Je ne peux pas acheter de cadeaux à mes gosses

[Source : Égalité et Réconciliation]

Le conte de Noël de La Rédaction

Du coup je leur explique pourquoi. 
Ce sera leur cadeau de Noël vraiment chrétien, c’est-à-dire 100% social. 
Une petite explication politique vaut mieux que trois kilos de plastique chinois.

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Pas les moyens d’acheter une photo adaptée, donc on a foutu Père Castor

Donc les enfants, écoutez votre papa. De toute façon vous avez pas le choix.

À Noël, normalement on pense aux autres, à ceux qui n’ont rien et on partage ce qu’on a. C’est le sens de l’amour chrétien, un amour qui va plus loin que celui de papa pour maman et de maman pour les enfants. C’est un amour universel, un truc qu’il y a pas en magasin chez Yahvé. 
Qui c’est Yahvé ? Oh, un dieu qui prône l’amour mais pas pour tout le monde, c’est un dieu raciste, oui, exactement.

La fête du 25 décembre, celle qui célèbre la naissance de Jésus, qui est devenu le Christ, a été transformée par la bourgeoisie marchande en black friday
Vous connaissez le black friday, ces obèses américains qui piétinent à mort des vigiles sous-payés dans les magasins géants où dégueule la marchandise chère à Francis Cousin, même si dans son esprit la marchandise c’est plus que la marchandise physique, mais on va pas compliquer le truc. C’est déjà assez compliqué comme ça.

Donc le Noël des pauvres est devenu le Noël des riches, c’est-à-dire des marchands, ceux-là même que Jésus, devenu le Christ, c’est-à-dire l’envoyé de Dieu sur Terre, a chassés à coups de bâton. Il les a chassés du Temple pour deux raisons : un, on fait pas de commerce dans un lieu spirituel, car les deux s’opposent irrémédiablement, et dans irrémédiablement il y a diable, deux, le Temple représente aussi l’esprit et normalement nos pensées ne doivent pas être obsédées par l’argent, par le profit, il doit être tourné vers les autres et Jésus avait compris ça avant tout le monde. Malheureusement, sentant le vent tourner, le pouvoir de l’époque l’a fait assassiner. 
Comme Kennedy, oui.

Ne m’interrompez pas tout le temps, c’est moi le sachant, et vous les ignorants. C’est pareil à l’école : ces escrocs de socialistes ont beau vous dire que vous êtes au centre de l’instruction, à un moment donné il faut bien qu’un adulte vous apprenne les trucs que vous pouvez pas inventer. Un enfant pas ou mal élevé devient un asocial, un fauve. Il préfère l’argent aux autres et s’en prend aux autres : il veut les rabaisser, les éliminer. Oui, comme les djihadistes avec les innocents. Bien que là on pourrait aussi entrer derrière la surface des choses, mais on va pas compliquer.

Donc vous vous réjouissez parce que c’est Noël et que Noël rime avec cadeaux. Cette année je ne vous en donnerai pas, et vous savez pourquoi ? Parce que Macron a tout pris à papa. Il a tout raflé, jusqu’au moindre centime. Maman va cuire un gros poulet le 24 au soir, mais dans vos chaussures, sous le sapin, y aura rien. Pas le moindre cadeau.

Ne le prenez pas mal mais comprenez que papa ne veut pas faire la manche, qu’il ne veut pas s’agenouiller devant son salopard de banquier qui le vole chaque fois que son compte est en rouge, un banquier qui gagne quand le compte est en vert et aussi quand le compte est en rouge, vous voyez, les banquiers sont ceux qui gagnent quand tout va bien et quand tout va mal, donc ils s’en foutent comme de leur premier braquage que les choses aillent mal.

À la place du cadeau je vous fais donc un petit cours de conscience politique, c’est quoi la conscience politique ? C’est justement comprendre pourquoi les choses sont comme elles sont, pourquoi le gros type dort sur des cartons avec son chien en bas de l’immeuble, dans le froid et la solitude, pourquoi des Français avec des gilets jaunes ont secoué la capitale, oui je sais ils ont mis le feu mais ils ont tué personne, ils ont juste averti les banquiers.

Ils les ont avertis de quoi ? Eh bien que ça suffisait comme ça, que les banquiers avaient trop volé les travailleurs et que les hommes politiques, qui sont les employés des banquiers, avaient trop menti afin que le vol continue encore et encore. Eh oui les enfants, vos cadeaux en vérité ils sont chez les banquiers, dans leurs coffres, et ils ont de quoi en donner à tous les enfants de la Terre mais ils se gardent bien de le faire car sinon ils n’auraient plus d’argent, et l’argent c’est le pouvoir.

Oui, comme l’anneau dans le film, ça rend fou. Mais ne désespérez pas, si vous comprenez ça et que vous agissez, alors vous aurez une chance de donner des cadeaux à vos propres enfants. Pourquoi on tue pas les banquiers ? Non ça c’est mal parce que le banquier est inscrit au cœur de l’homme, et de l’homme mauvais, l’homme qui garde pour lui et ne partage pas. Ceux qui préfèrent l’argent aux autres on les appelle aussi des égoïstes et ça explique pourquoi à Noël, par exemple, il y en a qui mangent de très bonnes choses très chères et d’autres qui mangeront de la merde, ou du pain noir.

Non, ils ne mangent pas de la vraie merde sur du pain noir mais c’est tout comme. Ils bouffent un repas de pauvres, pourtant c’est eux qui sont dans le vrai, mais le vrai, c’est pas toujours facile. Pendant ce temps, ceux qui sont dans le mensonge eh bien ils vivent bien, mais jusqu’à ce que ceux qui vivent mal viennent les bousculer un peu pour demander le partage, l’amour selon la définition de Jésus. On appelle ça la révolution et la France en est la grande spécialiste. Oui, la France c’est la fille à Jésus.

Alors comme cadeaux de Noël 2018, chers enfants, je fais de vous officiellement des révolutionnaires. Car ce que je vous ai dit, personne ne pourra vous le retirer, même les menteurs, surtout les menteurs, car vous les reconnaîtrez à ce qu’il essayent de vous retirer ces vérités, vérités qui les dévoilent.

Allez les enfants, il est tard, au lit, votre maman et moi on va préparer un Noël pauvre mais digne, avec plein de conscience sous le sapin !

L’incongruité (humour)

L’incongruité

 

Il était une fois…“un quelque chose, non défini mais accompli”, une sorte de principe, omnipotent, indescriptible, une conscience, toute puissante, transcendante, quelque chose, au commencement des commencements, d’inimaginable ! Ce quelque chose, dont on aurait pu croire qu’il se suffisait à lui-même, et que certains, avec cette manie de classer, d’étiqueter, de mettre un nom sur tout appelèrent « Dieu ». Un nom c’est un nom, et plus pratique que pas de nom, car l’on se retrouve sans y prendre garde, avec des Truc et des Machin en veux-tu en voilà !

Donc Dieu, puisque c’est son nom le plus courant, se prit de l’envie de créer. Très étrange ! Car quand on est transcendant, indicible, avoir une envie, cela sent un peu le dérapage ! Et le pire, c’est qu’apparemment, Il ou Elle ne savait pas trop quoi créer ! Sans doute pour montrer, et on se demande bien à qui, sa toute puissance. Le dérapage sentait le roussi.

L’ennui, le très gros ennui avec ce principe, cette Pure Conscience, c’est qu’Elle ne pouvait faire des brouillons que l’on jette à la poubelle après les avoir bien froissés, ou que l’on brûle, pour être sûr que personne n’ira voir vos bêtises. Non ! Cette Immanence ne pouvait faire autrement, une fois le processus enclenché, que de donner forme réelle à ses idées. Il fallait donc bien réfléchir avant, pour ne pas faire n’importe quoi ! Mais quand on est tout puissant, omnipotent, sans distraction, et pas vraiment pressé par le temps, c’est simple ; l’éternité ! Facile pour plancher, même en mordant son crayon !

Bref, il s’agissait de concevoir un plan bien défini, qui pourrait par la suite, avec l’étincelle de départ, s’auto alimenter à partir d’un certain degré d’évolution. Il fallait, pour le jaillissement premier, une dose de concentration absolument impensable et inimaginable pour des petits cerveaux.

Alors, avec une soudaineté infinie, dans une déflagration tout autant infinie, le « quelque chose » finit par se produire. La description du processus relève de l’imagination, qui comme on vient de le voir, peut avoir force de création et de réalité. Alors de rien, de cette chose non définie, non exprimée, non manifestée, naquit l’accomplissement, la Manifestation.

L’univers que nous connaissons, avec ses galaxies, ses étoiles et leurs planètes, le tout soumis à toutes sortes de forces qui font que le ballet final est assez réussi, était né. Dieu se perdait dans la contemplation de son œuvre… Et le temps passait, passait… Si bien qu’au bout d’une petite éternité, Dieu trouva que le minéral, c’était bien joli, mais d’un triste !

Il ou Elle convoitait quelque chose de plus vivant, un petit objet, qui pourrait exprimer, par exemple, son admiration et sa vénération envers son Créateur. Dieu se prit de l’envie d’être reconnu comme l’Artisan de cet univers, le grand thaumaturge omniscient, que sa création pourrait reconnaître comme tel, et louer comme son Seigneur et Maître incontesté.

Et pour ce petit objet-personnage, il fallait créer un environnement où il puisse s’épanouir. Inutile de dire qu’une telle réalisation ne pose aucun problème à un dieu ou déesse ayant déjà créé tout un univers. Cinq petits jours rondement remplis, et l’affaire est au point.

D’aucuns pourraient objecter que l’environnement de la petite chose vivante n’avait pas été mûrement réfléchi, et aurait pu paraître un peu brouillon pour un observateur ayant l’esprit critique. Mettant sans cesse un coup de barre à gauche, à droite, cherchant sans cesse un équilibre précaire dans ce qu’il est de bon ton d’appeler « l’évolution »… Facile de répondre que ce petit objet vivant ne représentait pas grand-chose dans cet univers-là. Une sorte de jouet, sans doute bientôt délaissé ; il était donc superflu d’y consacrer une trop grande dose d’énergie.

Le décor étant planté, restait la conception. Devant l’argile immaculée, avec l’impossibilité de faire des erreurs, Dieu, avec une extrême concentration, se mit donc à créer un personnage, modelant, lissant, galbant, se reculant pour mieux voir l’effet d’ensemble. La créature achevée, avec ses formes harmonieuses, ses seins et ses fesses galbées, ses longs cheveux brillants et soyeux, sa peau lisse, ses yeux bien dessinés ombrés de longs cils, attirait le regard par son charme et sa grâce.

Il ne lui restait plus qu’à la reproduire encore une fois, histoire d’avoir la paire, et le tour serait joué.Mais tous ces travaux, et surtout cette dernière création, avaient demandé bien des efforts. Pour un observateur averti, il semblait que la « main », salie par de petits morceaux d’argile, n’avait plus aussi belle assurance que pour la première création. La fatigue peut-être ?

Les traits, aussi bien du visage que du corps, étaient plus accentués, la peau, délibérément lisse de la première créature, présentait ici le système pileux d’une fourrure usagée, sauf sur la figure, où des poils se serraient en rang hirsute ! Drôle d’idée ! La silhouette plus massive et moins harmonieuse accusait des muscles saillants, et il se dégageait de ce deuxième exemplaire, comme une expression d’agressivité, une attitude belliqueuse, un air de domination qui paraissait prêt à se manifester à la première occasion, et contrastait avec la douceur, la sensibilité, la bienveillance, l’altière sérénité de la première créature.

C’est alors qu’au moment de terminer le galbe situé tout en haut des cuisses, rien en somme qui n’eut dû poser problème, arriva l’incongruité ! Peut-être un peu trop d’eau dans l’argile ? Des souillures dispersées ? L’impatience d’en finir et de voir l’objet s’animer ? Toujours est-il que : plaff ! Les petits morceaux d’argile épars sur le dos de « la Main » se collent intempestivement là ! oui ! Juste à l’entrejambe ! Une sorte de boudin surmontant deux petites boules fripées et parsemées de poils rares et anémiques. Quelle catastrophe ! Dieu essaya bien de modeler du mieux qu’Il le pu cet ensemble incongru, et se perdit un temps en conjecture pour y trouver une quelconque utilité. Voilà qui était bien contrariant. Vite ! Cachons cela avec une touffe de poils, du plus joli effet sur la première création, mais bien insuffisante pour cacher l’appendice, qui en dépassait, lamentablement !

Les deux créatures, au lieu d’être semblables, devaient maintenant se compléter, avec le risque qu’elles entrent dans la dualité. Comment vont-elles évoluer ? Dans l’amour ? La haine ? La tendresse ? Le désir ? Ou vivre ces sentiments en alternance ? La plus rustique ne risquera-t-elle pas d’imposer à l’autre ses façons brutales ? Ou le libre arbitre donné à chacune, leur fera-t-il chercher, au contact mutuel, l’unité intérieure ? Il fallait maintenant accorder toute la nature de ce petit monde à ce modèle.

Laissons-les se reproduire avec cette incongruité, on verra bien ce que cela donnera ! La reproduction sexuée était née, et Dieu décida qu’ils y prendraient du plaisir…

Voici une autre façon de voir la création, et comment Dieu, contraint, après avoir créé la femme, créa l’homme (à son grand dam), inventa le sexe… sans le faire exprès ! Est-ce Lui ou Elle qui choisit la femme pour porter les fruits de cette sorte de reproduction, ou est-ce l’homme qui imposa cette tâche à sa compagne pour mieux la dominer ? La question reste entière !

 

Elisabeth Giordano