ce dernier se mérite. Ou peut-on croire en bénéficier sans raison ?

Des mesures telles que le RIC ou Le grand débat ne servent pas à sortir du Système, mais à le renforcer, à le rendre encore plus vicieux, plus sournois. Chaque fois, les élites trouvent le moyen de tourner d’apparentes avancées vers la liberté en autant de moyens supplémentaires de nous asservir, par davantage de lois, de contrôles, de règlements… et par une augmentation de la propagande et du marketing pro Nouvel Ordre Mondial, par l’école, par les divers médias et par Hollywood.

À un moment, chaque individu sur cette planète sera probablement amené à choisir entre le Système sécuritaire, contrôlant, invasif, fermé, opaque, asservissant… et un Nouveau Monde inconnu offrant l’insécurité, la liberté, l’ouverture, la transparence…

Voir aussi :

L’enjeu majeur de notre époque

L’avenir se crée maintenant

Le RIC suffira-t-il ?

Quand la paix existera-t-elle vraiment ?

Ne plus nourrir la Bête

Masse critique

Regards sur l’Apocalypse

En pleine crise

La bureaucratie contre la liberté

Amasser ou créer

Accepter ou refuser l’implant

L’école future

Après le marketing

Prendre sa santé en main

Comment s’unir

Retour à la nature

Souveraineté

Liberté et responsabilité

Manifeste pour un nouveau monde

Les trois versions d’un conflit

Lorsqu’un individu ou un groupe est en conflit ou en crise avec un autre, leur nature subjective rend différentes (parfois radicalement) leurs perceptions de ce conflit ou de cette crise. Il y a la perception de celui qui s’en perçoit (à tort ou à raison) comme victime. Et il y a celle de celui qui en est responsable, et qui pense l’être ou au contraire se défend de l’être. Ces perspectives différentes dépendent des sens humains limités (et sujets à des illusions, voire à des hallucinations), de filtres psychologiques divers (religieux, culturels, éducatifs, sociaux…) et des points de vue ou des positionnements momentanés adoptés par rapport aux circonstances ou à la scène du conflit ou de la crise.

Si les protagonistes sont amenés à témoigner, directement devant un tribunal ou indirectement devant l’Histoire, nous aurons donc la version de la victime réelle ou supposée, et celle de l’autre bord. Cependant, il en existe une troisième. Il s’agit de celle exposant la stricte vérité objective. Il semble bien qu’elle ne soit jamais connue totalement, même après des enquêtes minutieuses de la part d’historiens, de journalistes ou de détectives… Et souvent, elle est ignorée.

Qu’il s’agisse d’événements historiques, criminels ou sociaux, traités respectivement par des historiens, des enquêteurs tels que des détectives, ou des journalistes, l’Histoire retient généralement la version du « vainqueur » du conflit ou de la crise, oublie celle du perdant et sacrifie la troisième : la vérité. Celle-ci ne peut pas être totalement connue, mais approchée de plus ou moins près, grâce à des indices et à des faits.

D’un point de vue impartial, scientifique et objectif, les témoignages des protagonistes d’un conflit ou d’une crise sont subjectifs. Ils ne devraient donc pas être considérés comme des faits indubitables, mais comme des indices ou des éléments à charge plus ou moins probants et plausibles. Les traces matérielles liées à l’événement relèvent davantage de faits. Cependant, elles tendent à disparaître ou à s’effacer au cours du temps et peuvent être sciemment altérées, voire fabriquées. Il est difficile de reconstituer après coup une scène de crime ou de conflit. Et il l’est d’autant plus lorsque s’ajoute la pression du « vainqueur » quand celui-ci ne tient pas, pour diverses raisons, à voir sa version modifiée ou remplacée au profit de celle du « vaincu » (et encore moins au profit de la vérité).

Particulièrement pour des motifs idéologiques ou politiques, l’Histoire se charge progressivement de tabous : des indices ou des faits gênants pour la version du vainqueur. C’est notamment le cas pour deux chapitres spécialement violents : la Révolution française et la Seconde Guerre mondiale. Dans le premier exemple, le vainqueur est la « République » et le perdant, la royauté. Et comme cette dernière a presque disparu, elle ne peut guère se défendre. La version officielle, celle des gagnants mentionne en particulier que cette Révolution aurait été spontanée, faite par le peuple pour s’approprier le pouvoir aux dépens du Roi. Le gros problème de cette version est que les masses populaires n’ont jamais eu le pouvoir depuis lors (pas plus qu’elles ne l’avaient avant).

La version des perdants, notamment celle des Chouans, est occultée, oubliée, mais plus ou moins ressuscitée par certaines personnes, comme Marion Sigaut. Selon cette version, les instigateurs de la Révolution française seraient plus spécialement les franc-maçons. Et les véritables auteurs de la prise de la Bastille et autres événements parisiens seraient un ramassis de criminels sortis des prisons marseillaises. Dans une nation de type « république », une telle hypothèse est taboue. Néanmoins, elle n’est pas nécessairement plus juste que l’autre. Et la version réelle, la troisième, est à rechercher peut-être quelque part entre les deux, ceci si possible par des historiens non animés par l’idéologie ou par des intérêts politiques.

Le second chapitre historique évoqué, la Seconde Guerre mondiale, présente des éléments probablement encore plus tabous. La version inscrite dans les livres d’Histoire, dans (presque ?) toutes les nations, est bien sûr celle des vainqueurs du conflit. Elle retient qu’Hitler aurait été le plus grand super gros méchant de tous les temps, dépassant en cruauté les Alexandre, César, Genghis Khan, Attila… et autres conquérants. Il aurait exterminé jusqu’à six millions de Juifs et autant d’individus issus d’autres branches culturelles ou ethniques, selon certains des vainqueurs, mais un peu moins selon d’autres. Pour ce faire, il aurait utilisé toute une structure de déportation, puis d’extermination en camps de la mort, grâce à une industrie de chambres à gaz.

La version des perdants, celle en particulier des Allemands et des Japonais, est même officiellement condamnée par ceux-ci, car l’Allemagne et le Japon ont été vaincus et sont encore occupés militairement par une partie des vainqueurs (qui y possèdent toujours plusieurs bases). Elle ne tente de renaître que par le biais de personnages bien sûr très controversés et généralement taxés de révisionnisme, quand ce n’est pas de « négationnisme ». Selon ces derniers, il n’y aurait notamment eu aucun gazage. Comme on peut s’y attendre, ils avancent de nombreux arguments pour tenter de démontrer leur thèse. Cependant, celle-ci peut devenir aussi extrémiste que l’autre, surtout lorsqu’elle est poussée par une idéologie. Et ici de même la vérité historique est probablement à chercher quelque part entre les deux.

Si un jour nous disposons d’un moyen fiable de remonter ne serait-ce que visuellement dans le temps, à défaut d’y voyager en chair et en os, nous constaterons peut-être que notre Histoire relève davantage des contes de fées que de réalité. La vérité s’élèvera d’entre les différentes thèses et antithèses historiques. Elle en émergera comme une forme de synthèse et le bilan de tout cela nous apparaîtra comme une leçon : l’objectivité humaine ne peut naître que de l’union des subjectivités individuelles. C’est en unissant nos divers points de vue que la vérité jaillit.

Voir aussi : Pensée multiple.

Faut-il combattre l’astral ?

Certains ésotéristes ont prôné le combat contre les entités manipulatrices ou négatives censées se trouver dans certaines sphères astrales et/ou mentales. D’autres individus, parfois les mêmes, ont voulu combattre certaines idéologies. D’autres encore se sont efforcés de détruire les mirages ou les illusions dont ils pensaient certains individus victimes. Est-ce que ces choix étaient pour autant judicieux ?

Si des entités néfastes, quelles soient humaines, reptiliennes ou d’une autre nature, peuplent certaines parties des plans subtils que sont l’astral (relatif aux désirs, émotions, sensations et idéologies) et le mental (relatif aux idées et images mentales concrètes et aux concepts abstraits), faut-il pour autant les combattre ? De telles entités, si elles existent, se nourrissent alors d’émotions négatives, de désirs pervers et des conflits. En les combattant, on ne fait que les renforcer, de la même manière qu’en combattant une idéologie, on ne fait que lui fournir de l’énergie. Pourquoi, pourrions-nous nous demander ?

L’attention que porte un être humain sur un objet inerte ou une entité vivante y dirige automatiquement une partie de sa propre énergie. Si le premier n’en est guère affecté, car beaucoup trop dense par rapport à la subtilité d’énergies mentales et psychiques, la seconde au contraire peut s’en servir ou s’en nourrir. Il en est de même en ce qui concerne les idéologies qui, d’une certain point de vue, sont aussi des entités vivantes, plus ou moins autonomes. Ce sont des « égrégores », des agglomérats de pensées fortement colorées de fanatisme, de dévotion ou d’autres émotions idéalisantes. Combattre une idéologie, c’est l’alimenter par l’attention qu’on lui porte alors.

La seule manière de faire disparaître une idéologie, c’est de cesser de la nourrir, et donc c’est l’ignorer, ceci en reportant son attention vers d’autres plans de la vie humaine ou en manifestant des énergies plus élevées. De même, la seule manière de ne pas subir la manipulation d’entités astrales ou mentales, c’est de ne plus leur porter d’attention et de ne plus les craindre en aucune manière. Et le meilleur moyen pourrait alors être de s’élever en conscience au-dessus des plans qu’elles habitent. Et ceci est possible avec une orientation spirituelle (dans le sens d’une connexion à son soi supérieur ou au divin), méditative ou contemplative (pour calmer le mental et l’émotionnel), même dans la vie quotidienne, ou surtout dans celle-ci.

Les mirages et les illusions sont pour leur part des perceptions plus ou moins fortement déformées du réel, ceci comme si nous l’observions au travers de filtres au lieu d’en vision directe. Ces filtres sont notamment ceux représentés par certaines croyances et idées préconçues. La psychologie moderne parlerait aussi de biais cognitifs. Doit-on pour autant combattre ces mirages, ces illusions, ces biais… ? Est-ce que l’on combat une illusion d’optique ? Ou bien apprend-on simplement à la percevoir pour ce qu’elle est et à s’en amuser ?

De façon générale, plutôt que de combattre tête baissée un phénomène ou une entité qui nous paraissent nocifs, prendre du recul est une attitude plus constructive. Au lieu de détruire l’adversaire, on cherche plutôt à se construire soi-même, à grandir, à s’élever…

L’avenir se crée maintenant

La Loi de causes et des effets et celle d’action et réaction (voir Pourquoi le NOM nous fragilise ?) indiquent notamment que ce que nous faisons à un moment donné entraîne toujours des conséquences d’un ordre ou d’un autre. Et ce que nous « faisons » peut aussi bien être une action concrète que penser, imaginer, aimer… ou haïr. Nos choix présents en matière d’actes, d’émotions, de sentiments et de pensées ont donc toujours des conséquences sur ce qui interviendra dans le futur (proche ou lointain). Mieux connaître les mécanismes impliqués pourra nous permettre de préparer un meilleur avenir.

Nos actes sont effectués grâce à des forces plus ou moins dirigées, focalisées, contrôlées ou maîtrisées. Ces forces peuvent être en particulier :

  • musculaires (par nos propres muscles ou par ceux d’animaux domestiqués) ;
  • mécaniques (par l’utilisation de machines) ;
  • psychologiques ou psychiques (comme la force de caractère, la volonté, la concentration, la détermination, la persévérance, l’intelligence…) ;
  • spirituelles (comme la conscience, la droiture, l’abnégation, la capacité au pardon, l’altruisme, la compassion…).

Si ces forces ne sont pas dirigées par nous-mêmes en toute conscience, elles peuvent être contrôlées par d’autres, par ceux que nous laissons alors nous manipuler. Plus nous nous ouvrons l’esprit et le cœur aux réalités du monde, à notre propre réalité intérieure et à celle des autres êtres vivants, plus nous devenons conscients des énergies mettant ces forces en mouvement ou en action. Ces énergies peuvent être :

  • physiques (électricité, magnétisme, chaleur, vitalité…) ;
  • émotionnelles (désir, crainte, idéologie, dévotion, haine, affection…) ;
  • mentales (idées et égrégores) ;
  • spirituelles (intelligence, amour et volonté).

Plus nous nous éveillons, et plus nous percevons consciemment les différentes énergies qui nous traversent (notamment les émotions et les pensées) et plus nous sommes capables de les gouverner (dompter, maîtriser, canaliser…) au lieu de nous laisser dominer ou manipuler par elles. Ces énergies ne sont alors plus comme des animaux sauvages, mais domestiquées. Nous en tirons le meilleur profit, pour nous-mêmes et pour autrui. Comme elles ne sont plus dispersées à agir dans toutes les directions ou de manière contradictoire ou chaotique, elles deviennent plus efficaces. Nous savons mieux comment les doser pour alimenter les forces de manière optimale. Autrement dit, plus nous devenons éveillés, et moins nous devons dépenser d’énergie dans le présent pour obtenir le meilleur résultat dans l’avenir.

L’éveil grandissant d’un être humain le rend progressivement maître du processus créateur. Celui-ci part des plans spirituels et des archétypes où il puise le germe, l’élan initial, la stimulation divine. Il passe ensuite par le mental où le germe se métamorphose en idée formulée ou en un plan visualisé. Puis il se colore de certaines émotions pour devenir attractif selon l’objectif visé. Enfin, il réclame une certaine dose de vitalité ou d’investissement pour la concrétisation du plan ou la manifestation de l’idée dans la matière.

Un être humain encore ensommeillé peut malgré tout aussi créer. Cependant, il n’utilise alors pas le processus créateur complet, car notamment la source n’en est pas spirituelle, mais le monde des désirs ou des idéologies. Et ces derniers et dernières sont orientables et manipulables par d’autres depuis le plan des idées. Autrement dit, quand les êtres humains ne sont pas encore éveillés, leur pouvoir créateur est utilisé par d’autres. Et depuis des siècles et des siècles, ces autres sont les élites occultes mondiales. Celles-ci ont utilisé le pouvoir créateur des humains endormis, souvent appelés péjorativement les « moutons » pour s’enrichir matériellement à leurs dépens. Pourquoi n’ont-elles pas créé elles-mêmes leurs richesses ? Parce qu’elles sont coupées du plan de la Conscience, et donc de ceux des archétypes et qu’à elles seules, elles ne pourraient pas obtenir autant de confort, de richesses et de puissance matériels. Et surtout, elles savent surtout détruire, mais pas construire. Pour créer leur Nouvel Ordre Mondial, elles dépendent des êtres humains non psychopathes.

Les élites sociopathes ont utilisé le pouvoir créateur humain pour créer un monde matériel à leur image, et donc déconnecté du divin et du sacré. Ce faisant, ils entraînent les « moutons » dans leur sillage, les amenant à se couper progressivement de leur conscience et leur faisant perdre du même coup leur pouvoir créateur au profit de la violence et de la destruction. Les élites psychopathes ont un comportement parasitaire et prédateur. Si les humains ne se réveillent pas massivement, ils devront vivre esclaves ou bétail dans la pire des dystopies, celle du Nouvel Ordre Mondial achevé.

Deux éléments contribueront néanmoins à l’échec du plan des élites. Le premier est le pouvoir créateur des humains déjà éveillés. Ce pouvoir est prioritairement utilisé par eux sur le plan des événements, même s’ils peuvent par ailleurs créer des machines aussi bien que des œuvres d’art. Ils créent avant tout des synchronicités et des ouvertures. Ils favorisent la création de l’après Nouvel Ordre Mondial et contribuent à écourter cet « Ordre » hiérarchique particulier.

Le second élément est d’ordre cosmique. Il produit des changements dans le système solaire et dans le fonctionnement du Soleil lui-même. Ces changements se répercutent à leur tour sur la Terre et sur les êtres humains, car tout est lié. Il est possible qu’ils accélèrent plus ou moins grandement l’éveil des êtres humains et donc leur accès à un Nouveau Monde, à une Nouvelle Terre. On peut les comparer à une grande gifle ou à une douche froide. Ça peut secouer, mais ça réveille !

Deux humanités ?

Dans certains milieux ou réseaux ésotériques ou spirituels, il existe depuis quelques décennies une théorie de plus en plus en vogue selon laquelle une partie non négligeable des êtres humains n’auraient pas d’âme. Avant d’examiner les conséquences possibles d’une telle vision des choses et notamment à qui elle peut profiter, nous en ferons un court résumé et une rapide évocation de ses origines plus lointaines.

La théorie évoquée présente diverses variantes, mais expose le plus souvent que près de la moitié des êtres humains, d’origine pré-adamique, seraient dénués d’âme et donc de simples « portails organiques » tout juste bons à se faire manipuler ou posséder par des entités. Ces portails (ou êtres sans âmes) seraient de simples agents d’une matrice artificielle créée par ces dernières entités afin d’empêcher les autres êtres humains de s’en libérer et pour s’en servir également de nourriture émotionnelle. Pour certains, ces entités seraient des aliénigènes, et pour d’autres, elles seraient des genres d’entités invisibles multidimensionnelles se faisant passer pour Dieu (alors nommé « démiurge »). Une présentation plus détaillée de cette théorie peut se trouver par exemple ici.

Cette théorie est une version simplifiée de traditions plus anciennes : l’ancienne gnose biblique répertorie trois types d’hommes : les Pneumatiques, les Psychiques et les Hyliques. La tradition indienne mentionne elle aussi trois catégories d’humains : les Sattviques, les Rajasiques et les Tamasiques. Les hyliques correspondraient à des êtres humains matérialistes (et possiblement dénués d’âme). Les psychiques auraient une âme, mais fournie par le « démiurge ». Enfin, les pneumatiques seraient régénérés par la venue de l’Esprit de Dieu. Parallèlement, les tamasiques représentent les êtres humains les plus inertes (paresseux, ignorants, « lourds »…). Les rajasiques sont plutôt les individus soumis aux désirs et aux passions. Enfin, les sattviques représentent les êtres humains dotés de qualités spirituelles (l’équilibre, la droiture, la sérénité, l’esprit pacifique…).

Le gros problème de ce genre de théories, combien même posséderaient-elles une bonne partie de réalisme ou seraient-elles complètement exactes, c’est leur caractère potentiellement discriminatoire et diviseur, surtout de la manière dont elles sont habituellement présentées. De plus, elles prédisposent également à la peur, notamment celle de ne pas être libéré de cette prétendue ou éventuelle matrice artificielle et ceci à cause de ses agents, les portails organiques.

Nous pouvons par ailleurs y voir une faille conceptuelle interne, ceci en considérant la notion d’Esprit à laquelle elles recourent aussi. Dans la plupart des grandes traditions religieuses et initiatiques, de même qu’ici, l’Esprit est comparable à l’étincelle divine, ce qui, au centre de l’individu, relierait ce dernier à la Source de la Création. Or, un tel Esprit, en raison même de sa nature, se situe hors de tout domaine de corruption et de manipulation possible, par quelques entités que ce soit. Autrement dit, lorsqu’il émet une incarnation dans un corps humain, il reste le maître d’oeuvre de son « avatar » et connaît les règles du jeu. S’il accepte de s’incarner sur une planète disposant d’une matrice artificielle, il sait dès le départ à quoi son émanation incarnée devra s’attendre. On peut comparer cet Esprit au joueur d’un jeu virtuel en trois dimensions, tel qu’un jeu massivement multijoueurs (comme World of Warcraft). Le joueur d’un tel jeu en connaît les règles et sait à quoi son personnage peut s’attendre lors des diverses aventures dans lesquelles il le plonge. Et le vrai Dieu du jeu, ce n’est pas l’un des dieux de l’univers du jeu (ce n’est pas le « démiurge »), mais le créateur du jeu (l’entreprise qui a développé le jeu grâce à tous les développeurs et concepteurs informaticiens).

Maintenant, plaçons-nous du point de vue d’un des personnages du jeu, d’une des personnalités humaines incarnées telles que nous sommes ici-bas. Avons-nous la possibilité de savoir si tel autre personnage est relié ou non à un Esprit (et donc à un autre joueur)? Ou s’il est au contraire un simple sous-programme, un « robot » du jeu, ou encore un PNJ (personnage non joueur)? Ou bien seuls les Esprits, les joueurs peuvent vraiment le savoir? Certains des êtres humains, pourtant simples personnages du jeu, peuvent bien sûr être tentés de répondre par l’affirmative, en se référant à tels ou tels critères, ou en prétendant avoir une super intuition infaillible, ou encore la science infuse. Cependant, de notre point de vue, si tout est possible ou envisageable a priori, rien n’est vraiment certain. Quoi qu’il en soit, le plus sage semble être de partir de l’hypothèse que notre perception subjective du Réel est plutôt limitée et a déjà été maintes fois sujette à erreurs, illusions, voire hallucinations.

Donc, si nous sommes limités quant à notre capacité de discerner l’Esprit ou son absence au-dessus d’un autre être humain (ou dans cet être), même si une matrice artificielle existe, la seule chose qui devrait nous préoccuper par rapport à elle n’est pas l’éventuelle existence d’agents contrôleurs de cette matrice, ni même d’un démiurge, mais notre propre capacité à naître hors de cette matrice particulière. Doit-elle être différente de celle à naître hors des autres matrices, dont la matrice naturelle terrestre? (Voir La Matrice ?).

Pour finir, à qui peuvent servir le plus de telles théories, au moins dans leur formulation actuelle, selon leurs effets probables en matière de jugements hâtifs et de divisions ?

L’habit ne fait pas le moine

Si l’habit ne fait pas le moine, et si notamment il ne suffit pas de se déclarer par exemple Pape au service des pauvres pour l’être effectivement dans les faits, qu’est-ce qui peut donc bien faire du moine ce qu’il est ? Si nous parvenons à répondre à cette question, nous gagnerons un discernement accru concernant la nature réelle de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui leur donnent des ordres. Nous ne nous fierons plus aveuglément ni bêtement à l’apparence, à l’image souvent créée par le biais du marketing et des médias. Ceux-ci parviennent en effet bien trop souvent à nous vendre de la margarine pour du beurre quand ce n’est pas dix fois pire.

(origine : https://pixabay.com/)

Ce qui fait l’Homme, fut-il moine, pape ou président d’une république, ce n’est ni ses vêtements, ni ses possessions matérielles, ni sa personnalité, ni son titre… Selon le point de vue exposé ici, ce qui le définit, ce qui fait de lui ce qu’il est, c’est bien davantage son âme ou la partie la plus profonde de son être, puis ce qui émane de lui, ce qui en irradie depuis son centre, ce qu’il fait et crée (ou au contraire détruit) par son biais… Autrement dit, un individu ne peut être correctement évalué et discerné sur la seule base de sa profession, de sa fortune et de son statut social. Le faire revient à donner prise aux manipulations les plus grossières.

Dans l’hypothèse où un Homme gagnerait effectivement à être évalué selon son âme, qu’en est-il des psychopathes qui se sont coupés de cette dernière ? C’est à cause d’une rupture du lien avec leur âme qu’ils ont une absence quasi complète d’empathie et de compassion, mais aussi une tendance maladive à mentir et à manipuler autrui pour parvenir plus rapidement à leurs objectifs égocentriques. Eh bien, avec un peu d’habitude, ils sont probablement plus faciles à évaluer que le commun des mortels. En effet, il n’émane pas grand-chose d’authentique de leur être. Même lorsqu’ils s’efforcent d’imiter la compassion, ils en font nettement trop, ils se montrent trop artificiels ou mauvais comédiens. Ils n’émettent aucune réelle chaleur humaine, mais une froideur plus ou moins terrorisante, même s’ils peuvent éventuellement esquisser à l’occasion de larges (et faux) sourires.

Si par nature les psychopathes tendent à tout faire pour se retrouver au sommet des hiérarchies et si on peut les reconnaître plus facilement maintenant que leurs traits caractéristiques ont été cernés par la psychologie et la psychiatrie, il serait hâtif de considérer que tous les leaders des différents gouvernements, des entreprises et des organisations humaines sont psychopathes. La réalité n’est pas aussi simple et schématique. Il existe des personnes ni sociopathes ni psychopathes parmi les élites mondiales et les divers leaders. Cependant, on ne peut se reposer uniquement sur les médias pour pouvoir les discerner, bien au contraire, étant donné la propension de ces derniers à faciliter la fabrication d’images et à déformer la réalité par le marketing. Il faudrait pouvoir les rencontrer en chair et en os et passer de longues heures à les côtoyer.

L’habit ne fait pas le moine, mais son âme, si ! Cependant, la télévision et les autres médias ne sont pas de bons lecteurs d’âmes, au contraire du cœur des êtres humains, lorsque ces derniers le laissent s’épanouir et ainsi déployer tous ses pétales de lumière. Alors, pour bien reconnaître la valeur de nos frères humains, nous devons commencer par leur manifester de la compassion sans jugement. Nous devons les accueillir tels qu’ils sont, même lorsqu’ils se sont coupés de leur propre âme (peut-être ou probablement comme suite à de nombreuses et terribles souffrances préalablement vécues). De plus, leur sort et leur état auraient pu être les nôtres. Nous ne pourrons pas créer ni connaître un réel Nouveau Monde sans nous-mêmes changer de comportement, d’attitude et d’énergies vers une telle direction. L’amour parvient même à guérir la psychopathie s’il est maintenu suffisamment fermement et avec persévérance.

Ne plus nourrir la Bête

La Bête, alias le Système dans lequel nous vivons, se nourrit de nos excès de consommation, de nos débordements émotionnels, de nos désirs, de nos peurs et de nos divisions et conflits. Elle survit globalement depuis des siècles ou même des millénaires grâce à notre ignorance. Beaucoup d’entre nous ignorent même jusqu’à son existence, inconscients de vivre dans un système artificiel de plus en plus antinaturel. Pourtant, si nous devons un jour vivre sur un monde réellement nouveau, rénové, régénéré, guéri, en pleine santé… il faudra laisser la Bête mourir de faim. Et pour cela nous devons cesser de l’alimenter en permanence.

Voici donc un échantillon des actions que l’on peut prendre individuellement et collectivement pour ne plus nourrir ce Système :

Cesser notre surconsommation et les consommations inutiles du point de vue de la santé humaine et planétaire :

  • rne plus boire d’alcool ;
  • ne plus fumer de tabac ;
  • ne plus prendre de drogues ;
  • ne pas acheter de téléphones cellulaires et faire recycler celui ou ceux dont nous disposons éventuellement (la fonction d’un téléphone est de téléphoner, pas de jouer, ni de texter, ni d’aller sur Internet. Les téléphones cellulaires, comme le Wi-Fi, reposent sur une technologie nocive. Voir ici et ici. Les téléphones filaires classiques ne sont pas nocifs pour la santé et suffisent pour téléphoner. Utiliser notre mémoire pour enregistrer la liste des courses.) ;
  • ne plus avoir au maximum qu’un seul modeste téléviseur (un bas de gamme à petit écran suffit largement pour se faire laver le cerveau) ;
  • ne plus acheter de boissons autres que la seule réelle indispensable à la vie, l’eau (sans sucre, sans additifs et sans arômes) ;
  • ne plus acheter de jus de fruits ou de légumes, mais consommer des fruits et des légumes biologiques ou ceux de son jardin (lorsque l’on peut en avoir un) ;
  • ne pas suivre les modes vestimentaires et n’acheter qu’une quantité raisonnable de vêtements et de paires de chaussures (seulement pour assurer un roulement) ;
  • ne pas acheter plus d’un ou deux sacs à main ;
  • ne pas acheter d’électroménagers tels que des ouvre-boîtes électriques ou des presse-agrumes électriques quand on peut très bien obtenir le même résultat à la main (l’utilisation de nos muscles au lieu de boutons nous permet par ailleurs l’économie des salles de musculation) ;
  • ne pas utiliser la voiture lorsque notre destination est inférieure à un ou deux kilomètres, mais marcher (ça évite aussi les salles de gym) ;
  • préférer le vélo à la voiture pour des distances inférieures à quelques kilomètres lorsque les conditions de route et climatiques le permettent ;
  • ne pas acheter de véhicules de type VUS et autres gros véhicules (plus pollueurs à la construction — deux fois plus de matériaux, à l’usage — plus consommateurs d’essence, et plus difficiles à recycler) quand un petit véhicule fait parfaitement l’affaire, surtout pour les familles peu nombreuses actuelles ;
  • éviter d’acheter des vêtements sportifs (notamment pour vélo) lorsque nous pouvons très bien pratiquer les sports impliqués avec des vêtements courants ;
  • ne pas acheter des produits fabriqués dans des pays étrangers lointains (par des enfants ou des travailleurs surexploités) quand nous pouvons trouver des produits de meilleure qualité fabriqués localement (ce qui évite la pollution engendrée par leur transport par bateau ou par avion) ;
  • ne pas acheter d’aliments transformés industriellement, mais cuisiner soi-même à partir des produits de base ;
  • utiliser par exemple du bicarbonate de soude ou du vinaigre pour la plupart des besoins de nettoyage plutôt que les produits industriels bourrés de produits issus de la pétrochimie et plus ou moins cancérigènes et toxiques pour la santé ;
  • etc.

Cesser de nous diviser par des querelles idéologiques ou pour des points de détail alors que nous aspirons à vivre dans un monde plus juste, plus sain et plus pacifique (ce qui nous rapproche est plus important que nos différences).

Cesser d’avoir peur :

  • de perdre notre confort matériel et nos biens matériels ;
  • de perdre notre sécurité financière ou matérielle ;
  • de perdre notre réputation ;
  • de perdre notre emploi ;
  • de perdre nos amis ;
  • de mourir ;
  • etc.

Cesser de suivre les grandes messes sportives ou du monde du spectacle, entassés comme des moutons dans des stades ou d’énormes auditoriums, car les énergies générées sont récupérées et utilisées ensuite contre nous.

Cesser d’accorder du pouvoir aux psychopathes en cessant notamment de voter pour eux.

Cesser de manifester avec violence ou colère et sans objectif constructif clairement défini, car autrement ceci est récupéré contre nous.

Et si nous avons d’autres idées du même ordre, partageons-les, diffusons-les, mettons-les le plus vite possible en application.